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  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.

  • 23 outils pratiques pour fluidifier le parcours des patients chroniques (guide Anap)

    Un appui au déploiement de la messagerie MSSanté et un cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée (portail de santé PACA) font partie de la vingtaine d’outils pratiques présentés par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap), tous conçus et utilisés par des professionnels au sein de 9 régions métropolitaines dans l’optique de fluidifier le parcours des patients atteints d’une maladie chronique. Ils sont listés dans un guide publié en février 2019.

    Ces solutions, qui se veulent « réplicables et mobilisables rapidement », visent à améliorer la communication entre les différents professionnels rencontrés par le patient dans différents lieux (cabinets médicaux ou paramédicaux, hôpitaux, officines, domicile…) afin d’éviter des problèmes d’accès aux soins par exemple, des discontinuités dans la prise en charge ou encore des recours inutiles aux urgences.

    L’Anap a identifié 4 leviers pour « créer des collectifs de professionnels et permettre de fluidifier le parcours patient » :
    • améliorer la lisibilité de l’offre ;
    • développer des solutions soutenant le partage d’information ;
    • qualifier le processus d’orientation ;
    • soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise.
    L’agence a classé les outils en fonction de ces 4 objectifs.

    L’ensemble des fiches « outils » sont disponibles via ce lien.

    Ce guide a pour but d’aider tous les professionnels et les porteurs de projets territoriaux à déployer des outils pour fluidifier le parcours patient, tout en tenant compte des enjeux locaux et territoriaux.

    Les outils mobilisables recensés par l’Anap sont les suivants :

    • cartographie des compétences territoriales sur une filière cancérologie ;
    • cartographie fonctionnelle du dispositif Impact : outil destiné à favoriser l’accompagnement pluridisciplinaires des personnes en situation médico-socale complexe ;
    • cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée – portail de santé PACA ;
    • fiche de liaison service social – Carsat ;
    • fiche de liaison « De chez moi à l’hôpital » ;
    • terminal filière de soins gérontologie ;
    • dossier de liaison global (DLG) ;
    • appui au déploiement de la messagerie MSSanté ;
    • optimisation de l’utilisation de ViaTrajectoire SSR : ViaTrajectoire est service public, gratuit et sécurisé, qui propose une aide à l’orientation personnalisée dans le domaine de la santé ;
    • cartographie SSR/Profil patients ;
    • guichet d’évaluation et d’orientation du domicile (Geod) ;
    • solution d’orientation – Support PTA ;
    • convention sur la préparation des chimiothérapies interhospitalières ;
    • tableau d’aide et grille de repérage d’aggravation des personnes âgées (Tagravpa) ;
    • dispositif Impact en zone urbaine sensible ;
    • protocole de délégation de tâches autour des personnes âgées ;
    • grille de repérage des fragilités médico-psycho-sociales et optimisation de la durée moyenne de séjour ;
    • évaluation gériatrique en officine ;
    • outils Mayenne, accès aux soins et parcours dans le cadre d’un projet stratégique ;
    • permanence gériatrique (numéro unique pour obtenir un avis gériatrique) ;
    • Projet Personnes âgées services télémédecine (Pâstel) ;
    • Domoplaies : service de télémédecine interrégional appliqué aux plaies complexes ;
    • animation régionale, filières gérontologiques.

    Présentation des outils identifiés par l’Anap

    Améliorer la lisibilité de l’offre

    Développer des solutions soutenant le partage d’information

    Qualifier le processus d’orientation

    Soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise

  • La FDA et Flatiron Health reconduisent leur partenariat sur les données concrètes en cancérologie

    La FDA (Food and Drugs Administration) annonce l’extension et la prolongation pour une durée de 2 ans du partenariat de recherche qui lie son programme Informed (Information Exchange and Data Transformation) avec la société américaine Flatiron Health, rachetée en 2018 par le laboratoire suisse Roche. 

