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  • China: hospitals to use 20% more robots by 2020 (IDC report)

    China hospitals will adopt 20% more robots by 2020, according to a report published in early March 2017 by the US analysis and advisory firm International Data Corporation (IDC).

    These new high tech devices will be mostly made to develop medical equipment in order to improve the management of health facilities and the quality of care. Use cases for cognitive computing and artificial intelligence (AI) should continue to rise.

    More efficient robots to better analyze health big data

    • The report also predicts that by 2019 about 20% of Chinese medical institutions will use biological sensor technology based on the IoT to automatically measurepatients’ key physical signs and other biological features.
    • By the end of 2020, healthcare payers in China, such as insurance companies, should save expenses of around $500 million (€ 471m) through the deployment of robot-processed automation-related tools but also new skills and reengineering (information systems reorganization).
    • By 2021, China’s medical services will be able to adjust in real time their nursing plan. This will require the use of cognitive technology based on AI to use data from wearable devices.

    « Medical Big Data and precision healthcare will continue to expand (…) Dedicated medical Big Data companies such as iCarbonX and Yidu Cloud have already emerged in the industry. Nevertheless, medical or health Big Data app systems are yet in an exploratory stage since no rational operational mechanisms have been established, » IDC experts analyzed.

    Towards a strong development of artificial intelligence

    IT functions in Chinese hospitals will surely evolve, says Leon Xiao, senior research manager, Healthcare Industry Research & Consulting Services at IDC China.

    Leon Xiao, Senior Research Manager, Healthcare Industry Research & Consulting Services at IDC China, said IT functions will definitely move from the current stage where their main tasks are to support basic medical services, manage quality, improve diagnoses and boost treatment efficiency, to an IT-based AI application stage featuring innovative means of treatment, improved levels of diagnosis and treatment, expanded patient participation, wider scope of healthcare service and higher levels of support for human health.

    • Today, their main tasks are to support basic medical services, better manage quality of care, improve diagnosis and boost the effectiveness of treatments.
    • In the near future, they should go into an IT-based AI application stage featuring innovative solutions to establish accurate high-level diagnosis and develop better treatments, while encouraging patients to become more active and offering a wider scope of healthcare service.

    To achieve this goal, the idea is especially to develop artificial intelligence applications.

    In 2016, IBM Watson conducted a trial use in dozens of hospitals in China. In 2017, more companies introduce AI systems, which will lead the digital transformation of the healthcare industry, said the authors of the study entitled « IDC Futurescape: Top 10 Predictions of Healthcare IT 2017 – China implications« .

    More and more online hospital

    Furthermore, IDC estimates that online hospital (hospital that has adopted at least an EHR) sector will grow quickly.

    According to its statistics, there were nearly 40 online hospitals in China in 2016. They are expected to be more than a hundred by the end of 2017. The online medical business model should gradually come into shape.

  • Diabète : la plateforme de télésurveillance myDiabby s’ouvre aux patients diabétiques de type 1 & 2

    La plateforme myDiabby sera lancée le 16 mars 2017 pour les patients diabétiques de type 1 et 2.
    Cet outil de télésurveillance était initialement destiné aux patientes souffrant de diabète gestationnel et avait été lancé en avril 2015 par la start-up be4life avec le soutien du laboratoire Lilly.

    La plateforme myDiabby comporte un portail professionnel de santé et un portail patient. Elle permet aux professionnels de santé à travers le programme « myDiabby Healthcare »  de recevoir les données de leurs patients en temps réel afin de leur fournir un suivi entre les consultations.

    Les professionnels de santé ont désormais un unique portail pour réaliser le suivi de leurs patients diabétiques de type 1, 2 ou gestationnel. Une nouvelle application web et mobile a également été conçue pour les diabétiques de type 1 et 2.

    Be4life a indiqué mettre en place en 2017 une étude clinique nationale visant à comparer la prise en charge « traditionnelle » du diabète gestationnel avec la prise en charge télémédicale via myDiabby.
    Be4life souhaite que son service myDiabby reste gratuit pour les professionnels de santé et pour les patients, et permette aux soignants de bénéficier d’une valorisation du travail effectué sur la plateforme.
 Dans cette optique, la start-up a précisé que les démarches auprès de la HAS et de la DGOS étaient en cours.

