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  • Hong Kong : la réalité virtuelle en essor dans les hôpitaux pour former, soigner, réadapter

    De plus en plus d’hôpitaux de Hong Kong adoptent la réalité virtuelle (RV) pour la réadaptation des patients et la formation des professionnels médicaux.
    Focus sur Vrehab, un logiciel de formation basé sur la réalité virtuelle mis au point par une équipe de l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Par le biais d’une immersion personnalisée dans un cadre précis et évolutif, l’outil permet de faciliter la réadaptation des patients dans un environnement social et/ou professionnel.

    L’immersion dans une réalité virtuelle atténuerait douleur et détresse

    La réalité virtuelle se développe de plus en plus sur le marché des soins médicaux hongkongais, observe dans une analyse publiée en février 2017 l’experte Nancy Ho (Computerworld Hong Kong Magazine). La spécialiste remarque que la réalité virtuelle est exploitée par de plus en plus d’universités et d’hôpitaux pour :

    • la formation des professionnels de santé
    • la réadaptation des patients
    • la simulation robotisée
    • la simulation de chirurgie mini-invasive
    • la thérapie d’immersion, notamment pour le traitement de la dépression et des phobies.

    Pour certains médecins, l’immersion dans un environnement virtuel peut être utilisé comme un complément de traitement médical afin d’aider les patients à réduire la douleur et la détresse liées à des problèmes de santé comme une douleur chronique, des brûlures graves et le cancer.

    « La réalité virtuelle n’est pas seulement une distraction mais une immersion totale. Nous déployons un environnement et nous transportons les patients dans un autre endroit, sur lequel ils peuvent exercer un contrôle mental. Ils deviennent acteurs par le biais d’un avatar et peuvent atténuer leur désespoir et leur impuissance [face à la maladie] », a déclaré Alex Cahana, vice-président senior des stratégies numériques au TRT International US Ltd., à l’occasion du salon Healthtech Asia 2017, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2017.

    > TRT International a été créé par la société chinoise de médecine traditionnelle Tong Ren Tang.
    Son but : associer des technologies, comme la réalité virtuelle, et des dispositifs d’apprentissage à la médecine traditionnelle chinoise pour améliorer le bien-être des patients.

    Des études cliniques et expérimentales ont prouvé l’impact positif de la réalité virtuelle sur l’atténuation des douleurs et de la détresse, a indiqué M. Cahana.

    Vrehab : une formation dans le monde virtuel pour améliorer la réadaptation des patients

    Parmi les solutions hongkongaises basées sur la RV récemment développées figure le logiciel de formation mis au point par l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU).

    À l’origine, il s’agit d’un projet de recherche du Département des sciences de la réadaptation. Aujourd’hui, le logiciel est désormais détenu par une entreprise locale de services dédiés à la réadaptation des patients.

    L’outil se présente sous la forme de deux logiciels non immersifs de réalité virtuelle : VRehab et Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). Ils permettent de simuler des environnements, comme un supermarché, une boutique ou un arrêt de bus afin d’aider les personnes souffrant de déficiences cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention…) à améliorer leur quotidien et leurs compétences professionnelles.

    Exemple : apprendre les techniques de vente dans une boutique virtuelle

    Avec le scénario « boutique », le patient assure le rôle de commerçant et apprend à maîtriser les techniques de vente sans pression. L’environnement peut être personnalisé pour mieux correspondre aux attentes de l’utilisateur et à sa progression afin de booster sa motivation et sa confiance en soi.

    Une solution intéressante pour les thérapeutes, qui rencontrent parfois des difficultés dans le cadre d’une formation de réadaptation classique :

    • un encadrement important pour suivre chaque sortie des patients (gardiens, thérapeutes, travailleurs sociaux…) ;
    • des facteurs environnementaux, comme des intempéries, des embouteillages ou un afflux trop important de clients en magasin par exemple, peuvent contraindre l’interruption de la formation.

