Efficience

  • Data et API cognitives : l’École de l’IA de Microsoft ouvre ses portes à Issy-les-Moulineaux

    Microsoft a inauguré, le 6 mars 2018, son École de l’intelligence artificielle située au sein de son siège social d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en présence de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État au numérique, et d’André Santini, maire de la Ville.

    Proposant une formation intensive et un stage en entreprise, elle doit donner de nouvelles opportunités professionnelles aux apprenants dans ce secteur.

    Une première promotion en apprentissage intensif de 7 mois

    L’École de l’IA est ouverte avant tout aux personnes en recherche de reconversion professionnelle ou éloignées des secteurs éducatifs et de l’emploi. La première promotion recense 24 apprenants âgés de 19 à 39 ans. La formation comporte un apprentissage intensif de 7 mois, suivi d’un contrat professionnel de 12 mois dans une entreprise partenaire de l’entreprise américaine.

    L’apprentissage s’articulera autour de cinq matières :

    • la préparation et le traitement des données ;
    • les API cognitives ;
    • le développement IA ;
    • l’interfaçage et la production ;
    • les « soft skills ».

    Compétences techniques et connaissances en mathématiques

    Simplon, Pôle Emploi et la Grande École du Numérique ont participé à la sélection des apprenants, en leur faisant passer un entretien pour déterminer leurs capacités à s’adapter, collaborer, et se projeter dans l’emploi.

    Ils ont été choisis sur leurs compétences techniques (maîtrise de certains langages de programmation), leurs connaissances en mathématiques (calcul différentiel, probabilités et statistiques) et leur motivation.

    À la fin de la formation, trois certifications professionnelles métiers (Data et IA) inscrites à la Commission Nationale de la Certification Professionnelle en vue de l’obtention d’une qualification niveau II (équivalent bac +3) leurs seront délivrés, ainsi qu’une certification Microsoft en Machine Learning.

    La France : vers une « AI Nation » grâce à la formation professionnelle

    Ce projet inédit est un pari pour Microsoft, qui compte accompagner la transformation des secteurs professionnels, mais aussi s’assurer une reconnaissance dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

    Mounir Mahjoubi s’est félicité de l’initiative de Microsoft : « L’École IA Microsoft montre que le numérique est un outil incroyable pour l’inclusion et la croissance. La France possède tous les atouts pour devenir un champion du numérique, à condition que tous nos concitoyens puissent bénéficier des compétences nécessaires au développement de ces nouveaux enjeux ».

    Labellisée Grande école du numérique, l’école de l’intelligence artificielle a pour marraine Aurélie Jean, Senior Developer chez Bloomberg, CEO de In Silico Veritas, « un modèle pour les filles et garçons qui veulent faire du numérique » selon Carlo Purassanta. Scientifique, numéricienne et entrepreneuse, Aurélie Jean souligne que la diversité des élèves « est une force » car l’IA intervient partout. Cela « évitera, par exemple, d’avoir des biais algorithmiques » conçus par des programmateurs issus d’un même milieu.

  • Syntec Numérique préconise un plan d’action pluriannuel en santé pour dynamiser l’écosystème

    Inspiré par le recentrage du gouvernement sur le virage numérique dans le cadre de l’annonce de la Stratégie de transformation du système de santé du mois de février 2018, Syntec Numérique est à l’origine d’une étude intitulée « Lois et plans d’actions pluriannuels en santé : comparaison internationale et enseignements pour la France », présentée ce 7 mars 2017 dans ses locaux par Isabelle Zablit-Schmitz, administratrice de l’association et co-présidente de son comité santé.

    Elle donne des clés en termes de mode opératoire permettant d’accélérer la transformation du secteur de la santé, qui en France prend du retard par rapport à certains pays et notamment la Belgique.

    Pour répondre au besoin des industriels de l’écosystème du numérique en santé de pouvoir se projeter à long terme et garantir un succès aux orientations politiques du secteur numérique qui vont être données sous peu, selon Isabelle Zablit-Schmitz et le coordonnateur des groupes de travail du comité santé de Syntec Numérique, Francis Jubert, trois composantes clés doivent être réunies :
    • une gouvernance forte ;
    • des objectifs de déploiement quantifiés et associés à un suivi échelonné et des bilans qualifiés ;
    • des financements à la hauteur des ambitions affichées.