    L’accord, conclu en 2016, visait à évaluer l’aide à la décision que pouvaient apporter aux autorités de santé des fichiers de données concrètes (real-world evidence) anonymisées et issues de dossiers médicaux électroniques, en lieu et place de données issues d’essais cliniques, rappelle Flatiron dans un communiqué publié le 25 février 2016.

    Au cours des deux années écoulées, les données concrètes recueillies par la filiale de Roche ont pu donner au régulateur une information de qualité sur les tendances en matière de traitement du cancer et les résultats cliniques aux États-Unis. Les deux partenaires prévoient de se concentrer à l’avenir sur la qualité des données, la fiabilité des critères cliniques, l’élaboration de nouvelles méthodes d’analyse et le développement d’applications innovantes.

    Richard Pazdur, directeur du Centre d’excellence en oncologie de la FDA, souligne que les essais cliniques traditionnels « ne reflètent pas toujours le monde réel », faute notamment de données de contexte et de suivi, et que les données concrètes peuvent de ce fait « éclairer [la] prise de décision » de ses services et « fournir de meilleurs soins aux patients atteints de cancer ».

    De son côté, Zach Weinberg, président et cofondateur de Flatiron, estime que travailler avec l’agence américaine permet à sa société de s’assurer de l’intégrité et de la qualité des jeux de données qu’elle traite, « ce qui conduit finalement à de meilleurs traitements ».  Flatiron souligne que ce partenariat a produit une grande quantité de travaux de recherche publiés dans des revues à comité de lecture, et présentés lors de congrès majeurs du secteur.

  • THINK TANK : Le Cercle des décideurs numérique et santé reçoit Dominique Pon – 05/03/19

    Le Cercle numérique et santé, présidé en France par David Gruson, organise son prochain dîner autour de sa thématique 2019 : « Numérique, valeur et santé : franchir les obstacles». Ce dîner qui aura lieu le 5 mars à partir de 19h30 à la Maison de la recherche passera au grill M. Dominique Pon : « Numérique Santé : ne ratons pas le virage ».

    M. Dominique Pon, responsable stratégique de la transformation numérique en santé, nommé par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en fin d’année 2018, reviendra sur le plan santé numérique de la France et parlera notamment du projet de loi d’orientation et de transformation, présenté par Agnès Buzyn en Conseil des ministres le 13 février.

    Pour Dominique Pon : « La transformation numérique de la santé doit se construire au plus proche du terrain, avec humilité et pragmatisme. Elle ne sera possible qu’avec un engagement coordonné de tous les acteurs institutionnels, publics et privés, et un ancrage dans un cadre de valeurs humanistes ». 

    Inscriptions sur demande auprès de Azeline Martino, Care Insight : azeline.martino@care-insight.fr

  • Les opinions en matière de santé « très marquées » par l’appartenance à un territoire (étude Drees)

    « Les opinions des Français sont parfois très marquées par leur appartenance à un territoire. » C’est ce qu’affirme une étude* réalisée par la Drees sur la base des résultats de son Baromètre d’opinion 2017, qui interroge 3 000 personnes, et d’une typologie ad hoc des communes françaises.

    L’organisme relève notamment que 8 habitants sur 10 des « grands centres urbains » estiment que le système de sécurité sociale français apporte un niveau de protection suffisant, contre deux tiers de ceux des « campagnes isolées ».

    L’étude ajoute que « plus les personnes sont éloignées des grands centres, moins elles ont le sentiment qu’il y a suffisamment de médecins généralistes à proximité de chez elles ». Cette perception est encore plus marquée concernant les médecins spécialistes. 73 % des résidents des campagnes isolées jugent qu’il n’y en a pas assez, contre 32 % de ceux habitant dans les grands centres. Simultanément, ce sentiment augmente la probabilité d’estimer que les inégalités d’accès aux soins sont les moins acceptables. 3 personnes sur 10 partagent cet avis parmi celles qui vivent dans les campagnes ou les petits centres, contre deux personnes sur dix dans le cas de communes mieux dotées en médecins comme les grands centres.