    Le logiciel fonctionne sur PC et tablette en recueillant les données de formation des patients : nombre d’erreurs commises, temps de réaction, etc. Ces informations sont analysées par les thérapeutes, en complément de tests cognitifs classiques, pour évaluer la progression des patients et savoir s’ils seraient capables d’appliquer les compétences acquises au cours de la formation virtuelle dans un environnement réel.

    Plusieurs hôpitaux publics, centres de réadaptation et centres de soins pour personnes âgées utilisent aujourd’hui Vrehab, dont l’hôpital Queen Mary, l’hôpital Castle Peak, l’hôpital Tuen Mun et le centre Caritas Lok Hang.

    Réalité virtuelle et santé : les projets se multiplient

    D’autres universités locales ont également utilisé la réalité virtuelle pour améliorer la formation médicale ou sont en train de la déployer pour concevoir des dispositifs à destination des professionnels de santé.

    Exemple : la faculté de médecine de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK) exploite la RV et la robotique pour former des stagiaires en chirurgie mini-invasive (MIS).
    Le laboratoire de réalité virtuelle du MIS Skills center est équipé de simulateurs et de stations de travail basées sur la réalité virtuelle et la 3D. Les chirurgiens peuvent ainsi travailler avec des données issues de divers appareils d’imagerie médicale afin d’obtenir une compréhension claire et précise de l’anatomie humaine et donc une meilleure formation à la chirurgie.

  • Hong Kong: using virtual reality to help patients’ rehabilitation

    More and more hospitals in Hong Kong are adopting virtual reality (VR) for patients’ rehabilitation and medical professionals training.
    Let’s focus on Vrehab, a training software based on the RVand developed by the Hong Kong Polytechnic University (PolyU). Through a personalized immersion in a specific and evolving virtual framework, it facilitates the rehabilitation of patients in a social and / or professional environment.

    Immersion in virtual reality would alleviate pain and distress

    Virtual reality grows increasingly in the Hong Kong medical care market, observed the expert Nancy Ho (Hong Kong Computerworld Magazine) in a story published in February 2017. She notes that VR is exploited by more and more universities and hospitals for:

    • training of health professionals;
    • rehabilitation of patients;
    • robotic simulation;
    • minimally invasive surgery simulation;
    • immersion therapy such as depression and phobia.

    To some physicians, immersion in a virtual environment can be used as an adjunct to medical treatment to help patients reduce pain and distress associated to health problems such as chronic pain, severe burns and cancer.

    « VR is not just the distraction but the total immersion. We engineer the environment and take patients to another place where they can exert mental control. They become interactive with their avatars, and can leave their hopelessness and helplessness, » said Alex Cahana, senior vice president of digital strategies at TRT International US Ltd at the Healthtech Asia 2017 held in Hong Kong in January 2017.

    > TRT International was created by the traditional Chinese medicine company Tong Ren Tang.
    His goal: combine technologies such as VR and mobile learning to traditional Chinese medicine to improve the wellness of patients.

    Clinical settings and experimental studies have proved the positive impact of patients immersed in VR experiences on alleviating pain and distress, said Mr. Cahana.

    Vrehab: a training in the virtual world to improve patient rehabilitation

    Among the local VR-based solutions recently developed, there is the training software developed by The Hong Kong Polytechnic University (PolyU).

    Originally, it was a research project of the Department of Rehabilitation Science. The software is now licensed by a local rehabilitation services firm.

    There are two non-immersive VR software: VRehab and Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). They simulate real-life scenarios such as supermarkets, shops or bus stops to help people with cognitive impairment (memory or attention disorders…) to boost their daily living and working skills.

    Example: learning sales techniques in a virtual shop

    In a boutique environment simulated by VRVTS, the patient assumes the role of a merchant and learns sales techniques without pressure. The environment can be customized to better match user expectations and progression, increasing their motivation and confidence to carry on rehabilitation.

    This is an interesting solution for therapists, who sometimes face difficultiesin conventional rehabilitation training;

    • Lots of manpower are needed in every outing with patients (caretakers, therapists, social workers …);
    • environmental factors such as bad weather, traffic jams or footfall in supermarkets, for example, may force the interruption of training.