    Selon Isabelle Zablit, l’objectif de l’étude – qui répertorie dix-huit lois et plans d’action internationaux, en termes de politique numérique dans le secteur de la santé de neuf pays émanant de cinq zones géographiques – , consiste à donner des pistes de réflexion au moment où le cadre réglementaire français est en train d’être façonné et des orientations en train d’être décidées.

    L’étude permet de faire émerger des bonnes pratiques en aval de l’adoption de mesures concrètes par le gouvernement, comme une communication efficace.

    Pour la mise en place d’une loi de programmation de santé quinquennale

    À la veille de l’annonce par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, des 5 chantiers émanant de la Stratégie de transformation du système de santé, de leurs pilotes, et des calendriers et méthodes de concertation associés, Syntec Numérique se félicite que le numérique soit pour la première fois vu comme un pilier stratégique par le gouvernement.

    Dans le cadre des annonces gouvernementales actuelles, Syntec numérique se positionne comme une force de proposition et milite pour la mise en place d’une programmation pluriannuelle. Il appelle à l’élaboration d’une loi de programmation santé (LPS) sur 5 ans, période considérée comme suffisamment longue afin de fournir aux industriels un cadre clair en termes d’évolution.

    Une étude, 9 pays et 18 plans d’action internationaux

    L’étude répertorie des lois et plans d’action internationaux en faveur du numérique des 9 pays de 5 zones géographiques :

    • pays anglo-saxons – États-Unis, Royaume-Unis, Australie ;
    • pays scandinaves – Danemark, Norvège et Suède ;
    • autres pays européens aux expériences significatives – Belgique, Allemagne et Espagne ;
    • pays asiatiques avec l’exemple de la Chine ;
    • Union européenne en tant qu’entité.

    Méthodologie et critères d’analyse

    Trois axes d’analyse ont été définis pour sonder les outils législatifs, réglementaires et d’orientation des neuf pays ayant pris de l’avance en termes d’adoption de politique numérique en santé :

    • le périmètre géographique ;
    • le champs et les critères d’analyse :
      • toute initiative regroupant lois, plans d’action ou autre stratégie visant l’innovation en santé et la e-santé ;
      • le rôle des plateformes numériques ;
      • les actions en faveur de la télémédecine ;
      • les actions visant les données ;
      • des mesures visant les systèmes d’information ;
      • la recherche médicale et R&D.

    Les initiatives de chaque pays ont été examinées à travers :

    • les objectifs fixés et les thématiques mise à l’honneur ;
    • la gouvernance associée au projet et les pilotes ;
    • le budget alloué ;
    • le calendrier de déploiement associé.

    Résultats

    • Durée : des programmes ayant des axes divers ont été examinés, mais ils partagent la durée de déploiement qui est en moyenne de 3 ans ;
    • Financement : la dotation dont les initiatives ont pu bénéficier est de 3 milliards d’euros en moyenne; À noter que les 18 programmes examinés ont réunis une dotation globale de 61 milliards d’euros ;
    • Thématiques visées : pour les initiatives les plus anciennes (autour de 2010), des mesures innovantes visant principalement la modernisation des systèmes d’information et le développement de plateformes numériques sont identifiées, alors que les programmes plus récents mettent à l’honneur l’utilisation des données de santé aussi bien par les patients que par les professionnels de santé.

    L’émergence des bonnes pratiques garantissant un plan d’action à succès

    Parmi les principaux traits contribuant au succès du déploiement de mesures facilitant la pénétration du secteur de la santé par le numérique, et qui incarnent la notion de transparence, il y a notamment :

    • la coordination des acteurs concernés et la définition sur le plan pratique du rôle de chacun ;
    • une personnalité forte et facilement identifiable incarnant le portage du projet ;
    • un suivi rapproché de la réalisation des objectifs avec des indicateurs prédéfinis ;
    • une communication réussie comprenant un relais médiatique à destination de la société civile, et la publication et la présentation de l’avancement des réalisations du plan en temps réel via un point-relais web dédié.

