Etablissements

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • Sensibilisation : le GCS e-santé Pays de la Loire crée l’escape game « Sant’escape sécurité numérique »

    Dans le cadre du mois européen de la cybersécurité (octobre) et de sa volonté de « diversifier les outils de sensibilisation sur la sécurité numérique en santé », le groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Pays de la Loire propose un escape game (jeu d’évasion grandeur nature avec une énigme à résoudre) dédié aux structures et professionnels de santé de la région baptisé « Sant’escape, sécurité numérique », annonce le GCS dans un communiqué publié le 29 octobre 2018 sur son site web.

    Toutes les sessions de jeu s’achèvent par un débriefing au cours duquel les conséquences des mauvaises pratiques sont expliquées, l’importance des actions individuelles au service d’une démarche collective est rappelée et des documents de sensibilisation sont remis aux participants.

    Cette activité est le premier élément d’une offre régionale d’escape games développée sous l’appellation « Sant’escape », dont la structuration est soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire. Le GCS précise que ce catalogue sera progressivement complété par d’autres thématiques, comme la qualité, la sécurité des soins et la e-santé.

    Le jeu « Sant’escape, sécurité numérique » sera présenté lors de la Journée régionale « sécurité numérique en santé », organisée le 20 novembre 2018 à Angers par le GCS et l’ARS des Pays de la Loire.

    Présentation de l’escape game

    Auriane Lemesle, référente régionale « sécurité des système d’information » au GCS e-santé Pays de la Loire à l’origine de ce projet, présente le scénario de l’escape game comme suit : « Cinq journalistes s’introduisent dans une salle de réunion de l’Institut médical des étoiles pour découvrir pourquoi Johnny Jackson (une célébrité inventée) a été pris en charge par cette structure. Les bonnes pratiques de base en matière de sécurité numérique ont-elles été bien suivies dans cet établissement ou seront-elles la clé d’accès aux informations de santé de l’inventeur du Lune Walk ? Ils ont 45 min pour trouver le scoop et rebooster les ventes du journal Ouest People ! »

    Un partenariat entre 5 structures

    Pour développer l’outil « Sant’escape-sécurité numérique », un groupe de travail réunissant des spécialistes en sécurité des systèmes d’information, en gestion des risques, en protection des données personnelles et en communication a été formé avec les collaborateurs suivants :

    • le GCS e-santé Pays de la Loire ;
    • QualiREL Santé, structure d’appui à la qualité, à la gestion des risques et à l’évaluation des Pays de la Loire ;
    • le groupement hospitalier de territoire (GHT) 85 ;
    • LNA Santé, anciennement Le Noble Âge ;
    • l’Association d’hygiène sociale de la Sarthe.

    QualiREL Santé chargé de promouvoir le jeu auprès des qualiticiens et gestionnaires de risques régionaux

    « Sant’escape-sécurité numérique » a été créé avec Orange Cyberdéfense, une filiale rassemblant les activités de sécurité numérique du groupe Orange, en collaboration avec QualiREL Santé, qui va promouvoir l’outil auprès du réseau des qualiticiens et de gestionnaires de risques régionaux ainsi que des professionnels médico-soignants et des cadres de santé.

  • Le PRS2 de Martinique vise à développer la recherche et l’innovation pour réduire les inégalités

    Présenté aux élus locaux le 12 octobre 2018, le projet régional de santé 2ième génération (PRS2) de la Martinique (synthèse en lien ci-contre) vise à améliorer l’état de santé de la population et à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé au sein de l’île.

    Parmi les objectifs principaux du PRS2 :
    • anticiper les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • améliorer les prises en charge en matière de santé mentale ;
    • agir sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables.

    Ce nouveau PRS invite également à développer les études, la recherche et l’innovation en santé dans le cadre de l’une des trois orientations régionales définies par ses auteurs, soit « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais ».

    Le PRS2 doit maintenant être présenté à la population lors de réunions d’informations organisées par l’Agence régionale de santé (ARS).