    The software runs on PCs and tablets, collecting patients’ training data: the number of errors made, reaction time, etc. This information is analyzed by therapists, in addition to conventional cognitive tests, to assess assess patients’ progress and see if they would be able to transfer the learned skills to a real environment.

    Several public hospitals, rehabilitation service centers and elderly care centers now use VRehab, including Queen Mary Hospital, Castle Peak Hospital, Tuen Mun Hospital and Caritas Lok Hang Workshop.

    virtual reality in the healthcare industry : projects are multiplying

    Other local universities have also used virtual reality to improve medical training or are in the process of deploying it to create devices for healthcare professionals.

    Example: the Faculty of Medicine of the Chinese University of Hong Kong (CUHK) uses VR and robotics to train surgical trainees in performing Minimally Invasive Surgery.
    The virtual reality laboratory of the MIS Skills center is equipped with simulators and 3D VR workstations Surgeons can work with multi-imaging data to get a clear and accurate understanding of human anatomy and thus improved treatment training.

  • Colloque Health Technology Assessment : Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé ? 16 mars 2017-Paris

    Le Centre d’Études et d’Innovations en Santé (CEIS) de la Fondation A. de Rothschild organise le 16 mars 2017 un colloque sur le thème « Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé : de la start-up à la diffusion ».

    • La e-santé: définition, périmètre et enjeux;
    • prospectives en e-santé;
    • stratégie de la Haute Autorité de Santé en e-santé
    • cadre réglementaire et juridique;
    • regards croisés autour des pratiques en e-santé en France;
    • modèles d’évaluation : technique, médicale (efficacité), médico-économique (efficience):
    • éthique et e-santé,

    telles seront les problématiques abordées.

    Par ailleurs, la stratégie nationale de l’innovation en santé sera présentée par Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé.

    Programme

    • 9h: Discours introductif – Julien Gottsmann, Directeur Général de la Fondation A. de Rothschild
    • 9h10: Stratégie nationale de l’innovation en santé – Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé
    • 9h30: E-santé : définition, périmètre et enjeux – Philippe Burnel (DSSIS, Ministère de la Santé)
    • 10h: Prospective en e-santé ; enseignements de l’étude PIPAME – Sandrine Degos (Care Insight)
    • 10h30: Positionnement stratégique de la HAS en matière de dispositifs connectés – Grégory Emery (HAS)
    • 11h: Cadre réglementaire et juridique en e-santé – Nathalie Beslay (Beslay + Avocats)
    • 11h30: Table ronde : Regards croisés autour des pratiques en e-santé en France, animée par Jean-Patrick Lajonchère, fédérateur de la famille prioritaire à l’export « Mieux se soigner »
      • Outils et évaluation en e-santé du point de vue d’une start-up – Frédéric Durand-Salmon (Bepatient)
      • Innovations en e-santé versus pratiques cliniques – William Rolland (Snitem)
      • Plateforme communautaire de santé utilisant la technologie blockchain – Jean-Christophe Despres (entrepreneur)
      • Démocratie sanitaire et patient e-connecté – Eric Balez (Association François Aupetit) & Loïc Blaise (Life Odyssey)
    • 12h30: Questions / Réponses
    • 12h45: Cocktail déjeunatoire

    Évaluation technique : quelle innovation pour répondre à quel besoin ?

    • 14h: Parcours ophtalmologique 3.0 – Nicolas Donatini (ZEISS)
    • 14h20: Optimisation du parcours du patient porteur de plaies chroniques complexes grâce à une solution de télémédecine utilisant des lunettes connectées – Jean-Paul Lembelembe (Groupe Hospitalier Saint-Augustin)
    • 14h40: Jeux vidéo thérapeutiques au service d’enjeux de santé publique – Marie-Laure Welter et Pierre Foulon (ICM Pitié-Salpêtrière)

    Évaluation médicale : quelle efficacité ?

    • 15h: Dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine à la Fondation : mise en place, réalisation et perspectives – Amandine Barjol et Georges Caputo (Fondation A. de Rothschild)
    • 15h20: Perspectives en chirurgie maxillo-faciale : croissance faciale assistée et e-technologie – Emmanuel Racy (Fondation A. de Rothschild)

    Évaluation médico-économique: quelle efficience ?

