Etablissements

  • Le CHU de Bordeaux s’allie avec la start-up Synapse Medicine pour développer l’IA

    Le CHU de Bordeaux va collaborer avec la start-up bordelaise Synapse Medicine, issue du CHU et spécialisée dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) en santé. Les deux organisations ont signé le 16 janvier 2019 un accord-cadre pour que les équipes de recherche du centre de soins puissent exploiter la solution développée par Synapse.

    La start-up a mis au point une plateforme basée sur IA permettant à un médecin d’accéder aux dernières informations relatives à l’usage des médicaments dans un contexte donné pour les aider à prescrire les bons médicaments, à la bonne dose et en tenant compte de tous les facteurs. Ils peuvent ainsi analyser instantanément l’ordonnance d’un patient, simplement en la prenant en photo, soit des dizaines de minutes gagnées, indiquent le CHU dans un communiqué publié le 24 janvier sur Reseau-chu.org.

    Les services de médecine gériatrique seront les premiers à utiliser le système, « dans le cadre d’un ambitieux projet de recherche clinique », précise le centre de soins.

    Il s’agit de la « première mise à disposition » de cet outil à travers « un protocole de recherche, pour aider quotidiennement des médecins dans leur travail », indique par ailleurs l’établissement.

    « C’est un évènement très important. Il s’agit d’un des tout premiers accords de ce type en Europe : entre un hôpital de la taille d’un CHU et une start-up spécialisée en intelligence artificielle médicale, commente le Dr Clément Goehrs, co-fondateur et P.-D.G. de Synapse Medicine (communiqué). La force de Synapse aujourd’hui, c’est d’avoir su implémenter ces technologies dans un produit concret, directement utile pour les médecins, et donc pour les patients. Les possibilités futures sont immenses. »

  • L’Anap lance un nouveau module de e-learning sur l’auto-diagnostic des services d’urgence

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) a mis en place un nouveau module de formation en ligne (e-learning) pour aider les professionnels de santé à « mener l’auto-diagnostic qualitatif de leur service d’urgence« .

    Le programme se divise en 2 parties, accessibles sur le site de l’Anap dédié aux formations :
    • « les fondamentaux des urgences » :
    – les urgences et leur environnement ;
    – les enjeux de performance d’un service d’urgence.
    • « parcours guidé pour améliorer l’organisation d’un service d’urgence » :
    – préparer l’analyse ;
    – diagnostic guidé de mon service d’urgence ;
    – mise en œuvre du plan d’action.

    Les inscriptions aux premières sessions déployées sont ouvertes jusqu’au jeudi 28 février 2019. Elles doivent être réalisées sur le site Campus.anap.fr.

    La formation permet d’ »analyser les temps de passage aux urgences et l’adéquation des ressources à l’activité afin de mettre en œuvre un plan de transformation », indique l’Anap, précisant qu’elle « facilite la réflexion sur les pratiques organisationnelles et les interfaces prioritaires ».

    Le programme peut être suivi de manière autonome ou en complément d’autres ressources mise à disposition par l’agence nationale dans l’optique d’améliorer l’efficacité des services d’urgence.

    L’Anap propose également un « appui thématique » pour accompagner les équipes hospitalières dans la réorganisation des urgences. Il se déploie sur un an sous la forme de 6 sessions d’ateliers en visioconférence ou en présentiel avec présentation des méthodologies de l’Anap ainsi qu’ »une démarche outillée et personnalisée s’appuyant sur les données propres des établissements ».

  • L’Agence nationale pour la recherche et Bpifrance s’allient pour soutenir les deeptech santé

    Bpifrance et l’Agence nationale de la recherche (ANR) ont signé un partenariat stratégique visant à renforcer l’articulation entre leurs différents outils de financement et à simplifier l’offre à destination des entreprises.

    Dans ce contexte, ce nouveau partenariat aura pour objectif de favoriser la création et la croissance de start-ups deep tech. En octobre dernier, Bpifrance avait annoncé le lancement de son Fonds national d’amorçage II.

    Frédéric Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a présidé la signature lors d’une séance qui s’est tenue le 21 janvier 2019.