    Les 2 grandes ambitions du PRS2

    1. Améliorer l’état de santé de la population :

    • en anticipant les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • en améliorant la santé des mères et des enfants et en luttant contre la mortalité infantile ;
    • en réduisant l’impact du surpoids et de l’obésité et leurs incidences sur les maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale chronique, maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques) ;
    • en proposant une prise en charge de qualité des cancers ;
    • en améliorant les prises en charge en matière de santé mentale.

    2. Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé :

    • en agissant sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables ;

    • en organisant un maillage territorial garantissant une égalité d’accès à l’offre de santé.

    3 orientations avec 8 objectifs régionaux

    Trois grandes orientations régionales ont été définies pour surmonter les défis actuels et futurs dans le secteur de la santé en Martinique :

    • 1. développer une culture partagée de la promotion de la santé permettant à chacun de devenir « auteur de sa santé » pour mieux vivre :
      • objectif 1 : placer la promotion de la santé au cœur de toutes les politiques ;
      • objectif 2 : renforcer les actions et dispositifs de prévention ciblés en visant la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • 2. « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais » pour mieux soigner et prendre en charge les patients :
      • objectif 3 : renforcer la démographie des professionnels de santé ;
      • objectif 4 : assurer la performance du système de santé,la qualité, la pertinence et la sécurité des soins ;
      • objectif 5 : améliorer la veille, l’évaluation et la gestion des risques et des crises sanitaires ;
      • objectif 6 : développer les études, la recherche et l’innovation en santé ;
    • 3. assurer la fluidité des parcours de santé par la définition d’une offre de santé graduée et « intégrative » en favorisant la coordination des acteurs dans l’ensemble du territoire pour mieux accompagner et limiter les ruptures de parcours :
      • objectif 7 : améliorer l’accès à l’offre de santé et développer les soins de proximité ;
      • objectif 8 : assurer la coordination des acteurs autour des parcours de santé.

    PRS de Martinique : une feuille de route à 5 ans

    Le projet régional de santé (PRS) constitue la feuille de route à 5 ans de la politique de santé en Martinique dans l’optique de faire face aux nouveaux défis du secteur. « Il vise à déterminer les priorités de la politique de santé en région, en cohérence avec les orientations nationales dans les différents champs : prévention, ambulatoire hospitaliers et médico-social », précise l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique sur un site dédié au projet.

    Le PRS vise à répondre aux défis majeurs auxquels le système de santé de Martinique est confronté :

    • insularité et exposition aux risques ;
    • vieillissement accéléré de la population ;
    • précarité, inégalités de ressources et d’accès aux soins ;
    • démographie médicale fragile et offre hospitalière en tension ;
    • coordination intersectorielles indispensables pour répondre à l’évolution des besoins de prise en charge complexe.
  • Le Comité interministériel du handicap axe son concours innovation de 3M€ sur les nouvelles technos

    Le deuxième Comité interministériel du handicap (CIH), pour lequel le Premier ministre Édouard Philippe a réuni le 25 octobre 2018 l’ensemble du gouvernement, a annoncé avoir retenu deux sujets centrés sur les nouvelles technologies dans le cadre du concours innovation, lancé en 2018, et plus précisément de la thématique « société inclusive et solidaire », dotée de 3 millions et opérée par Bpifrance.

    Les deux sujets retenus sont les suivants :
    • « La technologie et l’innovation au service des personnes dans leur domicile, leur gestion du quotidien, leur permettre d’accéder facilement à un bouquet de services intégrés répondant à leurs besoins (par un seul interlocuteur) » ;
    • Faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap. L’idée est de « soutenir les solutions technologiques et servicielles permettant de faciliter le déplacement individuel et/ou collectif dans la vie de tous les jours et également d’éviter les ruptures de la chaîne des transports entre différents modes (de l’avion au train, du train au bus…) ».

    Ce concours fait partie du programme d’investissement d’avenir (PIA) de 57 milliards d’euros, financé par Bpifance.

    Les projets seront sélectionnés début 2019, avec un bilan prévu pour la fin 2019.

