Efficience

  • Alliance eHealth : des investissements sont nécessaires pour appuyer la transformation de la santé

    L’Alliance eHealth France, en réponse à l’annonce de la transformation du secteur de la santé du Premier ministre et de la ministre de la Santé, publie dans un communiqué du 14 février 2018 les réactions que cette annonce lui inspire.

    L’association représentant les industriels du numérique en santé, constituée de LESISS, du Leem, du Snitem et de SYNTEC Numérique, salue les réformes annoncées du système de santé et manifeste sa volonté d’être associée à la réflexion qui doit être engagée avec les acteurs.

    Par ailleurs, les industriels rappellent qu’une transformation telle que celle annoncée doit être soutenue financièrement et mettent en garde contre le manque d’investissement de soutien afin de maintenir la position de la France sur l’échiquier international.

    La mission « E-santé » chapeautant les instances pilotant le numérique en santé saluée

    Si l’Alliance se réjouit de la prise en compte de la nécessité de donner une place prioritaire au numérique en santé, elle émet des réserves quant au succès de la mission si elle ne s’accompagne pas d’un appui financier.

    L’Alliance eHealth salue :

    • la formulation des 3 objectifs concrets pour l’année 2018 concernant les données médicales devant être disponibles en ligne, la dématérialisation des prescriptions et le partage de l’information entre l’ensemble des professionnels de santé ;
    • l’instauration de la mission « E-santé » auprès de la ministre de la Santé, qui constitue une réponse de longue date de la part de l’industrie de regrouper les instances pilotant le numérique en santé.

    L’association profite de cette occasion pour affirmer sa position quant à la nécessité de poursuivre le développement de nouvelles solutions numériques et de la télémédecine en particulier, au service d’un meilleur suivi médical et d’un parcours de soins plus efficace, et ce au-delà de la généralisation de la téléconsultation.

    Mises en garde et recommandations : les financements et une stratégie pluriannuel font défaut

    Les industriels du numériques mettent toutefois en garde contre l’impact négatif d’un manque de soutien financier adéquat et font des propositions de planification de la stratégie de transformation comme suit :

    • un changement d’échelle est nécessaire et les investissements actuellement alloués au virage numérique en sont pas à la hauteur de la mission ;
    • le développement d’une filière industrielle d’excellence en e-santé est nécessaire ; il faut capitaliser sur les savoir-faire nationaux reconnus dans le cadre de la réorganisation de l’offre de soins ;
    • un plan pluriannuel de développement du numérique en santé doit être élaboré au plus vite pour éviter à la nation d’être dépassé par les États qui ont déjà inscrit le progrès du numérique en santé et les moyens financiers associés dans leur stratégies nationales.
  • Data : BC Platforms noue un partenariat avec Pfizer et Amgen pour gérer leurs données de santé

    BC Platforms, société spécialisée dans les solutions de gestion de données génomiques fondées sur les données du monde réel, a signé le 13 février 2018 un contrat avec Pfizer Finlande pour lui fournir un service de gestion de ses données liées aux maladies cardiovasculaires.

    Ce contrat intervient un mois après la signature d’un contrat similaire avec Amgen Finlande, le 9 janvier 2018, à qui BC Platforms offrait ses services de recherche médicale reposant sur le big data dans les maladies cardiovasculaires et l’oncologie. Ces partenariats reposent sur l’exploitation des données massives des centres de soin et de recherche finlandais au profit de la recherche clinique.

    Pfizer Finlande souhaite améliorer la compréhension des pathologies cardiovasculaires

    Pfizer Finlande va s’appuyer sur la plateforme BCRQUEST.COM afin d’exploiter les données sur les maladies cardiovasculaires et plus exactement la fibrillation auriculaire. La population de données à exploiter a été recueillie par l’hôpital universitaire de Turku et par d’autres centres de soin, auprès de patients souffrant de ladite pathologie, et qui auront été anonymisées au préalable.

    Le partenariat impliquera également Microsoft dont la contribution passera par la mise à disposition de sa plateforme cloud Microsoft Azure.

    Étant donné qu’il s’agit d’une des premières causes de mortalité dans le monde, Pfizer souhaite approfondir sa compréhension des pathologies cardiovasculaires, des maladies complexes afin de proposer les meilleurs traitements possibles.

    BC Platforms se félicite d’avoir été choisi par le leader des traitements des maladies cardiovasculaires et souligne l’opportunité que représente ce type de partenariat dans le domaine de l’exploitation des données fournies par des systèmes de santé innovants et l’optimisation de la recherche et des résultats cliniques.

    À noter que Pfizer et BC Platforms font partie du projet FinnGen, un des plus grands projets de recherche au monde visant à améliorer la santé humaine grâce à la recherche génétique.

    Amgen s’associe avec BC Platforms pour améliorer sa recherche clinique en oncologie

    Amgen a recours à la plateforme de BC Platforms pour étudier les données sur les maladies cardiovasculaires et osseuses, les hémopathies malignes et d’autres types de cancer.