  • Création du GCS SARA Auvergne-Rhône-Alpes : Bertrand Pellet nommé directeur et Thierry Durand DSI

    Le Groupement régional d’appui au développement de la e-santé en Auvergne-Rhône-Alpes (ARA), ou GCS SARA, a été créé le 1er janvier 2019, fusion des services des anciens groupements de coopération sanitaires SIMPA et SISRA née « d’un travail collaboratif étroit », indique la nouvelle entité dans un communiqué publié le 21 janvier 2019. Il poursuivra les missions de ses prédécesseurs en lien avec l’Agence régional de santé (ARS) ARA.

    Ce nouveau groupement devient l’interlocuteur unique au service de l’ensemble des acteurs de santé de la région » et contribue à la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie définie par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes en matière de e-santé« .
    Il est réparti sur quatre sites, soit Lyon, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne et Grenoble, dans l’optique de maintenir et de renforcer l’ancrage territorial ainsi que « le maillage indispensable au déploiement des outils numériques », note le GCS.

    Il a précisément vu le jour en décembre 2018, à l’issue d’un arrêté de l’agence régionale de santé et de l’approbation de la convention constitutive par ses 8 membres fondateurs*. Thierry Durand, directeur des systèmes d’information (DSI) du Centre Léon Bérard, a été élu administrateur de la nouvelle entité et Guilhem Allègre, directeur des affaires médicales du CHU de Clermont-Ferrand, administrateur suppléant. Par ailleurs, Bertrand Pellet a été nommé directeur du GCS et Danielle Rouzeau secrétaire générale.

    Dans la continuité de ses prédécesseur, le GCS SARA est chargé :

    • de développer des projets innovants ;
    • d’accompagner et de promouvoir les usages des services numériques pour les intégrer aux pratiques médicales ;
    • de fédérer les acteurs de santé régionaux ;
    • d’apporter son expertise projet et de mutualiser les moyens au service des ses membres ;
    • de contribuer à l’urbanisation, à la sécurité et à l’interopérabilité des systèmes d’information de santé à l’échelle régionale ;
    • d’accompagner les initiatives locales.

    Les outils développés par le GCS SARA et mis à disposition des acteurs de santé et du médico-social de la région :

    • MonSisra : système utilisé par près de 20 000 professionnels de santé sur la région permettant d’échanger par messagerie sécurisée en santé, de réaliser des actes de télé-expertise ou de téléconsultation mais aussi d’accéder facilement aux autres applications régionales ;
    • MyHop : portail web régional accessible au patient à domicile, lui permettant d’accéder à ses informations personnelles, à son agenda de rendez-vous, aux comptes rendus de ses consultations, etc., et d’interagir avec les professionnels de santé qui assurent sa prise en charge ;
    • MesPatients : dispositif d’échange et de partage visant à décloisonner les parcours de soins et à améliorer la prise en charge globale ;
    • ViaTrajectoire : outil de suivi des orientations en soins de suite et de réadaptation, en hospitalisation à domicile, en soins de longue durée et en structure d’hébergement pour personnes âgées ou pour personnes en situation de handicap.
  • Le moteur de recherche Santé.fr lancé en PACA, 4e région à disposer du service

    Le moteur de recherche Santé.fr, disponible sous forme de site web et d’application mobile, est désormais déployé en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), annonce l’Agence régionale de santé PACA dans un communiqué publié le 21 janvier 2019. La plateforme, proposée par le ministère des Solidarités et de la Santé, les agences et les autorités publiques, a pour but de guider les usagers vers de bonnes décisions en matière de santé, que ce soit pour eux ou pour leurs proches.

    Elle regroupe des informations de santé « utiles et pertinentes », « fiables, accessibles et personnalisées », compréhensibles sans disposer d’une connaissance technique du vocabulaire particulière, indique l’ARS PACA.

    Actuellement, le site réunit plus de 5 000 articles et donne accès à un annuaire de plus de 200 000 professionnels, établissements et services de santé basés en Île-de-France, dans le Grand Est et dans les Pays de la Loire.

    En dehors de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il sera déployé dans un premier temps en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Centre-Val de Loire, en Guadeloupe et en Nouvelle-Aquitaine, puis progressivement sur l’ensemble du territoire national d’ici la fin du 1er semestre 2019.

