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  • IA : 55 % des personnes prêtes à interagir avec machines et robots dans leur parcours de soins (PwC)

    55% des personnes se disent prêtes à interagir avec des machines ou des robots au cours de leur parcours de soins : tel est le principal résultat de l’enquête réalisée par PwC dans 12 pays et publiée dans le cadre de son étude « What doctor? Why AI and robotics will define new health », dévoilée début avril 2017.

    Ce résultat masque toutefois des disparités selon les pays et le type de soins, ce dont PwC conclut que la mise en œuvre sera clé.

    Les 8 domaines de la santé transformés par l’IA

    PwC distingue 8 domaines dans lesquels l’IA apporte des changements en profondeur :

    • le maintien en bonne santé ;
    • le dépistage précoce ;
    • le diagnostic ;
    • l’aide à la décision ;
    • le traitement ;
    • la fin de vie ;
    • la recherche ;
    • la formation des professionnels de santé.

    Divergences entre pays émergents et économies développées

    L’enquête menée par PwC dans 12 pays met en évidence une plus grande acceptabilité de l’IA et de la robotique dans les pays émergents, avec 95 % de personnes prêtes à interagir avec des robots et machines au Nigeria, 85 % en Turquie et 82 % en Afrique du Sud.

    A contrario, en Allemagne et au Royaume-Uni, une majorité de personnes se disent réticentes (respectivement 51 % et 50 %).

    Une acceptabilité variable selon les soins

    Les personnes interrogées se sont déclarées d’accord pour recevoir des soins d’un robot ou d’une machine surtout pour le conseil et l’information à distance :

    • monitoring cardiaque ;
    • tests cardiaques ;
    • conseils bien-être et santé ;
    • tests sanguins et résultats.

    A l’inverse, seules 5 % des femmes interrogées accepteraient un suivi de grossesse par des machines, et 1% accepterait un accouchement effectué par un robot.

    Avantages perçus : accès aux soins et fiabilité du diagnostic

    Un meilleur accès aux soins ainsi qu’une amélioration du diagnostic (fiabilité et rapidité) sont les avantages les plus cités dans le recours à l’IA et à la robotique dans les soins.

    Inconvénients : la perte du contact humain et l’adaptabilité face à l’inattendu

    La perte de contact humain est le premier inconvénient cité (47 %), suivie par la capacité à réagir face à l’inattendu.

    Les conditions de mise en œuvre, clé de la réussite

    Face à ces perceptions, et au vu des variations selon les pays, PwC insiste sur les conditions de mise en œuvre à remplir afin que l’IA et la robotique transforment réellement le secteur de la santé, notamment la définition de standards de qualité et d’un cadre de gouvernance et le développement d’une base de preuves.

  • L’Inde va coopérer avec l’Australie et le Sénégal pour développer des solutions health tech

    Le Cabinet de l’Union, présidé par le Premier ministre indien Narendra Modi, a approuvé le 5 avril 2017 le protocole d’accord entre l’Inde et l’Australie sur une coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé et de la médecine. En février, une alliance dans le même secteur entre l’Inde et le Sénégal a été également validée par le Cabinet.

    La santé numérique et la lutte contre le tabagisme font partie des domaines centraux sur lesquels l’alliance entre l’Inde et l’Australie reposera. Le partenariat avec le Sénégal se concentrera davantage sur le contrôle du sida et les secours d’urgence.

    Inde/AUS : combattre les maladies transmissibles et développer l’e-santé

    La coopération entre l’Inde et L’Australie sera l’occasion pour les deux pays de travailler conjointement sur différents sujets, dont :

    • les maladies transmissibles, comme le paludisme et la tuberculose ;
    • les maladies non transmissibles ;
    • la résistance antimicrobienne et la réponse aux urgences de santé publique ;
    • la santé mentale ;
    • la réglementation des produits pharmaceutiques, des dispositifs médicaux et des vaccins ;
    • la santé numérique ;
    • la lutte contre le tabagisme.

    L’idée est de mettre en commun les expertises des chercheurs des deux pays pour élaborer des solutions innovantes, en passant notamment par l’utilisation de technologies de pointe.

    Inde/Sénégal : lutter contre le sida et améliorer la recherche médicale

    Depuis quelques mois, le gouvernement indien multiplie les partenariats à l’international sur différents marchés (IT, high tech, sciences, eau, médias…), notamment avec le Vietnam, le Bangladesh, l’Union Européenne, la France, la Russie et le Portugal.

