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  • Asie-Pacifique : l’IoT au centre de l’évolution des organisations de santé d’ici 2019

    41 % des organisations de soins de santé en Asie-Pacifique, en dehors du Japon (APeJ), prévoient de lancer au moins une solution IoT au cours des deux prochaines années, révèle un rapport publié fin mars 2017 par le cabinet IDC.

    Environ 63 % des organisations de santé pensent que les technologies IoT seront au centre de la transformation numérique de l’industrie de santé, indiquent les auteurs de l’étude intitulée « IDC 2016 Global IoT Decision Maker Survey » (« Enquête mondiale sur les décisions relatives à l’IoT IDC 2016 »).

    La sécurité et la peur des coûts récurrents encouragent les organisations de santé à investir dans l’IoT

    Les principaux domaines sur lesquels les organismes de santé concentreront leurs efforts dans le domaine de l’IoT seraient :

    • la surveillance à distance des patients ;
    • l’utilisation des ressources (dossiers médicaux, données de santé) ;
    • le suivi des patients.

    L’enquête de l’IDC estime que les principales raisons pour lesquelles ces organisations, en particulier les grands hôpitaux privés, sont prêtes à développer des solutions IoT à grande échelle sont :

    • l’amélioration de la sécurité et la réduction des coûts récurrents (les deux raisons principales) ;
    • la limitation des coûts opérationnels sur le long terme ;
    • la création de nouveaux flux de revenus ;
    • l’amélioration de l’efficacité énergétique.

    « L’IoT est la clé pour améliorer l’efficacité opérationnelle, la confiance et l’engagement du patient »

    « Le fait de se concentrer sur la mobilité et les systèmes d’analyse, conjugué à la nécessité d’optimiser la répartition des ressources, en particulier dans le contexte urbain, favorise l’acceptation de la mise en œuvre de l’IoT dans les organisations de soins de santé », précise Ashwin Moduga, directeur de recherche de la division « Health Insights » à IDC Asie-Pacifique pour la zone ApeJ.

    « Avec l’avènement des perturbateurs numériques sous la forme de soins virtuels, le système hospitalier traditionnel pourrait faire face à des pertes de revenus graduelles, à moins que la transformation numérique ne devienne une mesure proactive [pour les organisations de santé] au cours de la prochaine décennie, a-t-il ajouté. Et l’IoT est la clé pour améliorer l’efficacité opérationnelle, la confiance et l’engagement du patient au sein des grands hôpitaux. »

  • Asia-Pacific (excluding Japan): IoT at the heart of the digital transformation in health by 2019

    41% of health care organizations in Asia-Pacific excluding Japan (APeJ) plan to launch at least one IoT solution over the next two years, according to a report released at the end of March 2017 by the research firm IDC.

    About 63% of healthcare organizations believe that the IoT technologies will be at the center of the digital transformation of the healthcare industry, say the authors of the study entitled « IDC 2016 Global IoT Decision Maker Survey ».

    Security-related concerns and the fear of recurring costs encourage healthcare organizations to invest in IoT

    According to this new study, the key priority areas that healthcare organizations would focus their IoT efforts on are:

    • remote patients monitoring;
    • resource using (medical records, health data);
    • tracking of patients.

    The IDC survey reveals that the main reasons why healthcare organizations, especially large private hospitals, would be willing to develop IoT solutions on a large scale would be:

    • the improvement of security and the reduction of recurring costs (the two main reasons);
    • the limitation of operational costs in the long term;
    • the creation of new revenue streams;
    • the improvement of energy efficiency.

    « IoT is key to improve operational efficiency, clinical confidence and patient engagement »

    « The focus on mobility and analytics, coupled with the need for optimizing resource distribution, especially in the urban setting are driving acceptance for IOT implementation at healthcare organizations, » said Ashwin Moduga, research manager Health Insights, Apej, IDC Asia-Pacific.

    « With the advent of digital disruptors in the form of Virtual Care, the traditional hospital system could face gradual revenue losses unless digital transformation is undertaken as a proactive measure for the next decade, he added. And IOT is key to improve operational efficiency, clinical confidence and patient engagement for any large hospital. »

  • Inde : focus sur une plateforme de santé personnalisée lancée par un ex scientifique de la Nasa

    Un ancien scientifique de la Nasa, un médecin et deux techniciens ont unis leurs savoir-faire pour développer en Inde une plateforme numérique proposant des soins de santé hyper-personnalisés afin d’encourager les utilisateurs à mener une vie plus saine.