  • L’ANSM lance la télétransmission des demandes d’ATU nominatives par une application web

    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance une phase pilote pour la télétransmission via une application web des demandes d’autorisations temporaires d’utilisation (ATU) nominatives. Ces demandes étaient jusqu’ici adressées par fax.

    L’application e-Saturne est introduite depuis février 2019 pour simplifier et accélérer les échanges d’informations entre l’agence et des « pharmacies hospitalières partenaires », indique l’ANSM dans un communiqué publié le 6 février. Elle devrait être accessible à tous les professionnels de santé hospitaliers dès le 4 mars et remplacera totalement la communication par fax à l’horizon 2020.

    L’agence a amorcé en septembre 2018 une refonte des ATU nominatives, qui permettent un accès précoce au marché pour des produits innovants encore en développement, avec l’introduction d’un guichet unique pour les professions de santé et d’un référentiel des spécialités concernées. Un tutoriel vidéo détaille le fonctionnement du nouveau système.

  • Think tank Économie Santé : « Comment améliorer la pertinence en santé », le 02/04/2019 à Paris

    « Comment améliorer la pertinence en santé » sera la thématique du petit déjeuner proposé le 2 avril 2019 par le think tank Économie Santé et organisé par Les Échos Events .

    « La pertinence en santé est capitale, elle participe au premier plan à la qualité des soins et permet de dégager des moyens pour investir. En dépit d’efforts importants et de nombreuses mesures, la pertinence des soins n’est pas à la hauteur des enjeux en France, analyse dans son communiqué présentant l’événement le groupe de réflexion, qui propose des mesures, « à la fois globales et concrètes », pour « mobiliser tous les acteurs ».

    La recommandation annuelle du think tank sera présentée au cours de cette matinée, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Un débat sera ensuite engagé avec les membres du groupe de réflexion et sera suivi d’échanges avec l’auditoire.

    Les personnes qui souhaitent participer à l’événement doivent s’inscrire par le biais du formulaire en ligne accessible sur le site Lesechos-events.fr.

    Think tank Économie Santé : une recommandation publiée chaque année

    Le think tank Économie Santé a été créé en 2011 par Les Echos Events, du groupe Les Échos-Le Parisien, en collaboration avec Philippe Leduc, journaliste expert en santé.

    « Dédié à l’économie de la santé, ce think tank souhaite apporter une contribution concrète et pragmatique au système de soins français en se focalisant sur le rôle et la responsabilité de chacun de ses acteurs et opérateurs », explique Les Echos Events sur son site officiel. Amélioration de la qualité et de l’accès aux soins, optimisation des dépenses sont parmi les thèmes phare des recommandations publiées annuellement. »

    Programme

    08h00-08h30 Accueil des participants

    08h30-09h00 Mot d’introduction d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

    09h00-09h15 Présentation des travaux du think Tank, par Philippe Leduc

    09h15-10h15 Intervention des membres du think Tank

    10h15-11h00 Échanges avec la salle

    11h00-11h30 Café networking

    Service clients :

    • Nicolas Guerard, directeur du service marketing et logistique des Echos Events :
      • nguerard@lesechos.fr ;
      • 01 87 39 76 44.
  • La FDA accorde sa 1ère autorisation de mise sur le marché à une pompe à insuline interopérable

    La FDA a accordé courant février 2019 sa première autorisation de mise sur le marché à une pompe à insuline interopérable compatible avec les systèmes automatisés de dosage d’insuline, les glucomètres en continu, les glucomètres classiques et d’autres dispositifs de traitement du diabète conçus par différents fabricants, annonce l’organisme américain dans un communiqué publié le 14 février 2019.