  • M. Mahjoubi prévoit 132 propositions pour favoriser financement et accélération des start-ups tech

    Mounir Mahjoubi, le Secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé, dans une interview accordée aux Échos du 5 mars 2018, la publication de 132 recommandations d’ici un mois et demi visant à favoriser l’émergence d’entreprises technologiques de grande envergure.

    Ces recommandations font suite à une enquête de terrain auprès des start-ups destinée à identifier leurs besoins et à orienter en conséquence les actions de l’État.

    Parmi les orientations : le renforcement des financements et investissements nationaux, la mixité, la coordination et les procédures administratives au sein des institutions impliquées dans le processus d’innovation et de mise sur le marché des solutions proposés par les start-ups ou encore la formation et la gestion des talents.

    132 propositions pour renforcer la French Tech

    Le Secrétaire d’État chargé du Numérique est parti sonder pendant plusieurs mois des start-ups afin d’identifier leurs besoins et les difficultés rencontrées en vue d’élaborer et mettre en œuvre des mesures facilitant la montée en puissance de leur activité.

    Une dizaine de villes, 200 acteurs et 1 300 contributions ont aidé à dresser la liste des objections des start-ups.

    Voici les points névralgiques sur lesquels il souhaite agir :

    • apporter une réponse aux difficultés sectorielles particulièrement présentes dans la healthtech, tel que les délais de certification des objets connectés allant de 12 à 18 mois ;
    • mettre en place des modes de coopération entre administrations et structures mobilisés autour des processus concernant les start-ups afin de réduire les cycle décisionnel ;
    • proposer des réglementations sectorielles pour des réponses les plus efficaces possibles ;
    • lancer des discussion entre les administrations organisatrices des secteurs concernés ;
    • créer un contexte propice à l’accélération des activités de start-ups ;
    • élaborer des mesures pour répondre à l’enjeu général du recrutement des talents chers et inaccessibles, avec notamment un politique de recrutement internationale ;
    • favoriser la formation à haut niveau grâce à une action interministériel ;
    • encourager la mixité (avec moins d’une femme sur dix chefs d’entreprise) et la diversité (avec le programme French Tech Diversité à l’échelle du territoire national) ;
    • faciliter le dispositif public dédié au financement à destination des start-ups visant à accélérer leur activité (notamment pour des levées de fonds comprises entre 20 et 100 millions d’euros) ;
    • consolider l’écosystème national des start-ups avec le renforcement des investissements nationaux (via Bpifrance notamment).

  • Le GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine choisit Carestream pour créer un dossier d’imagerie patient unique

    Le GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine a choisi de confier à la société Carestream la mise en œuvre du projet KRYPTON visant à permettre la gestion et l’échange des données d’imagerie médicale à l’échelle de la région Nouvelle Aquitaine.

    Annoncé par ESEA Nouvelle-Aquitaine le 16 février 2018, le cœur du projet consiste en la constitution d’un dossier d’imagerie unique mutualisé au service d’un parcours de soin efficient pour chaque patient.

    Le nouveau GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine, opérationnel depuis le 1er octobre 2017, se substitue aux GCS e-santé Poitou-Charentes et TéléSanté Aquitaine, ainsi qu’à l’activité e-santé du GCS Epsilim (Limousin).

    Un dossier unique à échelle régionale pour un parcours de soin plus efficace

    Les services proposés par la plateforme de Carestream rendent possibles l’échange et le partage des données d’imagerie médicale de manière simple et sécurisée, en permettant aux professionnels de santé et aux patients de Nouvelle-Aquitaine de collaborer autour des parcours de soins.