    Amgen s’appuie sur BCRQUEST.COM à deux fins notamment :

    • générer des données probantes du monde réel pour trouver et étudier des groupes de patients sur la base de données cliniques et génétiques combinées ;
    • effectuer des analyses de faisabilité en temps réel pour le recrutement d’essais cliniques et d’autres études axées sur les données.

    En Finlande, une législation favorable à l’utilisation des données de santé, comme en témoigne l’inscription de l’exploitation des données génomiques dans sa stratégie nationale, concerne non seulement l’utilisation des données cliniques à des fins de recherche publique, mais également de recherche privée.

    BC Platforms a mis en place et ouvert un réseau mondial de biobanques avec Microsoft afin de fournir des données de cohortes génomiques et cliniques pour la recherche et le développement pharmaceutique.

    La société ambitionne de devenir la principale plateforme analytique mondiale dans le domaine de la santé d’ici 2020, en donnant accès à pléthore de données génomiques et cliniques et d’échantillons provenant de plus de 5 millions de sujets, toutes consolidées au sein d’un réseau mondial de biobanques.

  • Intelligence artificielle : le NHS encourage la collaboration entre l’Inde et le Royaume-Uni

    Une délégation britannique, composée de représentants des meilleurs hôpitaux du National Health Service (NHS) et des principaux fournisseurs de soins du Royaume-Uni, s’est rendue en Inde du 4 au 8 février 2018 pour encourager l’innovation dans le domaine de la santé.

    Dirigée par le président du NHS England, Sir Malcolm Grant, la délégation a concentré son attention sur les technologies de santé novatrices telles que l’intelligence artificielle (IA) et la promotion de la collaboration entre les deux pays.

    Le NHS souhaite soutenir l’Inde dans la transformation de son industrie de santé

    Une attention particulière portée sur l’IA et la réalité virtuelle

    Le haut-commissariat britannique en Inde a déclaré que la mission était focalisée « sur l’innovation dans les soins et [qu’elle avait pour objectif de répondre] aux besoins changeants de l’offre médicale car les technologies (…) telles que l’intelligence artificielle (IA), les capteurs portables et la réalité virtuelle [devenaient] de plus en plus courantes. »

    Réduire les coûts et proposer des soins plus personnalisés grâce à aux nouvelles technos

    Les délégués médicaux britanniques ont expliqué à leurs homologues indiens comment ils pouvaient réduire les coûts au sein de l’industrie, augmenter l’accès aux soins dans les zones reculées et fournir des solutions de soins plus personnalisées grâce aux nouvelles technologies.

    Health tech : le NHS collaborera avec l’Inde pour déployer de nouvelles solutions

    Le NHS dispose d’un « solide héritage dans le développement (…) de la technologie »

    « Alors que le National Health Service fête son 70e anniversaire, il continue d’être classé parmi les plus importants systèmes de santé au monde, a déclaré Sir Grant dans un communiqué (source : Digitalhealth.net). Nous sommes fiers de notre solide héritage dans le développement de la science et de la technologie mais nous continuons à investir dans l’innovation pour améliorer [l’offre de soins délivrée] aux patients et relever les défis du XXIe siècle. »

    Inde : une industrie de la santé de plus en plus tournée vers la health tech

    La délégation commerciale britannique a assisté aux événements suivants :

    • une conférence organisée à Delhi sur l’avenir des soins avec des directeurs d’hôpitaux, des instituts médicaux, des universités et des sociétés de soins ;
    • une table ronde à Delhi avec dix directeurs d’hôpitaux locaux ;
    • au sommet India-UK Createch, qui s’est tenu à Bombay le 6 février 2018. L’événement avait pour but d’explorer les avantages de la convergence de la créativité et de la technologie (Createch) au sein de l’industrie de santé et plus précisément la manière dont cette fusion permet la création de nouveaux produits, services et expériences à valeur ajoutée.
    • Elle a également visité à Hyderabad (sud de l’Inde) le site d’un hôpital Apollo. Les hôpitaux Apollo sont les premiers centres de soins hyper spécialisés du pays à proposer des services axés sur la médecine moderne.

    Par le biais de cette visite commerciale, le NHS souhaite « développer l’intérêt commun et croissant entre l’Inde et le Royaume-Uni en ce qui concerne les derniers systèmes intelligents et les nouvelles solutions novatrices [disponibles sur le marché] en matière de soins », a ajouté Sir Malcolm Grant.

  • Artificial intelligence: NHS encourages collaboration between India and the United Kingdom

    A UK delegation composed of representatives from top NHS hospitals and leading healthcare providers in the UK visited India from February 4-8th to encourage innovation in the field of health.

    Led by chairman of NHS England Sir Malcolm Grant, the delegation focused on disruptive health technologies such as artificial intelligence (AI) and promoted collaboration between the two countries.

