Etablissements

  • « Colloque Big Data en santé : Quels usages ? Quelles solutions ? » le 04/07/2016

    Le colloque « Big data en santé : quels usages ? Quelles solutions ? », organisé par le ministère de la Santé, aura lieu le 4 juillet au Numa.

    Au programme : les grandes questions posées par le big data en santé, les résultats de la consultation en ligne…

  • 41e congrès de la FEHAP : Paris les 13 et 14/12/2016

    « 1936-2016: 80 ans à l’avant-garde de la santé et des solidarités. Regards sur le passé. Visions du futur » est le thème du 41e congrès de la FEHAP se déroulera les 13 et 14 décembre 2016.

  • François Bourdillon directeur général de l’agence nationale de santé publique

    François Bourdillon est nommé directeur général de la nouvelle agence nationale de santé publique, Santé publique France, par décret du 10 juin 2016, publié au JO le 12 juin 2016. Il était directeur général de l’InVS depuis août 2014.

  • Spécialistes : les délais d’attente inquiètent les Français (sondage IPSOS-LIR)

    86% des personnes interrogées sont préoccupées par les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste et 76% pour les délais concernant un examen médical approfondi: c’est ce que montre un sondage réalisé par l’Institut Ipsos pour le tkink-tank « Imaginons la santé » (lié à l’association des laboratoires internationaux de recherche, LIR) publié le 8 juin 2016.

    Les Français interrogés sont 93% à prédire une dégradation des remboursements si aucune réforme de notre système de santé n’est entreprise dans le courant du prochain quinquennat et 92% anticipent une hausse du reste à charge.

    Côté solutions, le sondage IPSOS montre que 71% des personnes interrogées seraient favorables à davantage d’automédication et 7 sur 10 se disent favorables à des échanges par téléphone ou par internet avec leur médecin. 73% seraient d’accord pour ouvrir les données de leur dossier médical dans le but de faire avancer la recherche

  • 77 % des fournisseurs des hôpitaux estiment être payés en retard

    77 %, c’est le pourcentage de fournisseurs d’hôpitaux publics et d’autres organismes de santé qui estiment être payés en retard par leurs clients, selon une enquête du cabinet Teresa Monroe sur la « perception des délais de paiement du secteur public ».

    Ces résultats ont été présentés le 8 Juin au ministère de l’économie et des finances lors de la troisième édition des Assises des délais de paiement.

    Le périmètre de l’étude

    « Il s’agit d’une enquête ouverte, à laquelle 512 fournisseurs ont répondu, dont 14 % ont déclaré travailler avec des hôpitaux publics ou des organismes de santé publics », souligne Nathalie Vaillant, la fondatrice du cabinet Teresa Monroe.

    « Particulièrement pointés du doigt par les fournisseurs », comme le souligne l’étude, les hôpitaux publics disposent d’un délai maximal de paiement de 50 jours, quand celui-ci a été ramené à 30 jours pour l’État et les autres établissements publics, dont les collectivités territoriales.

    «En 2014, près d’un quart des entreprises ayant, en France, déposé le bilan l’ont fait pour cause de délais de paiement », précise Nathalie Vaillant.

    Un travail d’information

    Le cabinet Teresa Monroe souligne « la nécessité d’une clarification des conditions générales de vente, et le travail à effectuer en termes d’information des chefs d’entreprise ».

    D’après son enquête, « seuls 9 % des répondants connaissent la date légale du début du délai de paiement et 85 % des fournisseurs en ont une compréhension erronée ».

    Un besoin de simplification

    Pour les auteurs de l’étude, « une simplification s’impose »: « Les mentions légales notamment, devraient être plus systématiques, on pourrait par exemple imaginer qu’un hôpital public stipule systématiquement à ses fournisseurs: « Vous travaillez avec moi, sachez que le délai de paiement auquel je suis tenu est de 50 jours».

    Parmi les simplifications possibles, selon le cabinet Teresa Monroe, « la mise en place prochaine d’une obligation de facturation électronique dans le secteur public devrait grandement faciliter les choses ».

  • 49 M€ pour développer la e-santé au Gabon

    56 M$ (plus de 49 M€), c’est le montant du prêt accordé par la Banque Mondiale à travers la BIRD au Gabon pour accélérer le développement de la e-santé dans le pays. L’objectif est de permettre l’accès de toutes les strates de la population gabonaise aux soins de santé de qualité partout où elles se trouvent.

    Le développement de la e-santé au Gabon doit permettre de faciliter l’accès aux spécialistes, de pallier les longues distances nécessaires pour se rendre à l’hôpital en offrant la possibilité aux patients de consulter par internet, faire interpréter leurs symptômes, se faire prescrire des examens et obtenir un protocole de traitement adapté à sa pathologie.