    Sous l’impulsion de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, les services mis à disposition des acteurs professionnels par le GIP ESEA couvrira notamment :

    • la constitution d’un dossier d’imagerie « patient » KRYPTON unique au niveau de la région permettant l’accès à toutes les antériorités disponibles, quel que soit la structure utilisatrice de KRYPTON dans laquelle les examens précédents ont été réalisés ;
    • la mise en place de parcours de soins collaboratifs, comme la demande d’avis avant transfert d’un patient ou la demande de second avis ;
    • la diffusion des résultats vers les médecins prescripteurs et les patients, qui permettra à tout professionnel impliqué dans la prise en charge d’un patient un accès unique, simple et sécurisé aux examens d’imagerie médicale, quelle que soit les structures dans lesquelles les examens ont été réalisés.

    Fonctionnalités logicielles

    Carestream propose aux professionnels de santé, y compris en situation de mobilité, des outils tels que :

    • outils de création de comptes rendus multimédias dynamiques ;
    • outils de post-traitement avancé intégrés aux applications de diagnostic ;
    • outils de gestion de l’imagerie hors radiologie.

  • Health Tech : le Chinois Ogawa crée un fond de 8M€ pour établir un centre d’innovation en Israël

    La société chinoise de santé et de bien-être Ogawa, l’un des leaders du marché, a lancé en février 2018 un fonds de 10 millions de dollars US (8 M€) pour investir dans de nouveaux produits en mettant l’accent sur les investissements en Israël.

    Le groupe envisage notamment de créer un centre d’innovation en Israël qui embauchera des ingénieurs ou des sous-traitants locaux pour développer des solutions de santé. L’établissement se concentrera en particulier sur la santé numérique, la surveillance à domicile des personnes et le suivi des performances sportives.

    Le fonds a été créé par l’intermédiaire de Comfort Enterprise, une filiale d’Ogawa basée à Hong Kong, en coopération avec le groupe d’investissement chinois RJ Group.

    Le 1er centre de santé 100 % chinois basé en Israël

    Il s’agira du premier centre médical en Israël entièrement géré par une entreprise chinoise. La société chinoise Fosun Pharmaceutical Group exploite certes un centre d’innovation au sein du pays depuis qu’elle a acquis en 2013 la société d’esthétique médicale israélienne Alma Lasers pour 240 millions de dollars (194 M€) mais l’activité de Comfort Enterprise en Israël sera la première provenant exclusivement d’une entreprise chinoise et non de l’acquisition d’une société locale.

    Un investisseur local influent dirigera les activités de Comfort en Israël

    Le responsable d’Ogawa en Israël est Rafi Aviram, ancien cadre supérieur d’un certain nombre de sociétés israéliennes spécialisées dans les équipements médicaux. Il a notamment été vice-président du marketing et du développement des affaires au sein du groupe israélien Telsys et de la société canadienne Mio Global, un développeur de montres connectés qui distribuait ses produits par l’intermédiaire du groupe Ogawa, créant ainsi une connexion entre M. Aviram et la société chinoise.

    Les entreprises chinoises investissent de plus en plus en Israël

    Les responsables du fonds d’investissement sont déjà en train de négocier avec un certain nombre de sociétés israéliennes. Comfort Enterprise est également en pourparlers avec d’autres entreprises dans le but de distribuer ou de fabriquer leurs produits en Chine. En dehors du secteur de la santé, l’ensemble du groupe est aussi intéressé par des investissements en Israël dans les domaines du web et de l’intelligence artificielle.

    16 Mds USD investis dans des entreprises israéliennes depuis 2013

    Les entreprises chinoises s’intéressent de plus en plus au marché israélien. Leurs investissements en Israël dans le secteur de l’high tech, dont celui de la health tech, approchaient le milliard de dollars US (807 M.€) en 2016, indiquent les experts du secteur (source : CNBC).

    Au cours des cinq dernières années, les entreprises chinoises ont investi quelque 16 milliards de dollars (13 Mds €) dans des entreprises israéliennes tous secteurs confondus, des opérations comprenant notamment le rachat en 2015 de l’entreprise de dispositifs médicaux Lumenis par le groupe chinois XIO (510 M.USD ; 412M.€) et le rachat d’Alma Laser par Fosun en 2013 (source : Nocamels.com).