    NHS would like to support India to transform its health industry

    A special focus on AI and virtual reality

    The British High Commission in India stated that the mission was focused on « innovation in healthcare » and it was intended to « address the changing needs of medical provision as disruptive technologies such as artificial intelligence (AI), wearable sensors, and virtual reality become increasingly commonplace. »

    To reduce costs, improve access to health and offer more personalized care via new technology

    The UK healthcare delegates explained to their Indian counterparts how they could reduce costs in the industry, increase access to care in remote areas, and provide more personalized care solutions through new technology.

    Health Tech : NHS wants to work closely with India to deploy new solutions

    The NHS has a « strong heritage in science and technology development »

    « As the National Health Service reaches its 70th anniversary year it continues to be ranked amongst the foremost health systems in the world, » Sir Malcolm Grant said in a statement (source: Digitalhealth.net). « We are proud of our strong heritage in science and technology development, but we continue to invest in innovation to improve patient care and meet the challenges of the 21st century. »

    India: Healthcare industry increasingly focused on health tech

    The trade delegation attended the following events:

    • A conference in Delhi focused on the future of healthcare with senior management of hospitals, medical institutes, colleges and healthcare companies;
    • A round-table meeting in Delhi with ten local hospitals’ CEOs;
    • The India-UK Createch Summit, held in Mumbai on February 6th 2018. The event aimed to explore the convergence of creativity and technology (Createch) and how it’s enabling the creation of new value-added products, services and experiences.
    • It also visited the site of an Apollo hospital in Hyderabad (southern India). Apollo Hospitals are the country’s leading super specialty hospital which give patients the best of modern healthcare.

    Through this trade visit, NHS wants to « nurture the common and growing interest between India and the UK regarding the latest smart systems and pioneering new healthcare solutions, » Sir Malcolm Grant added.

  • Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge

    Un sondage rendu public le 6 février 2018 réalisé par le Deloitte Center for Health Solutions pour le compte de NEJM Catalyst, révèle que les financeurs et pourvoyeurs de soins américains concentrent désormais l’essentiel de leurs efforts sur le « population health management ». 

    Le concept de population health management (PHM) consiste à suivre la trajectoire d’une population présentant un même profil de santé et à adapter les stratégies de soins et de suivi en fonction de ses besoins. Si ce concept a été développé aux Etats-Unis, le Canada francophone, au début des années 2000, a adopté une notion similaire – celle de « responsabilité populationnelle en santé – dont la France et la Grande-Bretagne s’inspirent actuellement.

    La Fédération hospitalière de France a fait de la santé populationnelle une priorité politique pour la période 2017-2022. Elle élabore actuellement un guide sur le sujet à l’usage des acteurs du système de santé, à paraître en mai 2018.

    Dans un entretien accordé à H&TI en juillet 2017, Antoine Malone, directeur de projets à la FHF, définissait l’approche populationnelle en santé de la manière suivante : « La responsabilité populationnelle vise à suivre la trajectoire du patient sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, et à répondre ainsi au défi posé par la triple transition épidémiologique, démographique et technologique via des systèmes intégrés. Elle se distingue donc de la notion de parcours par une intégration complète de l’ensemble des services et acteurs autour des besoins des patients et de la population, avec eux et pour eux. »

    Genèse nord-américaine du concept de population health management 

    Un concept développé aux Etats-Unis pour structurer un système de soins intégrés

    Développé aux Etats-Unis au cours des années 1990, le concept de population health management (PHM) est l’extension du disease management (qui renvoie au ciblage de patients atteints d’une maladie définie) à une population spécifique pour une pathologie donnée, par exemple tous les assurés diabétiques d’une région.

    Le PHM est un mode d’organisation et de financement des soins, dont la finalité première est d’aider les professionnels de santé et les financeurs à évaluer le profil de santé et les besoins de populations présentes sur un territoire défini, dans une logique curative et préventive. L’objectif du PHM est de segmenter des populations de patients atteints de la même maladie, d’évaluer leurs besoins et de leur dispenser des soins adaptés.

    L’objectif financier du modèle, tel qu’il a été développé aux Etats-Unis, consiste à réduire les dépenses en prévenant les risques d’apparition de pathologies au sein de populations « bien-portantes » et d’améliorer le suivi et l’état de santé de populations atteintes de maladies chroniques. La logique inhérente au dispositif est préventive : le ciblage de population doit permettre d’identifier et de combler les failles dans la prise en charge de populations à risque ou « bien-portantes ».

