DMN

  • Innolab Elsan : l’application Moovcare, un exemple d’innovation de rupture

    Moovcare, application française développée par l’entreprise Sivan Innovation et conçue par le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, permet de suivre les patients en rémission de cancer du poumon pour détecter plus rapidement les signes de rechute. « L’étude clinique de phase III a démontré que la solution permettait d’améliorer la qualité de vie du patient », a déclaré Ayala Bliah, COO de Sivan Innovation, intervenue lors du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab d’Elsan qui s’est tenue le 5 février 2019 et dont H&TI est partenaire.

    Dans le cadre du partenariat conclu avec Innolab, Sivan Innovation propose aux équipes médicale du groupe Elsan d’utiliser cette application, dont l’impact sur la survie a été publié dans le NEJM. Deux d’entre elles ont déjà commencé à proposer ce suivi à leurs patients.

    La solution a obtenu un brevet en Europe et aux États-Unis et est reconnu comme dispositif médical de classe I marqué CE.

    Le Dr Fabrice Denis, concepteur de Moovcare, est un oncologue-chercheur. C’est en travaillant avec ses collègues mathématiciens du CNRS de Rouen qu’il est arrivé à la conclusion que le cancer, comme les systèmes complexes, était régi par la théorie du chaos qui veut que très peu de choses peuvent avoir de grandes conséquences. D’où l’idée d’appliquer au cancer le  système des « proies-prédateurs » qui conduit à surveiller plus la proie (le patient) que le prédateur (la tumeur) pour diagnostiquer les rechutes.

    De là est née l’idée d’une application surveillant les symptômes des patients traités pour un cancer du poumon alors que la surveillance reposait jusque-là sur une imagerie par scanner tous les 3 mois. Un essai clinique randomisé multicentrique de phase III a été mené pendant un an sur 121 patients dont les résultats ont été présentés au dernier ASCO.

    Un premier groupe avait un suivi classique par scanner. Le second utilisait en plus, chaque semaine, l’application Moovcare et notifiait, via son ordinateur, tablette ou smartphone, l’apparition de différents symptômes évocateurs d’une possible rechute. Un algorithme permettait de détecter la récidive  quasiment 1 mois et demi avant le scanner prévu. De surcroit le nombre d’examens de scanner était réduit de moitié.  A la fin de l’étude, la médiane de survie était de 19 mois dans le second groupe contre 12 dans le premier.

    Moovcare, développée par l’entreprise Sivan Innovation, fait l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché en tant que dispositif médical. Le dossier est en cours d’examen à la HAS. Un remboursement pourrait intervenir dès le premier semestre 2017.

    Des essais randomisés ont démarré avec la même base algorithmique pour d’autres cancers.

  • Le numérique et la cancérologie « hors les murs »

    La prise en charge en cancérologie a évolué de manière considérable ces dernières années. Un véritable changement de paradigme. Le malade passe de moins en moins de temps à l’hôpital avec le développement de la chirurgie ambulatoire ou de nouvelles techniques de radiothérapie. Des thérapies ciblées et des chimiothérapies sont de plus en plus souvent administrées par voie orale à domicile.

    Le parcours de soins longtemps centré sur l’hôpital se déroule désormais principalement en dehors. Des évolutions qui manquent aujourd’hui d’un réel accompagnement numérique.

  • « Nous installons nos services dans 1200 cabinets médicaux par mois » (S. Niox-Chateau, Doctolib)

    Doctolib, service de prise de rendez-vous auprès de professionnels de santé, vient de lever 26 millions d’euros le 26 janvier 2017. Stanislas Niox-Chateau, son directeur général (CEO) et l’un des trois co-fondateurs de la société, a accordé un entretien à Health & Tech Intelligence dans lequel il revient sur la stratégie de développement de l’entreprise.

    Il note que si l’essentiel des utilisateurs sont des professionnels libéraux, un secteur dans lequel l’entreprise continue de se développer, Doctolib se développe à présent en direction des établissements de santé publics et privés.

    Combien de fonds avez-vous levé depuis la création de Doctolib ?