    Santé.fr propose :

    • divers contenus indexés, agrégés des sites web des acteurs public de santé, comme l’Assurance maladie, l’Institut national du cancer et l’Inserm (prévention, informations sur les maladies et les traitements, etc.), mais aussi par des partenaires à but non-lucratif labellisés (associations, sociétés savantes, universités, etc…) ;
    • un accès à un compte personnel sur lequel il est possible de paramétrer les informations ;
    • un assistant personnel : envoi de notifications et d’alertes territorialisées (informations géolocalisées sur la pollution, les événements sanitaires, les pharmacies de garde à proximité, etc.) ;
    • un annuaire des professionnels de santé, des établissements sanitaires et médico-sociaux, des laboratoires d’analyses médicales, des pharmacies, etc.
    • un espace Lab accueillant les idées, les propositions et les évaluations des usagers. Le moteur de recherche est évolutif, c’est-à-dire qu’il gagne en pertinence au fil des usages et des propositions émises au sein du Lab Santé.fr. « Chaque personne peut contribuer à sa construction », note l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur dans son communiqué.

    Dans sa version régionale, Santé.fr « représente un véritable outil de réduction des inégalités car il offre une meilleure orientation dans le système de santé », commente-t-elle par ailleurs.

  • Gabon : vers un cadre juridique pour le lancement du SI de santé et des services de e-santé/m-santé

    Un atelier visant à restituer les résultats de l’étude sur le cadre juridique et réglementaire pour le lancement du système d’information (SI) de santé et de services e-santé/m-santé au Gabon s’est déroulé le 15 janvier 2019, en présence de Félix Ndong-Obiang, secrétaire général adjoint du ministère de la Santé. Il s’agit d’une étape centrale pour une élaboration des lois nécessaires à la mise en œuvre d’un système d’information de santé au sein du pays.

    Le cabinet américain Jones Day avait été chargé de réaliser une étude sur le cadre juridique du système après la validation du schéma directeur stratégique du SI de santé du Gabon (SDSSIS) 2017-2022 par le comité de pilotage en juillet 2017.

    « Le projet e-Gabon-SIS est une priorité pour le gouvernement qui ambitionne d’inscrire durablement dans les pratiques médicales la culture du traitement de l’information médicale au moyen des technologies de l’information et de la communication », a commenté Félix Ndong-Obiang (source : Gabonmediatime.com).

  • Fonds French Tech Seed : l’Institut du cerveau et de la moelle épinière labellisé

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), avec sa spécialisation en neurosciences, vient d’être labellisé par Bpifrance dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) French Tech Seed. Les 18 premiers lauréats de l’AMI (sur 46 candidats) ont été annoncés le 17 janvier 2019 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, à l’occasion d’un déplacement à la SATT Paris-Saclay.

    Les lauréats ont répondu au 4 critères suivants :
    • potentiel à proposer des projets de création d’entreprise innovante à forte intensité technologique ;
    • garantie du caractère innovant et technologique des projets ;
    • garantie d’un suivi et d’un accompagnement de l’entreprise dans ses dimensions stratégique, de développement commercial et de financement ;
    • capacité à mobiliser l’écosystème de financements privés.

    Le fonds d’investissement French Tech Seed, dont la création a été annoncé en juin 2018 par le Premier ministre Édouard Philippe, est doté de 400 millions d’euros. Il vise à soutenir les start-ups technologiques en phase de post-maturation et de moins de 3 ans, notamment spécialisées dans le secteur de la deep tech.

    French Tech Seed repose sur un système de prescripteurs labellisés

    Le fonds French Tech Seed repose sur un système de prescripteurs labellisés et sur un effet de levier sur l’investissement privé.

    • Les prescripteurs sont des « structures expertes reconnues pour leur capacité à faire émerger et développer des start-ups technologiques », précise l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) dans un communiqué. Ils garantiront « le potentiel technologique des projets ».
    • Les entreprises dont la technologie est validée par les prescripteurs et bénéficiant d’investissements privés pourront obtenir un financement en obligations convertibles, pouvant aller jusqu’à deux tiers du tour de table, de la part de Bpifrance.