    Rôle fondamental des outils numériques dans l’approche populationnelle

    Le concept de « Population Health Management » a été consacré en droit américain par le Patient Protection and Affordable Care Act (PPACA) promulgué le 30 mars 2010. Il repose sur plusieurs leviers technologiques, financiers et institutionnels : 

    • technologiques : le PHM repose sur de puissants systèmes d’agrégation et de traitement des données issues de sources multiples, permettant d’identifier et de segmenter les populations selon leur profil médical sur un territoire défini, d’analyser leurs besoins, de dispenser les soins appropriés, d’assurer leur suivi de long terme et de prédire l’évolution de leur état de santé. 
    • financiers : le système repose sur des indicateurs de performance et des leviers financiers incitatifs visant à encourager les médecins à faire porter leurs actions sur les populations les plus malades ou reléguées aux marges du système de soins (car défavorisées, ou mal informées, etc.).
    • institutionnels : les données permettant de faire émerger le profil sanitaire d’une population donnée à l’échelle d’un territoire proviennent de multiples sources : les acteurs institutionnels pourvoyeurs de données doivent accepter de mutualiser ces données et d’engager une dynamique partenariale.

    Une approche québécoise centrée sur la « responsabilité des parties prenantes » 

    Le Québec a développé au cours des années 2000 un concept proche intitulé « responsabilité populationnelle en santé », qui met en avant la notion de responsabilité des acteurs du systèmes de santé (médecins, assureurs, acteurs de la prévention). L’objectif de la « responsabilité populationnelle » est d’assurer un état de santé maximal chez la population d’un territoire, compte tenu des ressources disponibles. Elle est destinée à coordonner l’offre de soins et de services médico-sociaux en fonction d’une population donnée plutôt qu’en fonction d’un individu. 

    La notion de « responsabilité » constitue la clé-de-voute de ce modèle. Elle est fondée sur l’idée que les autorités locales ont une responsabilité vis-à-vis de leurs administrés, et doivent garantir l’accessibilité aux services concernés, mener des actions de prévention et prévenir les ruptures dans la prise en charge. La responsabilité populationnelle en santé et ses déclinaisons canadiennes ont fait l’objet de plusieurs travaux d’évaluation.

    L’imputabilité change avec la responsabilité populationnelle : les acteurs du territoire doivent s’organiser pour améliorer l’expérience de soins du patient et la santé de la population. L’approche populationnelle doit permettre de générer une triple amélioration de la prise en charge, du bien-être au travail et de l’équilibre budgétaire du système. C’est une modalité de transformation du système, comme l’expliquait Antoine Malone dans l’entretien accordé à H&TI en juillet 2017.

    Un concept transposable au contexte français ?

    La FHF s’est saisie de la question et l’a érigée en priorité politique pour la période 2017-2022

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a repris à son compte le concept de « responsabilité populationnelle » – inspiré du modèle québecois.

    La FHF publiait le 28 mars 2017 sa « plateforme politique » pour la période 2017-2022, en vue d’impulser « un nouvel élan rassembleur au sein du système de santé » dans le contexte de l’élection présidentielle de 2017. La Fédération identifiait ainsi 12 priorités, dont la deuxième proposait « d’engager une révolution dans l’organisation de notre système en le fondant sur le principe de la responsabilité populationnelle ».

    La FHF a dégagé cinq lignes directrices permettant de mettre en oeuvre la santé populationnelle en France

    La responsabilité populationnelle recouvre plusieurs enjeux. La FHF en retient une définition analogue au modèle canadien. La responsabilité populationnelle en santé implique selon elle « l’engagement de l’ensemble des acteurs du territoire autour d’objectifs communs pour l’amélioration de la santé de la population sur leur territoire. Elle leur demande d’agir collectivement afin de rendre accessible un ensemble de services sociaux et de santé pertinents et coordonnés ».

    La Fédération dégage cinq lignes directrices pour traduire le concept de responsabilité populationnelle en action : aligner les standards de qualité sur les standards mondiaux, placer les professionnels de santé au coeur de la démarche populationnelle, intégrer la qualité aux objectifs des territoires de santé, développer « massivement » les enquêtes et recherches médico-économiques territorialisées, développer à l’échelle territoriale les outils incitatifs nécessaires à l’atteinte des objectifs qualité.

    Responsabilité populationnelle en santé dans le contexte français : un guide en préparation, à paraître en mai 2018

    Antoine Malone, directeur de projet à la FHF, prépare actuellement un guide dédié à la responsabilité populationnelle, à l’usage des professionnels de santé et des acteurs institutionnels. Elaboré en collaboration avec trois étudiants et un tuteur de l’Executive MBA Santé Paris Dauphine (Université Paris Dauphine), ce document examinera la mise en oeuvre pratique de la responsabilité populationnelle dans un contexte français. Ce guide sera rendu public en mai 2018, à l’occasion de Hôpital Expo.

    Ce guide interrogera les modalités de transposition de ce modèle nord-américain au contexte socio-sanitaire français et ses applications possibles en France à travers, notamment, les GHT.