    La pompe à insuline t: Slim X2, développé par le fabricant américain Tandem Diabetes Care, a été examinée dans le cadre de la procédure de revue de pré-commercialisation « De Novo », ce qui en fait le premier produit d’une nouvelle catégorie de dispositif médical appelée « pompes à perfusion Alternate Controller Enabled (ACE : pompe avec une possibilité de contrôleur alternatif) ». Destiné à être utilisé par les adultes et les enfants atteints de diabète, le dispositif numérique reçoit automatiquement les commandes de dosage d’insuline émises par un dispositif de gestion du diabète une fois connecté, ou peut injecter l’insuline de manière indépendante lorsque le système est autonome.

    Bien que les patients diabétiques dispose d’un choix assez diversifié d’appareils pour gérer leur glycémie, des problèmes de compatibilité entre les appareils des fabricants concurrents empêchent les utilisateurs de mixer et d’adapter les appareils qui répondent le mieux à leurs besoins. L’approbation de la FDA et la mise en place de contrôles spéciaux offrent non seulement aux patients une option de pompe plus flexible mais ouvrent aussi la voie au développement de futurs appareils présentant des compatibilités similaires.

    De nouveaux contrôles spécifiques établis

    « Le diabète est une maladie compliquée qui nécessite une surveillance étroite et des traitements bien adaptés, commente le Dr Scott Gottlieb, commissaire de la FDA (communiqué). Les patients nous ont dit qu’il leur importait de pouvoir personnaliser leurs propres dispositifs de gestion du diabète. Les progrès de la santé numérique rendent possibles des approches plus personnalisées en matière de traitement. »

    L’autorisation de mise sur le marché est accompagnée de l’établissement de nouveaux contrôles spéciaux, critères définis par la FDA pour les fabricants de pompes ACE en ce qui concerne le type d’études et la qualité des données nécessaires pour vérifier les performances d’une pompe.

    Cela concerne généralement la précision et la fiabilité de dosage des dispositifs, les capacités de cybersécurité et les fonctions de sécurité intrinsèque, autant de critères que l’agence a pris en compte lors de l’évaluation de la pompe à insuline t: Slim X2.

    « Les contrôles spéciaux de la FDA établissent une nouvelle norme dans notre secteur »

    « Les contrôles spéciaux de la FDA établissent une nouvelle norme dans notre secteur et définissent un autre élément du processus réglementaire pour les futurs systèmes automatisés d’administration d’insuline », déclare John Sheridan, vice-président directeur et directeur de l’exploitation de Tandem Diabetes Care.

    « L’approbation de la nouvelle pompe t: slim X2 avec sa nouvelle désignation, associée à sa capacité à mettre à jour les logiciels à distance, permettra un développement plus efficace et plus prévisible de nouveaux systèmes avec des partenaires technologiques actuels et futurs, et permettra de fournir plus rapidement de nouvelles innovations à nos clients. »

    Un traitement du diabète plus personnalisé

    « L’autorisation de mise sur le marché de la première pompe à insuline ACE destinée à un usage interopérable a le potentiel d’aider les patients à la recherche de systèmes de traitement du diabète plus personnalisés et ouvre la porte aux concepteurs de futurs dispositifs de traitement du diabète connectés afin d’offrir aux patients d’autres produits plus sûrs et efficaces, explique le Dr Scott Gottlieb. Étant donné que l’action de la FDA crée une nouvelle classification réglementaire, les futures pompes à insuline ACE pourront passer par le processus d’examen 510 (k) plus efficace, contribuant ainsi à faire progresser cette technologie innovante. »

  • Journée française de l’interopérabilité : rôles, enjeux et perspectives du cadre (10/04/2019, Rennes)

    L’Asip Santé et Interop’Santé organisent la Journée française de l’interopérabilité le 10 avril 2019 à Rennes. L’événement est présenté comme le « French Day » du Connectathon européen de Integrating the Healthcare Enterprise (IHE), une initiative des professionnels de santé visant à améliorer la manière dont les logiciels du domaine échangent leurs informations.