  • Un arrêté fixe la composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé

    L’arrêté du 28 février 2018 relatif à la composition et au fonctionnement du conseil stratégique de l’innovation en santé, publié le 4 mars 2018, fixe le cadre général dudit conseil.

    Le Conseil regroupe les représentants issus de principales institutions du secteur de la santé – ministères, agences nationales du secteur sanitaire, Caisses nationales, établissements sanitaires et médicaux sociaux et associations d’entreprises – au nombre total de 53.

    La version intégrale de l’arrêté du 28 février 2018 est disponible ci-contre.

    Fonctionnement

    Le conseil se réunit sur convocation de son président qui a également la charge de fixer l’ordre du jour correspondant.

    Tous les membres du comité stratégique de l’innovation en santé exercent leur fonction à titre gracieux.

    Cependant, leur fonction donne lieu à une autorisation d’absence ou de congé ainsi qu’au paiement d’indemnités pour frais de déplacement. La réglementation en vigueur garantit également le maintien de leur salaire.

    Membres désignés

    • Le secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales ou son représentant et le délégué ministériel à l’innovation en santé ou son représentant ;
    • Le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ;
    • Le directeur général de l’offre de soins ou son représentant ;
    • Le directeur général de la santé ou son représentant ;
    • Le directeur général de la cohésion sociale ou son représentant ;
    • Le directeur de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques ou son représentant ;
    • Le directeur général des entreprises ou son représentant ;
    • Le président du Comité économique des produits de santé ;
    • Le directeur général de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine ou son représentant ;
    • Le Président du collège de la Haute Autorité de santé ou son représentant ;
    • Trois représentants de l’Union nationale des caisses de l’assurance maladie ;
    • Cinq représentants d’agences nationales intervenant dans le secteur sanitaire :
      • un représentant de l’ASIP;
      • un représentant de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation ;
      • un représentant de l’ANAP ;
      • un représentant de l’Agence Nationale de Santé Publique ;
      • un représentant de l’ANSM;
    • Un représentant de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ;
    • Trois représentants proposés par l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie ;
    • Quatorze représentants de professionnels de santé, du champ sanitaire et médico-social ou de l’aide à domicile ;
    • Trois représentants de structures de soins primaires ;
    • Sept représentants des établissements de santé et médico-sociaux ;
    • Trois représentants de patients et d’usagers du système de santé et du champ médico-social proposés par l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé ;
    • Un représentant de l’Assemblée des départements de France ;
    • Deux représentants d’entreprises des produits de santé (Leem et Snitem).
  • Le patient connecté, acteur de sa santé – l’un des RV du Salon Santé pour tous, 9-11/03/2018 à Paris

    L’Association Médecine pour Tous (AMT) organise la première édition du Salon Santé pour tous à l’Espace Champerret à Paris du 9 au 11 mars 2018.

    Le salon Santé pour tous a pour ambition de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème de santé tels que les professionnels de santé, laboratoires, fabricants de solution santé et e-santé, institutions, fondations, sociétés savantes, associations d’usagers, établissements de soins, groupements pharmaceutiques, complémentaires santé, etc.

    Plus de 10 000 visiteurs (patients, non patients, aidants et professionnels de santé) sont attendus pour cette première édition, qui accueillera plus de 50 exposants et proposera plus de 40 conférences, tables rondes, débats et symposiums animés par des experts et 10 ateliers participatifs accessibles à tous pendant la durée du salon.

    Entrée gratuite en ligne (8€ sur place), sur le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    Une large part du programme scientifique sera consacrée à l’éducation du patient en matière de :

    • prévention des grands fléaux de santé publique (cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, maladies infectieuses, etc.) ;
    • lutte contre les facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme, obésité, sédentarité).

    D’autres thèmes comme l’automédication responsable, l’usage des médicaments génériques, la vaccination, la chirurgie ambulatoire, santé et environnement et la médecine humanitaire seront aussi abordés.

    Des ateliers participatifs permettront aux visiteurs d’effectuer des tests de dépistage et de se former aux gestes de premiers secours.