  • 63 % des Français favorables au développement de la e-santé (Sondage Odoxa)

    L’institut Odoxa a rendu public le jeudi 15 février 2018 les résultats d’une enquête sur la e-santé, réalisée auprès d’un échantillon de 982 Français par internet les 7 et 8 février 2018.

    Il ressort de cette enquête que l’essor de la e-santé est bien perçu par 63% des personnes interrogées. En revanche, les Français ont une connaissance et un usage encore inégaux des outils de la e-santé, invitant davantage de « communication et d’information » de la part des pouvoirs publics et des acteurs privés.

    Si le développement de la e-santé est globalement bien perçu, les innovations en la matière sont inégalement connues

    L’essor de la e-santé est globalement bien perçu

    Le développement de la e-santé constitue une source d’espoir pour 63% des personnes interrogées. Parmi elles, les jeunes sont les plus optimistes (72%), talonnés de près par les CSP+ (70%), les hommes (68%) et les femmes (58%). Les personnes âgées de plus de 65 ans se montrent positives, bien que d’une courte majorité : 55% des seniors interrogés se disent optimistes.

    Les innovations en e-santé sont inégalement connues

    Les personnes interrogées connaissent les dispositifs de télémédecine et des objets connectés : 75% d’entre elles en ont déjà entendu parler. En revanche, la chirurgie augmentée et le big data en santé leur sont moins familiers : 62% des sondés ignorent l’existence de la chirurgie augmentée. Seuls 28% d’entre eux déclarent connaître le big data en santé.

    Pour progresser, l’usage des outils de e-santé doit être encouragé par les secteurs public et privé

    Un usage encore modéré des outils de santé

    Seuls 37% des sondés disent se servir « souvent » ou « de temps en temps » d’objets connectés pour suivre leur santé ou leur activité physique. Les jeunes les utilisent en majorité (60%) tandis que les CSP+ y ont recours pour une petite moitié d’entre eux (46%). A Emile Leclerc, directeur d’études à Odoxa, de conclure : « de l’information et de la communication sont donc toujours nécessaires ».

    L’essor de la e-santé doit résulter d’un effort conjoint des secteurs public et privé

    65% des personnes interrogées considèrent que la e-santé se développera efficacement par une bonne coopération entre les secteurs public et privé. Seuls 24% d’entre elles pensent que le public doit encadrer le développement de la e-santé pour prévenir le risque de dérives ou d’abus. 10% des sondés y sont défavorables.

  • L’URPS Médecins libéraux Ile-de-France signe une charte de bonnes pratiques e-RDV médicaux

    Alors que de nombreux médecins et patients utilisent des plateformes de rendez-vous en ligne, par Internet ou par Appli mobile, la commission Nouvelles technologies de l’URPS Médecins Ile-de-France, a souhaité promouvoir un contexte de confiance dans l’usage de ces nouveaux outils.

    Ainsi, ses représentants ont signé, jeudi 15 février 2018, la première charte pour la protection des utilisateurs et des patients, en présence des éditeurs de plateformes de prise de rendez-vous en ligne.

    L’objectif de la charte e-RDV Médicaux est d’engager les plateformes à adopter les principes du Conseil de l’Ordre des médecins et de bonnes pratiques.

    Genèse du projet

    Fin 2016 : constat de l’apparition d’un marché non structuré, avec plus de 50 outils disposonibles du le marché et une dificulté pour les médecins libéraux de choisir.

    Courant 2017 : L’URPS Médecins décide de recenser ces solutions en lançant une étude de marché de 15 plateformes de rendez-vous en ligne.

    Il s’agit de Allodocteur.fr, Doc.fr, Docavenue.com, Docteuralphonse.fr, Accueilpro.fr, Doctolib.fr, GPSsante.fr, KelDoc.fr, Madeformed.com, MonDocteur.fr, Pagesjaunesdoc.fr, Rendezvousfacile.com, Rdv-med.fr, Rdvmedicaux.com, RDVsanté.fr.

    Le constat de cette étude est qu’il y a « un manque de transparence, un flou contractuel et que certains annuaires présentent des zones d’ombre ».

    Il est décidé de co-construire une charte de bonnes pratiques avec les plateformes.

    Les points clés de la charte de confiance e-RDV médicaux

    • Pour le médecin, un espace de présentation accessible  à tout moment pour mise à jour ;

    • un médecin ne doit pas être associé à un contenu publicitaire ;

    • pas de dépôt d’avis de patients ;

    • accès facile à l’annuaire de médecins du Conseil de l’Ordre des médecins ;

    • pas de mise en avant de certains médecins contre rémunération ;

    • respect des spécialités médicales définies par le Conseil de l’Ordre ; 

    • respect du secret médical et confidentialité des données; 

    • accessibilité de la plateforme (pas de coût supplémentaire pour le patient). 

    En plus, l’URPS demande une transparence quant aux sources de financement des sites et les liens capitalistiques éventuels avec des structures publiques ou privées en relation avec le domaine de la santé.

