Efficience

  • Google intègre 4 grands labos à son projet Baseline pour le recueil des données de vie réelle

    Verily, filiale d’Alphabet (Google) spécialiste des sciences de la vie, conclut des accords stratégiques avec les laboratoires pharmaceutiques Novartis, Otsuka, Pfizer et Sanofi pour développer des programmes de recherche clinique centrés sur le patient autour de sa plateforme Baseline.

    Verily, qui a annoncé ces partenariats le 21 mai 2019, a lancé ladite plateforme en 2017 pour « combler le fossé entre la recherche et le soin ». Son site (www.projectbaseline.com) propose au visiteur de participer à des études cliniques avec l’objectif de réaliser une « cartographie de la santé humaine ». Le participant potentiel est informé que ses données de santé seront partagées « avec son consentement » avec les partenaires de Verily.

    Les 4 groupes pharmaceutiques partenaires de Verily projettent d’utiliser la plateforme Baseline au cours des prochaines années pour des essais cliniques dans le domaine des maladies cardiovasculaires, de l’oncologie, de la santé mentale, de la dermatologie et du diabète. »Les connaissances scientifiques ont explosé au cours des dernières décennies, mais nous devons beaucoup améliorer les essais cliniques pour en faire bénéficier les patients, affirme Lionel Bascles, responsable monde du domaine clinique chez Sanofi. Le projet Baseline nous donnera accès aux patients les plus pertinents et permettra de reconnecter les essais cliniques aux parcours de soins des patients ».
    « Le processus de recherche clinique est obsolète à bien des égards », indique de son côté Debbie Profit, vice-présidente d’Otsuka chargée de l’innovation appliquée, jugeant que le projet Baseline permettra à son groupe d’accélérer le cycle de développement de nouveaux médicaments.

    Verily cherche à construire un « écosystème de recherche connecté »

    Baseline a démarré en 2017 avec Project Baseline Health Study, une étude sur 4 ans menée avec les universités de Duke et de Stanford, portant sur une population de 10 000 personnes. Il s’agissait de collecter un « jeu de données approfondi » auprès de chaque participant au moyen de visites cliniques, d’enquêtes et de sondages interactifs, et d’utiliser ces données pour déterminer ce que signifie être en bonne santé et comment une personne évolue vers un état pathologique.

    Des partenariats avec universitaires, hôpitaux, associations de patients et entreprises

    Depuis, Verily a construit autour du projet un « écosystème de recherche connecté », en ajoutant des partenariats avec des instituts de recherche universitaires, des hôpitaux, des entreprises et des associations de patients. Actuellement, Baseline porte notamment le programme Research Goes Red, par lequel Verily s’est allié avec l’Association des cardiologues américains pour inciter les femmes à contribuer à la recherche sur les maladies cardiaques.

    Baseline : « L’alliance du big data et de la médecine intégrative » (A. Normand)

    Alexis Normand, directeur du développement des objets connectés en santé pour le groupe Nokia, évoquait en janvier 2018 le projet Baseline dans un entretien accordé à H&TI. Il indiquait que ce programme visait « à numériser entièrement le corps d’individus sains afin que des supercalculateurs puissent modéliser le vivant dans son fonctionnement ‘normal’ ». « [Cette] modélisation de la bonne santé, aussi exhaustive que possible, doit servir à une meilleure compréhension de la maladie, en vue d’améliorer la portée des traitements », ajoutait-il.

    Il présentait l’initiative comme « l’alliance du big data, c’est-à-dire la capacité à traiter des méga-données en laissant les machines elles-mêmes formuler des hypothèses, et de la médecine intégrative, qui consiste à adopter une approche globale de la maladie, par opposition [à une médecine] ciblée sur un organe ou une pathologie ». 

  • Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4

    Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4 aux côtés de Philips, L’Occitane et Vivalto, partenaires stratégiques de ce fonds focalisé sur la santé digitale, créé en juillet 2018.

    Harmonie Mutuelle réalisera des « proof of concept« , c’est-à-dire des démonstrations de faisabilité, a travers ses adhérents/patients et les établissements VYV Care afin de tester et de choisir de nouvelles solutions avec le Fonds CapDecisif 4, précisent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 20 mai 2019. 

    Dans ce cadre, le Groupe VYV poursuivra le déploiement de solutions améliorant le parcours de soins des patients en réduisant les coûts de santé à travers VYV Invest.