    Le dispositif, baptisé HealthSignz, vise à changer le visage de la santé personnalisée par l’intermédiaire d’analyses de soins ultra précis. Le projet a été entamé fin 2014 mais la version finale de l’outil n’est disponible que depuis peu et devrait être enrichie d’ici un an.

    Des services hyper-personnalisés pour améliorer l’offre de soins

    En Inde, le secteur des soins préventifs et du bien-être augmente d’environ 30 % année après année selon les chiffres officiels et est actuellement estimé à 490 milliards de dollars (460 Mds €). Au cours des dix dernières années, le nombre de plateformes de santé numériques a considérablement augmenté, rendant les services de santé beaucoup plus accessibles.

    Vinod Nair (44 ans), ancien scientifique de la NASA doté d’un doctorat en intelligence artificielle de l’université de Boston, Ram Papa Rao (61 ans), médecin pendant plus de trente ans, Hanumanth Rao (44 ans), ancien employé de General Electric, d’IBM et d’Infinite, et Surendranath C. (40 ans), diplômé d’un MBA en marketing et commerce international (SIU, Londres), ont ainsi fondé à Bengaluru fin 2014 HealthSignz Technology dans l’optique de mettre au point une application de santé intégrée, centrée sur la connexion transparente entre santé primaire,secondaire et tertiaire.

    Leur objectif est de permettre aux utilisateurs de mener une vie plus saine par le biais de services de santé hyper-personnalisés.

    Un outil basé sur une analyse poussée des données de santé de l’utilisateur

    L’équipe, aujourd’hui composée de 130 personnes, a développé le produit pendant 3 ans.

    Le dispositif facilite la surveillance en continu et en temps réel de l’état de santé des usagers et fournit des conseils de santé adapté au profil des utilisateurs grâce à la mesure de certains éléments tangibles de leur santé et en établissant, dans un deuxième temps, une connexion entre les patients et des prestataires de services de santé.

    Avec HealthSignz, il est possible :

    • d’établir un diagnostic à distance ;
    • de recevoir des conseils médicaux en fonction des symptômes identifiés ;
    • et de soumettre à l’utilisateur les résultats d’une sélection réalisée pour identifier le meilleur médecin ou centre de soins en fonction du cas présenté ainsi que des plans de nutrition et de remise en forme personnalisés et des recommandations fondées sur des données probantes via l’historique des PHR.

    Toutes les données sont transmises au médecin personnel du patient, à sa pharmacie et aux autres professionnels de santé reliés à l’outil ; l’ensemble du système est connecté aux dispositifs de surveillance médicale et autres interfaces de santé, comme l’EMR.

    « Bien qu’il y ait déjà eu plusieurs avancées technologiques [dans ce secteur], le suivi des différents stades d’évolution dune maladie a commencé à mettre en évidence l’existence d’énormes troubles liés au mode de vie, qui, s’ils ne sont pas abordés avec une compréhension globale de la gestion de la santé, peuvent avoir un effet néfaste sur la qualité du bien-être de la population en général », explique Ram Papa Rao (Yourstory.com).

    Il ajoute que s’il existait déjà des services de santé prédictifs, comme le propose Watson, il ne sont généralement accessibles qu’aux grandes organisations de soins de santé et non aux consommateurs. Le but d’HealthSignz est de proposer une espace d’informations réunissant consommateurs et médecins spécialistes dans l’ensemble du spectre médical.

    HealthSignz : un système encore en évolution

    La part principale du chiffre d’affaire de HealthSignz provient des réservations de services opérées par les utilisateurs, des forfaits personnalisés auxquels ils souscrivent et des emprunts effectués auprès des entreprises de soins de santé. Les créateurs de la plateforme espèrent atteindre plus d’1,5 million de clients d’ici la fin 2017 et un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars (2,8 M €).

    D’ici la fin 2018, ils comptent également fournir des systèmes de soutien décisionnel aux cliniques. De nouveaux services seront ainsi ajoutés progressivement.