    Dans le secteur de la santé, il s’est associé avec l’Australie mais également avec le Sénégal il y a deux mois. Le 8 février 2017, il a approuvé la signature d’un accord entre le pays d’Afrique de l’Ouest et l’Inde, comprenant une coopération dans le domaine du contrôle du sida, de la surveillance intégrée des maladies et des secours d’urgence.

    Les secteurs sur lesquels la coopération se focalisera incluent également :

    • la recherche médicale ;
    • la gestion hospitalière ;
    • les médicaments, les produits pharmaceutiques et les équipements hospitaliers ;
    • la médecine traditionnelle.

    Un groupe de travail va être mis en place pour approfondir les détails de cette alliance et superviser la mise en œuvre de l’accord.

  • India will cooperate with Australia and Senegal to develop health tech solutions

    On 5 April 2017, the Union Cabinet, chaired by Indian Prime Minister Narendra Modi, approved the Memorandum of Understanding (MoU) between India and Australia on cooperation between the two countries in the field of health and medicine. In February, an alliance in the same sectors between India and Senegal was approved as well by the Union Cabinet.

    Digital health and tobacco control are among the core areas on which the alliance between India and Australia will focus on. The partnership with Senegal will be more focused on AIDS control and emergency relief.

    India/AUS: to combat communicable diseases and develop e-health

    The cooperation between India and Australia will be an opportunity for both countries to work together on various topics, including:

    • communicable diseases, such as malaria and tuberculosis;
    • non-communicable diseases;
    • anti-microbial resistance and responding to public health emergencies;
    • mental health ;
    • regulation of pharmaceuticals, medical devices and vaccines;
    • digital health;
    • tobacco control.

    The idea is to pool the expertise of researchers from both countries to develop innovative solutions, including through the use of advanced technologies.

    India/Senegal: to fight against AIDS and improve medical research

    Over the past few months, the Indian government has been expanding partnerships in various areas (IT, high tech, sciences, water, mass media…) internationally, especially with Vietnam, Bangladesh, European Union, France, Russia and Portugal.

    In the health and medicine sectors, it also joined forces with Senegal two months ago. On 8 February 2017, the Indian government approved the signing of an agreement between the West African country and India, including cooperation in AIDS control, integrated disease surveillance and emergency relief.

    The areas of cooperation also include:

    • medical research;
    • hospital management;
    • drugs, pharmaceuticals products and hospital equipment;
    • traditional medicine.

    A working group will be established to further elaborate the details of this alliance and oversee the implementation of the agreement.

  • Holmusk collabore avec Singapour pour mieux gérer les maladies cardiaques via l’analyse de données

    Début avril 2017, Holmusk, une entreprise singapourienne d’e-santé et d’analyse de données, a annoncé sa future collaboration avec le National Heart Centre Singapore (NHCS) pour améliorer les soins dans le domaine de l’insuffisance cardiaque et de la maladie coronarienne en utilisant un système d’analyse de big data.

    Ce partenariat de trois ans vise à mettre au point de meilleurs modèles prédictifs pouvant être validés pour une utilisation dans le traitement et la prévention des maladies cardiovasculaires au sein de la cité-État.

    Holmusk et le NHCS vont élaborer des outils visant à faciliter les décisions cliniques

    Soutenu par le Conseil de développement économique de Singapour (EDB), Holmusk travaillera conjointement jusqu’en 2019 avec le NHCS pour étudier les informations agrégées par la Singapore Cardiac Longitudinal Outcomes Database (SingCLOUD), soit la base de données d’une étude longitudinale portant sur la santé cardiaque de la population singapourienne.

    Objectifs :

    • obtenir un meilleure aperçu de l’évolution des maladies cardiaques au sein de la cité-État ;
    • concevoir des outils efficaces afin de faciliter les décisions cliniques.

    « Notre but à travers ce projet est de suivre les résultats cliniques et de concevoir des stratégies d’intervention ciblées améliorant les soins chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou de la maladie coronarienne », a expliqué Yeo Khung Keong, conseiller principal au NHCS.

    Une collaboration centrée sur le développement de pratiques analytiques de pointe

    « [Nous souhaitons développer] des pratiques analytiques de pointe qui facilitent la détection et l’intervention précoce afin d’inciter les patients [à agir sur leur état de santé] avant que [la maladie] ne devienne chronique. Cette initiative pourrait devenir un effort national afin d’optimiser l’efficacité et améliorer les résultats cliniques pour les patients cardiovasculaires à Singapour, tout en fournissant des services de haute qualité pour la région APAC », a précisé Nawal Roy, PDG et fondateur de Holmusk.

