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  • IA médicale : les géants chinois Alibaba et Tencent concurrencent sérieusement Amazon (USA)

    En Chine, de grandes entreprises high tech comme Alibaba et Tencent ont fait de la santé l’une de leurs priorités depuis des années et testent leurs innovations sur le marché local avant d’envisager un développement à l’international. Après avoir porté leur attention sur la télé-médecine et les systèmes de suivi des médicaments, elles s’intéressent désormais de très près à l’intelligence artificielle (IA), analyse le New York Times dans un article paru début février 2018.

    « Leur [entrée fracassante] dans le domaine accentue les différences entre les systèmes de santé en Chine et aux États-Unis », soulignent Sui-Lee Wee et Paul Mozur, les auteurs de l’article.

    IA : la Chine cherche à devenir le n°1 du marché d’ici 2030

    De manière générale, le gouvernement encourage toutes les entreprises à se développer au niveau technologique afin de gagner en compétitivité. Pékin a notamment déclaré qu’il voulait être l’un des leaders sur le marché de l’IA d’ici 2030 et s’est engagé à concurrencer de près les États-Unis dans le domaine, relève le New York Times. Les autorités ont mis l’accent sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des domaines tels que la défense et les voitures autonomes mais elles ont également encouragé activement son utilisation dans l’industrie de la santé.

    Alibaba et Tencent se démarquent déjà

    Les initiatives entreprises par les sociétés chinoises sur le marché de la health tech n’ont pas toutes rencontré le même succès, précise le journal américain. En 2014, Alibaba a annoncé un plan « future hospital » permettant aux patients de consulter des médecins en ligne et de commander des médicaments via internet. Deux ans plus tard, les régulateurs chinois ont stoppé les ventes de médicaments en vente libre sur Tmall, le site d’e-commerce du groupe, et ont suspendu un système de surveillance des médicaments que l’entreprise avait créé.

    De plus, en 2017, Baidu, à l’origine du moteur de recherche le plus populaire de Chine, a abandonné son service de prise de rendez-vous médicaux en ligne dans le but de se concentrer justement sur l’intelligence artificielle.

    Alibaba : un laboratoire médical dédié à l’IA

    Certains projets parmi les plus récents ont néanmoins su se démarquer sur le marché, en particulier dans le secteur de l’IA. L’année dernière, par exemple, la filiale santé d’Alibaba a lancé un logiciel basé sur l’intelligence artificielle qui facilite l’interprétation des images médicales et un laboratoire centré sur l’intelligence artificielle pour aider les médecins à établir des diagnostics plus précis.

    Tencent : un système d’aide au diagnostic

    Toujours en 2017, Tencent a présenté dans la région du sud-ouest du Guangxi (Chine) le produit Miying, un programme d’imagerie médicale centré sur l’IA permettant de détecter plus facilement les premiers signes de certains cancer. Le dispositif est désormais utilisé dans près de cent hôpitaux chinois.

    L’entreprise a également investi dans WeDoctor Group, qui a ouvert son propre « future hospital » dans le nord-ouest de la Chine. Le service permet aux patients de discuter via vidéo avec des médecins et d’avoir accès en ligne à leurs ordonnances.

    Du côté des États-Unis, Amazon et ses partenaires, JPMorgan Chase et Berkshire Hathaway, perçoivent les nouvelles technologies comme un moyen de fournir des services médicaux simplifiés et peu coûteux. « Bien que l’alliance [entre ces trois entreprises de renom] en est encore à ses balbutiements, elle pourrait [mener au développement] de services de [télé-médecine] ou jouer de son influence pour négocier des prix plus bas [au niveau de la vente] de médicaments », avancent les journalistes Sui-Lee Wee et Paul Mozur.

    « Il est juste de déclarer que, dans leur globalité, les entreprises technologiques chinoises se sont toutes engagées à s’impliquer dans le secteur de la santé, contrairement aux États-Unis où certaines d’entre elles l’ont fait et d’autres non, synthétise Laura Nelson Carney, analyste santé en Asie-Pacifique à Bernstein Research (États-Unis). Peu d’entre elles ont entrepris des initiatives aussi importantes qu’en Chine. »

    VoxelClou révolutionne l’analyse des images médicales

    Les progrès réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle ont déjà commencé à transformer le mode de travail des médecins chinois, généralement surmenés.

    Un diagnostic établi en une minute

    Le Dr. Yu Weihong, ophtalmologue au Peking Union Medical College Hospital, a raconté qu’elle prenait auparavant jusqu’à deux jours pour examiner les images des yeux de ses patients puis discuter de son diagnostic avec ses collègues et enfin rédiger son rapport. Le logiciel d’intelligence artificielle actuellement testé au sein de l’hôpital l’aide considérablement. L’établissement d’un diagnostic lui prend aujourd’hui moins d’une minute, assure-t-elle au New York Times.