    Harmonie Mutuelle et CapDecisif Management vont développer sur le long terme un partenariat et des synergies opérationnelles entre les équipes et les sociétés de portefeuille.

  • PHW 2019 : « Le télésuivi des maladies respiratoires ferait économiser 500 M€ » (P. Castet, Aqsitania)

    « Il y a en France à peu près un million de personnes ayant des maladies respiratoires chroniques de type BPCO, asthme sévères et mucoviscidoses. Nous estimons donc que si nous arrivons à équiper toute la population et à prévenir ne serait ce que la moitié de ces crises, nous pourrions faire économiser au moins 500 millions d’euros par an à l’Assurance maladie », indique Patrice Castet, cofondateur et directeur des opérations de la société Aqsitania, interviewé par H&TI le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    « Mon associé Patrick Hanusse, qui a été directeur de recherche au CNRS, a conçu une nouvelle méthode d’analyse du signal qui permet d’en extraire l’information utile, explique-t-il. Nous appliquons cette technologie aux signaux respiratoires parce que nous nous sommes aperçus qu’il y avait un gros trou dans la raquette des pneumologues, le télésuivi à domicile. Notre principale contribution est un test consistant à 3 minutes de respiration calme à domicile sans assistance, grâce au PRP (profil respiratoire personnel), ce que nous avons appelé la « ventilométrie » ».

    « Actuellement, les tests de pneumologie sont réalisés en milieu hospitalier ou médicalisé avec l’assistance de professionnels de santé, rappelle Patrice Castet : le test de spirométrie, utilisé habituellement, qui consiste à souffler très fort et à respirer très fort, ne peut pas être effectué par des patients très malades parce que cela peut déclencher chez eux des crises d’exacerbation respiratoire. Notre test est si simple d’utilisation qu’il peut être réalisé en autonomie par ces patients, ainsi que par des personnes âgées, handicapées ou par des enfants. »

    « Ce test a une grande valeur prédictive, insiste-t-il. Au bout de cinq années d’existence, Aqsitania peut affirmer qu’il est possible dans certains cas d’anticiper la crise au moins une semaine avant qu’elle ne survienne. Cette année, il y aura des publications co-signées par les médecins pneumologues qui mènent nos essais cliniques dans de grands CHU afin de démontrer la pertinence de notre approche. »

    Quelle est la particularité de votre dispositif ?

    Patrick Hanusse : Différents essais ont été réalisés par différentes structures sur la possibilité de faire un spiromètre à domicile mais tous ont été invalidés par la HAS : la mesure était trop difficile à réaliser en autonomie et de toute façon on n’arrive pas à détecter les crises.

    Avec notre technologie, tout ce que nous demandons aux patients c’est de respirer trois minutes dans un débitmètre, associé avec un objet connecté, qui va poster le signal respiratoire sur une plateforme d’analyse. Celle-ci va calculer des marqueurs de la forme du signe respiratoire, des biomarqueurs qui qualifient l’état respiratoire de la personne à l’instant « T ». Nous avons aussi une application mobile qui permet de faire le même genre de suivi.

    C’est un modèle qui apprend l’état de la personne au fur et a mesure et détermine la plage de fluctuation habituelle de chaque patient. Lorsqu’il en sort une fois, on considère que c’est un accident, quand c’est deux fois il y a une chance sur 100 donc nous commençons à alerter, si c’est trois fois c’est une chance sur 1 000 donc ça va générer nécessairement une alerte parce que nous savons que la personne sort vraiment de son état respiratoire habituel.

    Où avez-vous mené vos essais cliniques ?

    En cinq ans d’existence, nous avons réalisé des essais cliniques avec de grands CHU, ceux de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Rouen et la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les médecins participants disposent d’un tableau de bord avec l’état de leurs dizaines ou centaines de patients à un instant « T ». Cela leur permet de ne s’intéresser qu’à ceux qui dérivent. Le but de ce suivi est de leur éviter des crises, l’exacerbation respiratoire, qui peut les conduire aux urgences en détresse respiratoire avec des conséquences pouvant être graves, le handicap ou la mort.

    Avez-vous pu prouver que les résultats du PRP (profil respiratoire personnel) étaient plus précis que ceux obtenus avec la technique habituelle ?