    • 16h: Évaluation médico-économique des applications télémédecine et des objets connectés en santé – Bruno Detournay (CEMKA-Eval)
    • 16h30: Évaluation médico-économique du dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine – Isabelle Durand-Zaleski (URCeco AP-HP)
    • 16h50: Évaluation médico-économique de l’étude CAPRI – Marie Ferrua (Institut Gustave Roussy)

    Conclusion: Réflexions éthiques sur la e-santé – Christian Hervé (Université Paris Descartes-Hôpital Necker)

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • M-santé : déploiement de trois applis de suivi dans des fondations hospitalières du NHS

    Trois applis de suivi développées par l’Université d’Oxford vont être déployées dans 4 fondations hospitalières en 2017 avant une possible généralisation, a indiqué le NHS courant février 2017.

    Ces applis, qui ont nécessité 7 ans de développement, vont être déployées en partenariat avec Drayson Technologies. Elles sont testées depuis un an dans 4 hôpitaux du comté d’Oxford.

    Les données recueillies par ces trois applis sont transmises aux dossiers patients électroniques.

    SEND, appli permettant de surveiller les signes vitaux chez les patients hospitalisés

    Elle calcule automatiquement un score d’alerte permettant de savoir que l’état du patient se détériore.

    GDm-health, appli pour le suivi du diabète gestationnel

    Elle permet aux patientes de transmettre à leur médecin les résultats de leurs glycémies effectuées à domicile.

    EDGE-COPD, appli pour le suivi de la BPCO

    Les patients mesurent tous les jours leur rythme cardiaque et leur saturation en oxygène et enregistrent ces résultats dans une appli. Au bout de trois mois, l’appli apprend à reconnaître le taux de saturation en oxygène habituel du patient qui l’utilise, et alerte les médecins en cas de baisse de ce taux.

    Une étude clinique de 12 mois a montré une diminution de 40 % des consultations chez le médecin traitant et de 17 % des hospitalisations pour les utilisateurs de cette appli.

    Drayson Technologies a obtenu une licence exclusive pour généraliser le déploiement et la commercialisation de ces applis au sein du NHS.

  • M-santé : Sanofi lance des essais cliniques avec des patients recrutés et suivis à distance

    Sanofi annonce le 2 mars 2017 le lancement d’essais cliniques décentralisés s’appuyant sur la m-santé et la télémédecine pour faciliter le recrutement et le suivi des patients, en partenariat avec l’entreprise spécialisée Science 37.

    Le recours à ces technologies numériques devrait permettre de diminuer la durée des essais cliniques types de 30 %, selon Sanofi.

    Concrètement, la méthode développée par Science 37 permet aux patients d’être suivis et de transmettre les données de ce suivi aux chercheurs grâce à un iPhone adapté. Les participants éligibles à l’étude reçoivent un téléphone, un forfait de données mobiles et tout autre capteur ou dispositif connecté nécessaire à l’essai, ainsi que les médicaments qui font l’objet de l’étude. Ils peuvent communiquer à tout moment avec l’équipe en charge de l’étude.

    Des infirmières se rendent au domicile des patients lorsque des examens comme des prises de sang sont nécessaires. Enfin, des cliniques ou hôpitaux locaux sont recrutés pour les examens radiologiques ou tout autre examen nécessitant un équipement spécialisé.

    Les données des patients sont envoyées de manière sécurisée aux chercheurs qui peuvent y avoir immédiatement accès. La plateforme peut également envoyer des messages de rappel aux patients pour qu’ils prennent leurs médicaments au bon moment.

    Ces essais cliniques décentralisés devraient, selon Sanofi, permettre aux patients éloignés géographiquement des grands centres de soins, ou trop malades pour se déplacer, de participer plus facilement aux essais cliniques.