    Depuis la création de la société il y a trois ans, nous avons levé un total de 50 millions d’euros auprès de trois types d’investisseurs : Bpifrance, le fonds d’investissement Axel Partners, et des investisseurs individuels.

    Quels services propose votre société aujourd’hui ?

    Nous sommes partis d’un double constat.

    Premièrement, le parcours de soins est complexe, opaque, et la prise de rendez-vous difficile. Nous avons donc souhaité le fluidifier grâce à un site et des applis permettant aux patients de prendre rendez-vous en ligne avec des professionnels de santé, et de recevoir des SMS/e-mails de rappel et d’annulation de rendez-vous. En 2016, notre site et nos applis ont compté 6 millions d’utilisateurs.

    Deuxième constat : la gestion des rendez-vous coûte cher aux établissements et aux professionnels de santé, et elle est chronophage. Nous avons donc développé un service intégré sur mesure, qui leur donne accès à un agenda pour la gestion de leur planning, des prises de rendez-vous en ligne, à des outils de CRM, à la gestion de leur visibilité vis-à-vis des patients – dans le respect de la charte déontologique de leur Ordre –, ainsi qu’à un réseau de correspondants auprès desquels ils peuvent prendre rendez-vous pour leurs patients.

    Comment se répartissent vos clients ?

    Aujourd’hui, 90% de nos utilisateurs sont des professionnels de santé libéraux. Toutefois, nous développons également nos services auprès des établissements de santé. Nous avons ainsi gagné il y a quelques mois l’appel d’offres de l’AP-HP pour la mise en place de la prise de rendez-vous en ligne dans l’ensemble de ses établissements. Le déploiement a commencé à l’HEGP depuis un mois, et nous prévoyons d’installer notre service dans deux à trois hôpitaux chaque mois. Nous sommes la première start-up à déployer un service en mode SaaS à l’AP-HP.

    Nous avons également conclu des partenariats avec les grands groupes de cliniques privées : Ramsay, Elsan, Medipole, Vivalto, Alma Viva… Nous travaillons aussi avec des centres de santé.

    Quelle est la valeur ajoutée pour vos clients ?

    Nous constatons une division par quatre du nombre de rendez-vous non honorés en moyenne, qui passent d’environ 10 % à 2 %. Les SMS et e-mails de rappel, ainsi que la possibilité pour le patient d’annuler son rendez-vous en ligne ont une importante valeur ajoutée.

    Quel est le coût d’abonnement pour vos clients ?

    Le coût est de 109 euros par praticien et par mois, tout compris. Il n’y a pas de frais de mise en service ni de frais annexes.

    Quelle est votre stratégie de développement en Allemagne ?

    La France et l’Allemagne représentent, à elles deux, 30 % du marché européen, avec une structuration similaire. Nous adoptons donc la même stratégie de développement qu’en France, et avons déjà ouvert quatre bureaux en Allemagne, à Berlin, Cologne, Hambourg et Munich. En France, nous avons désormais des consultants dans 35 villes, et nous installons notre service dans environ 1200 cabinets par mois.

    Voyez-vous des freins réglementaires à votre activité ?

    Non, mais nous avons deux types de contraintes à respecter : le respect de la charte déontologique de l’Ordre, et le respect de la réglementation en matière d’hébergement des données de santé.

    Avez-vous prévu de diversifier vos services ?

    Je ne crois pas au multitopic. Nous sommes dans une optique d’amélioration continuelle de notre service, avec 40 ingénieurs en interne consacrés à cette tâche. Nous travaillons également avec des professionnels de santé pour le développement de nouvelles fonctionnalités ainsi qu’avec certains éditeurs de logiciels médicaux qui ont très bien compris ce que nous pouvions apporter. Les relations sont en revanche beaucoup plus difficiles avec quelques éditeurs qui à mon avis ont tendance à prendre en otage leurs clients médecins.