    Enfin, la Charte e-RDV Médicaux précise qu’un contrat doit être signé entre la plateforme et le médecin, contenant la durée d’engagement, un préavis de résiliation de 30 jours maximum et la réversibilité des données au terme du contrat. 

    Les signataires de la charte au 15 février 2018 sont : Alaxione.fr, AlloDocteur.fr, Calendovia.com, DocAvenue.com, Doctolib.fr, Docteur-rendez-vous.fr, Keldoc.com, LogicRdv.fr, Madeformed.com, MonDocteur.fr.

    3333tel.com et Pagesjaunesdoc.fr signeront dans les prochains jours. 

    L’URPS actualisera son étude de marché en 2018 et  effectuera un suivi détaillé de l’évolution des plateformes suite à la signature de la charte.

  • DGS : prévention, big data et bioéthique parmi les chantiers dans le cadre de la SNS (J. Salomon)

    Jérôme Salomon, a annoncé les priorités de la Direction générale de la santé (DGS) dont il est assure la direction depuis le 8 janvier 2018, dans une interview publiée sur le site du ministère des Solidarité et de la Santé, le 12 février 2018.

    Parmi les objectifs de la DGS, on trouve la mise en œuvre des priorités de la feuille de route ministérielle axée sur la prévention, ainsi que la mise en place des sept objectifs de prévention fixés par Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la santé.

    Mise en œuvre des objectifs fixés par le ministère de la Santé

    Le rôle de la DGS, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (SNS)

    En accord avec les priorités fixées par la feuille de route ministérielle et dans cadre de la Stratégie nationale de santé, le rôle de la DGS est de se focaliser sur la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux visant à instaurer un comportement responsable chez les citoyens et à prendre mieux en charge les personnes en perte d’autonomie ou un public plus jeune, à travers les 7 objectifs de prévention du ministère, déclinés comme suit :

    • alimentation saine et activité physique quotidienne, lutte contre les conduites addictives ;
    • interventions auprès des plus jeunes ;
    • prévention des maladies infectieuses ;
    • santé mental ;
    • environnement et conditions de travail favorables à la santé ;
    • politique de dépistage et prévention de la perte d’autonomie.

    Priorités personnelles du directeur

    En tant que directeur de la DGS, Jérôme Salomon a annoncé trois priorités personnelles :

    • développer une vision réformatrice et innovante avec un objectif générationnel en faisant bénéficier la cohorte 2018 de l’essentiel des nouvelles interventions ;
    • renforcer le rôle actif du patient au sein du système de santé en le responsabilisant : accroître la place des patients dans le système de santé en assurant la promotion du patient-acteur avec le nouveau rôle clé du grand public, les enjeux de bien viser et toucher la cible attendue, d’utiliser davantage les réseaux sociaux ;
    • combattre les inégalités : lutter contre les inégalités territoriales, sociales de santé et d’accès à l’information en développant l’information disponible et en utilisant les innovations de rupture.

    Missions internationales et d’innovation : big data, risque sanitaires, prise en charge des maladies chroniques et mentales et le territoire Outre-Mer

    Jérôme Salomon annonce, pour 2018, le renforcement du système national de collecte et d’analyse des données de santé, recouvrant open data et big data, et les moyens de la recherche en santé publique.

    Dans le cadre de sa mission de veille nationale et internationale, la DGS va renforcer l’évaluation et l’anticipation des risques sanitaires afin d’en améliorer la gestion, qu’ils soient d’ordre environnemental ou alimentaire, pour une meilleure protection de la population.

    La DGS assure également une mission de représentation de la France au sein des instances européennes, de l’OMS, mais également dans le cadre du G7 et du G20.

    Une attention particulière sera accordée aux enjeux de la prise en charge d’un public vulnérable ainsi que des prises en charge innovantes des maladies chroniques et des maladies mentales.

    Pour répondre aux exigences de terrain, une stratégie de santé spécifique Outre-Mer sera élaborée et ces territoires auront droit à un volet spécifique du dispositif ORSA (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles).

  • 5 hôpitaux testent le programme HéMaVie, plateforme en ligne dédiée aux malades de myélome multiple

    Le programme HéMaVie, développé par le laboratoire Celgene et l’AF3M (L’Association des Malades du Myélome Multiple), lauréat du 28e Festival de la Communication Santé dans la catégorie « Communication Médicale », est testé depuis début février 2018 à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP) à Créteil, le Centre Hospitalier Universitaire de Tours, le Centre Hospitalier Universitaire de Caen, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes et Centre Hospitalier Universitaire de Limoges.

    Cette plateforme en ligne, dédiée aux malades de myélome multiple (un cancer de la moelle osseuse), à leurs proches et à leurs professionnels de santé, doit contribuer à l’amélioration du parcours de soins.

    Observia, société de service experte dans l’expérience du patient et la mise en place d’actions d’accompagnement, est le maître d’œuvre du projet.

