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  • Solutions IA médicales : Medopad (UK) signe une série de contrats de plus de 114 M€ avec la Chine

    Medopad, une société britannique health tech spécialisée en intelligence artificielle (IA), a annoncé le 2 février 2018 avoir signé en Chine une série de projets commerciaux et de partenariats d’une valeur de plus de 100 millions de livres sterling (114 M. € ; 140 M. USD).

    Le groupe va notamment s’associer au géant de l’internet Tencent pour développer des solutions d’IA médicales à l’échelle mondiale.

    L’entreprise faisait partie de la délégation commerciale britannique présente en Chine à l’occasion de la première visite officielle de la Première ministre, Theresa May, au sein du pays.

    Medopad a conclu 15 accords avec des organisations chinoises

    Medopad a signé quinze accords commerciaux avec des organisations chinoises de premier plan. Les principaux accords conclus par le groupe britannique incluent :

    • un partenariat avec Tencent, l’une des plus grandes entreprises technologiques de Chine, dont l’objectif est de développer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) sur les plateformes de santé afin de faire avancer la recherche et d’apporter une aide à la décision clinique au fournisseurs de soins.
    • une collaboration avec la Peking University pour configurer de nouveaux modèles de soins et de nouvelles solutions de suivi des patients. Ce projet fera partie d’un investissement de 75 millions £ (85 M. € ; 105 M. USD) dans des projets financés par le gouvernement, les hôpitaux et plusieurs entreprises.
    • un plan de 36 millions £ (41 M. € ; 50 M. USD) avec le conglomérat China Resources, déployé sur cinq ans dans 600 hôpitaux, afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques et coûteuses.
    • un contrat avec Ping An Good Doctor, une plateforme de services de santé en ligne et hors-ligne, pour encourager le déploiement de la technologie conçue par Medopad, parallèlement à son système d’intelligence artificielle avancée, en soutenant la surveillance à distance d’un groupe de patients souffrant de maladies chroniques issus de la base d’utilisateurs du groupe chinois, soit environ 200 millions de personnes.
    • un projet avec le fabricant d’électronique Lenovo New Vision visant à explorer de nouveaux types de technologies portables afin d’autonomiser la surveillance des patients à distance.
    • une alliance avec Le Centre national de recherche clinique pour les troubles gériatriques. Objectif : utiliser les solutions de surveillance des patients et l’IA conçus par Medopad pour mieux soigner les millions de patients du centre atteints de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.

    Parmi les autres organisations avec lesquelles Medopad s’est associé figurent : Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust et le Chelsea Football Club.

    130 M. USD levés dans un premier tour de financement

    Medopad a également annoncé la clôture de son premier tour de financement (série A) qui lui a permis de lever au total 130 millions de dollars US (105 M. €). 20 millions USD (16 M. €) ont pu être recueillis grâce à la participation d’un certain nombre d’entreprises internationales et d’investisseurs institutionnels, dont NWS Holdings (Chine).

    Medopad : l’un des leaders sur le marché de l’analyse prédictive

    « Les progrès médicaux modernes en sont à un stade où le pré-diagnostic et l’analyse prédictive sont plus répandus et importants que jamais, a commenté Brian Cheng, directeur exécutif de NWS Holdings (source : Asiaone.com). Medopad est déjà bien positionné [sur le marché] pour répondre à cette demande croissante grâce à son implication continue auprès des patients atteints de maladies rares et grâce à l’aide qu’il apporte aux établissements médicaux pour soigner les patients de manière plus efficace et plus rentable. Nous pensons que Medopad réussira à révolutionner les méthodes actuelles de traitement et de prévention des maladies, [trop complexes], en un écosystème plus succinct grâce au développement de son intelligence artificielle et de ses capacités de collecte de big data. »

    Deux pionniers de l’industrie des soins rejoignent la direction de l’entreprise

    « Nous avons maintenant plusieurs investisseurs stratégiques de renom dans l’entreprise, ce qui est une grande réussite pour nous alors que nous nous préparons à une croissance significative et à l’expansion de nos activités, a déclaré de son côté Dan Vahdat, P.-D.G. de Medopad. La gestion de la santé de la population est l’un des plus grands défis pour les gouvernements du monde entier. Ainsi, la multiplication des investissements dans les solutions [dédiées à ce domaine] est substantielle. Nous sommes fiers d’être au premier plan dans la résolution de ce défi et de soutenir les gens dans le monde entier. »

    Par ailleurs, Medopad a annoncé la nomination de Stuart Fletcher et de Simon MacKinnon OBE, deux pionniers dans l’industrie des soins, en tant qu’administrateurs non exécutifs, apportant ainsi au conseil d’administration de l’entreprise une expertise solide en matière de santé et de business international.

