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  • NHS : une mission pour introduire les nouvelles technos dans les programmes de dépistage du cancer

    Le Pr Sir Mike Richards, premier directeur du pôle « oncologie » du NHS et ancien inspecteur en chef des hôpitaux de la Commission de la qualité des soins (CQC), dirigera une refonte majeure des programmes nationaux de dépistage du cancer dans le cadre d’un effort renouvelé visant à améliorer les soins et à sauver des vies, a annoncé le NHS England dans un communiqué publié le 15 novembre 2018.

    Le dépistage précoce des cancers qui se caractérisent par des taux de survie élevés est au cœur du plan à long terme du NHS pour améliorer les services et faire en sorte que les patients bénéficient des nouvelles technologies et des nouveaux traitements.

    Le Pr Mike Richards dirigera une équipe chargée d’évaluer les programmes de dépistage actuels et de recommander une organisation, un développement et une amélioration de ceux-ci. L’enquête a pour but d’examiner les dernières innovations susceptibles d’être utilisées dans ce cadre, notamment les solutions basées sur l’intelligence artificielle, en mettant en place des travaux de recherche et en promouvant l’importance du dépistage auprès d’un maximum de personnes éligibles.

    Ce rapport devra guider leNHS England et à Public Health England dans la définition du meilleur modèle de prestation opérationnel pour les programmes de dépistages existants.

    Des recommandations attendues pour améliorer les programmes de dépistage

    Il existe trois programmes nationaux de dépistage du cancer en Angleterre :

    • le dépistage du cancer du col de l’utérus : offert aux femmes âgées de 25 à 64 ans, avec un dépistage tous les trois ans pour les femmes âgées de moins de 49 ans et tous les cinq ans de 50 à 64 ans ;
    • le dépistage du cancer du sein : offert aux femmes âgées de 50 à 70 ans, les femmes de plus de 70 ans pouvant s’auto-référencer pour un dépistage ;
    • le dépistage du cancer colorectal : offert aux hommes et aux femmes âgés de 60 à 74 ans et un autre test de dépistage est offert aux hommes et aux femmes âgés de 55 ans dans certaines régions d’Angleterre.

    L’introduction de nouvelles technologies de criblage fait partie des objectifs de la mission

    L’enquête pilotée par le Pr Sir Mike Richards, qui devrait présenter son rapport d’ici l’été 2019, permettra d’évaluer les forces et les faiblesses de ces différents programmes de dépistage et de formuler des recommandations sur un certain nombre de points, dont :

    • l’introduction de nouvelles technologies de criblage et la mise à jour des systèmes informatiques ;
      ces recommandations devront également répondre aux questions suivantes :
    • Comment modifier à l’avenir la politique de dépistage ? ;
    • Comment intégrer au mieux les programmes de dépistage à d’autres initiatives conduites par le programme de lutte contre le cancer du NHS pour promouvoir le diagnostic précoce du cancer et d’autres maladies potentiellement mortelles et le placer dans le cadre d’une approche plus large de prévention et d’intervention précoce ? ;
    • Comment commander et mettre en œuvre les programmes de dépistage mais aussi assurer leur qualité à l’avenir ? ;
    • Comment s’assurer que le personnel nécessaire soit formé pour exécuter les programmes ? ;
    • Comment faire en sorte que la recherche et l’évaluation en cours puissent être intégrées au programme de dépistage ?
  • Appel à projets : création d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant »

    L’Agence régionale de santé Martinique a publié le 19 octobre 2018 sur son site un appel à projets en vue de la création à titre expérimental pour une durée de trois ans d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant ».

    Il s’agit d’une initiative conjointe de la Collectivité territoriale et de l’ARS de Martinique pour la création d’une capacité de 30 places en Ehpad « hors les murs » par extension de la capacité d’accueil d’un Ehpad existant.

    Le projet concerne le territoire de proximité Centre de la Martinique regroupant les communes de Schœlcher, Fort-de-France, Le Lamentin et Saint-Joseph, alors que le territoire d’implantation de l’Ehpad existant est celui du Centre de la Martinique.

    La clôture de l’appel est fixée au 18 janvier 2019 à midi. La mise en œuvre du projet devra être lancée le 1er juillet 2019 au plus tard.