    Le PRP est entièrement nouveau. C’est la raison pour laquelle il faut que nous bâtissions avec les médecins un référentiel, de la même façon qu’il y a 40 ans au moment de l’apparition de l’échographie, quand nous avons commencé à avoir des images, nous nous sommes demandés comment les interpréter. Il a fallu que les professionnels de santé se forment à l’analyse et, petit à petit, nous avons su que telle ou telle configuration avait telle ou telle signification. De même aujourd’hui, il faut établir des signatures d’événements cliniques pour pouvoir dire que lorsqu’un profil respiratoire se comporte de telle manière ou de telle autre, nous pouvons établir tel ou tel diagnostic.

    C’est le principe de l’essai clinique que nous venons de terminer au CHU de Bordeaux avec 120 patients asthmatiques sévères : nous avons pu comparer les résultats du PRP avec ceux qu’obtiennent les médecins selon leur technique habituelle. Nous allons être en mesure de démontrer que nous voyons les crises arriver progressivement une à deux semaines à l’avance en fonction des personnes chez les asthmatiques sévères. C’est vraiment unique au monde.

  • Nehs s’allie à CPage et PagesJaunes (Solocal) dans le cadre de 2 projets e-santé

    Nehs, acteur du parcours de santé créé par la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), vient de s’associer à 2 entreprises :

    • CPage, éditeur de logiciels métiers destinés aux établissements publics : l’objectif des 2 partenaires est de combiner leurs savoir-faire en matière de simplification de l’offre des systèmes d’information en santé afin de fournir aux hospitaliers des « solutions globales » allant de la gestion hospitalière à la production de soins multi-établissements sur un territoire ;

    • Solocal : ce partenariat stratégique a été conclu pour donner accès à la prise de rendez-vous en ligne KelDoc (Nehs) sur le service PagesJaunes (premier service digital du groupe Solocal).

    Ces deux rapprochements ont été annoncés à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris.

    Nehs et CPage vont développer des solutions globales aux hospitaliers

    Les solutions que souhaitent développer Nehs et CPage vont couvrir toute la chaîne, « de la délivrance d’un logiciel, en passant par une offre de service, jusqu’à la mise en œuvre d’une solution globale santé clé-en-main », précisent les deux partenaires dans un communiqué conjoint.

    Apporter aux PS « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques »

    Le but de cette alliance est d’apporter aux professionnels de santé « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques » en leur offrant la possibilité « de décider, d’échanger, d’organiser, de prendre en charge, d’accompagner et d’innover » tout au long du parcours de soins.

    Nehs et Solocal proposent le service Keldoc aux utilisateurs de PagesJaunes

    Les objectifs de l’accord signé entre Nehs, qui propose le service Keldoc, et Solocal, derrière le service PagesJaunes, sont les suivants :

    • faire profiter aux clients de KelDoc, et notamment aux grands établissements de santé, de l’audience de PagesJaunes (plus de 250 millions de visites en 2018, indique Solocal) sur la recherche locale de professionnels et d’établissements de santé ;
    • permettre aux internautes de PagesJaunes de prendre rendez-vous en ligne avec les médecins et les établissements de santé équipés de la solution KelDoc ;

    « Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé clients de la solution KelDoc », précisent les deux organisations dans un communiqué commun.

  • Rencontres du groupe des data managers académiques (Ac@DM) : les 13 et 14 juin 2019, Normandie

    Les prochaines rencontres du groupe des data managers académiques se tiendront les 13 et 14 juin 2019 en Normandie, dans la baie du Mont Saint-Michel. Ils célébreront les 10 ans d’existence d’Ac@DM, un groupe francophone de data managers issus de Centres hospitaliers universitaires, de centres de lutte contre le cancer, de groupes coopérateurs en oncologie, de sociétés savantes et d’agences gouvernementales. L’objectif est de se réunir pour réfléchir ensemble aux pratiques et ainsi améliorer le data management.

    Les inscriptions pour les conférences sont gratuites et désormais ouvertes mais il est impératif d’adhérer à ce groupe et d’exercer un métier lié aux activités de gestion de données dans le cadre de la recherche clinique académique.

    Les organisateurs peuvent être contactés par email : contact@acadm.fr.