    Les conférences spécifiquement dédiées à la e-santé :

    Vendredi 9 mars

    14h La télémédecine au service du patient ?

    Par François Teboul, Directeur médical BewellConnect, VisioMed, Dr Franck Baudino, Président Fondateur d’H4DM, Yonathan Abbou, Président et Fondateur de Safesanté et Sabrina Chetioui, Directrice du développement de MesDocteurs

    14h45 Mieux connaître ses droits en santé

    Par Roger Mignot, Représentant des usagers du système de santé

    15h30 Réalité mixte et intelligence artificielle : une première mondiale pour révolutionner la chirurgie de demain

    Par Dr Thomas Grégory, chirurgien orthopédiste, Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP) et Antoine Denis, Microsoft France

    Samedi 10 mars 

    11h Prendre son rendez-vous chez le médecin par internet : oui, mais attention !

    Par Dr Luc Réfabert, coordonnateur de la commission pratiques libérales et nouvelles technologies de l’URPS médecins libéraux Île-de-France.

    14h Le patient connecté, acteur de sa santé

    Par Priscille Godde, Directrice marketing, Laboratoire Arrow

    17h L’apnée du sommeil chez l’adulte et l’enfant

    Par Dr Anne-Hélène Giraud, médecin généraliste spécialiste des pathologies du sommeil, Hôpital privé de la Loire, St Etienne, Ramsay Générale de Santé

    18h30 Les nouvelles technologies numériques au service de la santé et de la recherche

    Dr Adnan El Bakri, urologue, CHU Reims et Fondateur d’InnovSanté InnovHealth

    Concours de pitchs de start-ups de la e-santé

    Vendredi 9 mars à 16h30

    Le jury ci-dessous va sélectionner la meilleure innovation:

    • Apparius Corporate Finance ;
    • Seventure Partners ;
    • Cap Digital :
    • Club Digital Santé ;
    • France eHealthTech ;
    • Microsoft.
  • MiMédI, un projet de la région BFC autour du bioréacteur de production de médicaments innovants

    Le projet MiMédI (Microtechniques pour les médicaments innovants), réunissant 10 acteurs de la région Bourgogne Franche-Comté autour de la mise au point d’un bioréacteur, a donné naissance à une production de médicaments innovants locale qui seront testés par le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, comme l’a annoncé ce dernier le 15 février 2018.

    L’association est née du désir de réponde à l’enjeu de l’industrialisation des médicaments innovants, véritable défi pour les acteurs des filières. Le projet mobilise une dotation de 13,6 millions d’euros en provenance des fonds FEDER et du fonds régional d’innovation Bourgogne Franche-Comté.

    Les ambitions nourries résident dans :
    • l’optimisation de la fabrication médicaments innovants par l’apport des microtechniques pour en réduire les coûts de fabrication ;
    • la contribution à l’émergence et à la diffusion des thérapies innovantes personnalisées au service de la médecine de demain.

    Une salle blanche miniature pour vaincre les barrières à l’entrée

    Cette mobilisation vise à vaincre le principal obstacle caractérisant la filière du biomédicament innovant, à savoir d’importantes barrières à l’entrée. C’est pourquoi 6 entreprises, 3 académiques et un organisme de transfert de technologie se sont fédérés pour se mettre au service d’un projet visant à permettre un accès plus rapide des patients aux nouveaux traitements personnalisés à un prix abordable pour les patients et supportable par les systèmes de santé.

    MiMédI a été monté dans le cadre du programme de spécialisation intelligente (RIS3) pour un coût total de 13,6 millions d’euros financé à hauteur de 75 % par les fonds FEDER et cofinancé en partie par la région.

    Acteurs mobilisés autour du processus de production industrialisée

    Cette mission de construction d’un bioréacteur pour une production de médicaments innovants qui soit maîtrisée et à grande échelle est menée par les sociétés ILSA, chef de file du projet, SMALTIS, AUREA Technology, Diaclone, BioExigence, MED’INN’ Pharma.