    Modalités de soumission et informations

    Le description générale de l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Les informations peuvent être obtenues en s’adressant à ces adresses électroniques :

    • ars-martinique-offre-medico-sociale@ars.sante.fr
    • sesms@collectivitedemartinique.mg

    Le dossier complet doit être adressé en deux exemplaires papier aux adresses suivantes et un exemplaire sous format électronique aux adresses ci-dessus :

    • Monsieur le Directeur Général de l’ARS de Martinique, Centre d’affaires AGORA, Zac de l’Etang Z’abricot, Pointe des grives, CS 80 656 – 97263 Fort de France Cedex
    • Monsieur le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Centre Administratif de Martinique, Direction Générale Adjointe Solidarité, Direction Planification et Programmation des ESMS (1er étage CATM – bureau N° 167), Boulevard Chevalier Sainte-Marthe, 97 200 Fort de France

    Documents à télécharger et pièces à soumettre :

    • Annexe 1 : Cahier des charges EPHAD HM EXTENSION
    • Annexe 2 : Dossier de candidature EPHAD HM EXT (pièces concernant le candidat porteur du projet, le projet en lui-même, les procédures garantissant la qualité de la prise en charge proposée, les personnels et un dossier financier)
    • Annexe 3 : Critères de sélection EPHAD HM EXT

    Critères de sélection et modalités de notation :

    • qualité et la cohérence du projet (60 points) ;
    • compétence et expérience du candidat (10 points) ;
    • efficience médico-économique du candidat (30 points).

    Modalités de financement

    Le dispositif sera financé par :

    • une dotation globale « soins » de 433 287 euros en année pleine ;
    • un forfait « autonomie » financé sur le fonds Paerpa : 63 370 euros ;
    • l’APA à domicile du bénéficiaire ;
    • une participation mensuelle de l’usager comprise entre 100 et 150 euros.
  • DATA – Journée du diabète : répartition géographique des diabétiques et coût de prise en charge

    Le diabète touche en France 3,16 millions d’assurés du régime général avec une prévalence (nombre de personnes touchées par rapport à l’ensemble de la population) de 5,5 % (chiffres Assurance maladie – Sniiram), indique le rapport « charges et produits pour l’année 2019 » de la Cnam. À cela s’ajoutent environ 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Par ailleurs, le coût de prise en charge attribué à cette pathologie est de plus de 6,6 milliards d’euros de dépenses remboursées.

    Le tableau présentant les dépenses liés au diabète de type 2 et le graphique présentant la répartition géographique des diabétiques en France sont disponibles via ce lien.

  • Parution d’ un guide pratique à destination des équipes de soins primaires pour construire une CPTS

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé (FFMPS) et ses fédérations régionales mettent à disposition un guide pratique (en lien ci-contre) pour accompagner les équipes de soins primaires « à prendre place » dans les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de leur territoire, révèle la FFMPS dans un communiqué publié le 8 novembre 2018.

    Le document donne quelques conseils clé pour construire et faire fonctionner au quotidien une CPTS. L’organisation met notamment en avant 5 repères pour les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) :

    • la CPTS est un nouveau projet de santé sur le territoire, pas une extension du projet de la MSP au territoire ;
    • le statut juridique de la CPTS doit être original, ce n’est pas une copie de celui de la MSP ;
    • les financements doivent être différenciés, CPTS et MSP doivent séparer leur budgets, leur trésorerie et leur comptabilité ;
    • le poste de coordination de la CPTS est spécifique, si la personne s’occupant du poste de coordination au sein de la MSP s’investit dans la CPTS, elle le fait au nom de sa MSP ;
    • il faut respecter la place de tous les partenaires, même si la ou les MSP sont porteuses de la CPTS.

    L’IGAS a recensé environ 200 projets de CPTS en juillet 2018. « Cependant ce chiffre est en constante évolution et inclus des projets, l’objectif du gouvernement étant de 1000 CPTS en 2022 », indique la FFMPS.

    Le rôle de la FFMPS et de ses fédérations régionales est d’informer, d’accompagner et d’outiller les professionnels sur les CPTS. C’est dans ce cadre qu’elle met à la disposition des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) un guide pratique, avant tout pour les épauler dans la construction d’une CPTS mais aussi dans le fonctionnement au quotidien de cette nouvelle communauté.