    Programme

    Jeudi 13 juin

    • 9h30 Accueil des participants
    • 10h30 introduction
    • 11h00 Création d’un Health Data Warehouse au CHU de Rouen : principes et enjeux de la donnée jusqu’aux aspects éthiques :
      • Julien GROSJEAN, CHU de Rouen
    • 11h45 dossier communiquant  en cancérologie (DCC) en Normandie, intérêt, sécurisation et gestion des données :
      • Xavier BLAIZOT et Olivier SEREE, Réseau régional de cancérologie Onco Normandie
    • 12h30 Déjeuner
    • Session thématique : les défis des nouvelles réglementations applicables aux recherches (RGPD, méthodologies de référence de la CNIL…)
      • Modérateur : Franck MORIN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • 14h00 Partie 1 : les principes fondamentaux du traitement de données à caractère personnel (DCP) :
      • Marguerite BRAC DE LA PERRIERE, Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
    • 14h20 PARTIE 2 : Retour d’expérience de lamise en place d’action pour la sécurité des données dans un centre de lutte contre le cancer :
      • Anne-Cécile LE VAILLANT, juriste, Centre François Baclesse ;
      • Laurent ROUSSEL, directeur SI, Centre François Baclesse ;
      • Sandrine TISON, DPO, Centre Henri Becquerel et Centre François Baclesse
    • 14h45 Questions et débats
    • 15h45 Pause
    • 16h00 PARTIE 3 : Les analyses de risques et analyses d’impact
      • Laurence PICARD, directeur qualité gestion des risques, Centre François Baclesse
    • 16h30 Questions et débats
    • 17h00 Clôture de la journée
    • 18h30 Soirée culturelle au Mont Saint-Michel

    Vendredi 14 juin

    • 8h30 Accueil des participants
    • 9h00 Mise en place d’une étude populationnelle sur les accidents vasculaires cérébraux : la cohorte Caen Normandie « Normandy Stroke » :
      • Audrey BARBEDETTE, Observatoire normand des AVC, Inserm-UNICAEN-EFS UMR-S 1237
    • 9h45 Qualité de vie et patients connectés :
      • Sophie PAGET-BAILLY & Oumelkheir DJOUMAKH : Methodology and Quality of Life Unit in Oncology (Inserm UMR1098) Plateforme Qualité de Vie et Cancer 
    • 10h30 Pause
    • 10h45 Gestion et valorisation des données du centre de ressources biologiques (CRB) Ovaressources :
      • Mélanie BRIAND, CRB « OvaRessources », UMR Inserm U1086 « Anticipe »
    • 11h30 La cohorte E3N-E4N, la plus grande étude française sur la santé au sein de la famille : un défi pour le data manager :
      • Roselyn GOMES, Anita KOWAL, Noële MAITRE, Noëlle ROBERT, Emmanuelle CORREIA-DE OLIVEIRA LOPES & Lyan HOANGCESP – Equipe Générations et Santé, Inserm UMR-S 1018, Institut Gustave Roussy
    • 12h15 Déjeuner
    • 13h45 Ateliers session 1
    • Événements indésirbales : Quand l’impossible devient possible
      • Quân TRAN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • Systèmes d’information géographique dans l’étude des inégalités sociales en santé : l’apport du géocodage
      • Ludivine LAUNAY, Unité Inserm ANTICIPE, Cancers et prévention, Caen
    • 14h45 Pause
    • 15h00 Ateliers session 2
    • Le challenge du CDISC dans l’académique… 10 ans après :
      • Sylvain BOUDON, Institut du Cancer de Montpellier
    • Méthodes d’évaluation de l’exhaustivité, mesure a posteriori de la complétude et de l’exactitude des entités du système multi-sources :
      • Delphine DEGRE, Registre des Cancers de la Manche ;
      • Joséphine GARDY, Registres Général et Digestif des Tumeurs du Calvados
    • 16h00 Bilan et clôture des journées
    • 16h30 Fin de la journée
  • Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 » porté par le gouvernement

    La Belgique a adopté son nouveau plan d’action e-santé 2019-2021 en janvier. Il fait suite au plan e-santé 2013-2018, dont 72 % des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • la e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15 % des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60 % ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients ;
    • intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales.

    Le plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés ci-dessous.