    « Ce partenariat est un exemple prometteur de collaboration locale entre le secteur privé et le secteur public pour mettre au point des solutions basées sur l’analyse des données qui amélioreront les soins de santé à Singapour et dans la région », a déclaré de son côté Ho Weng Si, directrice de la division « sciences biomédicales » à l’EDB.

    Singapour : les maladies cardiovasculaires causent chaque jour une dizaine de décès

    À Singapour, environ seize personnes meurent chaque jour de maladies cardiovasculaires. En 2015, la maladie représentait 29,6 % de tous les décès dans la cité-État, ce qui signifie que près d’un décès sur trois résultait d’une maladie cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral (chiffres officiels).

  • Holmusk collaborates with Singapore to better manage cardio diseases through big data analytics

    In early April 2017, the Singapore digital health and data analytics company Holmusk announced a collaboration with the National Heart Center Singapore (NHCS) to improve care in the field of heart failure and coronary artery disease using big data analysis.

    This three-year partnership aims to develop better predictive models that can be validated for use in the treatment and prevention of cardiovascular diseases in the city-state.

    Holmusk and NHCS will develop tools to facilitate clinical decisions

    Supported by the Economic Development Board of Singapore (EDB), Holmusk will work with NHCS until 2019 to analyze aggregated data from the Singapore Cardiac Outcomes Longitudinal Database (SingCLOUD), the longitudinal study on heart health of Singaporeans database.

    Objectives:

    • get a better overview of the evolution of heart disease in the city-state;
    • develop effective tools for clinical decision support.

    « Our aim in this project is to track clinical outcomes and design targeted intervention strategies that improve care in patients with heart failure or coronary artery disease, » said Associate Professor Yeo Khung Keong, a senior consultant at NHCS.

    A collaboration focused on the development of advanced analytic practices

    « Our focus is to bring cutting edge analytic practices that facilitate early detection and early intervention to engage patients before they become chronic. This initiative could turn into a nationwide effort to optimize efficiency and improve clinical outcomes for cardiovascular patients in Singapore, while providing a gold standard of reference for the APAC region, » said Nawal Roy, CEO and founder of Holmusk.

    « This partnership is a promising example of local private and public sector collaboration to create data-driven healthcare solutions which will improve healthcare in Singapore and the region, » said for her part Weng Ho If, director of the Biomedical Sciences division at EDB.

    Singapore: cardiovascular diseases cause a dozen deaths every day

    In Singapore, about sixteen people die every day from cardiovascular disease. In 2015, the disease accounted for 29.6% of all deaths in the city-state, which means that nearly one in three deaths resulted from heart disease or stroke (official figures).

  • Big Data & cancer : le cancéropôle CLARA et Epidemium signent un accord de partenariat

    Le Cancéropôle CLARA et Epidemium ont annoncé le 11 avril 2017 avoir signé un accord de partenariat à travers un programme plaçant le big data au cœur de la recherche sur le cancer.

    L’objectif de ce partenariat est de créer des passerelles entre les 2 communautés respectives et de générer de nouveaux projets de recherche alliant big data et cancer.

    Œuvrer au service du décloisonnement de la connaissance

    Le CLARA agit en faveur du décloisonnement disciplinaire et sectoriel en cancérologie, comme de l’émergence de nouvelles solutions préventives, thérapeutiques et technologiques; en assurant un continuum recherche-soins en accompagnant le transfert des innovations jusqu’au lit du patient.

    Epidemium vise à rendre accessibles de nouvelles données (génomique, imagerie médicale ou encore analyse de texte libre) qui pourraient représenter des champs d’application.

    Dans l’optique de favoriser les interactions entre différents acteurs, d’imaginer et déployer de nouvelles méthodologies de recherche, les deux structures s’engagent à travers ce partenariat à collaborer sur le développement d’actions conjointes et la mise en place d’ateliers de travail pour faire émerger de nouvelles solutions dans les domaines de l’épidémiologie, de l’imagerie médicale, du texte libre ou de la génomique.

    « Ce partenariat va nous permettre de renforcer notre stratégie et de rassembler des communautés multidisciplinaires du domaine de la santé, du biomédical, des sciences sociales, de la datascience, de l’informatique, de la prévention, de l’épidémiologie ou encore de la santé publique », indique Olivier Exertier, secrétaire général du CLARA.