  • 27 % de consultations en plus dans les hôpitaux suisses dues aux pratiques numériques des patients

    Selon un rapport de Santésuisse, le nombre de consultations à l’hôpital en Suisse a augmenté de 27% entre 2011 et 2015. Les applications liées à la santé et de diagnostic en ligne poussent les patients à s’adresser directement à des spécialistes sans passer par le médecin de famille – ce qui favorise l’hôpital davantage que les médecins de ville.

    L’auto-diagnostic contourne le médecin de ville

    Les pratiques des patients en lien avec les nouveaux outils numériques apportent des modifications de consommation de soins et de recours aux différents professionnels de santé.

    Objets connectés et « docteur Google » rendent les patients… impatients

    Les objets connectés utilisés pour mesurer en continu les signaux vitaux tels que le rythme cardiaque se développent et donnent des informations au patient sur son état de santé. Via des forum de patients, des échanges d’informations et des conseils sur les plateformes numériques, les patients ont de plus en plus vite des informations sur les maux qu’ils subissent.

    Conséquence : un recours accru à des professionnels de santé sans rendez-vous et de ce fait, à l’hôpital, dans des centres de consultation sans rendez-vous. Selon le Dr Bernhard Wegmüller, directeur de l’association des hôpitaux H+  (regroupant les hôpitaux suisses) , « les jeunes, habitués à obtenir tous les services tout de suite via leur portable, ne veulent plus attendre 3 jours pour un rendez-vous chez le médecin de famille »

    Ainsi, les patients, forts de leur auto-diagnostic, s’adressent directement aux spécialistes sans passer par les médecins libéraux. Cela a pour conséquence une augmentation des consultations à l’hôpital de l’ordre de 27% (entre 2011 et 2015), essentiellement en zone urbaine. Parallèlement la médecine primaire n’a augmenté que de 8% sur la même période.

  • 3e rencontre annuelle de l’industrie pharma digitale & connectée à Paris le 28 avril 2017

    Dans le contexte de multiples initiatives réglementaires (loi de Santé, Directive NIS, Règlements DM et DMDIV, Règlement Data Protection qui entrera en vigueur en 2018), cet événement sera articulé à travers des témoignages autour des questions suivantes :
    • Quels parcours de soins développer en 2017 ?
    • Quelles clés pour tenir le cap de la compliance tout en déployant une stratégie digitale agile ?

    Les thèmes abordés lors de la 3e rencontre annuelle de l’industrie pharmaceutique digitale et connectée qui aura lieu à Paris le 28 avril 2017 :
    • le parcours patient 2.0 (table ronde),
    • le nouveau règlement Data Protection adopté le 14/04/2016,
    • la stratégie multicanale « beyond the pills »,
    • 2 startups pour un regard innovant sur la Blockchain,
    • le pilotage de la digitalisation des organisations,
    • une Check list des toolkits et KPI à mettre en place pour booster la rentabilité de ses projets de transformation digitale en 2017.

    Cette journée réunira tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique (laboratoires, start-up, Institut de recherche, CRO’s, Biotechs, assurances et mutuelles, GAFAMS, Autorités Publiques), avec entre autres les directeurs Innovation R&D, Marketing, Marketing Digital, Juridique, e-santé, Qualité, Cyber-risques, Stratégie, Data Protection Officers des sociétés concernées.

    Vous pouvez consulter le programme via le lien ci-contre : Programme
    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription
    La liste des intervenants est disponible via le lien ci-contre : Intervenants

     

     

     

  • M-santé : l’Assurance maladie lance une appli mobile pour les asthmatiques

    Asthm’Activ, tel est le nom de l’application mobile gratuite lancée par l’Assurance maladie le 13 mars 2017 pour aider les asthmatiques à mieux connaître leur maladie et la gérer au quotidien.

    Conçue en partenariat avec l’association de patients Asthme & Allergies, l’appli a été conçue pour tous les asthmatiques adultes, que leur asthme soit intermittent ou persistant.

    Asthm’Activ comporte 4 rubriques, accessibles après avoir fourni quelques renseignements de façon sécurisée.

    Suivi de mon asthme

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de noter quotidiennement ses symptômes grâce à une liste pré-établie. Au bout de quatre semaines d’enregistrements quotidiens, l’appli peut évaluer le niveau de contrôle de l’asthme. Des conseils pratiques sont fournis le cas échéant. Par ailleurs, la rubrique comporte un outil de suivi du débit expiratoire de pointe, où le patient peut entrer les résultats de ses tests.

    Suivi de mon traitement

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de renseigner les traitements qui lui ont été prescrits, le moment de la journée où ils doivent être pris, la date de renouvellement de l’ordonnance. Il peut programmer des rappels de prise ou de renouvellement.

    Suivi de mes rendez-vous médicaux

    Cette rubrique permet à l’utilisateur de noter ses rendez-vous médicaux, de synchroniser l’appli avec son agenda, et de prévoir des rappels.

    Mieux connaître l’asthme

    Un glossaire répertorie les termes utiles pour mieux comprendre l’asthme et ses traitements. En complément, un quiz de 48 questions apporte des informations concrètes sur l’asthme.

    L’appli a été conçue en complément du programme d’accompagnement Sophia, aujourd’hui expérimenté dans 18 départements. Il propose aux personnes âgées de 18 à 44 ans une information sur l’asthme pour les aider à mieux connaître leur maladie, ainsi qu’un soutien et des conseils pratiques adaptés à leur situation : brochures d’information, partage d’expériences, newsletter, site internet dédié et infirmiers-conseillers en santé disponibles au téléphone.

  • Le congrès e-Health World Monaco 2017 aura lieu les 1er et 2 juin 2017

    Le congrès e-Health World Monaco tiendra sa troisième édition en Principauté les 1er et 2 juin 2017.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par Israël Nisand, Président du Forum Européen de Bioéthique de Strasbourg.

    Il s’articulera autour de débats (impression 3D – 4D, l’IA au service de la médecine, l’homme augmenté, les robots) d’ateliers (blockchain, business et économie en e-santé), de conférences (bioéthique de l’e-santé, e-santé : et l’Afrique ?) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-up.

    Les débats

    • La création de tissus, les biomatériaux au service de l’humain
    • Impression 3D, 4D
    • Les organes de synthèse
    • Le patient connecté
    • L’intelligence artificielle au service de la médecine
    • L’homme augmenté, les robots
    • La Simulation, les Serious Games, la Réalité virtuelle et l’impression 3D pour Apprendre, Enseigner, Opérer.
    • Présentations de start-ups
    • La beauté connectée en partenariat avec l’Oréal et la Samcep

    Les ateliers

    • Blockchains
    • Science et Recherche
    • Business et économie en e-santé
    • e-santé en Afrique
    • Le patient connecté en partenariat avec BeWell Connect

    Les conférences

    • Bioéthique de l’e-santé Pr Israël Nisand Directeur du Forum de Bioéthique de Strasbourg
    • e-santé : et l’Afrique ? Pr Dinard Kouassi Directeur de l’Institut National de Santé Publique de Cote d’Ivoire Samir Abdelkrim Fondateur de StartupBRICS.com

    La « nuit connectée » sera un moment d’échange entre start-uppers et partenaires et, pour les congressistes, la découverte en avant-première des innovations qui préfigurent la médecine de demain.

    La liste des conférenciers est accessible via le lien ci-contre : Conférenciers

    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • Robotique : Singapour et la Corée du Sud misent sur la robotique pour complèter leur offre de soins

    Singapour et la Corée du Sud font partie des pays d’Asie à suivre dans le secteur de la robotique dédiée à la santé.

    – En février 2017, Singapour a accueilli le premier hackathon d’Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées. Les projets novateurs sur ce marché très spécifique se multiplient dans la cité-État.

    – La Corée du Sud est quant à elle en avance dans le domaine de la micro-robotique appliquée à la chirurgie. « Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine », confie à H&TI le Pr. Jong-Oh Park, directeur de l’institut sud-coréen Robot Research Initiative (RRI).

    Singapour : leader sur le marché de la robotique dédiée aux personnes âgées ?

    Un 1er hackathon organisé en Asie sur la robotique d’assistance pour personnes âgées

    Du 10 au 12 février 2017 s’est tenu le MIT Hacking Medicine Robotics Singapore 2017, le premier hackathon organisé en Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées.

    Développeur, cliniciens, ingénieux, concepteurs, chercheurs et chefs d’entreprise étaient invités à développer des applications logicielles et matérielles sur Segway Robot Platform (ou Loomo), un projet de plateforme ouverte.

    L’événement a rassemblé 83 participants, répartis dans 12 équipes, qui cherchent à mettre au point des solutions permettant de faire face à différents défis rencontrés dans le domaine des soins à destination des personnes âgées, tels que :

    • le suivi de la santé cardiaque ;
    • la prévention des chutes ;
    • la détection de la démence.

    Les trois équipes récompensées :

    Pour faire progresser la mise au point des concepts élaborés, les trois équipes vont avoir accès aux laboratoires de prototypages du MIT Hacking Medicine, à la plateforme Segway Robot Developer Edition, Loomo, et à un financement pour développer leurs solutions et lancer leurs entreprises.

    Les projets ont été développés sur la base du robot Loomo, mis au point par Segway Robotics

    Loomo est une machine intelligente qui peut se transformer en un transporteur et un robot autonome. Les développeurs peuvent créer des applications connectées à l’appareil et ajouter des accessoires pour le personnaliser.

    Sarah Zhang, responsable des partenariats pour les développeurs à Segway Robotics, a déclaré que la robotique était actuellement centrée sur l’intégration d’interactions multi-sensorielles de nouvelles générations (discours, vision) et de capacités de plus en plus puissantes pour mieux recueillir et analyser les données de santé des patients.

    Elle estime que les interactions naturelles sont primordiales pour les applications robotiques dédiées aux soins pour personnes âgées car leur expérience des dispositifs numériques peut être limitée comme ils sont généralement moins habitués à l’utilisation d’objet high tech que les nouvelles générations.

    Singapour : Ruth, un robot social prometteur

    Les universités singapouriennes proposent des solutions intéressantes dans le secteur de la robotique dédiée à l’assistance des personnes âgées. Parmi les projets les plus prometteurs : Ruth, un robot social mis au point par quatre étudiants de Nanyang Polytechnic (équipe Yuuy).

    Il s’agit du robot social le plus récent développé à Singapour. Ruth a été conçue pour agir comme un être humain.

    • Grâce a un capteur de vision avancé et une caméra intégrés à la machine, elle peut reconnaître les visages et lire leurs expressions.
    • Plusieurs moteurs disposés autour de son « corps » lui permettent de bouger la tête et les bras mais aussi de cligner des yeux. Elle est même capable de rougir.
    • Son « cerveau » est alimenté par un mini-PC Windows et configuré grâce à diverses technologies Microsoft, lui permettant de reconnaître la voix de son interlocuteur et de lui répondre avec des mots appropriés.

    Ruth pèse environ 5 kg et son développement coûte environ 10 000 SGD. Elle a été testée sur deux personnes âgées vivant seules, qui ont trouvé facile d’interagir avec elle en raison de son apparence rassurante.

    Prochain objectif : équiper de roues le robot pour qu’il puisse se déplacer et mieux détecter les chutes des personnes âgées.

    Le robot a été créé pour apporter sécurité et joie aux personnes âgées vivant seules. Un projet intéressant pour les sociétés vieillissantes comme Singapour, le Japon et la Chine.

    D’ici 2030, 900 000 personnes vivant à Singapour seront âgées de 65 ans et plus, soit 20 % de la population, contre 11,8 % en 2015. Les Singapouriens âgés vivant seuls seraient 1,7 fois plus susceptibles de mourir prématurément que ceux vivant entourés et auraient deux fois plus de risque de souffrir de dépression et de solitude, indique une étude publiée en 2015 par des chercheurs de l’Université nationale de Singapour.

    Corée du Sud : 5 questions au Pr. Park, expert en micro-robotique dans le secteur de la santé

    La Corée du Sud figure parmi les leaders dans le domaine de la robotique dédiée au secteur de la santé. L’un des marchés prometteurs pour le pays semble être celui de la micro-robotique appliquée à la chirurgie.

    Le Pr. Jong-Oh Park, directeur du Robot Research Initiative (RRI) et professeur à l’École de génie mécanique de l’Université de Chonnam, dévoile à H&TI ses projets actuels et sa vision de l’industrie.

    1. Quels dispositifs avez-vous précisément développés ?

    J’ai été surtout impliqué dans le diagnostic médical et la chirurgie robotique. J’ai notamment participé au développement du robot « colonoscope » pour améliorer le diagnostic des maladies du côlon, de la capsule endoscope passive et active pour le diagnostic des maladies du système digestif, du micro-robot intravasculaire pour améliorer la chirurgie de l’artère coronaire, du « bacteriobot » pour progresser dans le domaine de la thérapie tumorale, etc.

    La plupart des développements de nos produits sont dans un premier temps passés par des tests in-vivo dans le monde entier. Plusieurs d’entre eux ont depuis été proposés aux acteurs de l’industrie et sont déjà vendus sur le marché.

    2. Les patients sont-ils prêts à accepter l’implication de robots dans le système de soins ?

    Cela dépend. Le robot « colonoscope » et la capsule « endoscope » ont été adoptés par les praticiens sans aucun retour négatif. Les autres dispositifs pourraient faire l’objet de débats.

    Nos solutions servent à combattre les maladies humaines. La très petite taille du micro-robot médical n’en fait pas un objet intrusif, les patients ne peuvent pas communiquer avec lui comme c’est le cas avec un robot social. Ils devraient accepter assez finalement le principe de la micro-robotique.

    3. Quels aspects de vos robots voudriez-vous modifier pour les perfectionner ?

    Nous aimerions bien sûr améliorer leur fonctionnalité pour perfectionner les dispositifs existants mais aussi mieux lutter contre d’autres maladies et également gagner en fiabilité.

    Nos équipements et dispositifs médicaux sont à destination du marché global parce que leur développement prend beaucoup de temps et nécessite un investissement important, de la phase de concept jusqu’à la création du produit.

    Le montant dont nous bénéficions est assez élevé et provient principalement du gouvernement. Notre centre semble faire partie des plus grands instituts d’université dédiés à la robotique existants.

    4. Ne pensez-vous pas que le développement d’objets high tech dans le secteur de la santé exclut une partie de la population en raison de leurs coûts notamment ?

    C’est vrai, en partie. Mais, logiquement, le produit devrait devenir moins cher avec le temps et sa démocratisation. Cela signifie que nos appareils seront accessibles aux groupes les moins privilégiés de la population dans un deuxième temps.

    5. Quelle est votre vision de la robotique dans le domaine de la santé ?

    Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine. Il n’y aura plus de chirurgie intrusive.

    Il est fortement possible que l’Asie devienne le leader mondial sur ce marché car la région montre un plus grand intérêt dans ce domaine que d’autres régions du monde.

    Le gouvernement sud-coréen, par exemple, investit dans divers domaines de la robotique, et semble actuellement plutôt concentré sur les sujets liés à la réadaptation des patients. Le pays pourrait faire partie des chefs de file dans les années à venir.

  • Réalité virtuelle : mise au point de lunettes intelligentes pour corriger la déficience visuelle

    Smart Specs, tel est le nom des lunettes intelligentes mises au point par la start-up OxSight à l’aide de la réalité virtuelle, dans l’optique de reproduire la vue réelle des personnes présentant une diminution de l’acuité visuelle.

    Les concepteurs de cette technologie espèrent pouvoir la lancer courant 2017.

    Amplification de la vision partielle

    Le dispositif de « lunettes connectées » vise à offrir une certaine autonomie aux personnes malvoyantes qui pourraient par exemple à l’avenir s’avérer dispensées de l’utilisation d’une canne ou de chiens d’accompagnement. Il s’appuie sur l’utilisation de la vue partielle qui reste à la personne.

    Composé de lunettes intelligentes et d’un boîtier que l’usager porte, il détecte la lumière, les formes et les mouvements. Ces informations sont intégrées dans les lunettes qui fournissent l’image aux yeux de l’utilisateur.

    A l’aide de processeurs et de modes de contrôle, l’usager peut accroître certains détails, par exemple augmenter les contrastes afin d’améliorer la vision d’une personne ou d’objets (en tournant simplement les boutons de contrôle).

    Les concepteurs expliquent que les causes de la perte de vue sont multiples et très diverses, et que cette technologie devrait permettre de s’adapter aux déficiences visuelles de chacun. Elle a pour l’instant été expérimentée uniquement sur des personnes présentant une perte partielle de la vision.

    Ils espèrent d’ici cinq ans explorer, à l’aide de cette technologie basée sur la réalité virtuelle, des pathologies comme l’autisme et les démences.

  • Hong Kong : la réalité virtuelle en essor dans les hôpitaux pour former, soigner, réadapter

    De plus en plus d’hôpitaux de Hong Kong adoptent la réalité virtuelle (RV) pour la réadaptation des patients et la formation des professionnels médicaux.
    Focus sur Vrehab, un logiciel de formation basé sur la réalité virtuelle mis au point par une équipe de l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Par le biais d’une immersion personnalisée dans un cadre précis et évolutif, l’outil permet de faciliter la réadaptation des patients dans un environnement social et/ou professionnel.

    L’immersion dans une réalité virtuelle atténuerait douleur et détresse

    La réalité virtuelle se développe de plus en plus sur le marché des soins médicaux hongkongais, observe dans une analyse publiée en février 2017 l’experte Nancy Ho (Computerworld Hong Kong Magazine). La spécialiste remarque que la réalité virtuelle est exploitée par de plus en plus d’universités et d’hôpitaux pour :

    • la formation des professionnels de santé
    • la réadaptation des patients
    • la simulation robotisée
    • la simulation de chirurgie mini-invasive
    • la thérapie d’immersion, notamment pour le traitement de la dépression et des phobies.

    Pour certains médecins, l’immersion dans un environnement virtuel peut être utilisé comme un complément de traitement médical afin d’aider les patients à réduire la douleur et la détresse liées à des problèmes de santé comme une douleur chronique, des brûlures graves et le cancer.

    « La réalité virtuelle n’est pas seulement une distraction mais une immersion totale. Nous déployons un environnement et nous transportons les patients dans un autre endroit, sur lequel ils peuvent exercer un contrôle mental. Ils deviennent acteurs par le biais d’un avatar et peuvent atténuer leur désespoir et leur impuissance [face à la maladie] », a déclaré Alex Cahana, vice-président senior des stratégies numériques au TRT International US Ltd., à l’occasion du salon Healthtech Asia 2017, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2017.

    > TRT International a été créé par la société chinoise de médecine traditionnelle Tong Ren Tang.
    Son but : associer des technologies, comme la réalité virtuelle, et des dispositifs d’apprentissage à la médecine traditionnelle chinoise pour améliorer le bien-être des patients.

    Des études cliniques et expérimentales ont prouvé l’impact positif de la réalité virtuelle sur l’atténuation des douleurs et de la détresse, a indiqué M. Cahana.

    Vrehab : une formation dans le monde virtuel pour améliorer la réadaptation des patients

    Parmi les solutions hongkongaises basées sur la RV récemment développées figure le logiciel de formation mis au point par l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU).

    À l’origine, il s’agit d’un projet de recherche du Département des sciences de la réadaptation. Aujourd’hui, le logiciel est désormais détenu par une entreprise locale de services dédiés à la réadaptation des patients.

    L’outil se présente sous la forme de deux logiciels non immersifs de réalité virtuelle : VRehab et Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). Ils permettent de simuler des environnements, comme un supermarché, une boutique ou un arrêt de bus afin d’aider les personnes souffrant de déficiences cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention…) à améliorer leur quotidien et leurs compétences professionnelles.

    Exemple : apprendre les techniques de vente dans une boutique virtuelle

    Avec le scénario « boutique », le patient assure le rôle de commerçant et apprend à maîtriser les techniques de vente sans pression. L’environnement peut être personnalisé pour mieux correspondre aux attentes de l’utilisateur et à sa progression afin de booster sa motivation et sa confiance en soi.

    Une solution intéressante pour les thérapeutes, qui rencontrent parfois des difficultés dans le cadre d’une formation de réadaptation classique :

    • un encadrement important pour suivre chaque sortie des patients (gardiens, thérapeutes, travailleurs sociaux…) ;
    • des facteurs environnementaux, comme des intempéries, des embouteillages ou un afflux trop important de clients en magasin par exemple, peuvent contraindre l’interruption de la formation.

    Le logiciel fonctionne sur PC et tablette en recueillant les données de formation des patients : nombre d’erreurs commises, temps de réaction, etc. Ces informations sont analysées par les thérapeutes, en complément de tests cognitifs classiques, pour évaluer la progression des patients et savoir s’ils seraient capables d’appliquer les compétences acquises au cours de la formation virtuelle dans un environnement réel.

    Plusieurs hôpitaux publics, centres de réadaptation et centres de soins pour personnes âgées utilisent aujourd’hui Vrehab, dont l’hôpital Queen Mary, l’hôpital Castle Peak, l’hôpital Tuen Mun et le centre Caritas Lok Hang.

    Réalité virtuelle et santé : les projets se multiplient

    D’autres universités locales ont également utilisé la réalité virtuelle pour améliorer la formation médicale ou sont en train de la déployer pour concevoir des dispositifs à destination des professionnels de santé.