  • Medical AI solutions: Medopad (UK) signs over €114 million deals in China

    Medopad, a UK-based health tech company specializing in artificial intelligence (AI), announced on February 2, 2018 over £100 million (€113m; US$140m) of commercial projects and partnerships in China. The group will notably partner with Internet giant Tencent to deliver medical AI solutions globally.

    The UK firm was part of UK Prime Minister Theresa May’s trade delegation to China, the PM’s first official visit to the country.

    Medopad has 15 trade deals with Chinese organizations

    Medopad has signed fifteen trade deals with leading Chinese organizations. The main agreements concluded by the British company include:

    • A partnership with Tencent Holdings, one of China’s largest technology businesses, to develop the use of artificial intelligence (AI) in healthcare platforms for research impact and clinical decision support.
    • A collaboration with Peking University to configure new models of care and patient monitoring solutions. This project will be part of a £75 million (€85m; US$105m) investments in projects funded by government, hospitals and other enterprises.
    • A £36 million (€41m; US$50m) deal with China Resources to improve the management of patients with chronic and high cost diseases are cared for. It will be deployed in 600 hospitals over five years.
    • A contract with Ping An Good Doctor, an online-to-offline healthcare servicing platform, to explore deploying Medopad’s technology, alongside their advanced AI, supporting delivery of remote monitoring to a cohort of their chronic and high cost disease patients from their 200 million user base.
    • A project with Lenovo New Vision to explore new types of wearable technology in order to empower remote patient monitoring.
    • An alliance with the National Clinical Research Centre for Geriatric Disorders. The purpose of its partnership is to use Medopad’s patient monitoring and AI capabilities to better deliver care to their millions of patients with Parkinson’s and Alzheimer’s disorders.

    Other organizations with which Medopad has partnered include: Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust, and Chelsea Football Club.

    USD130 million raised in first round of financing

    Medopad also announced the first close of its Series A USD130 million (€105 million) fund raise round. The USD20 million (€16m) capital raise received participation from a number of global family offices and institutional investors including China’s NWS Holdings.

    Medopad: one of the market leader in predictive analytics

    « Modern medical advancements are at a stage where prediagnostics and analytics for disease prevention are as prevalent and important as ever before, » said Brian Cheng, executive director at NWS Holdings (source: Asiaone.com). « Medopad is already well positioned to capture this growing demand through its continuous involvement with rare disease patients and helping medical institutions treat patients in a more efficient and cost effective manner.  We believe Medopad will succeed in revolutionising the current convoluted methods of disease treatment and prevention into a more succinct ecosystem with the development of its artificial intelligence and big data gathering capabilities. »

    Two healthcare industry pioneer joined the company’s management

    « We now have several amazing strategic investors in the business, which is a great achievement for us as we gear for significant growth and scale our business, » said Dan Vahdat, CEO of Medopad. « Managing population health is one of the greatest challenges for governments across the world. As such, the investment appetite for solutions that address and manage this concern is substantial. We are proud to be at the forefront of solving this problem and supporting people around the world. »

    In addition, Medopad announced the appointment of healthcare industry pioneers Stuart Fletcher and Simon MacKinnon OBE as non-Executive Directors, bringing strong healthcare and international business expertise to the Medopad board of directors.

  • Réglementaire : un arrêté instaure le suivi et l’évaluation de la Stratégie nationale de santé

    Un dispositif de suivi et d’évaluation de la Stratégie nationale de santé (SNS) est instauré par arrêté ministériel du 1er février 2018 et publié au Journal officiel le 8 février 2018.

    Le dispositif en question recouvre des suivis annuel et pluriannuel donnant lieu à des publications périodiques.