  • Congrès de la Société française d’informatique de laboratoire (SFIL) – 9 & 10 Mars – Chambéry

    La Société française d’Informatique de Laboratoire (SFIL) organise son congrès 2017 autour de l’informatique en biologie médicale, les 9 et 10 Mars au palais des congrès de Chambéry. Les thèmes abordés lors du congrès sont :
    • « Digitalisation du Laboratoire »
    • « Objets Connectés »
    • « Actualités réglementaires »
    • « Big Data »
    • « GHT et Parcours de soins »

    Programme

    Jeudi 9 Mars

    • 10h00 Accueil par Michel Dantin, Maire de Chambéry, Député Européen
      • Introduction par Eric Lainé, Président de la SFIL
    • 10h30 Le laboratoire connecté – Modérateur : Anne Gruson
      • La digitalisation du laboratoire : Jérôme Matha – Directeur Général DL Santé / SFIL
      • La Santé à l’heure de la donnée connectée : Pr Pascal Staccini – Responsable du DIIM du CHU de Nice
      • Le laboratoire et les objets connectés : Serge Payeur – Président SIL-LAB Experts / SFIL
    • 12h00 Impact de la réglementation eIDAS sur la biologie médicale : Kahina Haddad – Juriste ASIP Santé
    • 12h30 Speed Démo des fournisseurs : Modérateur : Alain Suiro
    • 14h15 Ateliers
    • 15h45 Ateliers
    • 17h00 Assemblée générale de l’association

    Vendredi 10 Mars

    • 9h00
      • Interopérabilité
      • Éléments opposables de la PGSSI : Christophe Jodry – Chargé de mission sécurité des systèmes d’information ASIP Santé
      • Dématérialisation de la prescription de la biologie médicale : François Macary
      • Retour d’expérience 1 : Mise en place de prescription connectée entre un SIH et un SIL (Hôpital Américain)
      • Retour d’expérience 2 : Mise en place d’une communication entre deux SIL (CH Métropole Savoie)
    • 11h15
      • Biologie et parcours de soins : Modérateur : Anne Doly, SFIL
      • Les projets TSN en France
      • Transformation numérique et organisationnelle des parcours de soins : Didier Alain – Manager Responsable de Programme à l’ANAP
      • Enjeux et orientations stratégiques des systèmes d’information de GHT : Cyrille Politi – Conseiller SI de la FHF
      • La biologie dans TerriS@nté : Eric Lepage, Directeur de la stratégie, ARS Ile de France
    • 14h00
      • Impact informatique des nouvelles obligations règlementaires et conventionnelles – Modérateur : Alain Suiro
      • Le nouveau paysage règlementaire : Bruno Gauthier – Bio86 / SFIL
      • Règlement européen sur la protection des données personnelles : Eric Boucher de Crèvecoeur – Ingénieur expert en technologies de l’information, CNIL
      • Déclaration des incidents informatiques : Philippe Loudenot – Sécurité des systèmes d’information Ministère des Affaires Sociales
    • 15h00 Table Ronde – Modérateur : Eric Lainé
      • Eric Boucher de Crèvecoeur – Ingénieur expert en technologies de l’information CNIL
      • Loïc Brigandat – Agfa Bruno Gauthier – Bio86 / SFIL
      • Nicole Janin – Directrice des affaires médicales, ASIP Santé
      • Philippe Loudenot – Sécurité des systèmes d’information, Ministère des Affaires Sociales
      • Hélène Mehay – Directrice de la section Santé Humaine, COFRAC
    • 15h45 Conclusion des travaux : Eric Lainé – Président de la Société Française d’Informatique de Laboratoire
  • IBM identifie 3 innovations de rupture dans la santé avec son rapport « Five in Five »

    Le centre de recherche d’IBM a publié en janvier 2017 la nouvelle édition de son rapport « Five in five », où il identifie cinq innovations qui « changeront nos vies » d’ici cinq ans. Trois d’entre elles concernent la santé, es deux autres l’environnement et la gestion des ressources.