  • DATA – Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 »

    Le 28 janvier 2019, la Belgique a adopté son nouveau Plan d’action e-santé 2019-2021. Il fait suite au Plan e-santé 2013-2018, dont 72% des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • La e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé  ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15% des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60% ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients.
    • Intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales

    Le Plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés dans l’indicateur préparé par Health & Tech Intelligence.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Belgique est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Dispositifs innovants de soutien à domicile : 2 outils pour les porteurs de projets (CNSA – DGCS)

    La DGCS et la CNSA mettent à disposition des outils d’aide à la décision dans l’optique d’accompagner les financeurs et porteurs de projets, les gestionnaires d’établissements et les services médico-sociaux dans leurs projets de dispositif renforcé de soutien à domicile des personnes âgées. Ces guides ont pour objectif de leur permettre d’analyser le dispositif  à deux moments du projet : dans sa phase de conception (guide 1) et en fonctionnement (guide 2).
    Ils ont été présentés le 15 mai 2019 à l’occasion d’une journée nationale axée sur ces dispositifs renforcés.

    Ces documents ont été réalisés pour et avec la DGCS et la CNSA par le groupement Proxicare – Care Insight – IMT Atlantique*.

    « Le soutien à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention d’acteurs multiples et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, rappellent les auteurs. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, d’éviter ou de retarder l’entrée en établissement. »

    Ces outils visent :
    • à décrire la façon dont chaque prestation de service est produite : coordination, contrôle d’effectivité, engagement qualité, etc. ;
    • à caractériser la file active : critères d’entrée et de sortie, âge, GIR, troubles du comportement ;
    • à modéliser le modèle économique du projet : ressources humaines et matérielles, modélisation des coûts des prestations hors droit commun et modes de financements.
    Ils proposent également aux porteurs de projets des questionnements d’auto-analyse des structures : intérêt du dispositif, limites, etc.

    Contexte : comment analyser les dispositifs renforcés pour le soutien à domicile

    « L’accompagnement à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention de multiples acteurs et intervenants (SAAD, SSIAD, médecin traitant…) et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, commentent les auteurs de ces deux guides. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, de repousser autant que faire se peut, le recours à l’Ehpad ou à l’ESLD. »

    Constat :

    • les quelques dispositifs existants ne constituent pas une offre homogène ;
    • ils s’adressent à des publics différents, proposent des services divers, et procèdent d’organisations et de modèles de financement différents.

    La CNSA et la DGCS ont souhaité mettre à disposition des financeurs et porteurs de projets des outils pour analyser un dispositif de soutien renforcé au domicile à 2 moments du projet :

    • dans sa phase de conception : guide 1
    • et en fonctionnement : guide 2

    1. Guide pour l’analyse d’un dispositif en projet

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    L’outil a pour objectif d’outiller les décideurs afin de les aider à analyser et à évaluer les projets de dispositifs innovants de soutien à domicile qui leur seront soumis.

    1. Onglet « carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    • Dispositif renforcé pour le soutien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie Guide d’utilisation n°1 : Outil d’analyse d’un dispositif EN PROJET 141.1 Le portage du dispositif
    • La file active du dispositif
    • Les acteurs du dispositif
    • Les objectifs du dispositif
    • Le territoire du dispositif
    • La population cible du dispositif
    • Le modèle de tarification du dispositif

    2. Onglet « services rendus par le dispositif »

    Cette partie traitant des « Services et organisation » du dispositif constitue la modélisation fonctionnelle du dispositif. Il s’agit d’une représentation structurée des dispositifs. Son objectif est de décrire, dans un langage commun et harmonisé, les services rendus pour répondre à l’ensemble des besoins adressables par un dispositif innovant de soutien à domicile.

    Dans sa déclinaison opérationnelle, elle vise à permettre une double description :
    – les services rendus par le dispositif regroupés par blocs fonctionnels ;
    – la manière dont chacun des services est délivré

    • Les services rendus par le dispositif
    • La représentation des responsabilités portées par les dispositifs
    • Si le service est inclus dans le contrat conclu entre le dispositif et le bénéficiaire ?

    3. Onglet « organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    • La présence d’un « guichet unique »
    • Les protocoles de prise en charge formalisés
    • Les protocoles de transmissions d’informations formalisés
    • La mise en place d’une politique de formation du personnel

    4. Onglet « satisfaction et la qualité de vie »

    Dans cette partie, le porteur est questionné sur ses intentions / actions en matière d’évaluation de la satisfaction et de la qualité de vie des parties prenantes :
    – les bénéficiaires ;
    – les aidants ;
    – les intervenants professionnels du dispositif.

    • La satisfaction;
    • la satisfaction au travail ;
    • la qualité de vie ;
    • la qualité de vie au travail ;
    • l’acceptabilité.