    Les populations des zones rurales, en manque de spécialistes sont celles qui bénéficieront le plus de cette amélioration d’accès aux soins de santé.

    Le gouvernement gabonais développe et déploie également un nouveau SNIS, exploite les TIC afin de répondre aux besoins du personnel des cliniques et des gestionnaires du système de santé et d’améliorer la productivité des professionnels de santé, en termes de réduction des charges administratives et d’erreurs médicales.

    La mise en place du service e-santé, composante du projet eGabon, ensemble de services numériques orientés vers les populations, est assurée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’ ANINF et la CNAMGS.

  • Australie : une société de télécoms partenaire du gouvernement pour le dépistage du cancer

    Le ministère de la Santé australien a conclu fin mai 2016 un accord avec Telstra afin de créer un registre national du dépistage du cancer.

    Le programme se concentrera au départ sur deux maladies : le cancer de l’intestin et le cancer du col de l’utérus. Il devrait être opérationnel à partir de mai 2017.

    La création du registre national s’appuiera pour l’essentiel sur un traitement des données patients. Les détracteurs du projet s’inquiètent de cette exploitation de données sensibles par Telstra, un groupe spécialisé dans les télécoms.

    Dépistage du cancer : un budget de plus de 180 millions de dollars

    Le budget consacré à ce plan sera de 223 millions de dollars australiens (146 M€) sur cinq ans (4 mai 2016-30 juin 2021), indique à H&TI un porte-parole du ministère de la Santé australien.

    Une seule base de données, un dossier unique par patient

    Le plan prévoit de mieux gérer le dépistage du cancer de plus de 11 millions d’Australiens :

    • Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
      Pourquoi choisir de se focaliser sur uniquement deux maladies ? « Il n’y a pas de technologies appropriées en terme de rentabilité pour le dépistage de tous les cancers », répond le ministère de la Santé.
    • Telstra Health (filiale santé du groupe) rassemblera sur un seul et même support les données de différents acteurs du secteur, dont :
      – plusieurs organismes gouvernementaux, tels que My Health Record and Medicare – qui gère les dossiers de santé et d’assurance-maladie – ;
      – les médecins généralistes ;
      – les praticiens spécialisés ;
      – divers prestataires de santé privés et publics.

    « Le registre fournira une seule base de données avec un dossier unique par patient, a indiqué Cynthia Whelan. Les patients pourront accéder à leur dossier en ligne et, avec leur consentement, les médecins généralistes et les spécialistes auront accès depuis leur poste de travail aux données et aux dossiers des patients de n’importe quel État [australien] et de n’importe quel territoire [national]. »

    • Dans un second temps, le regroupement des données de dépistages liées à d’autres maladies, comme le mélanome, est envisagé.
      « L’une de nos exigences était que la plateforme ait la capacité d’être étendue à d’autres programmes de dépistage du cancer », ajoute le porte-parole du ministère interrogé.
    • Un centre de contact sera mis en place pour assister les médecins et les patients ainsi qu’un service de messagerie pour gérer la sensibilisation au dépistage et inciter la population à réaliser des tests.

    La protection des données personnelles en question

    Comment garantir la protection de ces informations personnelles ? C’est la question que se posent certains experts du secteur. Pourquoi le gouvernement australien « juge approprié de confier à une compagnie de télécom nos données médicales personnelles et les résultats de nos dépistages du cancer » ?, s’interroge notamment dans les colonnes de The Australian Antony Harrowell, conseiller en affaires et en nouvelles technologies (Huxxer Corporation).

    Telstra garantit la protection des données

    Le directeur général de Telstra Health, Shane Solomon, rassure les patients. « Le Pr Ruth Salom  et moi-même qui travaillons sur le projet sommes très sensibles aux questions relatives à la confidentialité et à la sécurité des données des patients (…) Notre engagement sur ce sujet est absolu. Nous avons conscience de la gravité des problèmes engendrés si ces informations sont utilisées à tort. » (The Australian Financial Review)

    Il rappelle qu’en remportant l’appel d’offres, Telstra s’est « engagé à respecter les normes de confidentialité très strictes imposées par le Commonwealth ». Le système utilisé pour l’exploitation des données doit, par exemple « atteindre un certain niveau de sécurité et toutes ces données doivent être stockées en Australie, ce qui est bien le cas ».

    Le gouvernement, seul détenteur des données recueillies

    Le gouvernement australien affirme qu’il n’avait pas les moyens de créer seul un registre national de dépistage du cancer.