    IA, imagerie et nanotechnologies pour améliorer la santé

    L’intelligence artificielle contre les troubles psychologiques

    La recherche en intelligence artificielle combinée à l’imagerie pourrait contribuer à la lutte contre les troubles psychologiques. Ainsi, le deep learning permettra d’analyser les discours et les écrits des patients, comme la syntaxe ou l’intonation, et de combiner cette analyse à des IRM pour mieux identifier des maladies telles que Parkinson, Alzheimer ou encore la maladie de Huntington. Ces technologies pourraient également contribuer à rendre visibles des signes avant-coureurs mais imperceptibles de certaines pathologies.

    Améliorer la vision humaine par l’hyper-imagerie et l’IA 

    L’ambition est de créer une vision augmentée et ainsi de voir au-delà du visible. De nouveaux dispositifs d’imagerie utilisant des technologies d’hyper-imagerie et d’intelligence artificielle révéleront un plus large spectre de fréquences électromagnétiques. Actuellement utilisés dans des instruments spécialisés, ces dispositifs très coûteux seront miniaturisés et plus accessibles financièrement. Ils pourront par exemple être combinés aux véhicules pour mieux appréhender les mauvaises conditions de visibilité ou les dangers de la route.

    La nanotechnologie dans la lutte contre les maladies

    Une puce pourra tracer et détecter des maladies dans les fluides corporels au niveau nanométrique. L’objectif de cette technologie « Lab-on-a-chip » est de détecter ces pathologies avant l’apparition des symptômes afin que la prise en charge et le traitement puissent être plus précoces. La nanotechnologie pourra séparer des bio-particules inférieures à 20 nanomètres pour accéder à l’ADN ou aux virus. Ces techniques seront notamment utilisées dans le cadre du cancer ou de la maladie de Parkinson, qui sont des pathologies difficiles à détecter.

    Algorithmes et capteurs intelligents pour la protection de l’environnement

    Des algorithmes et des logiciels pour numériser le monde physique

    Les « macroscopes » rassembleront et réorganiseront des milliards de données physiques pour les analyser dans leur complexité. Aujourd’hui, plus de six mille milliards d’objets connectés génèrent dix milliards de Gigabyte par mois. Les macroscopes pourront analyser ces masses de données pour numériser le monde physique. Ces logiciels pourront être utilisés dans l’analyse de données climatiques, de ressources hydrauliques et alimentaires. L’objectif est de rendre visibles les éléments indispensables dans la prise de décisions de l’utilisation des ressources, comme par exemple dans le domaine de l’agriculture. 

    Des capteurs intelligents pour réduire le gaspillage d’hydrocarbures

    Ces capteurs seront capables de détecter des fuites de gaz invisibles à l’œil nu. Placés à proximité des site d’extraction, ces dispositifs sans fil seront capables de détecter les agents polluants en assurant un contrôle et une surveillance continue. Cette technologie est fondée sur le transfert des données via les ondes lumineuse permettant une évaluation à la vitesse de la lumière. Cela permettra d’éviter les fuites de méthane, qui ont atteint neuf mille tonnes en 2014, de réduire la pollution et d’éviter des catastrophes environnementales.

  • Congrès annuel de la SFD : Journée « Diabète et technologies » – 30 Mars 2017 – Lille

    La Société Francophone du Diabète organise le 30 Mars 2017 une journée autour du thème « diabète et technologies: comment rester connecter avec son patient? ».
    L’événement aura lieu à Lille dans le cadre du Congrès annuel de la SFD.