  • Panorama des sources et répertoires publics de données en santé en France

    A l’occasion de la mise en place du Système national des données de santé le 10 avril 2017, Health & Tech Intelligence fait un état des lieux des principales sources de données publiques relatives au domaine de la santé.

    Ces bases de données diffèrent dans leur structure, leur actualisation et leur accessibilité.

    Récapitulatif des principales bases de données de santé hors SNDS

    La plupart des sources de données recensées dans le tableau ci-dessous sont des bases en open data, qui fournissent des informations issues de bases plus complètes, d’accès restreint. C’est par exemple le cas d’Open Medic, qui fournit certaines données issues du Sniiram.

    Champ du SNDS

    Le SNDS, entré en vigueur en avril 2017, regroupe les bases Sniiram et PMSI. Il sera complété, en juin 2017, par l’ajout de la base CépiDC. Enfin, les données en provenance de la CNSA arriveront à partir de 2018 et l’échantillon des organismes complémentaires en 2019.

    L’accès au SNDS est restreint.

  • Gestion des soins : Deloitte et l’Institut de santé mentale de Singapour créent un système prédictif

    Le Future Healthcare Centre of Excellence de Deloitte, basé à Singapour, vient de signer un partenariat avec l’Institut de la santé mentale de la cité-État (Institute of Mental Health, IMH) afin de développer un modèle d’analyse prédictive pour améliorer la gestion des services de soins.

    Ce nouveau système va notamment aider les professionnels de la santé à suivre le comportement des patients pris en charge en ambulatoire afin de limiter le nombre de rendez-vous manqués grâce à des interventions plus ciblées.

    Améliorer la continuité des soins sur le long terme

    Le Centre d’excellence de la santé du futur créé par Deloitte est une division du groupe de recherche Life Sciences & Healthcare du groupe américain à Singapour. Dans le cadre de ce partenariat, il fournira des connaissances en analyse prédictive et partagera avec l’IMH son expertise de l’industrie afin d’élaborer conjointement de nouveaux outils et méthodologies. Pour ce faire, il utilisera un modèle dit « de santé à 360° ».

    Les équipes de chercheurs vont tenter de mettre au point les meilleures solutions possibles afin d’améliorer la continuité des soins sur le long terme. Cela se traduira par le développement de modèles prédictifs visant à faciliter le suivi comportemental des patients ambulatoires via des interventions ciblées afin notamment de réduire le nombre de rendez-vous manqués.

    Le but de cette alliance est aussi de répondre au mieux aux attentes du marché et de traiter les malades de manière efficace en anticipant le comportement des patients à travers ces nouvelles technologies et l’analyse de leurs données de santé.

    L’IMH, centre d’innovation leader en Asie et à l’international ?

    « Nous voyons [ce projet commun] comme une opportunité de positionner l’IMH en tant que centre innovant au niveau régional et mondial », a commenté le Dr. Janson Yap, responsable de la gestion des risques à Deloitte pour les régions Asie-Pacifique et Asie du Sud-Est.

  • Care Management: Deloitte and the Institute of Mental Health of SG will deploy a predictive system

    The Deloitte Future Healthcare Centre of Excellence, based in Singapore, has signed a partnership with the Institute of Mental Health of the city-state (IMH) to develop a predictive model in order to improve care management.

    This new system will especially help health professionals to guide the behavioral monitoring of outpatients to limit the common causes of missed appointments through targeted care interventions.

    Improving continuity of care in the long term

    The Deloitte Future Healthcare Centre of Excellence is the dedicated research arm of the Life Sciences & Healthcare industry practice in Deloitte Singapore. As part of this partnership, it will provide industry insights and expertise to IMH to co-develop new tools and methodologies. For that, it will use the Centre’s « 360° Model of Healthcare ».

    Research teams will try to develop the best solutions to improve the continuity of care in the long run. This will result in the development of predictive models to to guide the behavioral monitoring of outpatients through targeted interventions, in particular to reduce the number of missed appointments.

    The goal of this alliance is also to better meet market expectations and treat patients effectively, by anticipating patients’ behavior through these new technologies and the analysis of their health data.

    IMH: a leading innovation center in Asia and internationally?

    « We see [this join project] as an opportunity to position IMH as an innovative hub for the region and the world, » said Dr. Janson Yap, Deloitte Asia Pacific & Southeast Asia Risk advisory leader.

  • Médecine personnalisée : inauguration de la biobanque Rochcongar au CHU de Rennes

    2,2 millions d’euros, tel est le montant investi pour l’édification de la biobanque Pierre Rochcongar au cœur du centre hospitalier universitaire de Rennes, inaugurée le 27 mars 2017.

