Efficience

  • France-Chine : un accord-cadre autour de 5 thèmes signés entre les ministres chargés de la santé

    Lors de la visite d’État à la Chine de la délégation française réunie autour du Président de la République, dont la ministre des Solidarités et de la Santé faisait partie du 9 au 12 janvier 2018, un accord-cadre a été signé entre Agnès Buzyn et son homologue chinoise, Li Bin.

    Selon le communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé daté du 12 janvier 2018, l’accord-cadre couvre 5 thèmes de coopération prioritaires dont l’objectif est de promouvoir :
    • l’innovation ;
    • la santé numérique ;
    • la recherche clinique et l’intelligence artificielle en santé ;
    • la santé de la mère et de l’enfant ;
    • la silver économie.

    Autres moments forts de la visite de la ministre françaises avec les acteurs du secteur de la santé chinois :

    • des échanges avec le China Center for Disease Control et le Centre national du cancer chinois à propos d’une coopération entre les agences de santé publique sur l’impact du vieillissement et de l’environnement sur les maladies non transmissibles ;
    • rencontre avec la ministre chinoise de la Santé ainsi que Shuxian Huang, ministre des Affaires civiles, et les entreprises françaises de la silver économie déjà implantées en Chine. L’objectif est de favoriser la constitution d’une plateforme opérationnelle de coopération associant tous les acteurs découlant de l’accord ;
    • rencontre avec les principaux animateurs des filières francophones de formation médicale en Chine et le Club Santé autour des enjeux de formation et d’accès au marché chinois ;
    • visite de l’hôpital pour enfants de Pékin, comme preuve de l’engagement pour la santé mère-enfant qui se verra concrétisé dans un plan d’action de coopération, de formations et d’événements de haut niveau en France et en Chine.

  • Air Liquide se renforce en Arabie saoudite en acquérant la division Respiratoire d’un acteur local

    Air Liquide a annoncé début janvier 2018 l’acquisition de la division Respiratoire de l’acteur saoudien Thimar Al Jazirah Company (TAC), sous forme de prise de participation majoritaire à hauteur de 60% des parts.

    Air Liquide reprend l’activité de la division spécialisée dans la distribution des équipements respiratoires et les services de diagnostic des troubles de sommeil pour les patients souffrant de pathologies respiratoires telles l’apnée du sommeil, la ventilation ou l’insuffisance respiratoire chronique, et les solutions associées seront dorénavant proposées sous le nom commercial de VitalAire, la marque internationale d’Air Liquide dédiée à la prise en charge des patients à domicile.

    Selon Air Liquide, TAC est un partenaire stratégique, car il s’agit du principal acteur local dans ledit domaine – il prend en charge 1 400 patients résidant au domicile et sa division de Santé à domicile seule a permis de générer un chiffre d’affaires à hauteur de 5,5 millions d’euros.

    Pour Air Liquide, il s’agit à la fois d’une opération permettant d’exporter son activité « Santé à domicile » en Arabie saoudite et d’y renforcer sa position, car la société est déjà fournisseur de gaz médicaux aux hôpitaux et l’occasion de poursuivre le développement de son activité Santé au Moyen-Orient.

  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • Paris Région Start-up : trois mesures pour faire de l’Ile de France la « Sillicon Valley de l’Europe »

    A l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, a annoncé, le 10 janvier 2018, plusieurs mesures destinées à attirer les entreprises qui innovent dans des domaines comme l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique. Les mesures s’adressent principalement aux entreprises étrangères. Elles attestent de la volonté de la région d’attirer à elle des acteurs étrangers et de s’ouvrir à l’international.

    Plus de 300 start-ups françaises étaient présentes lors du salon technologique de Las Vegas. Près de 40% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. L’ « objectif du plan détaillé par la Présidente de région est double » peut-on lire sur le site internet de la région. Il s’agit de faire de l’Ile-de-France une « start-up région » à l’image de Tel Aviv et de ses environs, et la Sillicon Valley de l’Europe.