  • India: a personalized healthcare platform launched by an ex-NASA scientist

    An ex-NASA scientist, a doctor and two technicians have combined their expertise to develop a digital platform offering hyper-personalized healthcare to encourage people to live healthier lives.

    The device, called HealthSignz, aims to change the face of personalized healthcare through highly accurate care analyzes. The project was launched late 2014 but the final version of the tool is only available for a few months and should be improved within a year.

    Hyper-personalized services to improve health management

    In India, preventive care and wellness segment is increasing by about 30% year on year according to official figures, and is currently estimated at $490 billion (460 billion €). Over the past decade, the number of digital healthcare platforms has grown substantially in the country, making health services more accessible.

    However, four friends felt that there was still a need for further integration and personalization between primary, secondary and tertiary medical care.

    Vinod Nair (44), ex-NASA scientist with a PhD in Artificial Intelligence from Boston University, Ram Papa Rao (61), a doctor with over 30 years of experience, Hanumanth Rao (44), former GE, IBM and Infinite employee, and Surendranath C. (40), holder of a MBA in Marketing and International Trade (SIU, London), founded in Bengaluru late 2014 HealthSignz Technology with a view to developing an integrated healthcare application, focused on the seamless connection between the three levels of medical care.

    Their aim is to enable users to live a healthier life through hyper-personalized health services.

    A tool based on a strong analysis of users’ health data

    The team – 130 people now – has spent the last three years to conduct research, to refine the product, to test it and to make adjustments based on users feedback to propose this year a final product.

    The device facilitates real-time continuous health monitoring and provides health advice adapted to the profile of users through the measurement of certain tangible elements of their health and by subsequently developing a connection between patients and medical service providers.

    Through HealthSignz, it is possible:

    • to use diagnostic screening to track your state of health;
    • to work on a symptom-based response;
    • and submit to the user the results of the selection of the best doctor or centre for care, hyper-personalised nutrition and fitness plans, and evidence-based recommendations driven by PHR history.

    All data are transmitted to the patient’s personal doctor, pharmacy and other health professionals connected to the tool; there is a compatibility with fitness, medical monitoring devices and other health interfaces such as EMR.

    « Though there are several technological advancements, the frequency of disease occurrences has started to highlight huge lifestyle-related disorders, which if not addressed with holistic understanding of health management may have a deleterious effect on the quality of well-being of the population at large, » said Ram Papa Rao (Yourstory.com).

    He added that if there was already predictive healthcare technology, such as Watson’s devices, it is usually only accessible for major healthcare organizations and not for consumers. The purpose of HealthSignz is to provide a health intelligence engine uniting consumers and medical specialists across the broad medical spectrum.

    HealthSignz: the product is still being upgraded

    The main chunk of HealthSignz’ revenue comes from services bookings made by users, customized packages and tie-ups with healthcare companies. The founders of the platform is looking to reach over 1.5 million customers by the end of 2017, with a revenue of $3 million (€ 2.8 million).

    By the end of 2018, they also intend to clinical decision support systems. New services will be added gradually.

  • Cancer : l’intérêt prouvé des analyses génomiques à haut débit (médecins-chercheurs Gustave Roussy)

    « Moscato » tel est le nom de l’étude de médecine de précision démontrant pour la première fois que l’analyse du portrait moléculaire de la tumeur cancéreuse permet d’identifier la thérapie adaptée et d’améliorer le pronostic des patients face au cancer.

    Les résultats des travaux menés par les équipes de recherche de Gustave Roussy, de l’Inserm et de l’Université Paris-Sud, ont été publiés le 1er avril 2017 dans la revue Cancer Discovery (High throughput genomics and clinical outcome in hard to-treat advanced cancers).

    Optimiser le traitement des cancers par l’analyse génomique à haut débit : la preuve clinique, le bénéfice pour les patients

    Les chercheurs expliquent que la tumeur n’est plus uniquement caractérisée par l’organe d’origine et par son stade d’évolution mais également par la nature des altérations moléculaires qu’on trouve dans son ADN ou son ARN. Établir le portrait moléculaire et identifier les anomalies d’une tumeur permet d’orienter le choix du traitement vers la thérapie ciblée la plus appropriée.