    Le logiciel en question a été développé par VoxelCloud, une start-up d’origine californienne qui a collecté environ 28,5 millions de dollars US (23 M. €) auprès de sociétés telles que Tencent et la société de capital risque Sequoia Capital (Silicon Valley). Elle s’est spécialisée dans l’analyse automatisée des images médicales, aidant ainsi les médecins ophtalmologues à dépister la rétinopathie diabétique, la principale cause de cécité parmi la population en âge de travailler en Chine.

    L’IA pourrait aider la Chine à surmonter la pénurie de médecins

    Un programme visant à tester la vue de toutes les personnes souffrant de diabète

    La Chine compte seulement vingt ophtalmologues pour chaque million de personnes. En avril 2017, le gouvernement a annoncé un plan ambitieux visant à faire passer des tests oculaires aux 110 millions de personnes diabétiques du pays. La technologie VoxelCloud est un atout important pour mener à bien ce programme.

    Fondé en 2016, VoxelCloud, qui dispose de bureaux à Los Angeles (États-Unis), Shanghai et Suzhou (Chine), attend le feu vert de l’équivalent chinois de la FDA pour la commercialisation de cinq outils de diagnostic.

    Yitu : un logiciel qui automatise l’identification des signes précoces du cancer du poumon

    De manière générale, le système de santé chinois est en crise, soulève le New York Times. En raison de l’absence d’un système de soins primaires fonctionnel, les patients affluent en masse vers les hôpitaux des grandes villes. Certains campent même parfois devant les centres de soin afin d’obtenir un traitement pour une simple fièvre. Résultats : les hôpitaux sont surchargés (1,5 médecin pour 1 000 personnes), les médecins sont surmenés et les tensions entre patients et professionnels de la santé sont de plus en plus fortes, à tel point que de nombreux cas d’agressions physiques de médecins par des patients sont recensés.

    Par ailleurs, la population chinoise vieillit rapidement et le pays compte le plus grand nombre d’enfants souffrant d’obésité et de personnes diabétiques au monde.

    Yunfeng Financial Group, le fonds d’investissement personnel du fondateur d’Alibaba, Jack Ma, a investi dans la société Yitu dans l’optique de combattre cette pénurie de personnel médical. Yitu travaille avec l’hôpital provincial du Zhejiang pour développer un logiciel d’IA qui automatise l’identification des signes précoces du cancer du poumon. Lin Chenxi, qui a quitté Alibaba pour co-créer Yitu en 2012, a déclaré qu’il espérait utiliser cette technologie pour assurer l’égalité d’accès aux traitements médicaux en Chine (The New York Times).

    Chine : les dépenses en health tech devraient atteindre les 150 Mds USD d’ici 2020

    Au total, plus de 130 entreprises exploiterait l’IA de manière à améliorer l’efficacité du système de santé chinois, indique Yiou Intelligence, une société de conseil basée à Pékin.

    2,7 Mds USD investis dans des entreprises de santé en 2017

    Et les investissements dans le domaine se multiplient. En août 2017, un groupe de sociétés de capital-risque, dont Sequoia et Matrix Partners, avaient investi au moins 2,7 milliards USD (2,2 Mds €) dans ces entreprises chinoises spécialisées, précise Yiou. Les analystes de la société Bernstein Research ont estimé que les dépenses dans l’industrie chinoise des technologies de la santé atteindront les 150 milliards de dollars (122 Mds €) d’ici 2020.

  • Agfa Healthcare devient opérateur de la messagerie sécurisée de santé avec sa plateforme Bioserveur

    Selon un communiqué d’Agfa Healthcare daté du 19 février 2018, sa plateforme Bioserveur, solution de diffusion de comptes-rendus d’analyses biologiques a été déclarée conforme au cadre d’interopérabilité instauré par la loi du 26 janvier 2016 et a ainsi intégré l’espace de confiance de MS Santé le 10 janvier 2018.

    2 millions de comptes-rendus diffusés via la MS Santé en 2018 et un projet d’alimentation des DMP

    Bioserveur est la plateforme associée au logiciel Hexalis, système d’information de santé destiné aux laboratoires de biologie médicale publics et privés. Actuellement 1 400 laboratoires privés et 60 établissements publics, dont des établissements supports de GHT, en sont équipés.