    Le projet Paris Région Start-up comporte trois axes directeurs.

    Une nouvelle solution financière pour les entreprises internationales avec le Paris Région Starter Pack

    • Objectif : faciliter l’installation d’entreprises technologiques étrangères en IDF.
    • Principe : le dispositif s’adresse aux start-ups et PME françaises ou étrangères de 5 à 250 salariés, dotées d’un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 50 M$ (soit environ 42 millions d’euros), qui décident de s’installer ou de créer une filiale en Ile-de-France. Le Pack se traduit par une aide financière pouvant atteindre 250 000 euros sur trois ans. 
    • Modalités de candidature : les entreprises doivent présenter une stratégie de croissance sur 3 ans. L’aide financière doit leur permettre de financer divers investissements et prestations.

    L’appel à projets Innov’up Proto s’ouvre aux start-ups étrangères

    • Objectif : L’appel à projets INNOV’up Proto permet à la région Île-de-France d’aider les entreprises franciliennes à mettre au point des prototypes d’innovation et à faire connaître leurs compétences. Pour la première fois, le dispositif est ouvert aux start-ups et PME étrangères qui souhaitent s’implanter en Ile-de-France.
    • Calendrier de mise en oeuvre : L’appel à projet, qui sera lancé en mai 2018, sélectionnera 10 à 15 lauréats qui bénéficieront d’un accompagnement par le pôle de compétitivité régional Cap Digital.

    Un concours international à destination des start-ups sur l’intelligence artificielle, doté d’un budget 1 million d’euros

    • Objectif : le concours « IA 2018 Paris Région » est ouvert aux entreprises franciliennes et étrangères désireuses de s’implanter en Ile-de-France.
    • Offre préexistante : ce concours vient compléter l’implication de la Région dans le projet Digital, qui vise à encourager la création d’un pôle de référence international en matière de numérique et d’intelligence artificielle à Paris-Saclay.
    • Calendrier de mise en oeuvre : le challenge sera lancé au printemps 2018 ; les lauréats seront désignés avant le mois de septembre 2018.
  • Angleterre : 6 trusts du NHS vont collaborer pour fournir des soins numériques à 3 M de personnes

    Six trusts du National Health Service ont annoncé début décembre 2017 qu’ils allaient s’unir pour fournir des soins numériques à trois millions de personnes dans le nord-est de l’Angleterre.

    Tous se sont engagés à rejoindre le programme Health Call, dont l’objectif est d’aider les professionnels de la santé issus d’organismes de santé différents à partager leurs connaissances et à mettre en place des soins numériques à grande échelle.

    Health Call a été créé à la suite de travaux réalisés dans le cadre d’un partenariat établi par le fournisseur de technologies d’e-santé Inhealthcare, qui fournit l’infrastructure numérique, et le County Durham and Darlington NHS Foundation Trust.

    Ce trust utilise des solutions d’Inhealthcare depuis 2013. Il a décidé d’élargir le partenariat à des trusts voisins afin de permettre à davantage de patients de bénéficier de leurs innovations.

    Les autres trusts impliqués dans le programme Health Call sont :

    • Newcastle Hospitals NHS Foundation Trust ;
    • Northumbria Healthcare NHS Foundation Trust ;
    • Gateshead Health NHS Foundation Trust ;
    • North Tees and Hartlepool Hospitals NHS Foundation Trust ;
    • South Tees Hospitals NHS Foundation Trust.

    Favoriser le suivi des patients à domicile

    La première vague de services Health Call est centrée sur la prévention des AVC, le diabète gestationnel, la gestion du cancer, le renoncement au tabac et la sous-nutrition.

    Un prélèvement sanguin à la maison

    L’un des services mis au point par le comté de Durham et Darlington consiste en la mise en place d’un test à réaliser à domicile (piqûre) pour les patients qui utilisent de la warfarine, un anticoagulant permettant de traiter la fibrillation auriculaire.