    Cette journée sera l’occasion de présenter les axes d’évolution des standards sur le thème de la mobilité et de l’interopérabilité ainsi que de rappeler les rôles, les enjeux ainsi que les perspectives du cadre d’interopérabilité, qui fête cette année ses 10 ans.

    La manifestation s’adresse aux acteurs locaux et nationaux, aux éditeurs de solutions numériques, aux professionnels ou structures de santé, aux représentants, aux agences publiques en santé ainsi qu’aux membres d’une administration. La cible est large parce que les organisateurs estiment que, « devant la multiplication des systèmes proposés tant aux patients qu’aux professionnels de santé, il est plus que jamais nécessaire d’adopter un langage commun et de renforcer les règles informatiques qui favorisent la coopération entre les acteurs ».

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr :
    • inscription à la journée entière via ce lien ;
    • inscription à la matinée via ce lien ;
    • inscription à l’après-midi via ce lien.

    « L’interopérabilité optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé »

    « Qu’elle soit technique ou sémantique, [l’interopérabilité] optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé, commentent les organisateurs. Co-construit avec les parties prenantes des domaines sanitaire, médico-administratif, médico-social et social, le champ d’application de l’interopérabilité évolue pour tenir compte de ce nouveau paysage de l’informatique de santé.

    Chaque jour, ce sont des nouveaux cas d’usages qui sont exprimés par les acteurs de terrain pour lesquels nos organisations doivent être en capacité de proposer les règles d’interopérabilité à mettre en œuvre. »

    Programme

    • 9h30 : ouverture du French Day

    Matinée : 3 tables rondes organisées par Interop’Santé autour du thème « mobilité et interopérabilité »

    Quelle vision les institutions portent-elles sur l’interopérabilité ?

    Le récent rapport invitant à une accélération du virage numérique est sans appel, l’offre en informatique de santé est extrêmement riche mais est morcelée et très peu interopérable. Quelles sont les attentes mais aussi les axes d’amélioration proposés par les pouvoirs publics ?

    Cette première table ronde sera l’occasion d’y répondre en présence entre autres des représentants de l’Asip santé, la CNAMTS, la DGOS et l’Ordre des pharmaciens.

    Le point de vue des industriels

    Les offres des industriels sont de plus en plus sophistiquées et nombreuses.

    Comment les fédérations souhaitent-elles accompagner leurs adhérents dans cette révolution numérique en permettant à chacun de trouver son marché ? Et quel est le rôle attendu de l’interopérabilité ? Ce sera le thème de cette seconde table ronde en présence de plusieurs représentants des fédérations des industriels.

    Interopérabilité et retours d’expériences

    Qu’ils soient à destination des entreprises ou des unités de recherche, les standards d’interopérabilité ont une finalité : leur déploiement pour toujours plus d’efficience, de partage et de sécurité.

    Cette dernière table ronde permettra d’en illustrer toute la puissance à travers quelques retours d’expériences.

    • VIP Tour : au cœur de ceux qui font l’interopérabilité. Visite exclusive du Connectathon
    • Cocktail
    • 14h00 : café d’accueil

    Après-midi : 3 tables rondes organisées par l’Asip Santé

    L’interopérabilité au service de #MaSanté2022 (30 min) :

    • Quel rôle de l’État pour développer l’interopérabilité- Le bouquet de services aux professionnels de santé- L’espace numérique pour les patients

    Quel chemin parcouru depuis 10 ans sur le Cadre d’Interopérabilité des systèmes d’information en santé (1h30) ?

    • Les couches techniques et les volets de contenus- L’interopérabilité technique vue à travers le DMP et le cahier de liaison- Le modèle de contenu : l’exemple de la 2ème lecture mammographie et du compte-rendu structuré de biologie- Utilisateurs du cadre d’interopérabilité, ils témoignent !