    Construire une CPTS

    Élaborer un projet de santé commun

    Le diagnostic des besoins en santé de la population est la base d’une CPTS, insiste la fédération. « Il n’a pas besoin d’être exhaustif sur tout le territoire mais il doit, par la méthode des petits pas, arriver à construire un projet de santé territorial », précise-t-elle, expliquant que l’équipe pluri-professionnelle de la MSP est « l’un des acteurs en capacité de proposer une démarche de diagnostic partagé des besoins en santé du territoire ».

    Ce diagnostic doit comprendre, selon la FFMPS, :

    • l’inventaire des ressources du territoire concernées par la santé ;
    • le questionnement des usagers et des professionnels de santé et des élus locaux ;
    • la dynamique territoriale. « La dynamique s’initie et se développe si l’ensemble des partenaires définissent une thématique d’action précise. Les thématiques se révèlent au fur et à mesure pour constituer une véritable liste. »

    « Le projet de santé tiendra compte du diagnostic partagé réalisé au plus près des réalités du territoire, synthétise la fédération. Il est préférable de se donner des objectifs réalistes, mesurables, inscrits dans le temps, plus qu’un grand projet ambitieux mais inaccessible. »

    Définir le territoire

    Deux localisations territoriales apparaissent nécessaires à la CPTS :

    • celle des actions du territoire fonction du projet de santé et personnes et/ou organisations concernées ;
    • celle des structures de gestion et de gouvernance qui elles définiront un territoire géographique d’appartenance.

    À terme, « le maillage du territoire se fera plus par le développement et la synergie des projets de santé territoriaux, coordonnés par une communauté de professionnels qui se réfère et s’identifie à un territoire ».

    Définir les objectifs

    La FFMPS retient comme objectifs d’améliorer :

    • la santé de la population : prévention, action de santé publique, nouvelle pratique éducative, etc. ;
    • l’accès aux soins ;
    • le parcours de santé et la coordination sur le territoire ;
    • les conditions de travail des professionnels de santé ;
    • la satisfaction du faire ensemble.

    Elle précise que chaque objectif doit, si possible, :

    • être transversal ;
    • concerner une problématique reconnue par le maximum d’acteurs ;
    • être partagé comme nécessaire et être réalisable ;
    • être analysé au regard des ressources du territoire ;
    • répondre à un besoin de santé de la population.

    Mobiliser les acteurs

    Selon la fédération, mobiliser les acteurs est l’un « des enjeux majeurs des CPTS ».

    Pour mobiliser les professionnels, la CPTS doit :

    • connaître les conditions de travail des différents professionnels du territoire et s’adapter : horaire des réunions, indemnisation de la perte de revenu, etc. ;
    • utiliser des outils d’information partagés : ces outils se développeront dans le temps ;
    • interroger les professionnels sur leurs besoins : début de la dynamique collective ;
    • proposer des formations pluri-professionnelles : « meilleur moyen pour apprendre à se connaître, savoir qui fait quoi sur le parcours de vie des usagers. Ne pas hésiter à passer des conventions avec la municipalité, l’hôpital, pour que les personnels de ces entités participent aux formations pluri-professionnelles de la CPTS » ;
    • mettre de la convivialité et de la fraternité dans des initiatives ludiques ;
    • ne pas être dans l’injonction de faire.

    Trouver sa place dans l’existant

    « Il est essentiel que le projet de la CPTS tienne compte, contribue et participe aux actions portées dans le cadre d’un contrat local de santé ou d’un projet de santé d’un groupement hospitalier de territoire (GHT) dans la mesure où celles-ci s’inscrivent dans une cohérence et une synergie d’actions.

    Cette synergie ne peut que renforcer le projet commun du territoire, d’où l’importance de s’appuyer sur une analyse partagée des besoins et des moyens nécessaires pour la mise en œuvre des actions de santé.

    La coordination entre acteurs participants à la CPTS doit aussi être facilitée par les dispositifs d’appui à la coordination du territoire (exemple : coordination territoriale d’appui) ou plus large (PTA, MAIA, Réseaux de santé, etc.). »

    Faire fonctionner une CPTS au quotidien

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé donne quelques clés pour faire fonctionner une CPTS au quotidien, allant de la gouvernance au statut juridique, en passant par le modèle économique.