    Le Professeur Jean-Charles Soria, Chef du Département de l’Innovation Thérapeutique et des Essais Précoces (DITEP) de Gustave Roussy/Inserm U981/Université Paris-Sud « identification de nouvelles cibles thérapeutique en cancérologie », précise que dans cette étude, l’analyse de milliers de gènes a permis d’établir la carte génétique tumorale de 843 patients, qu’un quart de ces derniers ont pu recevoir une thérapie ciblée, ce qui a freiné la maladie chez 33% d’entre eux.

    Il indique également que maintenant que le bénéfice clinique a été démontré, l’objectif est de pouvoir le quantifier en mois de vie gagnés dans le cadre d’une autre étude « SAFIR O2 », promue par Unicancer.
    Il souhaite également augmenter le nombre de patients qui pourraient bénéficier de la médecine de précision, en concluant que « c’est l’objectif de MOSCATO 02 où nous allons évaluer les portraits moléculaires établis à partir d’une prise de sang et de l’ADN circulant, mais aussi tenter de mieux comprendre les processus de résistance ».

  • Maladies métaboliques : J&J fait émerger des solutions de pointe à Singapour

    Johnson & Johnson Innovation vient de lancer à Singapour un concours mondial visant à identifier des solutions high tech pour mieux soigner les maladies métaboliques, telles que le diabète et l’obésité.

    Pour ce projet, la société américaine – fournisseur de produits et de services dans le secteur des soins de santé – s’est associée à l’ETPL d’A*STAR (voir encadré) par le biais de son Centre de développement des diagnostics et de l’Alliance Singapour-MIT pour la recherche et la technologie (SMART).

    Singapore QuickFire Challenge : 100 000 SGD (66 636 €) et un an de mentorat pour les vainqueurs

    Le Singapore QuickFire Challenge – Metabolic Disease Innovation a débuté le 22 mars et s’achèvera le 17 mai 2017. Il vise à repérer des solutions de pointe pour le diagnostic et le traitement des maladies métaboliques, qui atteignent des proportions épidémiques en Asie-Pacifique.

    Trois gagnants seront désignés à la fin de la compétition :

    • ils recevront 100 000 dollars singapouriens (66 636 € ; 71 650 USD) chacun pour poursuivre leurs recherches et développer leurs technologies à Singapour ;
    • auront accès au laboratoire de l’ETPL (A*STAR) ;
    • bénéficieront d’un an de mentorat et d’encadrement par Johnson & Johnson Innovation, l’ETPL et l’équipe de la SMART.

    Tous les finalistes recevront huit semaines de mentorat.

    Pour être admissible, au moins l’un des membres de l’équipe centrale doit résider à Singapour pendant au moins la moitié de la période durant laquelle la subvention est attribuée.

    Les cas de diabète et d’obésité sont en hausse en Asie-Pacifique

    • Le diabète affecte actuellement plus de 250 millions de personnes dans la région APAC et devrait avoir un impact sur la vie de plus de 500 millions de personnes en Chine et en Inde d’ici 2030, indique Johnson & Johnson Innovation.
    • Les cas d’obésité sont eux aussi en augmentation en Asie-Pacifique, en particulier en Chine où la maladie touchait en 2013 27,9 % de la population adulte et 18,8 % des jeunes de moins de 19 ans, contre 11,3 % et 5,7 % respectivement en 1980.

    Le but du challenge QuickFire est de dynamiser les écosystèmes du secteur de la santé à Singapour mais aussi dans les autres villes et régions du monde en ébullition en encourageant les innovateurs à créer et à déployer au plus vite des solutions high tech visant à améliorer la santé et le bien-être des citoyens.

    L’événement est soutenu par SPRING Singapore, une agence du ministère du Commerce et de l’Industrie de Singapour chargée d’aider les entreprises de la cité-État à se développer et de renforcer la confiance des consommateurs dans les produits et les services développés au sein du pays.

  • Metabolic Diseases: a competition launched in Singapore to find advanced solutions

    Johnson & Johnson Innovation recently launched in Singapore a global competition to identify high tech solutions to better treat metabolic diseases, such as diabetes and obesity.

    As part of this project, the US company – supplier of advanced products and services in the health care sector – has joined A*STAR’s ETPL, through its Diagnostics Development Hub, and Singapore-MIT Alliance for Research and Technology (SMART).