  • HIMSS 2017 : IA, machine learning et Big data, principales tendances à Orlando

    Le congrès HIMSS 2017 s’est déroulé à Orlando du19 au 23 février accueillant plus de 1200 exposants, 40 000 visiteurs et plus de 500 conférences. Parmi les thématiques les plus remarquées: l’intelligence artificielle, le machine learning et le big data – tendances fortes pour 2017 à la fois sur les usages possibles, les infrastructures nécessaires et les impacts organisationnels.

    Parmi les stars de l’année, IBM Watson Health, dont la CEO a fait l’ouverture du congrès, avec une volonté de créer un cadre de confiance sur l’utilisation des data, fondé sur la transparence et le partage de la valeur créée.

    « La data est devenue la ressource naturelle la plus créatrice de valeur, transformant l’industrie et la société à un niveau jamais imaginé. Cette transformation est encore plus évidente en médecine et dans le système de santé. Cela s’est nourri de l’infusion progressive des technologies et de l’intelligence mises dans tous les process et les produits de santé, la multiplication des dispositifs mobiles et l’explosion des réseaux sociaux, et plus encore par les attentes exponentielles des citoyens rendus plus autonomes grâce au digital. La nouvelle génération de systèmes cognitifs augmente la capacité humaine de compréhension et d’intervention dans des systèmes de santé complexes. Cela accélère considérablement l’avancée d’une médecine personnalisée et fondée sur des preuves. » Telle est la vision portée par Ginny Rometty, CEO d’IBM.

    A travers cette introduction, les tendances fortes du secteur peuvent se dessiner selon 6 axes :

    • Une approche IT de plus en plus médicalisée, fondée sur une forte coopération entre les industriels et les médecins
    • Une recherche d’efficience fondée sur le gain de temps et l’optimisation des prescriptions et prises en charge des patients
    • Une collecte de données stratégique pour les établissements de santé, des usages pour autant encore balbutiants, de nouveaux players sur l’analyse de la data et le data mining
    • Une préoccupation forte sur la sécurité et la cybersécurité, notamment dans le cadre des interfaces avec les dispositifs médicaux et les objet connectés
    • Une exigence d’interopérabilité entre tous les logiciels métiers
    • Un questionnement sur le modèle économique et le partage de la valeur fournisseur / hôpital. Ainsi le modèle de  Joint Ventures semble émerger pour favoriser l’innovation.

    Parmi les entreprises exposantes, toutes les compagnies américaines d’EHR, les intégrateurs majeurs, à noter la présence de la société française Enovacom, spécialiste de l’interopérabilité qui se déploie à l’international et notamment au Canada.

    La prochaine édition de Himss se déroulera à Las Vegas en 2018. L’édition européenne se déroulera quant à elle à Malte, du 10 au 12 mai 2017.

  • Données de santé générées par les patients : projet pilote d’intégration à l’EHR en Angleterre

    La Fondation hospitalière de Salford et la start-up Validic annoncent le 1er mars 2017 avoir conclu un partenariat permettant d’intégrer dans le dossier patient électronique (EHR) les données de santé générées par les patients via les dispositifs médicaux à domicile, les wearables et les applis de bien-être.

    L’objectif du partenariat est de déterminer quelle différence l’intégration de ces données produit dans la prise en charge, les résultats des soins et l’engagement des patients.

    Salford Royal, qui a obtenu un budget de 10 millions de livres (11,6 millions d’€) de la part du NHS pour tester des approches innovantes en matière de services numériques, va dans un premier temps intégrer les données d’activité physique et de sommeil dans l’EHR pour en analyser l’usage et la valeur. La fondation indique qu’à long terme, l’ensemble des données issues des 400 applis et objets connectés à la plateforme de Vialidic seront prises en compte.

    Les données seront également regroupées dans une base de données permettant aux praticiens et chercheurs d’identifier des tendances, des corrélations et des causalités. L’analyse des données permettra, selon la fondation, de fournir des informations contextualisées aux patients, leur permettant ainsi de mieux gérer leur maladie ; elle permettra également aux praticiens d’adopter une approche holistique des soins.