    Au lieu de se rendre à l’hôpital pour un suivi régulier, les malades peuvent prélever chez eux un échantillon de sang puis le soumettre à l’équipe médicale à l’aide du dispositif portatif Roche d’Inhealthcare. Le prélèvement est ensuite analysé par une infirmière spécialiste, qui est également disponible pour des conseils et qui contactera le patient si les résultats sont préoccupants.

    Les patients apprécient d’être plus autonomes

    « Nos patients gagnent du temps et n’ont pas à s’embêter à aller à la clinique – ils peuvent même soumettre leurs analyses à l’étranger s’ils partent en vacances, note Ian Dove, directeur de Health Call (source : Digitalhealth.net). Un avantage que nous n’avions pas anticipé est le sentiment d’autonomie que les [malades] ressentent lorsqu’ils contrôlent eux-mêmes leur état – ils s’investissent vraiment sérieusement pour gérer au mieux leur condition afin d’obtenir de bons résultats. »

    Par ailleurs, le Gateshead Health NHS Foundation Trust a développé un service numérique qui aide les personnes essayant d’arrêter de fumer en leur envoyant des messages de soutien et en les mettant en contact avec des cliniciens.

    La collaboration entre différents trusts permet de proposer des soins plus efficaces

    Bryn Sage, chef de la direction d’Inhealthcare, a déclaré que Health Call permettrait aux trusts d’éviter de gaspiller des ressources en développant en double certains services et de réduire le nombre d’admissions chez les médecins généralistes et dans les hôpitaux.

    « D’après notre expérience, nous croyons que le déploiement [du service] dans le nord-est [du pays] libérera des centaines de milliers de rendez-vous en permettant aux patients de prendre soin de leur santé à domicile sous la supervision de leurs équipes de soins », a déclaré Bryn Sage à Digitalhealth.net.

    L’émergence d’un réseau régional pour inciter le partage des informations

    Jusqu’ici, la collaboration entre les trusts de l’Angleterre du Nord était assez floue. En novembre 2017, le Great North Care Record (GNCR) a instauré un réseau régional afin d’encourager un meilleur partage des informations de santé dans le nord-est et le nord du comté de Cumbria.

    L’objectif du projet est de faire de la région un acteur majeur des secteurs de la santé et de la recherche médicale.

  • Téléassistance : signature d’un partenariat entre Senioradom-Sigfox et la ville chinoise de Chengdu

    Le consortium SeniorAdom – Sigfox a signé le 9 janvier 2018 un partenariat stratégique avec la ville de Chengdu afin d’y déployer sa solution de téléassistance à destination des seniors et ce, en présence des présidents français et chinois, Emmanuel Macron et Xi Jinping.

    Les deux sociétés françaises spécialisées dans l’Internet des objets se sont associées afin de proposer une solution pouvant satisfaire les besoins d’un marché émergent et à grand potentiel.

    Le soutien des autorités françaises, de Bpifrance et de Business France au cours d’une année de travail qui a précédé la signature de l’accord a été déterminant et l’objectif du consortium est de poursuivre le déploiement de sa solution dans cette région du monde, après la phase pilote de 2018 à Chengdu.

    Une solution collaborative pour coller au mieux aux besoins du marché

    Senioradom et Sigfox se sont associés afin de proposer une solution innovante de téléassistance alliant les capacités de chacune de leurs solutions propres à même de séduire les autorités chinoises.

    Senioradom commercialise depuis 5 ans sa solution de télé-bienveillance reposant sur l’IoT et l’IA qui permet de surveiller les personnes âgées et de détecter des situations d’urgence de façon non-invasive, puisqu’elle en requiert le port d’aucun appareil et ne filme pas en permanence la personne.

    La solution issue de la collaboration Senioradom-Sigfox inclut des capteurs de mouvements et d’ouverture de porte, un pendentif d’alerte et un système de géolocalisation.