    Elle revient également en détail sur la définition d’une action de santé publique sur le territoire et sur la mise en place d’un système d’information viable, tout comme sur les bases d’une communication efficace et l’importance de la recherche de financements.

    Se faire accompagner pour son projet de CPTS

    « La méthodologie de conduite de projet est essentielle, souligne la FFMPS. Cela définit en grande partie la fiche de poste du/de la coordinateur/trice de la CPTS. »

    La fédération énonce en priorité les recommandations suivantes :

    • avoir une montée en charge progressive : « Les expériences acquises montrent que la réalisation d’actions de santé sur un territoire prend du temps, le temps de la construction d’une culture commune, du travail sur les représentations réciproques des uns envers les autres, de l’apprentissage de qui fait quoi, de la découverte des métiers mal connus ;
    • prendre le temps de se former ensemble ;
    • se faire accompagner : les fédérations régionales proposeront aux CPTS qui le souhaitent un accompagnement par la facilitation des équipes ressources régionales. « L’accompagnement c’est aussi aider les équipes à savoir identifier une problématique de santé sur un territoire et pas seulement un ressenti issu de la pratique du soin » ;
    • apprendre à être dans le pluri-professionnel et le décloisonnement. « Ce qui n’est pas habituel. Il ne faut pas oublier que les systèmes de soins, médico-sociaux, et sociaux se sont construit depuis 70 ans dans un cloisonnement protecteur des systèmes. Vouloir décloisonner même avec un discours politique fort et l’engagement des institutions, nécessite des postures d’humilité, d’écoute, de compréhension, de patience, qui ne sont pas toujours compatibles avec le rythme de la vie professionnelle, avec les besoins de la population et surtout avec nos références culturelles professionnelles. »
  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • Sensibilisation : le GCS e-santé Pays de la Loire crée l’escape game « Sant’escape sécurité numérique »

    Dans le cadre du mois européen de la cybersécurité (octobre) et de sa volonté de « diversifier les outils de sensibilisation sur la sécurité numérique en santé », le groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Pays de la Loire propose un escape game (jeu d’évasion grandeur nature avec une énigme à résoudre) dédié aux structures et professionnels de santé de la région baptisé « Sant’escape, sécurité numérique », annonce le GCS dans un communiqué publié le 29 octobre 2018 sur son site web.

    Toutes les sessions de jeu s’achèvent par un débriefing au cours duquel les conséquences des mauvaises pratiques sont expliquées, l’importance des actions individuelles au service d’une démarche collective est rappelée et des documents de sensibilisation sont remis aux participants.

    Cette activité est le premier élément d’une offre régionale d’escape games développée sous l’appellation « Sant’escape », dont la structuration est soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire. Le GCS précise que ce catalogue sera progressivement complété par d’autres thématiques, comme la qualité, la sécurité des soins et la e-santé.

    Le jeu « Sant’escape, sécurité numérique » sera présenté lors de la Journée régionale « sécurité numérique en santé », organisée le 20 novembre 2018 à Angers par le GCS et l’ARS des Pays de la Loire.

    Présentation de l’escape game

    Auriane Lemesle, référente régionale « sécurité des système d’information » au GCS e-santé Pays de la Loire à l’origine de ce projet, présente le scénario de l’escape game comme suit : « Cinq journalistes s’introduisent dans une salle de réunion de l’Institut médical des étoiles pour découvrir pourquoi Johnny Jackson (une célébrité inventée) a été pris en charge par cette structure. Les bonnes pratiques de base en matière de sécurité numérique ont-elles été bien suivies dans cet établissement ou seront-elles la clé d’accès aux informations de santé de l’inventeur du Lune Walk ? Ils ont 45 min pour trouver le scoop et rebooster les ventes du journal Ouest People ! »

    Un partenariat entre 5 structures

    Pour développer l’outil « Sant’escape-sécurité numérique », un groupe de travail réunissant des spécialistes en sécurité des systèmes d’information, en gestion des risques, en protection des données personnelles et en communication a été formé avec les collaborateurs suivants :

    • le GCS e-santé Pays de la Loire ;
    • QualiREL Santé, structure d’appui à la qualité, à la gestion des risques et à l’évaluation des Pays de la Loire ;
    • le groupement hospitalier de territoire (GHT) 85 ;
    • LNA Santé, anciennement Le Noble Âge ;
    • l’Association d’hygiène sociale de la Sarthe.