  • Diabète : la m-santé efficace pour améliorer le contrôle de la glycémie (étude PLOS One)

    La m-santé permet d’améliorer le contrôle de la glycémie chez les diabétiques de type 1 comme chez les diabétiques de type 2 : telle est la conclusion de la méta-analyse publiée dans la revue scientifique PLOS One le 1er mars 2017.

    Les chercheurs ont analysé les résultats de quinze revues systématiques d’études, publiées entre 2008 et 2014, sur le recours à la m-santé dans le suivi du diabète.

    Principaux résultats

    • le recours à la m-santé pour le suivi des diabétiques, lorsqu’il s’accompagne de retours d’information médicaux, permet en moyenne un meilleur contrôle de la glycémie que les approches standard ;
    • l’amélioration de la glycémie est plus prononcée lorsque les interventions combinent SMS et fonctionnalités web (suivi par le patient de son taux de glucose, retours d’information médicaux) ;
    • les interventions quotidiennes et les échanges interactifs entre patients et médecins apportent une meilleure amélioration de la glycémie que les interventions hebdomadaires ou les échanges d’information unidirectionnels.

    Recommandations

    Les chercheurs apportent des recommandations sur les études à mener pour mieux cerner les bénéfices de la m-santé dans le suivi du diabète :

    • évaluer l’impact des approches multi-média (jeux, réseaux sociaux, aides à la décision…) et en temps réel de la gestion du diabète par les patients, en particulier pour les diabétiques de type 1 jeunes ;
    • analyser les mécanismes des changements de comportement pour exploiter efficacement les outils de m-santé ;
    • déterminer quelles sont les interventions de m-santé les plus efficaces :
    • étudier l’impact des interventions de m-santé sur le recours aux soins.

  • Rendez-vous en ligne : 20 000 praticiens utilisateurs (URPS médecins d’Ile-de-France)

    Plus de 20 000 praticiens ont adopté une solution de prise de rendez-vous en ligne, selon une étude publiée par l’URPS médecins libéraux d’Ile-de-France le 24 février 2017.

    Face à une « offre pléthorique », plus de 50 solutions ayant été recensées, l’URPS Ile-de-France a comparé en détail 15 solutions : fonctionnalités, tarifs, protection des données. Elle conclut de cette étude que médecins et patients doivent « rester très vigilants sur la propriété et l’utilisation possible des données au travers de ces solutions de prise de rendez-vous en ligne. »

    Un marché dominé par trois types d’acteurs

    Selon l’URPS, le marché de la prise de rendez-vous en ligne est dominé par trois types d’acteurs :

    • les éditeurs dont c’est l’unique activité, où se distinguent :
      • les éditeurs avec d’importants moyens financiers, qu’ils investissent en grande partie dans leur stratégie commerciale. Ils s’appuient sur des grands groupes : Lagardère pour MonDocteur, Vivendi pour RDVMédicaux, la MNH pour Keldoc, et/ou lèvent des fonds importants (Doctolib par exemple) ;
      • les éditeurs aux moyens plus modestes, qui tentent de se démarquer avec des fonctionnalités et des services supplémentaires ;
    • les éditeurs de logiciel de cabinet, qui proposent la prise de rendez-vous en ligne comme un module supplémentaire de leur outil: Cegedim par exemple ;
    • les télé-secrétariats, qui proposent le rendez-vous en ligne pour se diversifier et maintenir leur activité face à la concurrence.

    Tarification : des modèles différents

    Plusieurs modèles de tarification se distinguent :

    • la gratuité, pour attirer les médecins vers d’autres services, comme le télésecrétariat ;
    • le freemium, avec un bouquet de services gratuit, et des options payantes ;
    • le forfait mensuel ;
    • l’abonnement à la carte.

    Certains éditeurs font signer aux praticiens une clause d’exclusivité.