    Sigfox a apporté son savoir-faire dans la conception de réseaux d’objets connectés permettant aux terminaux de transmettre les données à un cloud à bas coût et à basse consommation d’énergie.

    300 millions d’euros pour équiper les 20 plus grandes villes chinoises

    La solution va être déployée auprès de 1 500 personnes dans la ville de Chengdu – il s’agit d’une phase de test.

    Dans un contexte de vieillissement de la population, le consortium apporte une solution de prévention déployable rapidement et massivement à destination des 200 millions de seniors que compte la Chine, qui permet de réduire les durées d’hospitalisation et des soins de suite, et de pallier :

    • l’isolement des aînés ;
    • les revenus bas ;
    • le manque d’infrastructures sanitaires et d’accueil.

    À l’issue de la phase de test grandeur nature dans la ville de Chengdu, le Chengdu High-Tech Industrial Development Zone, un acteur public dédié au développement des hautes technologies, s’est engagé à investir près de 300 millions d’euros dans le déploiement de la solution dans les vingt plus grandes villes chinoises.

  • Malakoff Médéric dévoile son dispositif d’accompagnement des professionnels au CES 2018

    Malakoff Médéric a profité du CES Las Vegas pour présenter le 9 janvier 2018 sa nouvelle solution « active’mm 360 » dans la gamme des services B2B.

    La société mutualiste a également profité de l’occasion pour annoncer Idinvest Partners comme partenaire financier sélectionné pour gérer MM Innov, son fonds d’investissement dédié aux start-ups et dont la création avait été annoncée en octobre 2017.

    Nouveau service à destination des entreprises clientes

    Le dispositif dévoilé, activ’mm 360, élaboré en collaboration avec les start-ups Ignilife et H4D, est proposé aux entreprises clientes souhaitant agir sur trois axes :

    • piloter le développement de la qualité de vie au travail ;
    • améliorer le bien-être et la santé des collaborateurs ;
    • réduire les risques d’absentéisme au travail.

    L’objectif de la solution est de proposer des dispositifs de prévention personnalisés en conjuguant collecte et analyse des données internes et externes à l’entreprise. Elle est capable de calculer et définir des modèles de prédiction de l’absentéisme et propose des solutions disponibles aux employeurs à travers l’application dédiée, activ’mm Pro.

    Stratégie d’investissement dans le start-ups

    Anticiper les évolutions de marché, suivre et accompagner les innovations, et accélérer la transformation digitale et de la data du groupe, telles sont les motivations à l’origine de la création du fonds d’investissement dénommé « MM Innov’ ».

    Les fonds visent les start-ups œuvrant dans les domaines de :

    • la e-santé ;
    • la fintech ;
    • les services B2B, dont les ressources humaines en particulier.

    Thomas Saunier, le DG de Malakoff Médéric souligne qu’à terme la création de ce fonds vise à :

    • optimiser la stratégie d’investissement dans les start-ups fondée sur la combinaison d’un rendement financier et la recherche de nouveaux relais de croissance dans le cadre de l’amélioration de la  performance ;
    • faire émerger des partenariats stratégiques ou commerciaux avec les start-ups accompagnées.

  • Boehringer Ingelheim injecte 250 millions d’euros dans son fonds BIVF au service de l’innovation

    Boehringer Ingelheim, le laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les traitements innovants dans la santé, publie dans un communiqué de presse du 8 janvier sa décision d’augmenter considérablement le financement de son fonds de capital-risque réservé à l’effort d’investissement « Venture Fund Boehringer Ingelheim » en le dotant de 250 millions d’euros.

    Les fonds injectés seront utilisés notamment à l’investissement dans les start-ups des secteurs de la santé numérique, de la médecine régénérative et des maladies infectieuses.

    L’augmentation du capital d’investissement est associé à une stratégie d’accroissement de présence sur le territoire américain dont la mise en œuvre commence par une augmentation d’effectifs.