    Bioserveur permet à ses utilisateurs, laboratoires, cabinets de radiologie et structures de dépistage, de partager leurs résultats de biologie avec les professionnels de santé et les hôpitaux. En 2017, ce sont plus de 14 millions de comptes-rendus qui ont été diffusés via Bioserveur. Selon Alain Escudero, directeur de la Business Unit Biologie Médicale d’Agfa HealthCare, « ce sont près de 2 millions de comptes-rendus, soit 20 % du volume annuel traité par Bioserveur, qui pourront ainsi être acheminés dès 2018 via la MS Santé ».

    Par ailleurs, Bioserveur est déjà intégrée dans les projet TSN dans les régions Ile-de-France et Bourgogne et Agfa annonce qu’une discussion avec la CNAMTS est engagée pour alimenter le DMP.

  • Medical AI: Chinese giants Alibaba and Tencent seriously compete with Amazon (USA)

    In China, high-tech companies like Alibaba and Tencent have made healthcare a priority for years, and are testing their solutions in the local market before going global. After focusing on telemedicine and drug tracking systems, they are now very much interested in artificial intelligence (AI), the New York Times analyzed in an article published in early February, 2018.

    « Their aggressive push underscores the differences between the health-care systems in China and the US, » the authors of the article Sui-Lee Wee et Paul Mozur said.

    AI: China seeks to become leader in the market by 2030

    The government encourages companies to invest in high tech in order to gain competitiveness. Beijing has said it wants to be one of the leaders in the AI sector by 2030 and pledged to take on the US in the field, New York Times said. While officials have emphasized the use of artificial intelligence in areas like defense and autonomous cars, they have also actively promoted its use in the healthcare industry.

    Alibaba and Tencent stand out already

    The initiatives launched by Chinese companies in the health tech market have not met with the same success, the US newspaper noted. In 2014, Alibaba announced a « future hospital » plan intended to enable patients to consult doctors online and order drugs via the internet. But two years later, Chinese regulators stopped the sale of over-the-counter drugs on Tmall, the group’s e-commerce website, and suspended a drug monitoring system that the company had created.

    In addition, in 2017, Baidu, that created China’s most popular search engine, abandoned its online healthcare service, which allowed patients to book doctors appointments via an app, to focus solely on artificial intelligence.

    In the USA, Amazon and its partners, JPMorgan Chase and Berkshire Hathaway, see technology as a way to provide simplified and affordable medical services. « Although the alliance is still in the early stages, it could create online services for medical advice or use its overall heft to negotiate for lower drug prices, » Sui-Lee Wee et Paul Mozur said.

    « It’s fair to say that across the board, the Chinese tech companies have all embraced being involved in and being active in the health-care space, unlike the US, where some of them have and some have not, » said Laura Nelson Carney, Asia-Pacific healthcare analyst at Bernstein Research (USA). « Few of them have made moves as big as in China. »

    VoxelCloud is revolutionizing the analysis of medical images in China

    Advances in the field of artificial intelligence have already begun to help China’s doctors, who are overworked.

    A diagnosis made in one minute

    Dr Yu Weihong, an ophthalmologist at Peking Union Medical College Hospital, said she used to take up to two days to analyze a patient’s eyes by examining grainy images before discussing her findings with her colleagues and writing up a report. Artificial intelligence software being tested by the hospital helps her a lot. Now, making a diagnosis takes her less than a minute, she said  to The New York Times.

    The software has been developed by VoxelCloud, a California-based start-up that has raised approximately US$28.5 million (€2 m) from companies including Tencent and venture capital firm Sequoia Capital (Silicon Valley). It specializes in automated analysis of medical images, helping ophthalmic physicians to detect diabetic retinopathy, the leading cause of blindness among the working-age population in China.

    AI could help China to fix the doctor shortage

    A program for all people with diabetes to undergo eye tests

    There are only twenty ophthalmologists for every million people in China. In April 2017, the government announced an ambitious plan for the country’s 110 million diabetics to undergo eye tests. VoxelCloud technology will be a major asset to carry out this program.

    Founded in 2016, VoxelCloud, that has offices in Los Angeles (USA), Shanghai and Suzhou (China), is waiting for the green light of China’s version of the Food and Drug Administration for five diagnostic tools for CAT scans and retina disease.

    Yitu: a software that automates the identification of early signs of lung cancer

    « Behind this push is a realization that the country’s health-care system is in crisis, » The New York Times journalists said. With no functioning primary care system, patients flock to hospitals in major cities. Some even camp out overnight just to get treatment for a fever. Results: Chinese hospitals are overburdened (1.5 doctors for every 1,000 people), doctors are overworked, relationship between patients and healthcare professionals is critical to such an extent that reports of assaults by patients are not uncommon.