    L’ICM, lauréat expert en neurosciences 

    iPEPS-ICM, un incubateur qui accompagne plus de 150 entrepreneurs

    « L’ICM a pensé ses différents services de recherche et plateformes technologiques pour accélérer le passage des découvertes au bénéfice des patients par le levier de l’entrepreneuriat », explique l’institut.

    C’est pourquoi il a mis en œuvre dès sa création, en 2009, l’iPEPS-ICM, un incubateur pour les projets innovants qui accompagne plus de 15 entrepreneurs, répartis sur les deux sites de l’ICM et de la Station F, campus de start-ups spécialisées dans le secteur du numérique, dont l’iPEPS pilote le programme santé.

    Au cours de ses presque dix ans d’existence, l’ICM a accompagné 35 start-ups dans les domaines du médicament, des dispositifs médicaux mais aussi de la santé numérique. Elles ont levé au total plus de 150 millions d’euros de fonds privés depuis 2015, créé plus de 300 emplois et lancé sur le marché 5 produit, dont un médicament, détaille l’institut.

    L’iPEPS-ICM est labellisé « grand lieu intégré d’innovation » de la Région Île-de-France et French Tech Accelerator.

    Un living lab en neurologie et en psychiatrie

    • L’Institut du cerveau et de la moelle épinière a également créé en 2015 un living lab, qui « imagine et propose des innovations (technologies, produits, services) permettant de répondre à des besoins concrets de la chaîne de soin en neurologie et en psychiatrie », indique l’ICM. Associé à un fab lab (laboratoire de fabrication), il délivre 3 à 5 prototypes médicaux fonctionnels chaque année.
    • NeuroTrials, une unité dédiée à la recherche clinique précoce, a également été mis en place dans l’optique de faciliter le passage en tests chez l’humain des nouvelles solutions développées par les entreprises innovantes.
    • L’institut annonce par ailleurs qu’un nouveau bâtiment dédié aux start-ups technologiques ouvrira ses portes au cours de l’année 2020.

    Tous ces outils font de l’IMC un « one-stop shop », avec une expertise sectorielle dans les domaines de la neurologie et de la psychiatrie, autant de critères qui lui ont permis de décrocher le label « Frenc Tech Seed ».

  • Hausse du nombre des consultations à l’AP-HP avec la prise de RDV en ligne (étude Hospinnomics)

    La prise de rendez-vous en ligne a entraîné une augmentation du nombre de consultations et une diminution du nombre de rendez-vous non honorés au sein des établissements de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), révèlent les premiers résultats d’une étude réalisée par la chaire de recherche en économie de la santé Hospinnomics (AP-HP et École d’économie de Paris) et présentés dans un communiqué publié le 8 janvier 2019.

    Si de manière générale « une forte satisfaction des patients » a été observée à l’égard du service de prise de rendez-vous sur internet, aucun impact significatif n’a été constaté en ce qui concerne les délais d’attente pour les nouveaux patients et le nombre d’hospitalisations.

    L’étude, menée entre avril 2017 et mai 2018, compare l’évolution de l’activité de consultation externe de services d’établissements proposant la réservation en ligne avec celle de services d’établissements non équipés.
    Au moment de sa réalisation, 24 des 39 hôpitaux de l’AP-HP étaient dotés du système de prise de rendez-vous en ligne et 7 d’entre eux venaient de le mettre en place.

    À ce jour, le déploiement du dispositif est « quasiment terminé à l’AP-HP », précise le communiqué. Le service est actuellement disponible dans 30 hôpitaux du CHU, sur 32 éligibles, et plus de 170 000 rendez-vous ont été pris en ligne depuis le début du projet, soit environ 20 000 rendez-vous pris chaque mois.

    3 effets positifs de la prise de RDV en ligne observés à l’AP-HP

    1. Hausse du nombre de consultations

    • Un mois après la mise en place de l’outil de prise rendez-vous en ligne Doctolib, les établissements et les services équipés ont enregistré une hausse de 7,5 % du nombre de rendez-vous honorés, « tous canaux de prise de rendez-vous confondus », indique l’AP-HP dans le communiqué.
    • Un an après l’intégration de la solution, l’augmentation était d’environ 11 % pour l’ensemble des patients et de 7 % pour les nouveaux patients (primo-consultants).
      « La venue de nouveaux patients pourrait notamment s’expliquer par une meilleure visibilité de l’offre de soins de l’AP-HP pour les services engagés dans ce projet », note le CHU.