    QualiREL Santé chargé de promouvoir le jeu auprès des qualiticiens et gestionnaires de risques régionaux

    « Sant’escape-sécurité numérique » a été créé avec Orange Cyberdéfense, une filiale rassemblant les activités de sécurité numérique du groupe Orange, en collaboration avec QualiREL Santé, qui va promouvoir l’outil auprès du réseau des qualiticiens et de gestionnaires de risques régionaux ainsi que des professionnels médico-soignants et des cadres de santé.

  • Le PRS2 de Martinique vise à développer la recherche et l’innovation pour réduire les inégalités

    Présenté aux élus locaux le 12 octobre 2018, le projet régional de santé 2ième génération (PRS2) de la Martinique (synthèse en lien ci-contre) vise à améliorer l’état de santé de la population et à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé au sein de l’île.

    Parmi les objectifs principaux du PRS2 :
    • anticiper les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • améliorer les prises en charge en matière de santé mentale ;
    • agir sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables.

    Ce nouveau PRS invite également à développer les études, la recherche et l’innovation en santé dans le cadre de l’une des trois orientations régionales définies par ses auteurs, soit « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais ».

    Le PRS2 doit maintenant être présenté à la population lors de réunions d’informations organisées par l’Agence régionale de santé (ARS).

    Les 2 grandes ambitions du PRS2

    1. Améliorer l’état de santé de la population :

    • en anticipant les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • en améliorant la santé des mères et des enfants et en luttant contre la mortalité infantile ;
    • en réduisant l’impact du surpoids et de l’obésité et leurs incidences sur les maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale chronique, maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques) ;
    • en proposant une prise en charge de qualité des cancers ;
    • en améliorant les prises en charge en matière de santé mentale.

    2. Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé :

    • en agissant sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables ;

    • en organisant un maillage territorial garantissant une égalité d’accès à l’offre de santé.

    3 orientations avec 8 objectifs régionaux

    Trois grandes orientations régionales ont été définies pour surmonter les défis actuels et futurs dans le secteur de la santé en Martinique :

    • 1. développer une culture partagée de la promotion de la santé permettant à chacun de devenir « auteur de sa santé » pour mieux vivre :
      • objectif 1 : placer la promotion de la santé au cœur de toutes les politiques ;
      • objectif 2 : renforcer les actions et dispositifs de prévention ciblés en visant la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • 2. « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais » pour mieux soigner et prendre en charge les patients :
      • objectif 3 : renforcer la démographie des professionnels de santé ;
      • objectif 4 : assurer la performance du système de santé,la qualité, la pertinence et la sécurité des soins ;
      • objectif 5 : améliorer la veille, l’évaluation et la gestion des risques et des crises sanitaires ;
      • objectif 6 : développer les études, la recherche et l’innovation en santé ;
    • 3. assurer la fluidité des parcours de santé par la définition d’une offre de santé graduée et « intégrative » en favorisant la coordination des acteurs dans l’ensemble du territoire pour mieux accompagner et limiter les ruptures de parcours :
      • objectif 7 : améliorer l’accès à l’offre de santé et développer les soins de proximité ;
      • objectif 8 : assurer la coordination des acteurs autour des parcours de santé.

    PRS de Martinique : une feuille de route à 5 ans

    Le projet régional de santé (PRS) constitue la feuille de route à 5 ans de la politique de santé en Martinique dans l’optique de faire face aux nouveaux défis du secteur. « Il vise à déterminer les priorités de la politique de santé en région, en cohérence avec les orientations nationales dans les différents champs : prévention, ambulatoire hospitaliers et médico-social », précise l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique sur un site dédié au projet.