    In addition, the Chinese population is aging rapidly and the country also has the largest number of children suffering from obesity and people with diabetes in the world.

    Yunfeng, the personal investment fund of Alibaba’s founder Jack Ma, has invested in Yitu, that hopes to address the shortfall of resources. Yitu is working with Zhejiang Provincial People’s Hospital to develop AI-based software that automates the identification of early signs of lung cancer. Lin Chenxi, who left Alibaba to co-create Yitu in 2012, said he hoped to use the technology to ensure equal access to medical treatment across China (The New York Times).

    China: spending in health tech industry to reach US$150 billion by 2020

    In total, more than 130 companies are exploring AI to improve the efficiency of China’s healthcare system, according to Yiou Intelligence, an Beijing-based industry consultancy.

    US$2.7 billion invested in China’s healthcare companies in 2017

    There is also an increase in the number of investments in the sector. In August 2017, venture capital firms including Sequoia and Matrix Partners had invested at least US$2.7 billion (€2.2 billion) in such businesses, Yiou revealed. Analysts at Bernstein Research estimated that spending in China’s health tech industry will reach US$150 billion (€122b) by 2020.

  • Collective Thinking présente « Intelligence for Health » au 1er live d’Innolab d’Elsan (V. Susplugas)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab.

    Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services. À l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient et Schoolab, H&TI donne la parole à Vincent Susplugas, PDG de Collective Thinking lundi 19 février 2018.

    Quelle est l’origine du projet d’IA de Collective Thinking ?

    Conscient du potentiel des nouvelles technologies d’intelligence artificielle pour répondre à de forts enjeux sociétaux, Collective Thinking a dans un premier temps développé des services sur mesure d’aide décisionnelle et prédictive pour nos premiers clients (BNP Paribas, La Poste, ENGIE, Axa, etc.). Des algorithmes issus de près de cinq années de recherche et développement (R&D) ont été réalisés par des équipes de très haut niveau (Polytechnique, PhD, Centrale Supélec, etc.) et nous permettent de disposer d’une réelle avance technologique en matière de Deep Learning et d’analyse sémantique.

    À partir de 2015, nous avons décidé de mettre nos compétences au service de la santé, secteur aux enjeux humains particulièrement essentiels. C’est de cette époque que date notre rencontre avec Elsan.

    En quoi consiste votre solution ? À qui s’adresse-t-elle ?

    Le logiciel « Intelligence For Health » s’adresse aux départements de l’information médicale des établissements hospitaliers publics et privés. Celui-ci a été développé en lien étroit avec des médecins et techniciens de l’information médicale d’Elsan pour répondre au mieux à leurs enjeux opérationnels. 

    Il vise à les assister dans la réalisation du codage des diagnostics de séjours, celui-ci étant essentiel aussi bien pour la recherche épidémiologique (impact de la prothèse de hanche, par exemple) que pour le financement hospitalier (T2a).

    Quels sont les enjeux du marché auxquels vous répondez aujourd’hui ?    

    Notre solution « Intelligence for Health » répond à des enjeux stratégiques pour les établissements de santé. À long terme, il s’agit de redonner du temps aux médecins en réduisant leur charge administrative.

    Il s’agit ensuite de favoriser un juste remboursement des établissements au regard de leur activité réelle. En effet, toute omission de diagnostic dans les transmissions à l’Assurance maladie peut impacter sévèrement les établissements, qui voient leurs financements réduits.

    Par ailleurs, notre solution permet de répondre à un nombre croissant de problématiques de valorisation des données médicales, notamment en matière de recherche et de partage des bonnes pratiques.

    Quelles sont vos perspectives d’évolution ?        

    Nous rencontrons un grand succès autour de cette première solution. Nous la déployons de la manière transversale bien qu’elle soit en chantier continu : nos ingénieurs en font évoluer l’architecture au fil des besoins et des usages.

    Notre ambition est désormais de nous développer dans deux nouveaux pays et d’élargir notre gamme de produits. Pour y parvenir, notre objectif est de doubler nos équipes au cours de l’année 2018.

    Pouvez-vous nous parler de votre partenariat avec Elsan et de votre place à Innolab ?

    Il nous apparaissait inconcevable de développer un produit sans comprendre les problématiques métier que rencontrent les médecins et techniciens de l’information médicale.

    Notre partenariat avec le premier groupe de cliniques en France était donc essentiel. Elsan est un groupe qui sait prendre des risques et qui a su percevoir le potentiel que notre avance technologique pouvait lui apporter alors même que nous n’avions pas un gros track record dans le secteur de la santé. Leurs équipes se sont réellement impliquées et à différents niveaux hiérarchiques, ce qui a clairement favorisé le succès du projet.