    Programme

    • 9h00 : Les nouvelles technologies : des outils du quotidien
    • 9h30 : Comment intégrer les nouvelles technologies dans nos pratiques
    • 10h00 : Impact de la technologie sur la relation soignant-soigné – Jean Claude Fondras
    • 11h00 : Retour sur …
      • La Bourse Roche 2016 Évaluation d’un dispositif global d’éducation thérapeutique et d’accompagnement des enfants vivant avec un diabète de type 1 – Corinne Colmel
      • Le Prix Lilly 2016 ODAHCE: Outil pour Diminuer et Anticiper l’Hypoglycémie avec les Cartes et l’Entourage – Martine Duboisy
    • 11H30 : Objets connectés en ETP
      • Outil d’apprentissage en atelier diététique
      • Apprentissage de l’outil : exemple de la lecture de la glycémie en continu
    • 14h00: Aide à l’insulinothérapie / Assistance à distance dans la conduite de l’insulinothérapie 
    • 14h30: Semelles connectées
    • 15h00: Demain, tout commence : Zoom sur le pancréas artificiel
    • 15h30 : Remise Prix Bourse Roche 2017 
      • Prix Lilly 2017
      • Prix du meilleur Poster
    • 16h00: Communications Orales
      • Prix meilleur abstract Lifescan 2017: Optimiser la prise en charge du diabète gestationnel : nouvelle place de l’infirmière « experte »
      • Prix Coup de cœur SFD Paramédical 2017: Les jeunes plongent à Mayotte: Impact sur la qualité de vie et l’équilibre glycémique d’un projet sportif chez des adolescents type 1 par Corinne Lormeau, Guillaume Goury, Boris Lormeau
      • Le Diabetobus en région Nord – Pas de Calais : Un exemple d’initiative locale de proximité pour la sensibilisation et la réintégration du patient diabétique dans le parcours de soins
      • Conception d’un outil de e-learning pour la prise en charge des ulcères de pied chez le patient diabétique

    Inscription via le lien Inscriptions

  • US: build a patient-centered system through eHealth (conference)

    A web-conference, entitled ‘The Future of Care Delivery: Relentless Redesign’, organized by the American group NEJM Catalyst was produced on 19 January 2017 and hosted by Providence St Joseph Medical Center (United States).

    During this event, various industry players shared their perceptions of US health industry of yesterday and tomorrow, pointing to the development challenges of the health tech, past mistakes and lessons learned from these failures but also the significant opportunities available to healthcare professionals though big data management.

    These interventions were focused on a central idea: build a patient-centered system from through high tech innovations emerging on the market.

    The conference was divided into three parts:

    • Technology Disruption: What Matters;
    • Lessons Learned: Failed Experiments in Care Redesign;
    • Meaningful Data: Meeting Patient Needs.

    New technologies in the healthcare system: are they allied or disrupter?

    Healthcare systems are now faced with the development of new technologies. They supposedly help practitioners to provide better health care but they can also cause a waste of time and a waste of energy. How to deploy the right technology, improve care and add value without burdening the patient or the medical team? So many questions put forward by Aaron Martin, Executive Vice President and Chief Digital Officer, Providence St. Joseph Health; Victor Montori, Professor of Medicine, Mayo Clinic, and Molly Joel Coye, Executive in Residence, AVIA and former Chief Innovation Officer, UCLA Health.

    « The healthcare sector has so far been slow in integrating new technologies, » says Dr Coye. According to her, one of the first behavior to adopt is to observe what is happening in other fields, such as banking sector or self-driving food to « bring health care in houses. »

    Aaron Martin insists that the principles of success basics are the same, whatever the sector. « I worked for a long time for Amazon in the area of e-commerce, there are things that will never change, including three principles:

    • offer lower prices than the competition;
    • broader choice of products;
    • convenience.

    I have realized that this is the same in the health sector: ensure lower costs, better outcomes and improve the patient and clinicians experience are part of the foundations for success. »

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered » (Aaron Martin, Providence St Joseph Health Center)

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered, they already exist somewhere, » adds Mr. Martin. The idea, he said, is to recruit the right team of health professionals and the right team of experts in technology to find the most interesting innovations and then demonstrate that they work in the health system. Secondly only, you will have to think of a way to get customers online and engaged.

    Victor Montori, meanwhile, focuses on a central problem according to his observations: the invisibility of the work of patients. « The Times have changed. Today, many patients are suffering from chronic diseases. They are not in the hospital, do not consult a doctor every day. They have to struggle with their disease every day by taking a certain medication list, questioning their lifestyle (diet, physical activity) to improve their condition or at least slow the progression of their disease. »

    It raises several underlying telemedicine issues:

    • How to understand the notes sent by their doctors? ;
    • How to decipher the medical jargon? ;
    • How to know if the alternative medication proposed by the pharmacist will be as effective as the one prescribed by their doctor?
    • etc.