    Le PRS vise à répondre aux défis majeurs auxquels le système de santé de Martinique est confronté :

    • insularité et exposition aux risques ;
    • vieillissement accéléré de la population ;
    • précarité, inégalités de ressources et d’accès aux soins ;
    • démographie médicale fragile et offre hospitalière en tension ;
    • coordination intersectorielles indispensables pour répondre à l’évolution des besoins de prise en charge complexe.
  • Le Comité interministériel du handicap axe son concours innovation de 3M€ sur les nouvelles technos

    Le deuxième Comité interministériel du handicap (CIH), pour lequel le Premier ministre Édouard Philippe a réuni le 25 octobre 2018 l’ensemble du gouvernement, a annoncé avoir retenu deux sujets centrés sur les nouvelles technologies dans le cadre du concours innovation, lancé en 2018, et plus précisément de la thématique « société inclusive et solidaire », dotée de 3 millions et opérée par Bpifrance.

    Les deux sujets retenus sont les suivants :
    • « La technologie et l’innovation au service des personnes dans leur domicile, leur gestion du quotidien, leur permettre d’accéder facilement à un bouquet de services intégrés répondant à leurs besoins (par un seul interlocuteur) » ;
    • Faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap. L’idée est de « soutenir les solutions technologiques et servicielles permettant de faciliter le déplacement individuel et/ou collectif dans la vie de tous les jours et également d’éviter les ruptures de la chaîne des transports entre différents modes (de l’avion au train, du train au bus…) ».

    Ce concours fait partie du programme d’investissement d’avenir (PIA) de 57 milliards d’euros, financé par Bpifance.

    Les projets seront sélectionnés début 2019, avec un bilan prévu pour la fin 2019.

    Les projets lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 et 5 M€

    « Ce programme d’investissement d’avenir va permettre d’accompagner des projets innovants et faire émerger de nouveaux acteurs, de nouvelles solutions, de nouveaux savoir-faire répondant aux attentes des personnes en situation de handicap », indique le comité interministériel du handicap (CIH).

    Dans le cadre de ce concours, le CIH sélectionnera des projets à fort potentiel pour l’économie françaises, portés par des start-ups ou des PME.

    Les lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 euros et 5 millions d’euros. Un cofinancement de leurs dépenses de recherche, de développement et d’innovation leur sera proposé.

    Une mise en relation entre les porteurs du projet et les personnes en situation de handicap pour tester les solutions

    Le comité précise que les initiateurs du projet, les développeurs et les personnes en situation de handicap seront mis en relation pour « tester les outils et en développer de nouveaux » mais aussi pour « les référencer, assurer leur prise en charge financière [et] les remettre aussi sur le marché lorsqu’ils ne sont plus utilisés pour qu’ils puissent resservir ».

  • Une base de données de santé numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020

    Le ministre de la Santé et de la Famille indien, Jagat Prakash Nadda, a déclaré le 25 octobre 2018 que le gouvernement avait pour objectif de mettre en place un système de base de données électronique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier« . L’objectif est de permettre un échange d’informations sur la santé garantissant la confidentialité et la sécurité des données patients.

    Actuellement, le ministère de la Santé utilise trois applications communes dans tout le pays dans les centres de santé et de bien-être visant à réduire les taux de mortalité infantile, juvénile et maternelle (programme nationale Reproductive and Child Health) ainsi que les maladies non transmissibles (MNT) et la tuberculose. »Avec le temps, nous progresserons vers une application interopérable de soins primaires complets« , a assuré le ministre lors de son allocution à l’occasion de la deuxième conférence internationale sur les soins primaires, organisée à Astana, au Kazakhstan.

    Les autres initiatives visant à numériser le système de santé indien

    Le ministre de la Santé indien a indiqué que parmi les autres initiatives numériques en santé en cours figuraient :

    • un système de dossiers de santé électroniques (EHR) interopérables ;
    • un système de gestion des feedback des patients (MeraAspatal) ;
    • un système de gestion des dossiers de santé personnels (PHRMS) ;
    • un numéro d’identification national à la fois pour les structures publiques et pour les structures privées, soit un numérique d’identification unique pour les organisations de santé.

    Vers un système d’information hospitalier unique

    Un système d’information hospitalier est également en train d’être implanté pour l’enregistrement et la saisie numériques des DSE des patients dans les établissements de santé publics.