    Vers une convergence des solutions

    L’URPS identifie plusieurs pistes d’évolution du marché de la prise de rendez-vous en ligne :

    • la convergence des solutions, lorsque le marché sera plus mature ;
    • des partenariats avec des éditeurs d’autres logiciels : gestion de cabinet de ville, dossier patient informatisé, etc. Ces partenariats se concrétisent toutefois plus facilement à l’hôpital qu’en cabinet, les éditeurs de logiciels de gestion de cabinet développent leurs propres solutions de prise de rendez-vous ;
    • le développement de stratégies territoriales adaptées aux besoins des médecins : un médecin surbooké en zone de désertification médicale a par exemple plus besoin d’optimiser son agenda que d’augmenter sa visibilité ;
    • la création de services supplémentaires pour les patients, comme du conseil médical.

    Des gains d’efficience

    Les praticiens interrogés dans le cadre de l’étude ne constatent en général pas de baisse du nombre de rendez-vous non honorés, à la différence de ce que disent les éditeurs.

    En revanche, ils perçoivent un gain de temps de gestion administrative, et une augmentation de la satisfaction de leur patientèle.

    En conclusion, l’URPS appelle les médecins à la vigilance face au pouvoir que pourrait conférer aux éditeurs la possession de fichiers de patientèles comportant des millions d’usagers, lorsque le marché se sera consolidé.

  • La 1e édition du MedFIT aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017

    La première convention d’affaires internationale dédiée aux partenariats d’innovation dans le domaine des technologies médicales et du diagnostic, MedFIT, aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017 et réunira plus de 500 acteurs internationaux du secteur.

    Ce rendez-vous a vocation à identifier les produits, services et technologies innovants, faciliter les partenariats de recherche et d’innovation entre grands groupes industriels, start-up et académiques tout en intensifiant les flux de licences et l’accès au marché des innovations.

    Cet événement est organisé par Eurasanté et les clusters NHL (Nutrition Health Longevity), Medicalps et Alsace BioValley.

    Cet événement s’articulera autour de 4 activités :

    Une convention d’affaires

    La plateforme de partnering permet la planification de rendez-vous d’affaires en amont de l’événement, donnant ainsi l’opportunité aux participants d’identifier et rencontrer des partenaires et investisseurs potentiels.

    Des conférences spécialisées

    Établi par un comité stratégique d’experts et animées par 50 intervenants internationaux, le programme de conférences abordera les problématiques de recherche et d’innovation, le financement de l’innovation et les aspects réglementaires et d’accès au marché.

    Une exposition

    Permettant aux participants d’accroître leur visibilité auprès des leaders du secteur des technologies médicales.

    Des sessions de présentations

    Les sessions de présentations permettront aux jeunes entrepreneurs de pitcher lors de MedFIT face à de potentiels partenaires et investisseurs.

    Programme

    Le programme de la conférence MedFIT abordera les principaux aspects du secteur medtech.
    Les derniers avis sur les thèmes en évolution liés aux partenariats d’innovation collaborative seront présentés et  se concentreront sur l’accès au marché, le financement et la réglementation.

    Le programme s’organise autour de trois axes principaux:

    Créer

    • Évaluer les besoins: comment travailler avec les cliniciens et les hôpitaux ?
    • Comment partager la valeur de l’innovation?
    • Comment trouver une source d’innovation grâce à des collaborations avec le milieu universitaire de medtech ?
    • Comment adapter les collaborations à travers l’innovation ouverte ?

    Développer

    • Comment trouver le bon partenaire pour l’externalisation et les alliances stratégiques ?
    • La nouvelle législation européenne sur les dispositifs médicaux: une menace ou une opportunité d’innovation ?
    • Innovation dans la conception des essais cliniques: comment peut-on économiser temps et argent?
    • Comment surmonter les défis liés au financement, aux aspects réglementaires et aux enjeux de la chaîne d’approvisionnement ?

    Vendre

    • Comment un système de surveillance post-commercialisation efficace peut-il soutenir l’innovation ?
    • Comment pénétrer le marché ?
    • Où et pourquoi allons-nous d’abord lancer un produit ? USA versus Europe versus Asie
    • Comment évaluer au mieux les obstacles et les possibilités d’accès au marché ?

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre: MedFIT

    La liste des participants est accessible via le lien ci-contre : Participants