    Singapore Quickfire Challenge: SGD100,000 (USD71,650) and one year of mentorship to the winners

    The Singapore Quickfire Challenge – Metabolic Disease Innovation will run from 22 March to 17 May 2017. It aims to identify advanced solutions for the diagnosis and treatment of metabolic diseases that are reaching epidemic proportions in Asia-Pacific.

    Three winners will be selected at the end of the competition:

    • they will receive SGD100,000 (USD71,650; €66,636) each to continue their research and develop their technologies in Singapore;
    • they will have access to the laboratory of ETPL (A*STAR);
    • they will receive one year of mentorship and coaching by Johnson & Johnson Innovation, ETPL and SMART team.

    All finalists will receive eight weeks of mentorship.

    To qualify to join the competition, at least one member of the core team must reside in Singapore for at least 50% of the term of the grant.

    Cases of diabetes and obesity are on the rise in Asia-Pacific

    • Diabetes currently affects over 250 million people in the APAC region and is expected to have an impact on the lives of over 500 million people in China and India by 2030, said Johnson & Johnson Innovation.
    • Cases of obesity are also increasing in Asia-Pacific, especially in China where the disease affected in 2013 27.9% of the adult population and 18.8% of youths aged 19 and below, against 11.3 % and 5.7% respectively in 1980.

    The goal of the Quickfire challenge is to boost the healthcare ecosystem in Singapore but also in other innovation hotspots around the world by encouraging innovators to create and deploy high-tech solutions faster to improve the health and the well-being of citizens.

    The event is supported by SPRING Singapore, an agency under the Ministry of Trade and Industry of the city-state responsible for helping Singapore enterprises grow and strengthen trust in the developed in products and services within the country.

  • ResearchKit, l’outil d’Apple pour réaliser des études cliniques à grande échelle

    Afin de pallier aux divers obstacles de mise en œuvre et à l’échelle des essais cliniques, Apple a développé « ResearchKit », une plateforme permettant à ses utilisateurs de disposer d’une source unique quant aux données de santé personnalisées collectées à partir de capteurs et stockées via des applications.

    Cette plateforme a été élaborée en open source, dans l’optique que le cadre établi puisse être utile à d’autres systèmes d’exploitation.

    Ce ResearchKit est destiné à la création d’applications permettant aux chercheurs de recueillir des données médicales, en facilitant, entre autres, le recrutement de participants aux études et à la réalisation de ces dernières. Participer à une étude ne nécessite plus de se rendre à l’hôpital, mais de porter des capteurs connectés.

    Une large collecte de données facilitée par le grand nombre d’utilisateurs de smartphones

    Selon Apple, la disponibilité et diversité des applications élaborées à partir du ResearchKit permet de recruter des volontaires à une plus grande échelle que celles des études cliniques traditionnelles, notamment par la facilité de recueil d’informations quotidiennes. Le groupe d’étude obtenu est étendu, diversifié, les données obtenues plus fréquentes, et la représentation de la population plus précise; ce qui conduit à établir de nouvelles corrélations.

    Les exemples de la maladie de Parkinson et de l’autisme

    L’application mPower, lancée en 2015 a permis de recruter plus de 10 000 participants. 93 % des volontaires n’avaient jamais participé à une étude auparavant. Cette application vise à aider les chercheurs à mieux comprendre la maladie de Parkinson au moyen du gyroscope et d’autres fonctionnalités du smartphone permettant d’évaluer la dextérité, l’équilibre, l’allure et la mémoire. Les chercheurs ont ainsi affiné leur compréhension de l’effet positif ou négatif de facteurs tels que le sommeil, l’activité physique et l’état psychologique sur les symptômes de la maladie.

    Quant à une pathologie comme l’autisme, l’application Autism & Beyond utilise une caméra HD et des algorithmes de reconnaissance faciale pour analyser les réactions émotionnelles d’enfants à des vidéos (dès l’âge de 18 mois), visant à tester et diagnostiquer les enfants plus précocement.

    Cette démarche a été appliquée à plusieurs pathologies, des applications ont été développées pour l’épilepsie, l’asthme, les commotions cérébrales, la BPCO, le diabète, l’hépatite, le mélanome, la dépression post-partum, et les troubles du sommeil.