    Les projets lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 et 5 M€

    « Ce programme d’investissement d’avenir va permettre d’accompagner des projets innovants et faire émerger de nouveaux acteurs, de nouvelles solutions, de nouveaux savoir-faire répondant aux attentes des personnes en situation de handicap », indique le comité interministériel du handicap (CIH).

    Dans le cadre de ce concours, le CIH sélectionnera des projets à fort potentiel pour l’économie françaises, portés par des start-ups ou des PME.

    Les lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 euros et 5 millions d’euros. Un cofinancement de leurs dépenses de recherche, de développement et d’innovation leur sera proposé.

    Une mise en relation entre les porteurs du projet et les personnes en situation de handicap pour tester les solutions

    Le comité précise que les initiateurs du projet, les développeurs et les personnes en situation de handicap seront mis en relation pour « tester les outils et en développer de nouveaux » mais aussi pour « les référencer, assurer leur prise en charge financière [et] les remettre aussi sur le marché lorsqu’ils ne sont plus utilisés pour qu’ils puissent resservir ».

  • Une base de données de santé numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020

    Le ministre de la Santé et de la Famille indien, Jagat Prakash Nadda, a déclaré le 25 octobre 2018 que le gouvernement avait pour objectif de mettre en place un système de base de données électronique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier« . L’objectif est de permettre un échange d’informations sur la santé garantissant la confidentialité et la sécurité des données patients.

    Actuellement, le ministère de la Santé utilise trois applications communes dans tout le pays dans les centres de santé et de bien-être visant à réduire les taux de mortalité infantile, juvénile et maternelle (programme nationale Reproductive and Child Health) ainsi que les maladies non transmissibles (MNT) et la tuberculose. »Avec le temps, nous progresserons vers une application interopérable de soins primaires complets« , a assuré le ministre lors de son allocution à l’occasion de la deuxième conférence internationale sur les soins primaires, organisée à Astana, au Kazakhstan.

    Les autres initiatives visant à numériser le système de santé indien

    Le ministre de la Santé indien a indiqué que parmi les autres initiatives numériques en santé en cours figuraient :

    • un système de dossiers de santé électroniques (EHR) interopérables ;
    • un système de gestion des feedback des patients (MeraAspatal) ;
    • un système de gestion des dossiers de santé personnels (PHRMS) ;
    • un numéro d’identification national à la fois pour les structures publiques et pour les structures privées, soit un numérique d’identification unique pour les organisations de santé.

    Vers un système d’information hospitalier unique

    Un système d’information hospitalier est également en train d’être implanté pour l’enregistrement et la saisie numériques des DSE des patients dans les établissements de santé publics.

  • La CNEDiMTS renouvelée : une experte en e-santé parmi les 29 membres

    La Haute autorité de santé (HAS) a annoncé le 26 octobre 2018 sur son site avoir renouvelé la CNEDiMTS, sa commission en charge de l’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé. Cette commission se réunira le 6 novembre dans sa nouvelle configuration. Outre le recrutement d’un membre d’associations d’usagers supplémentaire, la commission intègre des nouveaux membres aux profils variés en réponse aux nouveaux enjeux du secteur, dont une experte e-santé.

    Parmi les membres nommés, un tiers sont nouveaux

    Afin de s’adapter aux nouveaux enjeux du secteur, la commission s’est notamment dotée d’un oncologue, d’un expert de la e-santé, d’un méthodologiste spécialiste des études à petits effectifs. À noter enfin qu’un médecin généraliste est à nouveau membre de la commission spécialisée : 

    • Dr Christophe Desauw, oncologue ;
    • Mme Sarah Zohar, méthodologiste ;
    • Dr David Taupenot, médecin généraliste ;
    • Mme Laure Beyala, ingénieure spécialiste e-santé : spécialiste des nouvelles technologies en santé, ingénieure biomédicale de formation, Laure Beyala a publié cette année Les objets connectés en santé: risques, usages et perspectives, un ouvrage qui aborde les enjeux et les risques de l’internet des objets (IoT) dans le monde de la santé.