    « All this patient’s work is invisible. We need to improve communication between health professionals and patients to overcome such problems. »

    According to the expert, the key is the attention given by the physician to patients. « As health professionals, we must not seek to make money but above all to listen to the patient, help him understand his disease, encourage him to invest in its care. New technologies must be a support to improve this relationship and not a source of remoteness between doctors and patients. « 

    « The technology is there to help us fight against the tensions between health professionals and consumers, » agrees Aaron Martin.

    Transforming the health care system: lessons learned from mistakes made in the past

    « The American health care industry is sick, analyzed the Harvard Business Review in an article published in 1989. Its huge fraction of our GNP – one out of every eight dollars – is double that of Japan and at least 50% higher than that of other developed countries. Because it is growing at rates 50% higher than the GNP, the industry’s cost hampers control of our disastrous trade deficit. »

    Benjamin K. Chu, President and CEO, Memorial Hermann Health System, points to a first mistake made in the 1980s-1990s: leaving aside the feelings of patients.

    « At that time, we tried to find a business model to restore the healthcare market economy. Industry players were primarily focused on the desire to turn the corner from the economic point of view. Nobody asked the opinion of the patients. It is not surprising that they revolted at some point », by questioning more often the quality of the care delivery and the diagnosis of their doctors.

    Over the past twelve years, the focus was on the creation of a new culture of health care delivery. New business models are sought, new technologies are emerging to try to improve the delivery of care. « Gradually, the economy of the healthcare sector got better but we were still too focused on monetary issues. »

    It is only recently that the interest around the patient has increased, Dr. Chu said. Refocusing on devotion, that’s the key. »

    Chronic disease management: forty years of learning

    Arnold Milstein, Professor of Medicine, Stanford University School of Medicine, talked about the chronic diseases management, whose significant progression makes it one of the current and future main concerns. In the US, 86% of American healthcare expending is incurred by people with chronic illness, the expert recalled (official figures).

    He went back forty years ago to better understand the evolutions in this specific area and to identify the bad paths taken by the care providers.

    • In the 80’s-90’s: « Doctor knows best.  »
      The tool available was generally phone, that is it: « If you were lucky, you could get an appointment in fifteen minutes with a doctor in the day to deal with a specific problem, if not, you should leave a message on the answering machine that advised you in most cases to go to the ER. A basic and simplified system that of course did not meet the needs of patients with multiple chronic disease problems ». Result: failed.
    • Late 90’s – early 2000: the beginning of telemedicine. Add insurer’s 1 800 nurse case manager.
      Nurses from a remote location contacted patients to find out what is going on and take care of them. « It seemed like a good idea. This kind of intervention still persists today although a CBO report had demonstrated that there was no positive impact on health expenditure. » Result: failed.
    • Around the 2000s: The improvement of the telemedicine system.
      The interactions between nurses working remotely and patients become more sophisticated, caregivers were particularly interested in the psyche of the patients and the importance of the social in the process of healing. « Real medical teams have been created. Investors were very enthusiastic but most have failed because most of these interventions did not include an actual face-to-face with the patient, they did not established a deep relationship between the patient and the care manager and between the care manager and clinicians. Everything was more or less managed remotely.  » Result: failed.

    In its report on these efforts to reduce health spending while improving the quality of healthcare delivery, the CBO concluded « that between 33 and 34% of these experiments have failed ». They ultimately cost the government more. « This is a high failure rate!, Aaron Martin said. The ones who worked were those centered on the sickest patients, called « the high-spending patient demo » but in the end, it seems logical that they resulted in more money coming in because patients were very ill and forced to spend more. The idea is to find a way to reduce costs and earn money even when we have to deal with less serious and complex diseases. »

    « How the United States is begin to learn from sequential failure of experiments in managing chronic illness care? » is the question that interests Arnold Milstein now. He is positive. « We have gone through forty years of learning to understand how our industry can work better. I do not consider these bad investments as failures if we learn from these mistakes for the future. « 

    Managing meaningful data to meet the patients’ needs

    A key to success in the healthcare system of tomorrow is to learn how to effectively manage health data.