    5. Onglet « coûts du dispositif »

    Vise à collecter l’ensemble les coûts des services non financés par le droit commun ainsi que ses sources de financement.

    • Les coûts fixes du dispositif non financés par le droit commun
    • Les tarifs des prestations du dispositif non financées par le droit commun
    • Les sources de financement hors droit commun du dispositif

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la projection de la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant projetés des financements ;
    • les effectifs.

    2. Guide pour l’analyse d’un dispositif en fonctionnement

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    Ce outil a pour objectif de doter les décideurs de moyens afin de les aider à analyser et à évaluer les dispositifs innovants de soutien à domicile en place sur le territoire.

    1. Onglet « Carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    2. Onglet « File active du dispositif »

    Vise à permettre une description « normée » de la file active du dispositif au moment où il remplit l’outil, selon des critères tels que l’âge, le niveau de dépendance, la présence d’un aidant, la présence de troubles cognitifs, etc.

    3. Onglet « Services rendus »

    Vise à décrire les services proposés pour organiser une prise en charge adaptée de la perte d’autonomie. Il reprend la modélisation fonctionnelle d’un dispositif, ventilée au travers de plusieurs questions permettant de s’assurer que le dispositif ne sera évalué que sur les engagements de services qu’il porte auprès des bénéficiaires. 

    4. Onglet « Organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    5. Onglet « Satisfaction »

    Interroge le dispositif sur ses intentions d’évaluation de la qualité de vie et de la satisfaction des parties prenantes au dispositif que sont les bénéficiaires, les aidants, mais également les professionnels.

    6. Onglet « Coûts »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    7. Onglet « Rapport d’activité global »

     Synthétise un ensemble d’indicateurs calculés à partir des données renseignées par le porteur.

    8. Onglet « Rapport d’activité des services »

    Collecte les données d’activité de prestations. 

    9. Onglet « Appréciation du projet par le porteur »

    Vise à recueillir le retour a posteriori du porteur sur la performance et les limites de son dispositif, ainsi que les motifs de refus d’admission et de sortie du dispositif constaté.

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant des financements perçus ;
    • les effectifs ;
    • les données d’activité.
  • PHW 2019 : le salon HIT accueille les villages thématiques « start-ups » et « e-santé Grades »

    Dans le cadre de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019, 2 « villages » mettent à l’honneur les start-ups health tech ainsi que les stratégies de développement e-santé des Grades.

    • Une trentaine de start-ups sont attendues au village qui leur est dédié, dont Accord Sophro, Altruist, Avismedic.com, Cayceo, Colnec Health, Crisisoft, Data Galaxy, Doctoconsult, DrData, ECES Santé, Edop, Emotivi, Galéon, Gleamer, Healthy Mind, Hellocare, Idomed, Imito, Keeskee, Kernel Biomédical, Medadom, Meredith Santé, Methodim, Milvue, Pandalab, Posos, Zaggo, Sterixene, Captain Compta, Simango, Urgences Chrono, Familizz, Kaducée, RealityCare et Tuttis Soins Infirmiers. 

    • Le village « e-santé Grades » accueillera 9 régions : Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Guyane, Île-de-France, Normandie, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur , Pays de La Loire et Réunion-Mayotte.

    Village « e-santé Grades » : télémédecine, innovation et cybersécurité à l’honneur

    Les Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé (Grades) développent la e-santé dans leur région en accompagnant les organisations, les structures et les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social dans leur transformation numérique. Avec le soutien des agences régionales de santé (ARS), ils mettent en œuvre le volet numérique des politiques publiques de santé en concertation avec les acteurs du système de santé dans les territoires.

    Des thématiques communes seront abordées par les différentes Grades présents, comme la télémédecine, l’innovation, la cybersécurité, le parcours et la coordination ainsi que l’urbanisation et le socle technique. Seront également présentées les spécificités de chaque régions dans le processus de développement de la e-santé. 

    Village « start-ups » : la e-santé mise en avant

    Le village « start-ups » est mis en place dans le cadre du salon HIT, sur un espace dédié de 165m2 dans le hall 7.2. 

    Toutes les start-ups présentes au sein de ce village ont moins de 3 ans : elles ont imaginé diverses solutions aux services des professionnels de santé ou des patients. Le numérique, l’analyse des données et l’IA sont la base de plusieurs produits et services conçus par ces jeunes sociétés.

    Voici un aperçu des start-ups qui sont attendues sur le salon HIT :

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr