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  • Hacking Health Besançon : Marathon d’innovation ouverte en santé, showroom d’innovation, 19-21/10/18

    Les trois partenaires fondateurs du Hacking Health de Besançon, le Grand Besançon, le Pôle des Microtechniques et le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, organisent la 2e édition du Hacking Health Besançon du 19 au 21 octobre 2018 à l’Hôpital Saint-Jacques Arsenal à Besançon.

    Le Hacking Health de Besançon se déroule sur trois jours.
    Deux événements sont organisés en parallèle sur le site :
    • un showroom de l’innovation ouvert au grand public et gratuit ;
    • le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health de 48 heures payant et réservé aux participants inscrits.

    L’inscription au marathon est obligatoire (et payante : 30€ par participant, tarif étudiant : 15€) via le lien ci-contre. 

    Marathon

    Du vendredi 19 octobre 2018 à 17h30 au dimanche 21 octobre 2018 à 18h

    Le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health a pour but de contribuer à prototyper des solutions à des problèmes réels posés par des professionnels de santé et des patients, il est payant et l’accès est réservé aux participants inscrits.

    Le Hacking Health est ouvert à ceux qui souhaitent contribuer à imaginer des solutions pour la santé « de demain », qu’ils aient des compétences en développement numérique, en design ; entrepreneurs, juristes, statisticiens, chercheurs, ingénieurs, qu’ils soient professionnels de santé ou patients. Tous les profils sont attendus pour constituer des équipes pluridisciplinaires : ingénieurs, développeurs, juristes, designeurs, spécialistes du marketing, etc.

    Le marathon d’innovation vise à permettre aux participants d’apporter leurs contributions, ajouter leurs compétences à d’autres, et tracer de nouvelles pistes pour le bien commun. 

    Le marathon débute avec la présentation des problématiques au travers des pitchs, puis les équipes se forment dans la foulée. Durant 48 heures et avec la présence de coachs à l’appui des participants, il s’agit de répondre à ces problématiques. 

    Exemples de problématiques : 

    • WeCare – Le projet Wecare concerne des patients avec des troubles cognitifs dont l’autonomie est à améliorer. Wecare a pour but d’intégrer des technologies existantes voire les adapter, en rajoutant un aspect social, important pour ces patients et leur évolution. Objectif : minimiser le temps entre la chute qui pourrait survenir – fortement probable chez ces populations, et jusqu’à l’arrivée du secours qui pourrait vérifier si tout va bien, ou contacter les secours grâce à un outil imaginé qui pourrait être numérique (site Internet, application…) et aura pour missions de centraliser la gestion des données provenant des détecteurs de chute, de concentrer les informations concernant la communauté de volontaires (ajout, validation, suppression, géolocalisation, appel, etc.) et de permettre l’accès au domicile du patient en danger pour les volontaires (ouverture de portes via l’application ?).
    • Diab’Move – Il est difficile pour une personne diabétique de type 2 de faire de l’activité physique en autonomie puisque qu’il y a des contraintes de durées et d’intensité à ne pas dépasser, différentes pour chacun. Objectif : créer une application mobile, permettant de générer un programme d’activité physique personnalisé et adapté au mieux à l’utilisateur. Avant de commencer, l’utilisateur réalise en autonomie quelques tests de condition physique simples, définit ses préférences en terme d’activité physique, précise d’éventuelles contrindications ou douleurs et décide du temps qu’il peut accorder à cette pratique. Le programme met ensuite à disposition des formats de séances, exercices, conseils de bonne pratique, éléments motivationnels. 
    • Mieux se préparer à l’accueil d’un enfant gravement malade en réanimation infantile au CHU de Besançon –  Anticiper l’accueil d’un enfant gravement malade permet d’optimiser sa prise en charge et de diminuer le stress des soignants. Cette anticipation consiste à la préparation par avance de certains médicaments de l’urgence. Objectif : créer un outil facilitant les calculs et permettant de stocker des algorithmes pour faciliter le travail des soignants en réanimation infantile. 
    • Faciliter les tests d’évaluation patients – De nombreux patients passent des tests pour mieux évaluer leur état de santé. Ces tests sont très précis et permettent une analyse fine grâce à des grilles d’évaluations validées scientifiquement. En revanche, on relève une grande disparité de pratiques et de techniques. Objectif : Améliorer l’utilisation de ces tests au travers d’applications mobiles tout en conservant les propriétés psychométriques des tests ; proposer une interface utilisateur adaptée aux différents profils de patients (enfant, personnes âgées ou présentant un handicap), prise en compte immédiate des résultats dans la prise en charge du patient, faciliter le traitement instantané des résultats et l’interconnexion aux systèmes d’information du soin ou de la recherche.
    • Lunettes connectées –  Dans l’apprentissage d’un geste sportif, auprès de personnes non sportives de « haut niveau », il existe un décalage entre le geste enseigné et le geste que les personnes croient reproduire. Objectif : créer un prototype de lunettes connectées supportant la réalité augmentée pour l’apprentissage de gestes sportifs afin d’optimiser la rééducation médicale dans le cadre de séquelles traumatiques ou de handicaps et de réduire ce décalage et permettre grâce à la réalité augmentée de transmettre des protocoles de rééducation physique prescrite dans un cadre médical avec une grande précision via les capteurs de tissu intelligent.
    • Hypnose thérapeutique – La veille d’une intervention ou d’un examen invasif est un moment particulièrement anxiogène pour le patient à l’hôpital, déjà loin de ses repères habituels. De plus en plus de patients sont demandeurs d’hypnose thérapeutique dans les structures de soins afin de les rassurer et de leur enlever un facteur stress. Objectif : Créer un outil audio d’hypnose guidée à visée détente et stimulateur de sens (projeter un ciel étoilé?), pour le patient en pré-opératoire. Outil qui peut être alternatif ou complémentaire d’une pré-médication pour sa relaxation

    Propositions de problématiques : 

    Il est possible de proposer une problématique pour les professionnels de santé, les patients ou les personnes en situation de handicap. Les organisateurs du marathon souhaitent permettre de :

    • valider la pertinence du sujet ;
    • esquisser, prototyper une solution ;
    • rencontrer une équipe pour y contribuer ;
    • trouver des partenaires pour développer le projet.

    Afin de proposer une problématique, il faut contacter par email les organisateurs à l’adresse suivante : besancon@hacking-health.org.

    La présentation des résultats a lieu le dimanche 21 octobre 2018 à partir de 15h30. 

    Inscription payante et obligatoire au marathon (30€ par participant, tarif étudiant : 15€) au lien ci-contre. 

    Showroom

    Vendredi 19 octobre 2018 de 10h à 17h30 et samedi 20 octobre 2018 de 10h à 18h

    Pour sa 2e édition, le Hacking Health de Besançon souhaite s’ouvrir plus largement au grand public, patients et acteurs de la santé en proposant un showroom de l’innovation en santé en parallèle du marathon.

    La plupart des exposants viennent présenter des innovations non encore commercialisées. Seront également présentés des projets déjà développés lors des précédents Hacking Health français et suisses, ou par des start-ups, des fablabs et autres spécialistes de l’innovation.

    En donnant la possibilité aux visiteurs de tester leurs solutions, ils viennent recueillir leurs réactions et au besoin adapter leur projet. Le showroom est l’occasion de rencontrer d’éventuels partenaires, et d’échanger entre innovateurs.

    Cette partie du Hacking Health est ouverte gratuitement à tous les publics. Tout au long du showroom, il y aura des pitchs, tables rondes et conférences.

    Les organisateurs du Hacking Health Besançon proposent gratuitement un espace dédié à la promotion. Il est donc possible d’exposer pendant deux jours gratuitement afin de finir un projet, de l’exposer à l’avis d’experts, aux réactions d’usagers et de patients et à l’intérêt du grand public. Le but étant d’étendre son réseau, de créer des partenariats et de rencontrer d’éventuels investisseurs. 

    Afin d’exposer un projet, il faut remplir la fiche d’inscription au lien ci-contre. 

  • Accenture développe un jeu en réalité virtuelle contre les douleurs de membres fantômes

    Accenture a mis au point sur la plateforme cloud SAP (SAP Coud Platform), un jeu fondé sur la réalité virtuelle (RV) visant à lutter contre les douleurs de membres fantômes, douleurs chroniques survenant très fréquemment à la suite d’une amputation, annonce l’entreprise par un communiqué daté du 2 octobre 2018.

    Un jeu qui repose sur un brassard connecté et un casque de RV

    Cette solution est fondée sur l’utilisation de la technologie Leonardo®, un brassard connecté par l’intermédiaire d’une plateforme à un casque de réalité virtuelle.

    Le dispositif complet mise sur:

    • Le casque de VR qui permet d’immerger le patient dans un environnement ludique facilitant la réalisation d’exercice accessible sur la plateforme,
    • le brassard connecté et cette plateforme, au moyen de leur système de détection, de mesure et d’analyse en temps réel des influx nerveux parcourant les muscles de l’utilisateur, aident préalablement l’équipe soignante à diagnostiquer ce type de douleurs et à personnaliser la prise en charge.

    Les tests menés à l’hôpital das Clinicas de São Paulo (Brésil  ont montré la capacité du dispositif à contribuer à la restauration de l’estime de soi des patients, à accélérer et consolider leurs progrès dans le cadre d’une rééducation post-amputation ainsi qu’à augmenter la précision de la calibration des prothèses.

    « Cette solution fera l’objet d’un don de la part d’Accenture à des hôpitaux, et sera disponible sur de multiples plateformes« , annonce par ailleurs le communiqué.

  • Le capteur de glycémie Freestyle Libre 2 avec alarme intégrée d’Abbott obtient le marquage CE

    Abbott a annoncé l’obtention du marquage CE pour son dispositif d’autosurveillance de la glycémie en continu Freestyle Libre de nouvelle génération le 1er octobre 2018. Le nouveau dispositif permet :
    • d’éviter les multiples dextroses au quotidien ;
    • d’alerter les patients en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie grâce à une alarme intégrée au dispositif activable par l’utilisateur.

    Le dispositif inclut toujours un capteur à apposer sur le bras qui permet ensuite de faire des lectures de la glycémie à tout moment et l’alarme intégrée fonctionne grâce à la technologie Bluetooth à basse consommation.

    La commercialisation du Freestyle Libre 2 devraient être lancée dans les semaines à venir dans les pays européens pour être étendue ensuite aux pays hors Union européenne. Dans le cas de la France, cette phase prendra un certain temps et la date du lancement effective sera annoncé ultérieurement.

    Une alarme bluetooth

    La fonction d’alerte du porteur de l’objet grâce à l’alarme intégrée est optionnelle et peut être activée et désactivée à la convenance du patient.

    Le dispositif est doté d’un bluetooth à basse consommation qui permet d’alerter son porteur dès que le seuil de la glycémie prédéfini est franchi (hyperglycémie ou hypoglycémie). La personne diabétique peut choisir d’être alertée par vibration du boîtier ou par un son émis par ce dernier.

    Dans le cas où la fonction d’alerte est activée, une notification sera également émise au porteur au cas où une perte de signal intervient et que la communication entre le capteur et le lecteur est interrompue.

    Surveiller la glycémie des enfants ou des adultes pendant le sommeil

    Le fabricant décrit cette nouvelle fonctionnalité comme particulièrement adaptée aux personnes souffrant d’hypoglycémie au cours du sommeil ou aux parents qui surveillent la glycémie des enfants, car elle offre davantage de sérénité. L’objectif est également de propose plus de liberté dans la gestion de leur maladie aux personnes diabétiques.

    « Nous nous engageons à développer des solutions reposant sur les technologies de santé les plus innovantes au service d’une vie plus accomplie des patients. Notre objectif est de rendre FreeStyle Libre accessible à grande échelle et cela passe également par l’inclusion de fonctionnalités supplémentaires sans frais additionnels pour nos clients, a déclaré Jared Watkin, vice-président senior de Diabetes Care d’Abbott.

    Abbott revendique plus de 800 000 utilisateurs de son dispositif FreeStyle Libre et ce dans 44 pays du monde. Dans 31 de ces pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Unis, les États-Unis et le Japon, le remboursement a été obtenu.

  • 17ème Forum de Paris Biotech Santé : l’IA au coeur de la recherche en santé humaine, 27/11/18 à Paris

    Le 17ème forum de Paris Biotech Santé est organisé le 27 novembre 2018 à Paris sous la forme d’une matinée animée par la journaliste Nathalie Tourret d’Altour Production. Au cœur des thématiques du forum on trouve l’Intelligence Artificielle (IA) en santé humaine.

    L’inscription se fait via le lien ci-contre.

    9h-9h45

    L’IA et la santé humaine : orientations et stratégie

    • Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
    • Frédéric DARDEL Président de l’Université Paris Descartes, Président de Paris Biotech Santé

    9h45-11h15

    État des lieux en France : forces et faiblesses de l’IA en santé humaine

    • Christine BALAGUÉ – Professor Institut Mines Telecom – Telecom School of Management, ex Vice-President of Digital National Council (CNNum)
    • Sophie VULLIET-TAVERNIER – Directrice des relations avec les publics et la recherche
    • Florence FORBES – Directrice de recherche INRIA, Cofondatrice et conseillère scientifique de PIXYL
    • Olivier CLATZ – CEO & Co-founder THERAPIXEL
    • Philippe ROY – Délégué Adjoint de Cap Digital
    • Philippe TCHENG – Président du LEEM et Vice-Président Affaires publiques et gouvernementales Sanofi – Président de SAG

    11h45-13h

    Réflexion prospective de l’IA en santé humaine

    • Jean-Louis DAVET -Directeur Général Délégué du Groupe VYV
    • Gilles JOHANET-Procureur Général près la Cour des comptes
    • Alexandre LEBEAUT –Vice-Président Exécutif, Recherche et Développement et CSO IPSEN
    • Nikos PARAGIOS -Chief Executive & Technical Officer THERAPANACEA
    • Dominique POLTON -Présidente de l’INDS -Vice-présidente du Conseil Stratégique de l’Innovation en Santé
    • Philippe POULETTY-Directeur Général Truffle Venture

    13h-13h30

    Conclusion et clôture

  • Etude : une majorité des lecteurs de glycémie n’ont pas la précision exigée par la FDA

    Un tiers seulement des lecteurs de glycémie commercialisés aux États-Unis atteignent les niveaux de précision requis par la Food and Drug Administration (FDA). Tels sont les résultats d’une étude indépendante menée en triple aveugle dans plusieurs sites qui a évalué 18 dispositifs médicaux.

    Les résultats de ces travaux*, publiés dans le numéro d’octobre 2018 de la revue Diabetes Care, soulignent la nécessité d’obtenir des données en vie réelle.

    Un large programme de surveillance des appareils d’automesure glycémique

    En 2016, la FDA a mis au point une norme pour les lecteurs de glycémie vendus en pharmacie, similaire à la norme ISO. Cependant, au cours des dernières années, les lecteurs de glycémie personnels ont affiché des performances inférieures aux normes internationales. De plus, des résultats cliniques et économiques défavorables dus à une imprécision de ces dispositifs médicaux ont été rapportés par des études empiriques et de modélisation. Or, il est reconnu que ce manque de précision pourrait exposer les utilisateurs à des risques personnels importants.

    La Diabetes Technology Society a donc développé un programme de surveillance des glucomètres afin d’évaluer de manière indépendante la performance de ces outils, après l’approbation de la FDA, mais aussi pour aider les diabétiques et les médecins à choisir le bon dispositif. Les instigateurs de ce programme ont donc mis sur pied une étude dans laquelle 18 lecteurs de glycémie ont été passés au crible. Ces derniers représentaient 90% des ventes aux États-Unis entre 2013 et 2015. Ils ont été testés sur trois sites de prise en charge médicale.

    18 glucomètres testés sur 3 sites

    Chacune des 1 035 personnes diabétiques de type 1, ou 2, prédiabétiques, ou pas diabétiques incluses dans l’étude ont testé les 18 glucomètres. Leur glycémie était également mesurée en laboratoire. Les résultats étaient considérés comme précis si comparables à ceux du laboratoire avec une marge de 15%, et si 91% des mesures étaient dans cet intervalle. La proportion de lectures conformes dans chaque étude a enfin été comparée à une norme de précision prédéterminée, similaire aux normes réglementaires actuelles, bien que plus indulgente. Les résultats ont été publiés dans la revue Diabetes Care.

    Résultats

    • 6 des 18 lecteurs de glycémie personnels ont atteint le niveau de précision requis par la FDA sur les 3 sites
    • 5 glucomètres ont atteint la norme dans 2 des 3 sites
    • 3 glucomètres étaient conformes à la norme dans 1 seul site
    • 4 glucomètres n’ont jamais atteint le niveau de précision requis par la FDA.

    L’automesure la plus performante était réalisée par le glucomètre Contour Next d’Ascensia Diabetes Care, qui était précis à 100% sur deux sites et à 99% sur le troisième. Les cinq autres dispositifs précis étaient Accu-Chek Aviva Plus et Accu-Chek SmartView, Walmart ReliOn Confirm Micro, CVS Advanced d’AgaMatrix et Abbott Freestyle Lite.

    Les quatre lecteurs de glycémie les moins performants ont été Gmate Smart de Philosys, Advocate Redi-Code, Solus V2 de BioSense Medical et TRUEtrak de HDI / Nipro.

    Des lecteurs moins performants que prévus

    « À notre connaissance, c’est la plus grande étude sur la précision des lecteurs de glycémie utilisant un protocole de consensus créé avec la participation de la FDA jamais rapportée dans la littérature, » ont écrit les chercheurs. « Toutes les bandes de test et les moniteurs commerciaux ont été achetés auprès de fournisseurs à l’insu des fabricants afin d’éviter un biais positif. Le protocole a également été élaboré par un groupe d’experts impartial. »

    Les auteurs de cette étude soulignent par ailleurs que même si ces travaux établissent un palmarès, le message essentiel est que la majorité des lecteurs de glycémie sont moins performants qu’ils ne le devraient. C’est donc l’ensemble de la gamme de produits qui est sur le ban des accusés. « Ces médiocres performances post-commercialisation pourraient entraîner des erreurs de traitement chez les patients qui prennent des décisions de traitement en fonction de leurs résultats d’automesure, » a tenu à souligner le premier auteur de l’étude.

    Surveiller la qualité des dispositifs après leur commercialisation

    Ces résultats mettent aussi en lumière la nécessité de recueillir des données en vie réelle, après la commercialisation des dispositifs médicaux. En effet, la performance de ces outils d’automesure peut diminuer au fil du temps. Les chercheurs ont émis plusieurs hypothèses pouvant expliquer ces piètres performances. « Cette baisse de qualité peut être due à des problèmes d’échelle, des erreurs de fabrication, des changements de composition selon les lots de bandes, ou encore une expédition inadéquate. Au fil du temps, la précision analytique mesurée pourrait alors ne pas correspondre avec les données de précision initiales du promoteur soumises à la FDA. « 

     

  • Une journée pour se former au « nouveau cadre de la e-santé » organisée à Paris, le 12 octobre 2018

    Drive Innovation Insights (DII), filiale de Politico-Alex Springer, organisera le 12 octobre 2018 à Paris une journée de formation à propos du « nouveau cadre de la e-santé » visant à permettre aux participants d’identifier les contraintes réglementaires et les opportunités en matière de données de santé, de développement d’intelligences artificielles, de télémédecine, d’objets et de dispositifs médicaux connectés, etc.

    Plus précisément, les objectifs pédagogiques de la formation concernent :
    • le traitement et hébergement des données : identifier vos nouvelles responsabilités
    • le mouvement du self-data et la notion de propriété des données
    • l’intégration du nouveau cadre légal national et européen.

    Cette journée sera animée par Marguerite Brac de la Perrière, avocate spécialisée dans l’encadrement juridique d’activités de télésanté et de télémédecine, ainsi que dans le traitement des données de santé à caractère personnel, par ailleurs directrice du département de santé électronique du cabinet Alain Bensoussan.

    L’inscription, payante, peut-être réalisée en demandant un bulletin d’inscription à l’adresse mail service-clients@dii.eu et en le renvoyant au service-clients@development-institute.com.

    Thèmes abordés au cours de la formation

    E-santé : objectifs, définitions et cartographie des acteurs présents en 2018

    • Les autorités en présence : rôles et pouvoirs de la CNIL, de l’ASIP, des ARS
    • Focus sur la Stratégie nationale 2020 de l’e-santé et le programme de Territoires de soins numériques
    • Retour sur les dernières avancées réglementaires : loi pour une République numérique du 07/10/16 ; Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) applicable le 25/05/18 ; accord EU-US Privacy Shield, etc.

    Se conformer aux obligations en matière de traitement de données médicales sous l’égide du RGPD

    • Quelles actions pour se conformer au règlement général sur la protection des données (RGPD) ?
    • Violation de données à caractère personnel et impératif de notification : quelles obligations et quelles sanctions ?
    • Quels pouvoirs des autorités de contrôle ?
    • Focus sur les concepts d’anonymisation, de pseudonymisation, de minimisation et de limitation
    • Quelles clés pour élaborer un référentiel ou un code de conduite ?

    Maîtriser le partage de données dans le cadre de la sécurisation des systèmes d’information de santé

    • Concept d’échange, de partage et d’équipe de soin
    • Focus sur les règles de sécurité issues de la politique générale de sécurisation des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)
    • Quelles informations délivrer et quelles modalités de recueil du consentement ?

    Maîtriser le cadre législatif et réglementaire de l’hébergement de données de santé à caractère personnel

    • Focus sur les ordonnances du 12/01/17 sur l’hébergement de données de santé à caractère personnel
    • Présentation du référentiel de certification et des différents types de certifications
    • Quels impacts sur le contrat d’hébergement ?

    Zoom sur la télémédecine : quelle contractualisation avec quels acteurs ?

    Objets connectés et intelligence artificielle

    • Focus sur le projet de code de conduite européen Privacy en santé mobile
    • Points de vigilance sur la contractualisation et les référentiels en vigueur sur les objets connectés
  • Les bâtiments sanitaires intelligents, sources d’économies nécessaires à leur propre transformation

    Une étude intitulée Le financement intelligent des bâtiments intelligents (Smart Start for Smart Buildings) que Siemens Financial Services a publiée le 17 septembre 2018 montre comment les bâtiments publics, les hôpitaux et les bâtiments commerciaux peuvent réaliser des économies grâce à une exploitation « intelligente ».

    Selon l’étude menée dans 13 pays visant à estimer le potentiel de conversion des bâtiments en « bâtiments intelligents », des économies d’énergie peuvent déboucher sur l’autofinancement de la transformation des bâtiments. Le potentiel est particulièrement important pour les hôpitaux qui fonctionnent de façon continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, d’où l’intérêt d’entamer leur transformation au plus vite.

    Les leviers d’actions pour les hôpitaux identifiés par l’étude sont les suivants :
    • l’éclairage ;
    • un système numérique de contrôle central grâce aux objets connectés (IoT) ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux ;
    • la gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance.

    Le rapport est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Les technologies intelligentes pour réaliser des économies

    L’étude souligne que les organisations sont de plus en plus désireuses de passer à des bâtiments intelligents pour réduire les coûts de l’énergie et pour répondre à des réglementations de plus en plus strictes dans des domaines tels que la qualité de l’air, ou simplement pour assurer des lieux plus sains, numérisés, plus fonctionnels pour les occupants, les visiteurs et les employés.

    C’est notamment en recourant à la technique de financement caractéristique du secteur privé appelé « bâtiment intelligent en tant que service » (smart buildings as a service) que des économies peuvent être faites.

    Selon l’étude, les technologies intelligentes peuvent réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments non résidentiels jusqu’à 25% et le document explique que les « bâtiments intelligents en tant que service » peuvent générer des économies futures grâce à l’efficacité énergétique. Ces économies peuvent ensuite être utilisées sous forme d’autofinancement pour convertir des bâtiments en bâtiments intelligents.

    Focus sur les hôpitaux et bâtiments sanitaires

    Pour illustrer sa théorie, Siemens Financial Services a étudié la situation dans 13 pays – France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Suède, Norvège, Finlande, Pologne, Russie, Turquie, Chine, Inde, États-Unis – afin de donner une estimation du financement pour la conversion des bâtiments en bâtiments intelligents qui pourrait être généré par le biais d’arrangements de financements intelligents englobant des économies attendues.

    En France, cette estimation dans le cas des hôpitaux (versus bâtiments commerciaux et bâtiments publics) s’élève à 592 millions d’euros, soit 688 millions de dollars.

    Économies substantielles réalisables grâce à différents leviers

    Les hôpitaux constituent un environnement où les technologies liées aux bâtiments intelligents et les commandes à distance peuvent générer un retour très substantiel sur l’investissement. Du point de vue de l’efficacité énergétique, les hôpitaux qui tournent 24h/24 et 7j/7 sont un environnement où les opportunités abondent pour réduire la consommation d’énergie, que ce soit pour le chauffage, la ventilation, l’éclairage ou l’équipement opérationnel.

    L’étude cite l’exemple des commandes intelligentes qui rendent possibles un système de chauffage modéré des unités, grâce aux thermostats individuels, et d’ouverture et de fermeture de portes automatique, afin d’assurer que les unités soient prêtes à être utilisées à tout moment, tout en minimisant la consommation inutile.

    Voici les différents axes sur lesquels on peut agir au sein des bâtiments sanitaires :

    • l’éclairage : utiliser des capteurs pour éclairer les zones en cas de besoin au lieu d’avoir un éclairage continu, possibilité qu’offre l’éclairage LED. Il permet également de jouer sur les combinaisons de couleurs et de luminosité pour gérer le confort du patient, son humeur et même les résultats, ainsi que sur la concentration du personnel et sa productivité ;
    • tour de contrôle numérique de gestion des bâtiments grâce aux IoT : les objets connectés peuvent contribuer à connecter les personnes, les équipements comme les différentes zones d’un établissement. Pouvoir tracer les équipements importants permet de pouvoir connaitre leur localisation rapidement et de les acheminer au point où on en a besoin. Un autre exemple concerne les systèmes automatiques de dispense de médicaments capables de suivre précisément les médicaments et prescriptions au sein du bâtiment, ce qui permet de réduire considérablement les doubles prescriptions ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux : certains systèmes permettent de suivre la présence et l’emplacement des patients, des visiteurs, des cliniciens et du personnel soignant. Les flux de travail du personnel et les routines peuvent être suivis et analysés pour améliorer l’efficacité et l’efficience du travail. Localiser un médecin en cas d’urgence permet de d’envoyer une alerte à plusieurs personnes en fonction de leur emplacement et ainsi répondre à une situation critique avec plus d’efficacité. Un suivi des personnes via des appareils mobiles contribue également à protéger les travailleurs isolés ou exposés avec des alertes du type « homme à terre » ou des procédure d’alerte automatisée ;
    • gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance : la gestion des personnels autorisés, des patients ou des intrus mobilise le temps du personnel, et la technologie aide à réduire l’impact des fausses alarmes en dégageant du temps au personnel.
  • Silver éco : le groupe Korian teste la solution e-lio de Technosens dans un Ehpad de Châtillon

    Le groupe Korian, spécialisé dans la gestion de maisons de retraites médicalisées, a annoncé par communiqué le 27 septembre 2018 qu’il testait dans 10 chambres de son établissement de Châtillon (Île-de-France) la plateforme numérique de services pour le grand âge e-lio, de la société Technosens.

    Cette solution, via une interface simple d’utilisation, permet d’accéder à des services de confort – de commande de plateaux repas, de « pilotage de sa domotique », de sélection de programmes radio, d’appel visiophoniques avec le personnel ou des proches, de messagerie, etc.
    Cette solution, qui équipe 3 000 résidents d’autres services et Ehpad, vise ainsi à favoriser le lien entre l’usager et ses proches, à améliorer le confort des résidents, et à « optimiser l’efficacité opérationnelle et la qualité du service« .

    Aussi, l’expérimentation de Korian dans son établissement de Châtillon pilote de la nouvelle génération – connectée – de résidences du groupe, a pour objectif d’ »évaluer les besoins » et de « développer de nouveaux services », notamment d’analyse d’activité, au moyen d’algorithme auto-apprenants développés en partenariat avec la société SeniorAdom.

    Pour le fondateur de Technosens, Thierry Chevalier, ce partenariat avec Korian pourra faire de l’Ehpad numérique le « pôle ressources autonomie du quartier« .

  • Maintien à domicile : Tunstall Vitaris et Comelit développent un logement connecté adapté aux séniors

    Tunstall Vitaris, acteur de la téléassistance et de la santé connectée, et Comelit, entreprise spécialiste des solutions d’interphonie et de domotique, ont annoncé le 25 septembre 2018 leur association autour d’une solution permettant de connecter les logements afin de les sécuriser, de les adapter notamment aux besoins des personnes âgées et ainsi de favoriser leur maintien à domicile.

    Concrètement, cet outil se présente sous la forme d’un boîtier « tout-en-un » à placer au sein du logement afin d’accéder à différents services de sécurité, d’assistance et de confort : visiophone, contrôle d’accès, ouverture à distance, point d’accès wifi, produits domotiques, service de portage de repas, etc.
    « À la souscription d’un contrat de service, l’abonné reçoit un médaillon d’appel prêt à l’emploi » autorisant l’utilisation du boîtier déjà présent dans le logement, est-il précisé dans le communiqué. Ce médaillon d’appel permet également à la personne âgée d’avoir accès à des services d’urgences : le médaillon permet notamment de joindre 24h/24 et 7j/7 une centrale d’écoute et d’assistance mise en place par Tunstall Vitaris.

    Tunstall Vitaris et Comelit qualifient par ailleurs cette solution « d’évolutive, pour les locataires comme pour les bailleurs » : elle est personnalisable, adaptable au degré d’autonomie ou de dépendance du locataire, permettant ainsi au bâilleurs sociaux de proposer un logement adapté à tous les locataires, même aux plus dépendants.

    Selon le communiqué, l’objectif d’un tel outil est de répondre à deux enjeux : le vieillissement de la population, qui amène le défi du maintien à domicile, et le vote de la loi Elan en septembre 2018, qui devrait « considérablement réduire les budgets des bailleurs sociaux et les contraindre à trouver de nouvelles solutions pour s’adapter au vieillissement de leurs locataires ».