    Une phase pilote démarrée sur 5 sites pilotes

    Chaque année, 5 000 nouveaux cas de myélome multiple sont diagnostiqués en France. Cette pathologie apparaît en général chez des personnes âgées, en moyenne vers l’âge de 70 ans.

    Le programme HéMaVie vise à :

    • améliorer l’expérience vécue par les malades par la réduction de l’isolement face à la maladie et un accès facilité à des services existants, le renforcement du rôle des soignants et des aidants, une meilleure compréhension de la maladie et des solutions concrètes pour la gérer au quotidien ;
    • faciliter la communication entre les malades et les soignants ;
    • améliorer l’efficience du parcours de soins (coordination hôpital-ville) ;
    • faire évoluer les pratiques médicales pour qu’elles prennent davantage en compte ce qui compte pour les malades, et leur parcours de vie au sens large.

    Plus de 200 malades participeront à cette phase test dans 5 hôpitaux. L’objectif est un déploiement du service dans les centres qui en exprimeraient le besoin en France dès le deuxième semestre 2018.

    HéMaVie a vocation à s’ouvrir à d’autres pathologies en hématologie et à d’autres partenaires industriels et associatifs.

    Une plateforme en ligne et des outils personnalisés

    Pierre angulaire d’HéMaVie, une infirmière coordinatrice est disponible pour soutenir le malade tout au long de son parcours de vie. Elle répond à ses questions en temps réel, l’oriente vers des services personnalisés, et l’accompagne sur les volets administratifs, sociaux, et si besoin, peut être un relais dans le lien hôpital-ville.

    Via une plateforme en ligne, les malades, leurs professionnels de santé et leurs proches disposent chacun d’une interface qui leur est dédiée, où ils trouveront de l’information validée sur le myélome et son impact sur la vie quotidienne, des services de proximité (groupe de parole, associations locales, événements), et des outils personnalisés (journal de bord, SMS d’informations sur la maladie, agenda médical…).

    Une charte éthique pour sécuriser

    La charte éthique du programme HéMaVie vise à :

    • préciser le cadre éthique dans lequel il est développé ;
    • montrer l’engagement et la volonté des deux partenaires à s’inscrire dans une culture éthique partagée qui va au-delà du simple respect des réglementations en vigueur, qui montre combien au 21ème siècle la prise en charge des malades se doit d’être globale et non limitée aux seuls aspects médicaux.

    Le programme HéMaVie est également soutenu par deux associations de professionnels de santé partenaires, l’AFDET (Association Française pour le Développement de l’Education Thérapeutique) et l’AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support).

  • La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (E. Philippe)

    Edouard Philippe, le Premier ministre, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, ont conjointement annoncé ce 13 février 2018 le lancement de leur plan de transformation du système de santé, à l’occasion de leur déplacement à l’hôpital Simone Veil à Eaubonne, dans le Val-d’Oise.

    Le discours prononcé a fait état des points d’amélioration et de cinq grands chantiers du plan de transformation dont les thématiques seront examinées dans le cadre de la grande concertation s’étalant de mai à juin 2018, et qui aboutira, avant l’été 2018, à une feuille de route détaillée pour les réformes. « Nous nous donnons 3 mois pour réunir tous les acteurs autour d’une concertation pour l’avenir du système de santé », a déclaré le Premier ministre.

    Le chantier n° 3 concerne le virage numérique et les bénéfices des technologies numériques visant à la fois les patients et les professionnels de santé. Pour en tirer pleinement profit, la création d’une mission « E-santé » a été décidée et 3 objectifs stratégiques ont été fixés par le Gouvernement pour 2022.

    Identification des quatre points sensibles du système de santé actuel

    Il est nécessaire d’adapter le système de santé aux enjeux de l’époque actuelle. Pour répondre à la complexité du système actuel dont les conséquences pèsent sur l’ensemble des acteurs, les ministres souhaitent des réformes issues d’une approche globale associant ville, hôpital, médico-social et civil.

    Les points névralgiques de l’amélioration du système de santé ont été identifiés :

    • l’investissement dans la prévention, qualifié de trop faible ;
    • le parcours non suffisamment coordonné du patient résultant d’un cloisonnement entre la ville, l’hôpital et le médico-social, qui complexifie les soins ;
    • le déséquilibre structurel du système marqué par trop d’hospitalisations et à la fois des soins de ville encore insuffisamment structurés pour répondre à toutes les demandes de santé sur le territoire ;
    • la dispersion des ressources qui conduit à un éparpillement des compétences et des investissements.

    Lancement de la concertation autour de cinq thématiques

    Les deux ministres ont décidé d’associer l’ensemble de la société au projet de transformation profonde du système de santé, un bien commun et un pilier de la République dans lequel tous les ans 200 millions d’euros sont investis.