    La Commission est chargée d’évaluer les dispositifs médicaux au sein de la HAS

    La commission examine les actes et les technologies de santé en vue de leur remboursement. En 2017, 215 dispositifs médicaux ont été évalués et 89 % ont obtenu un service attendu suffisant – nécessaire pour être inscrit au remboursement. Parmi eux, 10 étaient associés à un acte professionnel.

    Conformément aux dispositions du code de la Sécurité sociale, la commission est composée d’experts choisis pour leurs compétences scientifiques mais aussi de membres d’associations de patients et d’usagers du système de santé. Le collège de la HAS, lors de sa séance du 24 octobre 2018, a procédé au renouvellement de la composition de la CNEDiMTS pour une durée de trois ans.

    La moyenne d’âge des membres de la commission est de 55 ans. Les profils professionnelles des membres sont variés (libéraux, établissements de santé, société civile) ; un tiers  des membres sont des femmes.

    Au total, elle compte 29 membres, dont 22 titulaires avec voix délibérative et 7 suppléants avec voix consultatives. Elle accueille également 7 membres avec voix consultatives représentant les directions centrales du ministère chargé de la santé et les différents régimes d’assurance maladie. Isabelle Adenot, membre du collège de la HAS, préside la commission. Le Pr Claude Le Feuvre et le Dr Pierre-Jean Benezet en sont les vice-présidents.

    Au total, la commission CNEDiMTS compte 29 membres

    Les 22 membres titulaires sont :

    • Dr Isabelle Adenot, pharmacien, membre du Collège de la HAS, présidente de la CNEDiMTS
    • Pr Claude Le Feuvre, cardiologue interventionnel, vice-président de la CNEDiMTS
    • Dr Pierre-Jean Benezet, médecine physique et de réadaptation, vice-président de la CNEDiMTSPr Philippe Amabile, chirurgien vasculaire
    • Dr Agnès Bellocq, pneumologue
    • Pr Lionel Bonnevie, cardiologue
    • Dr Valérie Bousson, radiologue
    • Dr Pierre Yves Chambrin, pharmacien hospitalier
    • Mme Dominique Costagliola, méthodologiste
    • Pr Pierre Dominique Crochet, cardiologue
    • Pr Marie-Sylvie Doutre, dermatologue
    • Pr Béatrice Duly-Bouhanick, endocrinologue
    • Dr Yves François, chirurgien digestif
    • Mme Elise Hamon, infirmière
    • Pr Yves Juillère, cardiologue
    • Dr Bernard Lenoir, anesthésiste-réanimateur
    • M. René Mazars, adhérent d’une association de patients et d’usagers du système de santé
    • M. Guillaume Pelé, ergothérapeute
    • Pr Alain Sautet, chirurgien orthopédique et traumatique
    • M. Pascal Sellier, adhérent d’une association de malades et d’usagers du système de santé
    • Pr Franck Semah, neurologue
    • Dr David Taupenot, médecin généraliste

    Les 7 membres suppléants sont :

    • Mme Laure Beyala, ingénieure spécialiste e-santé
    • Dr Christophe Desauw, oncologue
    • Dr Jean-Pierre Laissy, radiologue
    • Pr Claude-Fabien Litré, neuro-chirurgien
    • Pr Hung Thai Van, ORL
    • M. Christian Trouchot, adhérent d’une association de malades et d’usagers du système de santé
    • Mme Sarah Zohar, méthodologiste
  • L’appel à projets « Silver Economie » de la Nouvelle-Aquitaine vise à stimuler les innovations

    La région Nouvelle-Aquitaine a lancé le 19 octobre 2018 un appel à projets intitulé « Silver Economie 2018/2019 ».

    Il s’inscrit dans la feuille de route de la région dans le domaine de la silver économie et correspond plus particulièrement à deux axes prioritaires de celle-ci :
    • l’émergence de projets innovants issus d’une approche bottom-up partant des besoins des usagers ;
    • la valorisation des métiers par une approche privilégiant le développement d’un emploi qualifié afin de mieux prendre en charge les usagers, d’améliorer les conditions de travail des salariés et de rendre attractif les métiers des services à la personne.