    « With the development of new technologies, the goal is to reduce health facilities through the digital », explained Scott Weingarten, Senior Vice President and Chief Clinical Transformation Officer, Cedars-Sinai Health System.

    « We have to deal with a large volume of information:

    • 50% of this information come from care evidence-based;
    • we have resources produced by approximately 20 000 biomedical journals;
    • an article on health is published on average every 26 seconds;
    • the volume of medical information has doubled in the last three to five years.

    Today, electronic health records are used by:

    • 96% of hospitals;
    • 85% of physicians’ offices.

    Clinical decisions are determined by the analysis of its data.

    How can this mass of information be analyzed? What is the best diagnosis? This is the kind of question that must be asked by the caregivers today. »

    Lee Hood, Senior Vice President and Chief Science Officer, Providence St. Joseph Health, emphasizes the importance of the cloud and how it can improve the wellness of patients.

    « Through data analysis, we can better understand the transition from wellness to disease. The idea with the big data management is to work on preventive medicine, to understand how the combination of genetics and environment can influence a person’s health. »

    From this observation comes out a priority: « to find how to educate patients, physicians and other healthcare players to take advantage of this massive influx of data to improve the provision of care for both the rich and the poor people ».

    The expert is positive about the future of health care in the United States: « I sincerely believe that we can find a system in which the health care delivery system will be better and will have reasonable cost. »

    « It is possible to simplify the health care system for all by adopting a pro-active attitude allowing everyone to positively affect his health, summarized Amy Compton-Philips, Executive Vice President and Chief Clinical Officer, Providence St. Joseph Health. We have to imitate the models that work in other areas rather than wasting time and money to innovate. We have to change the culture of the healthcare industry to be able to change the sector. »

  • Sept applications primées aux trophées de la Santé Mobile 2017 lors des Journées de l’innovation

    Guillaume Marchand, fondateur de DMD santé, société organisatrice des Trophées de la Santé Mobile, a annoncé les 7 applications lauréates de l’édition 2017 lors des Journées de l’Innovation en santé du 27 au 29 janvier à Paris.
    43 dossiers ont été évalués à partir du questionnaire mHealthQuality élaboré par DMD santé et soumis à un jury de professionnels. Parmi les lauréats, 4 applications s’adressent au grand public en bonne santé, 2 ciblent des pathologies ( cancer, diabète), 1 est un outil de partage d’images pour les médecins.

  • Généralisation du tiers payant : les complémentaires santé ouvrent un portail unique de services

    Les trois principales familles d’organismes d’assurance maladie complémentaires – , la Fédération des mutuelles de France, le comité technique des institutions de prévoyance et la fédération des sociétés et des mutuelles d’assurances – annoncent le 30 janvier 2016 l’ouverture d’un portail de services « destiné aux professionnels de santé de ville » qui leur permettra de signer « un seul contrat de tiers payant avec l’ensemble des complémentaires » membres de l’Association des complémentaires santé et leurs organismes opérateurs de tiers payant. Cette association couvre aujourd’hui « 90% des assurés » assurent les trois fédérations.

    Le portail de service est accessible depuis un site internet (www.tpcomplementaire.fr) qui propose aux professionnels de santé de signer un seul contrat de tiers payant valable pour l’ensemble des complémentaires et des opérateurs de tiers payant membres de l’Association des complémentaires santé. Cette association avait été créée en juin 2015 dans la perspective de la généralisation du tiers payant prévue dans la loi de santé alors en cours d’examen parlementaire. Elle est en charge de l’organisation de la coopération entre les différents acteurs (assurance maladie obligatoire, opérateurs de tiers payant, éditeurs de logiciels des professionnels de santé,…) et de piloter le dispositif technique de tiers payant des complémentaires.

    Le portail permet présenté ce 30 janvier propose notamment un service de vérification en temps réel des droits des patients et offre une garantie de paiement sur la part complémentaire ainsi qu’un suivi des paiements automatisé. Un numéro de téléphone (0 806 800 206) permet aux professionnels d’obtenir des informations générales sur le tiers payant complémentaire et de bénéficier d’une assistance lors de l’inscription en ligne.