    Exemple : la faculté de médecine de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK) exploite la RV et la robotique pour former des stagiaires en chirurgie mini-invasive (MIS).
    Le laboratoire de réalité virtuelle du MIS Skills center est équipé de simulateurs et de stations de travail basées sur la réalité virtuelle et la 3D. Les chirurgiens peuvent ainsi travailler avec des données issues de divers appareils d’imagerie médicale afin d’obtenir une compréhension claire et précise de l’anatomie humaine et donc une meilleure formation à la chirurgie.

  • Hong Kong: using virtual reality to help patients’ rehabilitation

    More and more hospitals in Hong Kong are adopting virtual reality (VR) for patients’ rehabilitation and medical professionals training.
    Let’s focus on Vrehab, a training software based on the RVand developed by the Hong Kong Polytechnic University (PolyU). Through a personalized immersion in a specific and evolving virtual framework, it facilitates the rehabilitation of patients in a social and / or professional environment.

    Immersion in virtual reality would alleviate pain and distress

    Virtual reality grows increasingly in the Hong Kong medical care market, observed the expert Nancy Ho (Hong Kong Computerworld Magazine) in a story published in February 2017. She notes that VR is exploited by more and more universities and hospitals for:

    • training of health professionals;
    • rehabilitation of patients;
    • robotic simulation;
    • minimally invasive surgery simulation;
    • immersion therapy such as depression and phobia.

    To some physicians, immersion in a virtual environment can be used as an adjunct to medical treatment to help patients reduce pain and distress associated to health problems such as chronic pain, severe burns and cancer.

    « VR is not just the distraction but the total immersion. We engineer the environment and take patients to another place where they can exert mental control. They become interactive with their avatars, and can leave their hopelessness and helplessness, » said Alex Cahana, senior vice president of digital strategies at TRT International US Ltd at the Healthtech Asia 2017 held in Hong Kong in January 2017.

    > TRT International was created by the traditional Chinese medicine company Tong Ren Tang.
    His goal: combine technologies such as VR and mobile learning to traditional Chinese medicine to improve the wellness of patients.

    Clinical settings and experimental studies have proved the positive impact of patients immersed in VR experiences on alleviating pain and distress, said Mr. Cahana.

    Vrehab: a training in the virtual world to improve patient rehabilitation

    Among the local VR-based solutions recently developed, there is the training software developed by The Hong Kong Polytechnic University (PolyU).

    Originally, it was a research project of the Department of Rehabilitation Science. The software is now licensed by a local rehabilitation services firm.

    There are two non-immersive VR software: VRehab and Virtual Reality based Vocational Training System (VRVTS). They simulate real-life scenarios such as supermarkets, shops or bus stops to help people with cognitive impairment (memory or attention disorders…) to boost their daily living and working skills.

    Example: learning sales techniques in a virtual shop

    In a boutique environment simulated by VRVTS, the patient assumes the role of a merchant and learns sales techniques without pressure. The environment can be customized to better match user expectations and progression, increasing their motivation and confidence to carry on rehabilitation.

    This is an interesting solution for therapists, who sometimes face difficultiesin conventional rehabilitation training;

    • Lots of manpower are needed in every outing with patients (caretakers, therapists, social workers …);
    • environmental factors such as bad weather, traffic jams or footfall in supermarkets, for example, may force the interruption of training.

    The software runs on PCs and tablets, collecting patients’ training data: the number of errors made, reaction time, etc. This information is analyzed by therapists, in addition to conventional cognitive tests, to assess assess patients’ progress and see if they would be able to transfer the learned skills to a real environment.

    Several public hospitals, rehabilitation service centers and elderly care centers now use VRehab, including Queen Mary Hospital, Castle Peak Hospital, Tuen Mun Hospital and Caritas Lok Hang Workshop.

    virtual reality in the healthcare industry : projects are multiplying

    Other local universities have also used virtual reality to improve medical training or are in the process of deploying it to create devices for healthcare professionals.

    Example: the Faculty of Medicine of the Chinese University of Hong Kong (CUHK) uses VR and robotics to train surgical trainees in performing Minimally Invasive Surgery.
    The virtual reality laboratory of the MIS Skills center is equipped with simulators and 3D VR workstations Surgeons can work with multi-imaging data to get a clear and accurate understanding of human anatomy and thus improved treatment training.