    Appui de la recherche médicale et universitaire

    Le fonds créé en 2010 vise principalement les société de biotechnologie travaillant au développement de programme thérapeutiques innovants dans les domaines suivants : immuno-oncologie, médecine régénérative, maladies infectieuses et santé numérique.

    Le BIVF peut également financer l’essaimage à partir du monde universitaire et la conduite de projets sur une période de 5 à 7 ans et notamment en apportant le capital d’amorçage et le premier fond d’amorçage. Les investissements échelonnés varient entre 0,5 et 3 millions d’euros et peuvent atteindre 10 à 15 millions d’euros de financement.

  • Les laboratoires pharmaceutiques doivent réviser leur stratégie digitale, selon Les Echos Etudes

    Confrontés à la concurrence croissante des GAFAMs sur leur propre marché, les laboratoires pharmaceutiques doivent réviser leur modèle organisationnel et leur stratégie afin de répondre aux enjeux du digital en santé, selon des pistes esquissées par les auteurs d’une étude réalisée conjointement par Les Echos Etudes, Health Innov, EuroHealthNet, publiée fin décembre 2017 et dont H&TI s’est procuré la synthèse.

    La révolution numérique induit des bouleversements majeurs au sein des entreprises, modifiant organisation, business model, culture d’entreprise et mode de management.

    Pourtant, soulignent les auteurs de l’étude, « peu de laboratoires ont construit un design organisationnel permettant de porter cette transformation digitale », à l’exception de quelques initiatives engagées par les Big pharma. Sanofi, Roche ou encore GSK commencent à structurer un écosystème élargi à la sphère digitale, au travers de living labs et d’incubateurs…

    Face à la concurrence des GAFAMs sur leur propre marché, ils doivent néanmoins réviser leur modèle organisationnel selon des pistes esquissées par les auteurs de cette étude dont le titre est évocateur : « Les stratégies digitales des laboratoires pharmaceutiques : Transformation des organisations, nouveaux réseaux d’innovation et écosystème élargi à l’ère du connected care ».

    Le pouvoir disruptif du digital dans la santé et ses implications pour les laboratoires pharmaceutiques

    Les auteurs  soulignent que  « la création de valeur dans le secteur de la santé ne repose plus uniquement sur le médicament, mais aussi sur des services et des solutions que les acteurs du numérique investissent activement. Le digital crée de véritables opportunités d’innover dans les services et la promotion de la santé ». Toutefois, si les laboratoires ont conscience de la nécessité de réviser leurs modèles organisationnels, les démarches effectuées en ce sens demeurent à ce jour insuffisantes.

    La montée en puissance des GAFAMs, des Big/Med Tech et des opérateurs de l’information cognitive dans le monde pharmaceutique

    L’étude relève que les principaux acteurs du web (les GAFAMs) ont développé des plateformes mobiles, applications, et outils connectés reposant sur des données de santé ou de bien-être. Sont notamment cités Apple HealthKit, Samsung Digital Health Initiative, Microsoft HealthVault, Google Android Wear, Google Fit et Nike+. Certains d’entre eux ont conclu des partenariats avec des établissements hospitaliers américains.

    « Une nécessaire évolution des organisations et des compétences » s’impose dans le monde pharmaceutique

    Ces nouveaux acteurs de l’économie numérique menacent les laboratoires pharmaceutiques traditionnels. Ainsi, « face à cette menace, une nécessaire évolution des organisations et des compétences » s’impose au sein du monde pharmaceutique.

    Les laboratoires pharmaceutiques privilégient une organisation en Business Units, laquelle favorise peu la transversalité. Or, relèvent les auteurs de cette étude, le digital impose une transversalité. Les digital teams des laboratoires « ne permettent pas encore de compenser ce manque de transversalité ».