    Nous commençons à travailler avec Elsan sur de nouveaux projets, dont nous gardons l’objet confidentiel pour le moment.

    Qu’avez-vous pensé du premier live d’Innolab auquel vous avez participé ?

    Cet événement nous a permis de rencontrer plusieurs acteurs de l’écosystème d’innovation d’Innolab, avec, nous l’espérons, de futures synergies en perspective.

  • Données de vie réelle, IA et machine learning au congrès du Big Data, les 12-13 mars 2018 à Paris

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, fera le discours d’ouverture de ce congrès dédié au Big Data.

    Cet événement comprend des ateliers, des conférences plénières (avec près de 100 speakers, 250 exposants dont certaines regroupées dans un village start-ups.

    Mardi 13 mars 2018 à 18h seront remis les Trophées de l’innovation Big Data Paris. Sélectionnés par un jury d’experts, 8 finalistes porteront leurs projets lors de Battles, soit 2 concurrents par catégorie : BtoB, BtoC, Startup, DSI.

    Extrait du programme

    Parmi les conférences, les tables rondes et les keynotes, certaines peuvent être reliées au secteur de la santé, telles que :

    Lundi 12 mars

    10h : Quelle place pour l’humain dans les process Big data ? 

    • Comment conjuguer éthique, Big Data et intelligence artificielle ?

    • Quelle est la place de l’homme à l’ère du numérique 4.0

    • Quel impact des « Thick Data », comme composante complémentaire aux analyses Big Data, dans la précision des prédictions

    11h50 : Comment l’internet des objets va transformer le Big data ?

    12h20 : Big Data & Blockchain

    Mardi 13 mars 2018

    11h50 : Big Data insights : Comment tirer de la valeur de la data intelligence ?

    14h : IA et machine learning appliqués au Big Data

    14h40 : Les données de vie réelle dans la santé : Un enjeu pour l’accès aux molécules innovantes

  • Merck lance un programme de coaching comportemental à destination des diabétiques

    La laboratoire pharmaceutique allemand Merck a annoncé fin janvier 2018 sa volonté de lancer un programme d’accompagnement à destination des patients diabétiques dans plusieurs pays du monde, non dévoilés à ce jour. Il s’agit d’un programme mis au point par la société américaine Blue Mesa Health qui combine un accompagnement à distance et un soutien par une communauté de pairs grâce à l’usage des outils connectés.

    Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de Merck de proposer un portefeuille complet de services de gestion du diabète, allant du médicament jusqu’au suivi afin d’avoir un meilleur impact sur l’état de santé du patient.

    Blue Mesa Health est une société américaine fondée en 2015 et dont le produit phare est un programme d’une durée d’un an, nommé « Transform programme ». Cette solution repose sur un ensemble d’objets connectés, pèse-personne et autres objets permettant de suivre l’activité du patient, qui recueillent des données qui sont centralisées via l’application dédiée.

  • Smart Hospitals : l’Asie-Pacifique en passe de devenir leader (Frost & Sullivan)

    Dans une étude parue en janvier 2018, Frost & Sullivan (F&S) affirme que l’Asie-Pacifique sera l’une des régions à la croissance la plus rapide au monde cette année dans l’industrie des soins : + 11,1 % en 2018 contre + 4,8 % en moyenne au niveau mondial. Selon le cabinet de conseil, le marché de l’APAC devrait atteindre une valeur d’environ 517 milliards de dollars US (421 Mds €) en 2018.

    La transformation numérique en cours et le développement du concept de « smart city » pousseront les hôpitaux à devenir des « hôpitaux intelligents », les pays d’Asie-Pacifique étant les moteurs de cette révolution, analyse F&S. Par ailleurs, des tendances clés telles que le développement du modèle XaaS créeront de nouvelles sources de revenus pour la durabilité future de l’industrie de santé et le cloud apparaîtra comme une solution centrale sur le web puisque les acteurs du secteur doivent améliorer dès à présent la flexibilité de leur mode de stockage de données.

    APAC : vers une transformation globale des business modèles

    La combinaison de l’adoption accrue des nouvelles technologies, de l’accès à des programmes de santé novateurs et de la prestation de soins en dehors des milieux hospitaliers traditionnels alimente la croissance annoncée, précise l’étude.

    Le développement de la health tech contribue à l’autonomie des consommateurs

    Au sein des pays d’Asie-Pacifique, plusieurs éléments persisteront au cours de l’année à venir, dont :

    • les transitions du point de vue réglementaire ;
    • la recherche de nouveaux business modèles ;
    • le développement des plateformes technologiques ;
    • l’évolution du rôle des consommateurs, de plus en plus autonomes ;
    • les opportunités de croissance pour les acteurs de l’industrie, notamment pour les groupes pharmaceutiques, les fabricants de technologies médicales, les fournisseurs de produits health tech et les fournisseurs de services de santé.