  • L’Australie en position de devenir le leader de la médecine génomique

    Bill Ferris, président de l’Innovation and Science Australia (ISA), estime que le secteur de la technologie médicale jouera en Australie un rôle moteur en matière d’innovation et que le pays pourrait devenir leader dans le domaine de la médecine génomique.
    L’expert a partagé cette analyse au mois de mars 2017, juste avant un discours prononcé le 15 mars à la chambre de commerce australienne des États-Unis. Il y a exposé les six principaux défis auxquels devra faire face le pays pour devenir une « nation d’innovation de premier plan ».

    Australie : les services de santé numérique et la gestion des big data au cœur des projets d’innovation

    L’Innovation and Science Australia est un organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement et d’effectuer des recherches, notamment dans le domaine des sciences, des technologies et du business development.

    Selon Bill Ferris, les secteurs les plus prometteurs pour le pays sur le marché de la santé sont :

    • les services liés à la santé numérique (dossier médicaux numériques, plateformes rassemblant les historiques de santé…), qui facilitent l’accès aux données et leur analyse, permettant ainsi une meilleure prévention. Un secteur pour lequel Bill Ferris se dit très optimiste.
    • les big data, dont la bonne gestion est essentielle dans le cadre de la médecine de précision. La réussite dans ce domaine découle « de nos capacités en matière de séquençage de gènes et d’analyse de pathologie », précise M. Ferris. « C’est un domaine d’activité énorme et, d’après notre analyse, l’Australie est déjà en bonne position et pourrait faire partie des chefs de file. »

    L’Australie a déjà fondé l’Australian Genome Referencing Facility avec la succursale de Melbourne basée à l’Institut Walter and Eliza, et Sydney dispose du Kinghorn Center for Clinical Genomics à l’Institut Garvan.

    En novembre 2015, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale du pays a remis la deuxième plus importante subvention de son histoire, soit 25 millions de dollars (23 M€), à l’Australian Genomic Health Alliance, un réseau national de 47 organisations partenaires, dont des instituts de recherche, des hôpitaux et des universités.

    Le secteur médical australien figure parmi les plus avancés au monde selon Bill Ferris

    L’industrie médicale australienne a déjà atteint un niveau de classe mondiale en termes de création de savoirs, estime Bill Ferris. D’après lui, le Fonds de traduction biomédicale (500 M$ ; 463 M€) entraînerait davantage de succès commerciaux et la base de données mise en place par le ministère de la Santé, My Health Record (MyHR), pourrait ouvrir de nouvelles possibilités aux start-up.

    « [Avec MyHR] (…) les questions de confidentialité ont déjà été bien traitées et, en ce sens, nous sommes en avance sur presque n’importe qui dans le monde… [Cette base de données] peut devenir une ressource précieuse pour mettre en place une meilleure prestation de services, de meilleurs pronostics et devenir une base solide pour toute une série de nouvelles applications commerciales, y compris dans le domaine de la médecine de précision. »

    Les six grands défis cités par Bill Ferris :

    • 1. encourager davantage d’entreprises australiennes à mettre en place les meilleures pratiques mondiales en matière d’activités innovantes dans le domaine de la santé ;
    • 2. obtenir des avantages économiques et sociaux plus importants grâce à des processus plus novateurs d’approvisionnement et de prestation de services de la part des gouvernements ;
    • 3. développer un système éducatif plus apte à répondre aux besoins changeants des citoyens et des entreprises ;
    • 4. renforcer la collaboration entre les secteurs de la recherche et de l’industrie afin d’accroître l’innovation et la commercialisation ;
    • 5. multiplier les engagements stratégiques internationaux pour attirer les talents, les savoirs et les capitaux afin d’alimenter le système d’innovation ;
    • 6. privilégier des projets à fort impact, capables d’opérer des changements dans l’optique d’obtenir de meilleurs résultats d’innovation en Australie d’ici 2030 et au-delà.

    Les six challenges en question seront placés au centre des recommandations que l’Innovation and Science Australia doit soumettre au gouvernement d’ici la fin de l’année. Objectif du programme : positionner l’Australie parmi les leaders mondiaux de l’innovation d’ici 2030.