    Il précise cependant que le Commonwealth sera l’unique possesseur de la propriété intellectuelle et des données de ce nouveau registre.
    « Toutes les données du registre seront [protégées] par des politiques gouvernementales strictes afin de prévenir toute mauvaise utilisation ou perte, explique à H&TI le ministère de la Santé. Pour ce faire, Telstra Health devra régulièrement effectuer des tests indépendants afin de démontrer que le système continue d’être au conforme au règlement en vigueur. De plus, toute utilisation des données du programme non liée au fonctionnement du registre sera rigoureusement interdite. »

  • Belgique : 3,25 M€ débloqués pour des applications santé

    3,25 M€ pour l’expérimentation d’applications numériques de santé: c’est le budget annoncé et débloqué le 8 Juin 2016 par la ministre de la Santé belge, Maggie De Block, pour 2016 et 2017.

    Fin Juin 2016 un appel à projets sera lancé sur l’établissement d’un cadre juridique autour de ces applications et une analyse du modèle de financement adapté.

    « Les applications santé constituent une situation gagnant-gagnant pour le patient et pour le prestataire de soins. Les patients peuvent suivre eux-mêmes leur santé en permanence mais également se faire suivre plus rapidement. Et la charge administrative pour les prestataires de soins va diminuer car ils pourront échanger des informations numériques beaucoup plus facilement et rapidement », a expliqué Maggie De Block.

    Le traitement du diabète, la santé mentale, les AVC aigus, les soins cardio-vasculaires, et les soins pour les patients souffrant de douleur chronique seront les cinq domaines privilégiés dans ces expérimentations d’applications santé.

  • eHealthWeek Amsterdam 2016 : Daniel Forslund reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé

    Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et la e-santé de la ville de Stockholm, reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé le 8 Juin 2016, à l’occasion de la eHealthWeek qui se déroule à Amsterdam du 8 au 10 Juin 2016.

    Le Suédois a notamment mis en place le première stratégie en e-santé de la Suède en 2005 et 2006. Il est aussi celui qui a œuvré au sein du gouvernement suédois pour la pérennisation de cette stratégie pour les prochaines années.

    Il est également à l’origine du financement et de la mise en place du programme 3R, un des plus importants investissements dans le secteur de la e-santé en Suède, d’un montant de 240 M€. Ce programme a pour objectif de renouveler à grande échelle les systèmes de dossiers de santé informatiques de la ville de Stockholm et d’autres régions de Suède.

    Plus récemment, Daniel Forslund a lancé un nouveau service qui offrira aux patients de Stockholm et de sa région un accès sécurisé à leur dossier médical. Un service obligatoire pour tous les professionnels de santé, déployé à partir d’Octobre 2016.

    Christina Roosen, vice-présidente des affaires publiques de HIMSS Europe a déclaré à son sujet :

    • « Daniel a joué un rôle clé dans la e-santé en Suède et en Europe. « 
    • « Dans ses différentes fonctions tout au long de sa carrière, il a réussi à grandement influencer les autorités au plus haut niveau pour leur faire prendre conscience des enjeux que représentent les TIC dans le secteur de la santé. »
    • « Daniel a porté en personne la question au niveau des ministres de l’Union Européenne en produisant un rapport durant la présidence suédoise du Conseil Européen dès 2009. Ce rapport révélait les coûts générés par le manque d’investissements des gouvernements dans la e-santé. Depuis, il a laissé son empreinte en tant que commissaire à l’innovation au sein de la municipalité de Stockholm ».
  • Déficit de 5,2 Mds€ pour l’assurance maladie en 2016 (estimation CCSS)

    5,2 Mds€ en 2016, c’est le montant que devrait atteindre le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale, selon le rapport de la CCSS.

    Ce rapport présenté le 7 juin 2016 aux ministres de la Santé et du Budget estime que le déficit total de la Sécurité sociale devrait se réduire en 2016 à 9,1 Mds€, soit 600 M€ de mieux par rapport au prévisions du gouvernement.

    Mais malgré un Ondam fixé à 1,8%, le taux le plus bas depuis 1998, le déficit de la branche Maladie devrait rester supérieur à 5 Mds€, s’élevant à 5,2 Mds€. Cela représente une amélioration de 1 Md€ par rapport aux prévisions votées à l’automne 2015 dans le budget de la Sécurité sociale et 0,6 Md€ de moins qu’en 2015.

    Toutes les autres branches du régime général, retraites et accidents du travail, devraient enregistrer une amélioration et le déficit de la branche Famille devrait se réduire de 500 M€ par rapport à 2015.

    « Ces résultats montrent que la politique de maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale porte ses fruits », a commenté Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.