    Par ailleurs, les analystes s’attendent à ce que l’industrie se concentre davantage sur les résultats en matière de soins et aux modes de traitement centrés sur le patient.

    « Le rôle des consommateurs de soins change radicalement en Asie-Pacifique, souligne Rhenu Bhuller, associé à Frost & Sullivan. La technologie numérique permet l’accès à l’information et aux soins ; les consommateurs sont donc en mesure de choisir où, comment et par qui ils aimeraient être traités. Cela modifie tous les business modèles de la région. »

    APAC : 5 facteurs de croissance dans l’industrie des soins

    Karthik Rajan, responsable conseil au sein du pôle « Transformational Health » à F&S, met en avant cinq facteurs de croissance :

    1. L’expansion des hôpitaux continue de répondre à la demande dans les marchés émergents

    Cette évolution inclut le développement des hôpitaux ainsi que des chaînes de soins primaires intégrées et des cliniques spécialisées grâce à des partenariats et à la levée de fonds de capital risque.

    En plus de l’expansion des services de soins en dehors du milieu hospitalier, les autorités modifieront la réglementation au sein du secteur afin d’atteindre les objectifs de couverture et d’accès universels aux soins. Des changements auront également lieu du côté des assureurs de santé privés afin d’améliorer le bien-être des citoyens et de développer l’intervention précoce.

    2. Les assureurs privés allègent le poids financier lié à la mauvaise santé de la population

    Les fournisseurs privés d’assurance maladie expérimentent des plateformes numériques pour la gestion des maladies chroniques et le bien-être qui récompensent les patients adoptant des comportements sains et peuvent ainsi potentiellement réduire le coût global des soins.

    Ils investissent également dans des solutions InsurTech ainsi que dans des canaux de distribution innovants pour améliorer la pénétration du marché.

    3. La personnalisation des soins et la responsabilisation des consommateurs : clés du bien-être

    Le séquençage génétique appliqué directement aux consommateurs de la santé évolue vers des services et des solutions fournis par des sociétés telles que Prudential (Asie), iCarbonX (Chine) et Healthi (Inde), qui ont développé des systèmes d’interventions personnalisées pour améliorer le bien-être de la population. Par ailleurs, des entreprises comme Thorne Research (États-Unis) et Imagene Labs (Singapour) vont prochainement proposer en Asie-Pacifique des suppléments nutritionnels et des produits de soins pour la peau personnalisés, également sur la base d’un modèle centré sur un abonnement payant.

    4. La Chine et l’Inde alimentent le tourisme médical à l’étranger

    Le tourisme médical devrait également devenir plus important en 2018. Comprenant six des dix premières destinations touristiques médicales dans le monde, l’Asie-Pacifique sera la région à la croissance la plus rapide dans le tourisme médical en 2018 avec des taux de croissance supérieurs à 15 %.

    L’utilisation croissante des nouvelles technologies dans des domaines tels que la chirurgie mini-invasive ou la téléconsultation pour le suivi des patients avant et après un traitement sera également source de croissance.

    5. L’harmonisation de l’ASEAN

    En 2018, Singapour va assurer la présidence de l’ASEAN en se concentrant sur les thématiques de la « résilience » et de « l’innovation ». La cité-État cherchera à stimuler le e-commerce et à promouvoir le développement de « smart cities » dans la région.

    Les marchés de la santé bénéficieront considérablement de ces initiatives, en particulier si les questions sous-jacentes comme celles portant sur la protection des données et la cybersécurité sont activement traitées.

  • Smart Hospitals: Asia-Pacific to become leader (Frost & Sullivan)

    In a study published in January 2018, Frost & Sullivan (F&S) said that Asia-Pacific (APAC) will be one of the fastest growing regions in the world this year in the healthcare industry growing at 11.1% in 2018, compared to the global average of 4.8%. According to the consulting firm, the APAC market is expected to reach about US$517 billion (€421b) in 2018.

    The ongoing digital transformation and the development of the smart city concept will push hospitals to become « smart hospitals », with the Asia-Pacific countries driving this revolution, F&S analyzed. In addition, key trends such as XaaS model will create new sources of revenue driving future sustainability for the healthcare industry and cloud will emerge as a core solution on the web since all stakeholders need to expand storage flexibility.