    2. Baisse des rendez-vous non honorés

    • Un mois après l’intégration du service, le nombre de rendez-vous non honorés a baissé de près de 8 %.
    • Autre constat, un nombre plus important de rendez-vous auxquels les patients ne pouvaient finalement pas se rendre ont été annulés à temps : 60 % de ces annulations ont été converties en nouveaux rendez-vous.

    3. Un service plébiscité par les patients

    • Un tiers des 5 000 patients interrogés par l’AP-HP en janvier 2018 déclarent qu’ils auraient cherché un rendez-vous en dehors du CHU sans l’accès à un service de prise de rendez-vous en ligne ;
      • 85 % d’entre eux indiquent qu’ils recommanderaient spontanément le service à leurs proches.
    • Une forte majorité souhaite, par ailleurs, que le service soit plus largement proposé à l’AP-HP.

    Mais pas d’impact significatif observé sur :

    1. les délais d’attente pour les nouveaux patients ;

    2. le nombre d’hospitalisations

    Dans l’optique d’optimiser le service pour les professionnels de santé, le CHU a également mené une enquête début 2018 afin de recueillir l’avis de médecins ayant accès à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne par le bais de rencontres avec des services ciblés pour identifier les problèmes rencontrés avec le dispositif et émettre des propositions d’amélioration.

  • OMS : symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques en Europe, les 6-8/02/19 au Danemark

    Le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe organise un symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques dans la région européenne (WHO Symposium on the Future of Digital Health Systems in the European Region) du 6 au 8 février 2019 à Copenhague, au Danemark, conjointement avec le Norwegian Centre for eHealth Research.

    Le colloque a pour but d’engager un dialogue entre les États membres de la Région européenne de l’OMS, les partenaires et les leaders d’opinion, en vue de définir les priorités d’action en matière de santé publique pour accélérer l’adoption de la santé numérique au sein des pays membres. Il recueillera également des contributions supplémentaires pour l’élaboration d’une vision européenne et d’une feuille de route pour la numérisation des systèmes de santé nationaux.

    L’événement se tiendra en anglais et en russe, avec plusieurs sessions parallèles présentées dans l’une de ces langues ou les deux.

    Les inscriptions, obligatoires, doivent être réalisées en ligne via le site Web.cvent.com.

    Intervenants

    • Zsuzsanna Jakab (OMS), directrice régionale, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Ran Balicer (Israël), directeur de la planification des politiques de santé et directeur-fondateur de Clalit Health Services, Clalit Research Institute ;
    • Harold « Hal » Wolf III (États-Unis), président et P.-D.G., Healthcare Information and Management Systems Society (HIMSS) ;
    • Stein Olav Skrøvseth (Norvège), directeur de centre, Norwegian Centre for E-health Research ;
    • Hans Kluge (OMS), directeur de la division des systèmes de santé et de la santé publique, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Hon. Chris Fearne (Malte), vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Malte ;
    • Nick Guldemond (Pays-Bas), professeur associé de technologie et de soins intégrés, Erasmus School of Health Policy and Management, Erasmus University ;
    • Indra Joshi (Angleterre), chef de clinique, portefeuille « Autonomisation de la personne » (England’s Empower the Person Portfolio) du National Health Service (NHS) England ;
    • Clemens Martin Auer (Autriche), envoyé spécial autrichien pour la santé auprès du ministère fédéral du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs ;
    • Ilona Kickbusch (Suisse), directrice du Global Health Centre, Institut de hautes études internationales et du développement (Graduate Institute of International and Development Studies).

    Le programme détaillé de l’événement est disponible en lien ci-contre.