  • Doctolib ouvre son Health Tech Center et annonce un service de téléconsultation pour janvier 2019

    Doctolib a annoncé son entrée sur le marché de la téléconsultation programmée au 1er janvier 2019 à l’occasion de l’inauguration de son nouveau Health Tech Center dans le 8e arrondissement de Paris le 27 septembre 2018.

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, s’est déplacé pour l’occasion et a exprimé son soutien à la start-up, affirmant qu’il était heureux de savoir que « la France peut produire des champions mondiaux de la e-santé ».

    Le Health Tech Center est le centre d’innovation dédié à la e-santé de Doctolib, qui s’étend sur un espace de 1 000 mètres carrés, et qui va accueillir 150 ingénieurs d’ici 2019. L’objectif est d’ouvrir la structure sur l’extérieur pour réfléchir à la transformation des systèmes de santé et également développer les nouvelles fonctionnalités nécessaires au lancement de la téléconsultation.

    Un Health Tech Center pour se lancer sur le marché de la téléconsultation

    Doctolib, spécialiste du rendez-vous médical en ligne, souhaite rendre accessible la téléconsultation auprès d’un médecin généraliste ou spécialiste à une vingtaine de millions de personnes par mois à partir du 1er janvier 2019. Pour cela, la start-up ouvre un centre dédié qui réunira les ingénieurs travaillant déjà pour elle ainsi qu’une autre cinquantaine d’ingénieurs qui la rejoindront d’ici 2019, ce qui ramènera le nombre total des membres de l’équipe à 150 ingénieurs.

    Construire les système de santé de demain en France et ailleurs

    Le Health Tech Center de Paris accueillera régulièrement des professionnels de santé, des patients, des représentants des autorités sanitaires et d’autres acteurs du secteur afin de faire émerger d’une dynamique commune les innovations qui contribueront à transformer le système de santé.

    Doctolib projette d’ouvrir un second Health Tech Center l’année prochaine à Berlin qui accueillera également une centaine d’ingénieurs.

    La téléconsultation : un service dans le prolongement naturel de Doctolib élaboré en collaboration avec les professionnels

    Stanislas Niox-Chateau, co-fondateur et président de Doctolib, a déclaré : « La téléconsultation est une évidence. C’est une évidence pour les praticiens, qui vont travailler dans des conditions plus souples et confortables, mieux valoriser leur temps médical et améliorer la prise en charge de leurs patients. C’est une évidence aussi pour les patients, qui vont consulter plus facilement et plus rapidement leurs praticiens. Avec 20 millions de patients chaque mois et 60 000 praticiens partenaires, nous avons une opportunité unique d’améliorer l’accès aux soins et de faire de la France un des pionniers de la téléconsultation dans le monde. »

    Doctolib va développer son site afin de permettre à ses utilisateurs de prendre rendez-vous pour une téléconsultation avec leur médecin traitant ou un spécialiste. Un questionnaire servira de triage dans l’objectif d’écarter les cas nécessitant une consultation directement auprès d’un praticien. Dans le cas contraire, le patient recevra un lien pour joindre un professionnel de santé en visioconférence. Ce dernier pourra rédiger une ordonnance en cas de besoin, qui sera envoyée au patient via le site.

    Afin d’aboutir au meilleur service possible, Doctolib a entamé une collaboration avec un groupe de 500 praticiens partenaires et ce pour :

    • proposer un accompagnement de qualité aux patients qui souhaitent recourir à la téléconsultation ;
    • former les praticiens à assimiler les nouvelles pratiques de télémédecine.

    Doctolib mise par ailleurs sur les 60 000 professionnels de santé qui utilisent aujourd’hui sa plateforme de prise de rendez-vous en ligne – des professionnels de santé issus entre autres des CHU (centres hospitaliers universitaires) les plus importants du pays – et revendique 20 millions de visiteurs au mois de septembre 2018. Ainsi, Stanislas Niox-Chateau déclare : « Nous avons bien d’autres sujets pour continuer à transformer le système de santé ».

    Modalités économiques à définir

    La start-up est en train de définir son modèle économique. Actuellement, un abonnement unique est proposé aux clients utilisant son service de prise de rendez-vous en ligne à hauteur de 109 euros par mois. Deux possibilités sont envisagées : soit une augmentation de ce tarif dans lequel l’accès au service de téléconsultation serait inclus, soit une offre à part englobant uniquement la téléconsultation. Encore une fois, la start-up souhaite faire valider son choix par les praticiens partenaires.