    APAC: towards a transformation of every business models

    The combination of increased adoption of technology, access to innovative healthcare programs and delivery of care outside traditional hospital settings is fueling this growth, the study said.

    The development of health tech contributes to the autonomy of consumers

    Within the Asia-Pacific countries, several challenges are excepting to continue over the coming year, including:

    • Regulatory transitions;
    • Search for new business models;
    • Emerging technology platforms;
    • Evolving role of consumers;
    • Growth opportunities for industry players including pharmaceuticals, medical technology manufacturers, digital health suppliers and healthcare service providers.

    In addition, analysts expect increased industry focus on healthcare outcomes vs cost and patient-centric treatment pathways.

    « The role of healthcare consumers is changing dramatically in Asia-Pacific, » says Rhenu Bhuller, partner at Frost & Sullivan. « Digital technology enables access to information and care; hence consumers are able to choose where, how, and by whom they would like to be treated. This is changing every business model in the region. »

    APAC: 5 growth factors in the healthcare industry

    Karthik Rajan, head of consulting for the Frost & Sullivan Transformational Health practice, offers five growth drivers:

    1. Hospital expansion will continue to meet demand in emerging markets

    This evolution includes development of hospitals as well as integrated primary care chains and specialty clinics through partnerships and venture funds.

    In addition to expansion in points of care outside of the hospital setting, there will be shifts in policy makers’ appetite for regulatory transformation to support goals for universal healthcare coverage and access and in private health insurers driving wellness and early intervention.

    2. Private health insurers to ease financial burden of ill-health

    Private health insurance providers are experimenting with digital platforms for chronic disease management and wellnessthat reward patients for healthy behaviors and can potentially reduce the payout burden at a population level.

    They are also investing in InsurTech solutions and innovative distribution channels to improve market penetration.

    3. Personalized care and consumer empowerment are the keys to wellness

    Direct-to-consumer gene sequencing is moving towards services and solutions provided by companies such as Prudential (Asia), iCarbonX (China) and Healthi (India), which have developed personalized wellness interventions systems. Moreover, firms such as Thorne Research (USA) and Imagene Labs (Singapore) will soon be offering in Asia-Pacific personalized over-the-counter nutritional supplements and skin care products respectively, and that too on a subscription model.

    4. China and India to fuel outbound medical tourism

    Medical tourism is also expected to become more important in 2018. With six of the world’s top 10 medical tourist destinations, Asia Pacific will be the fastest growing region for medical tourism in 2018 with growth rates exceeding 15 %, the expert said.

    The increasing use of technology in areas such as minimally invasive surgery or tele-consultation for pre and post treatment follow up are providing further platforms for growth.

    5. Harmonization of ASEAN

    In 2018, Singapore assumes chairmanship of ASEAN, focusing on the themes of “resilience” and “innovation”. The city-state will target stimulating e-commerce and promoting development of « smart cities » in the region.

    Healthcare markets will benefit greatly from these initiatives, particularly if the underlying issues such as data protection and cybersecurity are actively addressed.

  • Hitachi développe une nouvelle forme d’IA pour prédire le risque de ré-hospitalisation

    En décembre 2017, l’organisation américaine Partners Connected Health et le groupe d’électronique japonais Hitachi ont annoncé le développement d’une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) capable de prédire avec une grande précision le risque de réadmission à l’hôpital dans les trente jours d’un patient ayant été victime d’un arrêt cardiaque.

    La technologie élaborée par Hitachi pourrait permettre de réaliser chaque année des économies d’environ 7 000 dollars US (5 624 €) par patient.

    Une intelligence artificielle capable d’expliquer ses décisions et ses actions

    Le taux de réadmission dans les trente jours peut entraîner des pénalités importantes pour les hôpitaux américains dans le cadre de la loi sur les soins abordables (Affordable Care Act).

    Le nouveau système conçu par Hitachi est un exemple d’IA dite « explicable » (explainable AI), un nouveau terme défini pour nommer le mécanisme permettant aux machines d’expliquer leurs décisions et leurs actions aux utilisateurs humains mais aussi de les aider à comprendre, à faire confiance et à gérer efficacement les outils basés sur l’IA, tout en maintenant un niveau élevé de prédiction.

    Dans le cadre de l’étude pilote, l’équipe Partners Connected Health Innovation a assuré la conduite du CCCP (Partners Connected Cardiac Care Program), un programme de surveillance pédagogique à distance conçu pour améliorer la prise en charge des patients présentant un risque d’hospitalisation.

    Le dispositif aide à sélectionner les patients appropriés pour participer au programme et peut expliquer la raison pour laquelle tel ou tel patient a été identifié comme présentant un haut risque de réadmission.