    « Notre personnel de santé aura besoin de solides compétences pour générer, transférer et mettre en œuvre des connaissances et des idées. Nous avons besoin d’un système intégré d’éducation et de compétences qui produise et soutienne une main-d’œuvre capable de réagir et de s’adapter au changement. Nous voulons que nos enfants aient des compétences très développées dans les domaines de la logique, de la créativité et de l’interaction sociale », a déclaré M. Ferris.

    Il a également évoqué le besoin de déployer des projets ambitieux à grande échelle et à fort impact pour stimuler l’innovation au sein de l’industrie.

    « À travers l’élaboration du Plan stratégique de 2030, nous espérons identifier une ou plusieurs initiatives majeures (…) capables d’engendrer des avantages directs et indirects importants pour notre système d’innovation et pour l’économie en général. »

  • Australia will lead the medical technology’s market, according to Bill Ferris (ISA)

    Bill Ferris, chair of Innovation and Science Australia (ISA), believes the sector of medical technology will play a major role in the country’s innovation and think Australia could become the world leader in genomic medicine.

    The expert shared this analysis in March 2017, just before a speech on March 15 to the Australian American Chamber of Commerce, where he outlined the six key challenges that will face the country to become a « top tier innovation nation ».

    Australia: digital health services and big data management at the heart of innovation

    Innovation and Science Australia is an independent statutory board which provides strategic advice to the whole Government of the Commonwealth of Australia on all science in science, technology and business development.

    According to Bill Ferris, the most promising sectors on the Australian healthcare market are:

    • Digital health services (digital medical documentation, history platform…), which facilitate big data access and analysis, enabling better prevention. This sector is « the one I’m most optimistic about it », said Bill Ferris.
    • Big data: an effective big data management is essential, especially in the field of precision medicine. Success in this sectors stems « from our capabilities in gene sequencing and pathology analysis, » said Bill Ferris. « That is a huge area of activity and from our analysis Australia is already right up there and could be positioned at the front of the bus. »

    Australia has already founded the Australian Genome Facility Referencing with the Melbourne branch based at the Walter and Eliza Institute, while Sydney has the Kinghorn Center for Clinical Genomics at the Garvan Institute.

    In November 2015, the National Health and Medical Council has delivered the second largest grant in its history of $25 million (€23 M) to the Australian Genomic Health Alliance, a national network of 47 partner organizations, including hospitals, research institute, and universities.

    The Australian medical sector is among the most advanced in the world, according to Bill Ferris

    The Australian medical industry is already world-class in terms of knowledge creation, said Mr Ferris. According to him, the $500 million (€463 M) Biomedical Translation Fund would lead to more commercial successes and the database set up by the Ministry of Health, My Health Record (MyHR), would open up new opportunities for startups.

    « [Through MyHR], privacy issues have already been well covered and in that sense we’re ahead of almost anyone in the world… It can become a valuable resource for better service delivery, prognosis, diagnosis and the basis for a whole pile of new business applications, including precision medicine. »

    The six key challenges outlined by Bill Ferris:

    • 1. Encouraging more Australian companies to achieve global best practice in innovative activity on the healthcare market;
    • 2. Getting greater economic and social benefits through more innovative procurement and service delivery performance of governments;
    • 3. Developing an education system more responsive to the changing needs of citizens and businesses;
    • 4. Strengthening collaboration between Australian research and commerce sectors to increase innovation and commercialization;
    • 5. Maximizing strategic international engagements to bring in the talent, knowledge and capital to fuel the innovation system;
    • 6. Selecting high-impact projects capable of making changes in Australia’s innovation outcomes out to 2030 and beyond.

    This six challenges will form the backbone of the recommendations Innovation and Science Australia will submit to the government by the end of 2017. Main goal: positioning Australia to be a world innovation leader by 2030.

    « Our workforce will require the skills to generate, transfer and implement knowledge and ideas. We need an integrated education and skills system that produces and supports a workforce capable of reacting and adapting to change. We want our children to have highly developed skills in the areas of logic, creativity, and social interaction, » said Bill Ferris.

    He also mentioned the possibilities of using major high-impact large scale projects to drive innovation.

    « In developing the 2030 Strategic Plan, we hope to identify one or more major, game-changing, initiatives with scale that can deliver significant direct and spill-over benefits to the innovation system and broader economy. »