    Le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes

    Différentes versions du contrat sont prévues pour chaque type de professionnels de santé : les médecins, les auxiliaires médicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, podologues, pédicures,…), les sages-femmes et les centres de santé (hors dentaire). En revanche, le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes, les outils en place permettant « déjà une pratique large du tiers payant ». Des travaux avec ces professions sont toutefois prévus en 2017 « pour faire évoluer, de façon concertée, les outils existants ».

    Cet outil vise à répondre aux engagements pris par l’Association des complémentaires santé dans le rapport conjoint publié en février 2016 avec l’Assurance maladie sur la généralisation du tiers payant, mesure prévue par la loi de santé du 26 janvier 2016. Dans ce rapport remis à la ministre des Affaires sociales et de la Santé le 18 février 2016, les régimes d’assurance maladie et les organismes complémentaires s’engageaient à mettre en place un ensemble de solutions techniques de façon à ce que la pratique du tiers payant n’obère pas le temps médical, et simplifie même ses conditions de mise en oeuvre par rapport à la pratique actuelle.

    Tiers payant : une mise en œuvre progressive

    Pour rappel, la généralisation du tiers payant est une mesure prévue par la loi de santé de janvier 2016 mais le Conseil constitutionnel en a limité le caractère légalement obligatoire aux seuls régimes d’assurance maladie de base. Les syndicats de médecins libéraux y demeurent opposés notamment au motif que la mesure n’est pas assortie d’une garantie de paiement suffisante à leurs yeux. Par ailleurs ils estiment que cette mesure va demander aux professionnels de santé d’intégrer la complexité administrative inhérente aux système dual d’assurance maladie français, partagé entre plusieurs centaines d’organismes complémentaires et quelques régimes d’assurance maladie de base.

    Calendrier de mise en œuvre : 

    • Depuis le 1er janvier 2017, le tiers payant est devenu un droit pour tous les patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie obligatoire et depuis cette date, seuls les contrats complémentaires proposant le tiers payant à leurs clients peuvent bénéficier du label « responsable » et de la fiscalité réduite qui y est associée. 
    • Le tiers payant devrait devenir un droit pour l’ensemble des patients à compter de novembre 2017, sur la part remboursée par l’assurance maladie obligatoire, l’enjeu du portail lancée aujourd’hui étant de faciliter le développement du tiers payant sur la part remboursée par la complémentaire.
    • Certains candidats à l’élection présidentielle ont annoncé leur intention de revenir sur la généralisation du tiers payant à l’ensemble des patients ou envisagent de soumettre son maintien à son évaluation. 
  • Santé connectée : 2/3 des médecins américains ne savent pas quoi recommander à leurs patients (NEJM)

    Deux tiers des médecins américains ne savent pas quels outils de santé connectée recommander à leurs patients, tel est le principal enseignement de l’étude sur l’engagement des patients réalisée par le NEJM Catalyst et diffusée le 26 janvier 2017.

    Cette étude a été réalisée en novembre 2016 auprès d’un échantillon de 595 médecins.

    Les principaux bénéfices des outils de santé connectée sont, pour les médecins ayant participé à l’étude :

    • de soutenir les efforts des patients pour être sains (67 %);
    • de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’état des patients lorsqu’ils ne sont pas hospitalisés (60 %);
    • de créer un écosystème qui permet de mieux prédire l’évolution de l’état de santé des patients et d’intervenir plus vite (51 %). 

    Les outils considérés comme les plus utiles sont les dispositifs permettant des mesures biométriques (85 %), comme les balances sans fil ou les glucomètres, suivis des applications pour smartphone (75 %).

    En termes d’usages, le suivi des maladies chroniques (81 %) arrive en tête, suivi du soutien à l’observance du traitement médicamenteux (66 %).

    Enfin, les médecins interrogés regrettent le manque de prise en charge de ces outils par les assurances santé (51 %) et leur absence d’intégration avec les EHR (46 %).