    Les médecins sauront exactement pourquoi un patient présente un risque d’hospitalisation

    « L’apprentissage automatique traditionnel peut nous aider à prévoir les événements mais en tant qu’utilisateurs finaux, nous ne pouvons pas savoir pour quelles raisons la machine prévoit [telle ou telle] chose de telle manière, a déclaré Kamal Jethwani, directeur de Partners Connected Health Innovation (source : Prnewswire.com). Avec cette innovation, les médecins et les infirmières qui utilisent l’algorithme seront en mesure de dire exactement pourquoi un patient précis présente un haut risque d’admission à l’hôpital et comment ils peuvent agir face à [ce problème] (…). »

    7 000 $ d’économies annuelles par patient

    Les résultats du CCCP ont été comparés aux données d’environ 12 000 patients du réseau hospitalier Partners HealthCare atteints d’insuffisance cardiaque hospitalisés puis autorisés à sortir en 2014 et en 2015.

    Une précision élevée

    L’analyse a montré que l’algorithme de prédiction atteignait une précision élevée d’environ 0,71 AUC* et pouvait considérablement réduire le nombre de réadmissions. En conséquence, les experts s’attendent à des économies d’environ 7 000 dollars américains (5 624 €) par patient et par an parmi le groupe de patients ayant participé au programme.

    * L’aire sous la courbe ROC (AUC, Area Under the Curve) donne un indicateur de la qualité de la prédiction, la note de 1 étant attribuée pour une prédiction idéale.

    Une IA pour les compagnies pharmaceutiques, les assurances et les services d’urgence

    Hitachi et Connected Health Innovation Partners vont mener ensemble une étude prospective pour évaluer le programme de prévision par les cliniciens et réfléchir à une manière de l’intégrer dans les cliniques de manière efficace.

    En utilisant cette nouvelle forme d’intelligence artificielle, Hitachi pourra fournir des solutions dans le domaine médical pour les compagnies pharmaceutiques, les assureurs, les services d’urgence et d’autres services de santé où les données médicales basées sur des prédictions peuvent être utilisées.

  • Japan: Hitachi develops AI-based system to predict the risk of hospital readmission

    In December 2017, US-based organization Partners Connected Health and Japanese electronics group Hitachi announced the development of artificial intelligence (AI) technology that can predict with high accuracy the risk of hospital readmission within 30 days for patients with heart failure.

    The technology created by Hitachi could save an additional US$7,000 (€5,624) per patient per year.

    An AI which is able to explain its decisions and actions

    The 30-day readmission rate can carry significant penalties for hospitals via the US Centers for Medicare and Medicaid as part of the Affordable Care Act.

    The new system developed by Hitachi, in collaboration with Partners Connected Health, is an example of « explainable AI », a term recently defined as enabling machines to explain their decisions and actions to human users, and enabling them to understand, appropriately trust and effectively manage AI tools, while maintaining a high level of prediction accuracy.

    As part of the study, the Partners Connected Health Innovation team piloted the Partners Connected Cardiac Care Program (CCCP), a remote monitoring and education program created to improve the management of heart failure patients at risk for hospitalization.

    The device helps to select appropriate patients to participate in the program and can explain the reason why patients were identified as being at high risk.

    Caregivers will know exactly why a patient is at high risk of hospitalization

    « Traditional machine learning can help us predict events, but as end-users, we can’t tell why the machine is predicting something a certain way, » said Kamal Jethwani, senior director, Partner Connected Health Innovation. Health Innovation (source: Prnewswire.com). « With this innovation, doctors and nurses using the algorithm will be able to tell exactly why a certain patient is at high risk for hospital admission, and what they can do about it (…) »

    US$7,000 savings per patient per year

    The CCCP results were compared to data from approximately 12,000 heart failure patients hospitalized and discharged from the Partners HealthCare hospital network in 2014 and 2015.

    A high accuracy

    The study showed that the prediction algorithm achieved a high accuracy of about AUC* 0.71, and can significantly reduce the number of readmissions. Approximately, experts expect an additional US$7,000 (€5,624) savings per patient per year among the cohort of CCCP patients.

    * To evaluate the accuracy of prediction, we often use the Area under Curve (AUC) measure, which is considered robust in the presence of imbalance.

    An AI technology for pharmaceutical companies, insurance and emergency services

    Hitachi and the Partners Connected Health Innovation team will jointly conduct a prospective study to evaluate the prediction program by clinicians, and study how to integrate this within clinical workflows.

    By using this new form of artificial intelligence technology, Hitachi will be able to provide solutions for the medical field, including for pharmaceutical companies, insurers, emergency services and other healthcare services where prediction-based on medical data can be used.