  • Le NHS du Royaume Uni lance un plan quinquennal de e-santé ambitieux

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni fait de la télésanté une priorité de son nouveau plan quinquennal. Doté d’un budget renforcé, il a lancé un plan ambitieux visant à donner aux citoyens et aux opérateurs de santé du pays un meilleur accès aux ressources de santé mobile et de télésanté d’ici 2022-2023. Avec un budget de « plusieurs milliards de livres » selon Matthew Hancock, le ministre de la Santé britannique, le plan vise à faire des soins digitaux une norme d’ici 2022-2023 pour sauver 500 000 vies par ce biais.

    Le plan à long terme se décline selon cinq objectifs :     

    1 – Autonomiser les citoyens
    2 – Soutenir les offreurs de soins    
    3 – Soutenir les soins cliniques
    4 – Améliorer la santé de la population
    5 – Améliorer l’efficacité clinique et la sécurité.

    « Un moment réellement historique » – Theresa May, Prime Minister (UK)

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni cherche à faire de la télésanté et de la télémédecine une norme de soins dans cinq ans – une politique qui, selon l’organisation, pourrait sauver 500 000 vies.

    S’appuyant sur le budget élargi du Premier ministre Theresa May, le NHS installe son premier plan de santé numérique à long terme, un effort ambitieux qui prévoit l’accès à des téléservices à chaque citoyen britannique afin de fournir « des consultations en face à face plus longues et plus riches avec les cliniciens là où les patients le veulent  et où ils en ont besoin » d’ici 2022-2023.

    Pierre angulaire du plan, le NHS App, portail de services digitaux pour les patients et usagers du système de santé

    Le portail mHealth NHS App, testé en juillet 2018 auprès d’un échantillon d’usagers, est conçu pour être la porte d’entrée numérique par laquelle les consommateurs peuvent accéder à leurs données et aux professionnels de santé. Selon le NHS, il devrait remplacer environ 30 millions de visites chez le médecin par an.

    Dans le cadre de l’augmentation de son financement, le NHS envisage d’étendre plusieurs programmes, notamment un soutien en santé mentale 24h/24h, à la fois pour le public et dans les écoles, ainsi que l’utilisation de tests ADN.

    « L’un des objectifs clés de l’agenda technologique et numérique, comme de l’ensemble du plan, consiste à permettre aux patients de mieux gérer leurs propres soins et leur santé », a déclaré Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital, l’agence numérique santé britannique. « Un large éventail de services numériques encouragera les individus à adopter une approche beaucoup plus proactive et responsable pour surveiller leur propre santé et leur bien-être, leur permettant de reconnaître leurs risques et leurs symptômes pour la santé le plus tôt possible et de gérer leur réaction personnelle à ces risques. Ceci, à son tour, réduit la demande de services de santé et de soins. »

    Face à la situation en tension des hôpitaux et centres de santé du National Health Service pour endosser leur missions de soins, l’organisation britannique constate la difficulté pour les établissements de conduire en même temps une transformation digitale et le déploiement de nouvelles technologies ou système d’information. 

    « Nous savons à quel point il peut être difficile pour les organisations, en particulier pour celles qui subissent une pression constante de fournir des services critiques, d’adopter de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes numérique, a commenté Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital). Nous sommes totalement résolus à soutenir les organisations NHS dans tous les aspects de ce parcours, de la formation technique à l’intégration de nouvelles technologies dans les services et les parcours de soins jusqu’à la conception de solutions hautement utilisables et accessibles pour les patients. »

    Le NHS APP : mode d’emploi

    Le NHS APP se décrit comme un nouveau moyen simple et sécurisé d’accéder à une gamme de services du National Health Service sur son smartphone ou sa tablette.

    Les services de l’application NHS :

    • vérifier ses symptômes avec un algorithme de type symptom checker ;
    • trouver une aide à l’orientation en cas d’urgence ;
    • prendre rendez-vous chez le médecin généraliste ;
    • obtenir un renouvellement d’ordonnance ;
    • accéder à son dossier patient personnalisé ;
    • s’inscrire en tant que donneur d’organes ;
    • choisir comment le NHS utilise les données patients.

    En cours de déploiement dans toute l’Angleterre, le portail permet également de savoir si un cabinet médical ou un centre de chirurgie est connecté. Le NHS envisage de couvrir l’ensemble des services de chirurgie d’ici le 1er juillet 2019.