    Dans la catégorie acteurs académiques et société de transfert on compte l’Établissement Français du Sang Bourgogne Franche-Comté, l’institut FEMTO-ST (UMR 6174), l’UMR 1098 « Interactions Hôte-Greffon-Tumeur & Ingénierie Cellulaire et Génique », FEMTO Engineering et le CIC Inserm 1431 du CHU de Besançon.

    À terme, les partenaires espèrent :

    • développer de nouveaux process de production avec la mise au point d’un bio-réacteur intégrant différents modules spécifiques à chacune des étapes de production d’un biomédicament ;
    • produire des lots cliniques qualifiés en vue de leur évaluation dans les essais à conduire sur l’animal et l’homme.

    Le CHU de Besançon validera la sécurité et l’efficacité de la production

    À l’issue de la production et de la qualification des médicaments innovants, ces derniers seront évalués dans le cadre d’études cliniques au sein du Centre d’Investigation Clinique du CHU (CIC Inserm 1431) via son module « Biothérapies » qui se chargera notamment des phase I et II nécessaires à l’évaluation clinique de ces nouveaux médicaments.

    En prenant part à ce projet mêlant biothérapies et innovations technologiques, le CHU de Besançon revendique sa position de meneur dans la dynamique de l’écosystème régional.

  • Servier ouvre Servier BioInnovation, son lab innovation au sein du vivier de l’innovation de Boston

    Servier, laboratoire pharmaceutique français, a annoncé l’ouverture de Servier BioInnovation, son lab dédié à l’innovation, à Boston afin d’identifier de nouvelles opportunités en R&D et d’intensifier les activités de développement de ses activités aux États-Unis, le 23 février 2018.

    La laboratoire a également nommé le Dr Christian R. Schubert en tant que Directeur de Servier BioInnovation, qui se chargera :
    • d’identifier les opportunités et les partenaires potentiels dans le cadre des 5 aires thérapeutiques du Groupe ;
    • d’établir un plan d’actions à mettre en œuvre afin d’augmenter la visibilité de Servier dans la région Est des États-Unis.

    Première base du Réseau International de Recherche Servier (SIRN)

    La conquête du marché américain est une priorité pour Servier, puisque celui-ci constitue 47% du marché mondial, notamment dans le domaine de l’oncologie, un axe prioritaire de recherche pour le laboratoire.

    Servier n’en est pas à sa première initiative mobilisant des acteurs américains, puisqu’il a conclu des partenariats privés et publics avec :

    • des laboratoires Pfizer et Amgen ;
    • des incubateurs tels que LabCentral, Plug and Play Health & Wellness ;
    • le MIT ou la prestigieuse université d’Harvard

    C’est le premier établissement de l’industriel d’un réseau international de recherche qui vise à renforcer la visibilité du groupe, attirer les talents et établir des partenariats de Recherche et de Développement, grâce à représentation dédiée dans les meilleurs centres d’innovation mondiaux.

    La prochaine étape en 2018 est l’ouverture de centres à San Francisco et à Pékin.

  • Apple ouvre au printemps ses premiers centres de santé à destination de ses employés aux États-Unis

    Selon un article du journal de la chaîne américaine CNBC en date du 27 février 2018, Apple est en train de préparer l’inauguration de son réseau de centres de santé « AC Wellness Network » avec l’ouverture au printemps 2018 de deux centres de santé aux États-Unis dans la région de Santa Clara, à proximité du siège social d’Apple.

    La société américaine compte ainsi asseoir sa position dans le secteur de la santé et utiliser les centres destinés à ses employés et leurs familles pour tester ses propres innovations dans le domaine.

    Les centres de santé doivent selon Apple délivrer la meilleure expérience de santé au monde à leurs usagers.

    Selon la chaîne CNBC, interrogé sur la question, Apple a refusé toute déclaration.

    Le média américain fonde ses propos sur la création récente d’un site web en toute discrétion avec comme nom de domaine « acwellness.com » et la publication d’offres d’emploi qui portent à croire qu’Apple est en train de constituer une équipe médicale pour son réseau de centres de soins primaires, qui serait amené à être géré indépendamment d’Apple en tant que filiale du groupe (AC Wellness Network).