    Plusieurs outils permettent de mener à bien cette transformation digitale

    Parmi les propositions formulées pour faire évoluer le modèle économique des laboratoires pharmaceutiques et mener à bien la transformation digitale, retenons notamment : 

    • La création d’innovation labs, hackatons, intégration et création d’incubateurs, soutien au développement de start-up ;
    • L’affirmation de la place du digital dans les stratégies de services des laboratoires pharmaceutiques ;
    • La création de partenariats entre les nouveaux acteurs de l’économie numérique et les laboratoires pharmaceutiques.

    L’étude s’achève par l’analyse comparée de deux nouveaux modèles d’organisation mis en oeuvre par Sanofi et Pierre Fabre.

  • Les grands chantiers de la e-santé abordés lors de la journée des industriels de l’ASIP Santé

    L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP Santé) organisait, le 21 décembre 2017, la journée nationale des industriels de la e-santé en présence de plus de 200 acteurs industriels et institutionnels spécialisés dans ce champ.

    Y ont été évoqués les grands chantiers actuels et futurs de la e-santé, tels le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information ou la nouvelle Règlementation européenne pour la protection des données personnelles (RGPD) pour les acteurs de la e-santé et le rôle de l’ASIP Santé à l’égard des différents acteurs du secteur.

    La journée nationale des industriels de l’ASIP Santé a réuni près de 200 acteurs du secteur des systèmes d’information de santé, dont des DSI d’établissements sanitaires, des organes institutionnels, des éditeurs de logiciels et des représentants de fédérations. 

    Les intervenants de la matinée ont évoqué leurs travaux en cours, notamment l’utilisation du NIR comme nouvel INS, le projet de migration vers l’IGC Santé, le Règlement européen pour la protection des données personnelles (RGPD), la création du cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS). Les intervenants de l’après-midi ont évoqué la nouvelle procédure de certification des hébergeurs des données de santé (HDS).

    L’utilisation du Numéro d’Inscription au Répertoire (NIR) comme Identifiant national de santé (INS)

    Frédéric Law-Dune, chargé de mission expert sécurité et référentiel à l’ASIP Santé, a notamment évoqué le calendrier de mise en œuvre du décret n°2017-412 du 27 mars 2017. Pris en application de l’article 193 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, ce décret encadre l’utilisation du Numéro d’Inscription au Répertoire (NIR) en tant qu’identifiant national de santé (INS). L’intervenant en a précisé les modalités techniques d’utilisation.

    Conséquences de la règlementation européenne pour la protection des données personnelles (RGPD) pour les acteurs de la e-santé

    Florence Eon, Directrice juridique au sein de l’ASIP Santé, a décrit les modalités d’application du Règlement européenne pour la protection des données personnelles (RGPD), effectif à compter de mai 2018 dans tous les pays de l’Union européenne et ses implications pour les acteurs de la e-santé.

    Ces derniers seront tenus d’établir un contrat avec leurs clients précisant les obligations de chaque partie (art. 28 RGPD), de recenser par écrit les instructions des clients concernant le traitement de ses données pour montrer que le sous-traitant agit « sur instruction documentée du responsable de traitement », etc.

    Renforcer la sécurité des systèmes d’information dans les établissements sanitaires et médico-sociaux grâce à la prévention et à la sensibilisation

    Sébastien Tanguy, responsable de la sécurité des systèmes d’information du CHU Caen-Normandie a décrit son plan d’action pour prévenir les risques d’attaque des SI par des cybervirus et en limiter les conséquences sur les établissements de soin et de recherche. Il propose ainsi d’améliorer la coordination entre le biomédical et la DSI, de sensibiliser les acteurs au sein des laboratoires aux risques encourus, de mettre en place des solutions web de partage de fichiers autres que la messagerie, de définir précisément la conduite à tenir en cas d’attaques, ou encore, d’impulser une nouvelle stratégie de filtrage des pièces-jointes. 

    L’ASIP a réaffirmé, lors de l’intervention de son représentant, vouloir « changer ses méthodes » afin d’accompagner au mieux les industriels spécialisés dans le champ de la e-santé.