    Et l’interopérabilité dans 10 ans (1h00) ?

    • Pourquoi se doter d’un serveur national de terminologie – L’interopérabilité demain : comment s’organise-t-on, quelle gouvernance et qu’en attendez-vous ?
    • Se former sur l’interopérabilité : une nécessité
    • Temps d’échanges autour d’un verre
    • 17h30 : fin du French Day
  • Future of Digital Health Systems (OMS – part 2) : 4 exemples de e-prescription en Europe

    Un des e-services de plus en plus développé par les pays européens est la e-prescription. À l’occasion du congrès Future of Digital Health Systems, organisé par l’OMS début février 2019 et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, La Suède, l’Estonie et la Finlande ainsi que la région de la Catalogne sont revenus sur leur projet respectif :

    • Suède : 99 % de e-prescriptions ;
    • Estonie : 100 % de e-prescriptions ;
    • Finlande : e-prescription obligatoire depuis 2017 ;
    • Catalogne : 98 % de e-prescriptions.

    La e-prescription en Suède : 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes

    • Le système de santé suédois est organisé autour de 21 comtés et 290 municipalité. 
    • Un premier projet de e-prescription est lancé en 2000 avec 900 pharmacies regroupées au sein d’une organisation privée monopolistique. 
    • Aujourd’hui, la démarche est organisée autour de 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes et pilotée par une agence nationale de e-santé.

    Un projet basé sur 5 briques techniques :

    • base de données médicale ;
    • registre des identifiants nationaux ;
    • référentiels des offreurs de soins ;
    • référentiels des pharmacies ;
    • référentiels des professions de santé.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • coopération avec les parties prenantes ;
    • utilisation de standards et des formats permettant l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
    • formation d’un groupe projet dédié ;
    • planification ;
    • implémentation structurée et trajectoire « étape après étape » ;
    • esprit de compétition entre les comtés.

    Les résultats :

    • 99 % de e-prescriptions ;
    • augmentation de la qualité ;
    • sécurité du patient ;
    • augmentation des services pour les patients ;
    • gain de temps ;
    • meilleur connaissance.

    La e-prescription en Estonie : 100 % des prescriptions sont numériques

    • Décidée en 2005 avec l’ensemble de la stratégie nationale e-santé.
    • Lancée en 2010.

    Les résultats :

    • Après 1 an, 73 % des prescriptions sont numériques ;
    • Après 2 ans, 95 % des patients satisfaits ;
    • Après 8 ans, 100 % des prescriptions sont numériques ;
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Finlande : obligatoire depuis 2017

    • Obligatoire depuis 2017.
    • Un projet construit à la fois pour les fournisseurs de soins et les pharmacies.
    • Les prescriptions sont réalisées en utilisant les systèmes d’information (SI) de santé ou des applications indépendantes.
    • Les prescriptions sont complètement structurées en utilisant la base de données pharmaceutiques nationale.
    • Elles sont stockées dans le Centre de prescription du pays.
    • Elles peuvent être récupérées par les pharmacies pour réaliser la dispensation. Les informations relatives à la dispensations sont stockées dans le Centre de Prescription
    • Les informations de prescriptions et de dispensation sont mise à disposition du personnel médical et du patient.
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Catalogne : une feuille de route démarrée en 2001

    Un projet basé sur 6 principes

    • un système de soins intégrés ;
    • une coordination des professionnels ;
    • accessibilité aux services médicaux et pharmaceutiques ;
    • prescription et dispensation électronique ;
    • sécurité de l’usage des médicaments ;
    • carte personnelle de santé et un seul plan de médicament.

    Une feuille de route démarrée en 2001

    Les résultats :

    • 98 % de e-prescriptions ;
    • 100 % de santé primaire ;
    • 96 % hôpitaux publics ;
    • 99 % santé mentale ;
    • 96 % centres sociaux ;
    • 93 % domaine social ;
    • 100 % pharmacies.