    Les objectifs principaux de l’appel à projets consistent dans l’introduction d’innovations technologiques et organisationnelles dans la silver économie ainsi que dans la pérennisation de l’emploi et la structuration des métiers.

    Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu’au 31 décembre 2018.

    Le règlement complet est disponible via ce lien.

    Le dossier de candidature est à télécharger via ce lien.

    Objectifs

    • Stimuler les innovations technologiques et organisationnelles du secteur qui répondent aux besoins des usagers, encourager les innovations qui facilitent l’autonomie, le lien social et participent à rompre l’isolement des personnes fragiles ;
    • Aider au maintien dans l’emploi des professionnels de l’aide à domicile en encourageant les initiatives en faveur de la formation professionnelle, de la structuration de la profession et de la valorisation des métiers.  

    Bénéficiaires

    • Associations
    • Entreprises 
    • EPCI et autres établissements publics 
    • Organisations syndicales, professionnelles 
    • Collectifs d’usagers dotés de la personnalité morale 
    • Ehpad.

    Critères d’éligibilité

    Les projets retenus doivent permettre de : 

    • mettre en œuvre des actions collectives dans la réalisation des projets ;
    • développer une approche globale de la silver économie ;
    • engager des démarches sur le moyen ou le long terme pour dépasser les actions ponctuelles.

    Voici les critères auxquels une attention particulière sera accordée :

    • caractère innovant du projet ;
    • l’implication des usagers dans le projet ;
    • l’inscription du projet dans une démarche éthique et sociale ;
    • le potentiel de marché, le modèle économique moyen et à long terme ;
    • la capacité de déploiement du projet ;
    • les projets partenariaux et l’implication de plusieurs acteurs.

    La Région a fait savoir qu’elle veillerait à une répartition homogène des projets sur le territoire régional.

    Contact

    En cas de questions, un formulaire de contact est disponible sur cette page.

    Pour les renseignements et conseils à propos de la soumission de la candidature, contactez :

    Le pôle « développement économique et environnemental »

    Service santé/silver économie – Site de Limoges

    Nadège Dubernard-Nègre : 05 87 21 20 15 ; nadege.dubernard-negre@nouvelle-aquitaine.fr

    Catherine Manus : 05 55 45 00 82 ; catherine-manus@nouvelle-aquitaine.f

    Modalités de soumission

    Le dossier de candidature complet doit être envoyé par courrier à l’attention du président du Conseil régional et par voie numérique à l’adresse suivante : contactaapsilver@nouvelle-aquitaine.fr.

  • Appel à candidatures : l’ANAP propose un appui pour réussir son projet hospitalier de transformation

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a publié en octobre 2018 un appel à candidatures aux équipes hospitalières souhaitant un appui de sa part, sous forme d’un accompagnement de 10 à 12 mois dans le cadre de la mise en place d’un projet de transformation, dans l’objectif de pérenniser la transformation opérée par les établissements.

    L’ANAP propose 6 programmes thématiques d’appui à des projets collaboratifs réunissant au minimum 4 à 6 équipes hospitalières. Ces appuis reposent sur une démarche outillée et personnalisée d’exploitation de données spécifiques du projet de la part de l’ANAP afin d’accompagner les acteurs tout au long des différentes étapes d’un projet de transformation  concernant un établissement ou un territoire.

    Ils seront organisés à Paris ou en région au cours de 2019.

    Les appuis autour de 6 axes thématiques

    Les 6 appuis portent sur les thématiques suivantes qui visent à chaque fois un public spécifique :

    • organisation du séjour clinique qui vise les chefs de service ou de pôle, cadres de santé, directeurs, cadres administratifs et gestionnaires de lits ;
    • consultations externes à destination des cadres, médecins et cadres administratifs des consultations, ingénieurs en organisation, directeurs ;
    • chirurgie ambulatoire qui vise les médecins coordonnateurs de l’UCA, chefs de service et chefs de pôle de chirurgie, cadres de pôle ou cadres de l’UCA, directeurs ou cadres administratifs ;
    • bloc opératoire à destination des cadres et chefs de bloc, directeurs référents et cadres administratifs en charge des blocs, directeurs de soins ;
    • urgences à destination des cadres, médecins et cadres administratifs du service d’urgences, IAO, directeurs ;
    • imagerie qui vise les radiologues, manipulateurs, cadres de santé et directeurs.