    Assurant la conservation de milliers d’échantillons biologiques, cette biobanque vise à permettre la pratique d’une médecine de plus en plus personnalisée. Constituée de 25 collections issues de cancérologie, maladies génétiques et pathologies inflammatoires, la biobanque comprend 160 000 prélèvements de sang, d’ADN ou de cellules stockés; et 15 000 échantillons biologiques mis à disposition des équipes de recherche.

    Ces ressources permettent d’élaborer des études d’envergure conduisant à des progrès considérables en termes d’identification de nouveaux biomarqueurs ou d’usage du séquençage à haut débit.

    Ce projet a été porté par 600 mécènes et donateurs du Fonds Nominoë, le CHU de Rennes, l’État, la Région Bretagne, Rennes Métropole, et l’Université de Rennes 1.

    Le Centre de Ressources Biologiques Santé de Rennes, intégré au pôle Biologie du CHU de Rennes en 2015, a initié un projet d’infrastructure localisée dans les laboratoires du CHU annonçant une nouvelle organisation : la biobanque.

    Une bibliothèque du vivant

    Les échantillons sont issus de prélèvements biologiques recueillis auprès des structures de soins après consentement du patient, à des fins de diagnostic, de soins et de recherche. Ils peuvent être analysés « en temps réel » dans différents laboratoires, les résultats étant alors transmis directement au praticien pour contribuer à son diagnostic; ou être conditionnés, anonymisés et stockés au sein d’un centre de ressources biologiques (CRB).

    Des milliers d’informations peuvent être extraites de chaque échantillon et être utiles aux scientifiques dans l’exploration et la compréhension de nombreuses pathologies, notamment en termes de mécanismes cellulaires et moléculaires, conduisant à la découverte de nouveaux biomarqueurs et par conséquent de nouveaux traitements.

    Grâce à l’analyse combinée de la pathologie et du génome du patient, le praticien peut adapter le traitement du patient selon ses propres caractéristiques physiologiques, en mesurer les effets et l’adapter pour une prise en charge très ciblée.

    Une infrastructure consacrée à la recherche, activité en progression constante

    La centralisation sur un site unique permet de rationaliser les circuits et de réunir le stockage froid (-20°, -80° et -150°C) et en azote liquide avec une alimentation automatisée et sécurisée. Prochainement seront également hébergées dans la biobanque les fonctions mutualisées de coordination. L’efficacité de cet ensemble convergent est illustrée par une activité en constante progression :

    • + 21% de prélèvements réceptionnés (6014 en 2016),
    • + 24% d’échantillons générés (34 298 en 2016),
    • + 29% d’échantillons conservés (162 141 en 2016),
    • + 45% d’échantillons mis à disposition (15 110 en 2016).  

    En 2015, 162 296 097 actes de biologie et d’anatomie et cytologie pathologiques ont été effectués dans le pôle Biologie du CHU.

    De nombreux projets de soutien à la recherche

    En 2017, le CRB Santé de Rennes participe à de nombreux projets phares :

    • le Projet CEVI (Cellule Vivante, Institut Carnot CALYM),
    • le développement du réseau des CRB Foie avec 2 842 patients et 3 414 tumeurs,
    • le Réseau Cancer du Sein du Cancéropôle Grand Ouest.

    Une infrastructure basée sur une chaîne de compétences

    L’organisation de la biobanque repose au départ sur un binôme de confiance : le patient et son médecin. Interviennent ensuite les experts en prélèvement (de l’infirmière aux chirurgiens) délivrant un échantillon à prendre en charge, pouvant voyager du service d’anatomie et cytologie pathologiques jusqu’à la génétique moléculaire, en passant par la biologie cellulaire et l’hématologie. techniciens, cadres, ingénieurs logistiques contribuent également au fonctionnement du CRB Santé.

    Financement

    Le bâtiment de la biobanque a été financé à hauteur de 1,2 millions d’euros par le Fonds de dotation du CHU de Rennes Nominoë; et avec le concours de l’État, la Région Bretagne, Rennes Métropole et l’Université dans le cadre du Contrat Plan État Région (CPER) pour l’acquisition des équipements à hauteur de 840 000 € et de 200 000€ pour le CHU.

    La biobanque a été baptisée « Pierre Rochcongar » en hommage à l’ancien chef de service de la médecine du sport du CHU de Rennes, co-créateur du Fonds Nominoë.