    C’est pourquoi au préalable de la mise en œuvre de la transformation que le Premier ministre souhaite « globale, cohérente, méthodique », une période de réflexion et de concertation de trois mois à propos de cinq grands chantiers structurants est ouverte.

    Une fois de plus, la démarche est le résultat de la volonté de mettre le patient au centre du processus.

    En dehors de la thématique du virage numérique détaillé ci-dessous, voici les quatre thématiques prioritaires :

    • la qualité et la pertinence modelant les pratiques en routine : Agnès Buzyn a réquisitionné la contribution de la HAS et d’autres organismes afin d’établir des indicateurs de qualité sur 10 pathologies les plus courantes ;
    • la refonte des modes de financement, de régulation et de rémunération :
      • afin de corriger la tarification à l’activité, de nouveaux modes de financement seront testés dans le cadre d’expérimentations dès 2018 et un groupe de travail dédié à la réforme du financement du système de santé sera créé, piloté par Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, afin de proposer fin 2019 de nouveaux modèles de financement centrés sur le patient et permettant d’atteindre d’ici 2022 l’objectif du 50% maximum de tarification à l’acte ;
      • avant l’été 2018, la ministre devra formuler, de façon concertée, des propositions pour améliorer la régulation de l’ONDAM et notamment le volet « soins de ville » ;
    • la mue de la formation et de la gestion des ressources humaines :
      • il s’agit d’un objectif qui sous-tend la transformation du système tout entier et qui s’inscrit dans l’examen déjà entamé de la réforme du second cycle universitaire et de l’utilité de recourir au numerus clausus, et qui sera réalisé en concertation avec les représentants de tous les ministères et acteurs concernés, pour aboutir à des mesures législatives au début de 2019 ;
      • une réflexion impliquant l’ensemble des acteurs menant à un nouveau contrat social visant les agents de la fonction publique hospitalière s’appuyant sur un futur observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé ;
    • la refonte de l’organisation territoriale des soins qui se décline par des actions suivantes :
      • structurer les soins de ville en organisant la continuité des soins, l’accès en premier recours à un généraliste ou à un spécialiste et la coordination avec le secteur médico-social ;
      • tisser un lien de plus en plus serré entre les soins de ville et l’hôpital grâce à la coordination d’un parcours du patient pertinent et efficace ;
      • lutter contre le clivage ville-hôpital en lançant des expérimentations territoriales au sein de 3 à 5 territoires d’ici la fin de l’année 2018, dans le cadre d’un appel à projets à lancer ;
      • approfondir « la gradation des soins » pour organiser géographiquement  de façon pertinente les soins de proximité et les soins de recours ;
      • développer la médecine ambulatoire via l’intégration aux tarifs hospitaliers une forte incitation à la médecine ambulatoire et non seulement à la chirurgie ambulatoire.

    Une mission transversale s’ajoute à celles listées ci-dessus afin d’alléger au maximum le carcan administratif, une entrave à l’action et à l’innovation. Ainsi, une mission de simplification, qui concernera l’ensemble des acteurs de la santé, sera lancée au premier trimestre 2018.

    Le chantier n°3 – accélérer le virage numérique en santé grâce à la mission « E-santé »

    Le chantier n° 3 correspond à la cinquième thématique. Dans le cadre de ce chantier afin d’exploiter pleinement l’apport des nouvelles technologies, le Gouvernement a fixé 3 objectifs stratégique à mettre en œuvre d’ici 2022 autour de l’information médicale et des données de santé :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de l’ensemble de ses données médicales ;
    • la simplification effective du partage de l’information entre tous les professionnels de santé.
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    C’est la mission « E-santé« , placée auprès de la ministre de la Santé, qui se chargera de les mener à terme.

    Composée des représentants des différentes instances compétentes du ministère, dont la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) et l’ASIP Santé, elle assurera également le pilotage des projets de numérique en coordonnant l’ensemble des actions conduites en matière de numérique en santé :

    • les programmes d’investissement pilotés par la DGOS qui bénéficient du soutien du Grand Plan d’investissement :
      • le programme « HOP’EN » doté de 420 millions d’euros qui vise à renforcer les systèmes d’information hospitaliers, et à développer l’échange d’informations entre les hôpitaux et les médecins de ville ;
      • le programme « e-parcours » qui vise à faciliter les échanges en direct entre les professionnels par l’intermédiaire d’une plateforme d’appui ;
    • le DMP piloté par la CNAMTS et dont le déploiement généralisé doit commencer en 2018.

    Moyens financiers et les modalités de concertation

    Pour accompagner et mettre en œuvre les actions définis par le Gouvernement, ce sont 100 millions d’euros annuellement qui y seront consacrés (hors ONDAM).

    L’ensemble des acteurs de la société doivent être associés à la réflexion et à la mise en œuvre des chantiers définis et ceci passe par des contributions des groupes de concertation territoriale, des représentants des instances nationales compétentes et des citoyens via une consultation numérique.