    Les objectifs poursuivis

    L’accompagnement de l’ANAP vise à permettre aux acteurs de :

    • réaliser un diagnostic d’organisation et de fonctionnement de leur service ;
    • construire un plan d’actions sur la base du diagnostic établi ;
    • suivre la mise en œuvre des leurs actions et consolider la transformation de leurs organisations ;
    • comprendre et savoir reproduire les démarches proposées.

    Soumission de candidatures

    Une candidature peut être déposée pour participer à un ou plusieurs appuis thématiques. La soumission se fait via le formulaire accessible via ce lien.

    Contact : contact@anap.fr

  • Convergence des systèmes d’information des GHT – état d’avancement au 2e semestre 2018

    Adrien Picard, chargé de mission à l’ASIP Santé, a partage au cours d’un atelier du Cercle des Décideurs Numérique et Santé le 16 octobre 2018 son analyse et son retour d’expérience sur le suivi et la mise en place des projets SI dans les territoires, en lien avec le ministère des Solidarité et de la santé et les partenaires locaux.

    L’ASIP accompagne les GHT dans la convergence de leurs systèmes d’informations, en mettant en place un dispositif complet d’appui des GHT vers la convergence des SI, sous le pilotage de la DGOS.

    Plan d’action de l’ASIP santé au deuxième semestre 2018

    Au second semestre 2018, l’ASIP renforce son dispositif d’accompagnement sur le volet SI avec une structure en trois axes: 

    • la visibilité des projets numériques, grâce à l’analyse des schémas directeurs des SI GHT ;

    • un lien de « terrain » avec les GHT, par l’animation de comité régionaux ;

    • l’expertise de l’ASIP santé par un appui ponctuel aux acteurs de terrains.

    Analyses et retours : panorama de projets médicaux et de soins partagés des GHT

    Les analyses menées par l’ASIP Santé portent sur les différents projets médicaux et des soins partagés par les GHT (échantillon de soixante GHT correspondant à 639 filières), les filières les plus représentées étant : 

    • par approche pathologique (45% des GHT) : majoritairement les cancers et les grossesses;

    • par le mode de prise en charge des patients (42% des GHT) : majoritairement les urgences de soins critiques;

    • par une approche populationnelle (13% des GHT) : majoritairement les personnes âgées. 

    Schémas directeurs des SI (SDSI)

    Dans le cadre du dispositif national d’accompagnement des GHT, l’ASIP Santé recueille et analyse enfin les schémas directeurs SI des GHT. Une première analyse de 80 SDSI a été réalisée en juillet-août 2018, afin de : 

    • disposer d’une visibilité d’ensemble sur les projets numériques envisagés par les GHT ;

    • d’étudier les opportunités de partage et de convergence SI entre GHT ;

    • d’identifier les actions portées par les GHT, les régions, et les acteurs nationaux ;

    • d’alimenter les réflexions pour la construction du programme de modernisation « Hop’EN ».

    Une convergence des identités des professionnels

    En juillet 2018, 34% des GHT ont un projet de convergence de leur référentiel des identités de santé et 36% des GHT ont un projet de convergence de leur « active directory » qui permet de représenter et de stocker les éléments constitutifs du réseau tels que les ressources informatiques.

    Pour l’hébergement des données de santé:

    • 34% des études sont en cours ;
    • 19% d’internalisation sont en cours ;
    • 13% de résultats regroupent les chiffres non-communiqués ou les projets non démarrés.

    Pour l’avancement de la convergence du socle fonctionnel et le  » dossier patient informatisé  » DPI: 

    • 75% des GHT sont au stade de l’étude ; 

    • 9% au stade de la solution en cours d’achat ; 

    • 10% des GHT ont acheté la solution ; 

    • 18% sont en cours de déploiement ; 

    • 5% ont une solution déployée.