    Un dispositif à trois volets

    Ce dispositif repose sur l’implication de différents acteurs qui ont chacun des missions et des outils d’évaluation définis par l’arrêté, et dont les résultats doivent être présentés dans des publications dont le rythme de parution est également fixé:

    • les directions du ministère des solidarités et de la santé et la direction générale des outre-mer procèdent à un suivi annuel des actions mises en œuvre pour atteindre les objectifs figurant dans le décret du 29 décembre 2017 (décret portant définition de la SNS). Leur évaluation repose sur une sélection d’indicateurs de processus et de moyens. Les résultats sont consolidés dans un rapport élaboré par le secrétariat général des ministères sociaux ;
    • la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) doit :
      • proposer un suivi pluriannuel reposant sur des indicateurs de résultats et d’impact, et faisant l’objet de publications en 2018, 2020 et 2022 ;
      • une évaluation pluriannuelle de la stratégie nationale de santé dans le cadre d’un rapport final en 2022.
  • La Commission européenne veut harmoniser l’évaluation des technologies de santé

    La Commission européenne présente une proposition de règlement visant à renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies de santé à l’échelle européenne. On en dénombre actuellement une cinquantaine en Europe.

    L’évaluation technico-économique des technologies médicales permet de mesurer la valeur ajoutée de nouvelles technologies médicales, qu’il s’agisse de produits, d’équipements ou de méthodes de traitement de diagnostic, par rapport aux solutions existantes.

    Le texte de la Commission européenne prévoit notamment la mise en place d’évaluations cliniques et de consultations scientifiques communes, l’identification des technologies de santé émergentes et la poursuite d’actions de coopérations volontaires dans d’autres domaines. S’il est adopté par le Parlement, il sera effectif dans les trois ans qui suivent son adoption.

    Cette initiative vise notamment à renforcer l’information des patients sur la valeur ajoutée des technologies médicales. Elle doit également permettre aux États de fonder leurs politiques de santé publique sur des données harmonisées. Enfin, les industriels en santé ne seront plus contraints de s’adapter à différentes procédures nationales d’évaluation des technologies en santé.

    État du droit européen en matière d’évaluation des technologies de santé

    Au cours des vingts dernières années, les États membres ont coopéré dans ce domaine sur la base du volontariat. La Directive 2011/21/UE sur les soins de santé transfrontaliers a crée en 2013 un réseau européen volontaire d’évaluation des technologies de la santé (ETS) composé d’agences et d’organismes ETS nationaux, auquel il revient d’infléchir la stratégie et la politique de l’UE en matière de coopération scientifique et technique. Les travaux produits par ce réseau européen, auxquels se sont ajoutées trois actions communes engagées par l’Union européenne, lui ont permis de se doter d’un socle de connaissances méthodologiques solides et d’échanger des informations entre États. L’Union souhaite désormais institutionnaliser ce partage d’information et uniformiser les procédés d’évaluation. Le renforcement de la coopération sanitaire en matière d’évaluation s’avère aujourd’hui nécessaire, d’après M. Katainen, vice-président de la Commission européenne.

    « Renforcer la coopération sanitaire en matière d’évaluation des technologies de la santé à l’échelon de l’Union favorise l’innovation et améliore la compétitivité de l’industrie médicale. Le secteur des soins de santé est une composante essentielle de notre économie : il représente environ 10% du PIB de l’Union européenne. Nous proposons un cadre règlementaire qui aura des effets bénéfiques sur les patients partout en Europe, encouragera l’innovation, favorisera le recours aux innovations médico-technologiques de qualité et améliorera la viabilité des systèmes de santé dans l’ensemble de l’Union, M. Katainen. »

    La proposition de règlement se décline en quatre volets

    La proposition de règlement sur l’évaluation des technologies de la santé (ETS) vise à « jeter les bases d’une coopération européenne permanente et viable en matière d’évaluation clinique commune de nouveaux médicaments et de certains nouveaux dispositifs médicaux ».

    Les États membres de l’Union européenne seront en mesure d’utiliser des méthodes, procédures et des outils communs d’évaluation dans l’ensemble de l’Union. Ils collaboreront principalement dans quatre domaines : 

    • mutualisation des évaluations cliniques, qui porteront prioritairement sur les technologies les plus innovantes et présentant un fort potentiel de répercussions sur les patients ;
    • mutualisation des consultations scientifiques, qui permettront aux concepteurs de technologies de demander l’avis des autorités responsables de l’ETS ;
    • identification des technologies de santé émergentes et « prometteuses » ;
    • renforcement de la coopération volontaire entre états membres dans d’autres domaines. 

    La proposition de règlement va être examinée par le Parlement européen et le Conseil. S’il est adopté, il sera applicable trois ans plus tard. Les États membres disposeront de trois ans supplémentaires pour s’adapter aux nouveaux dispositifs.

  • eHealth : Ogawa (China) sets up US$10m fund to establish an innovation center in Israel

    Leading Chinese health and wellness company Ogawa launched a US$10 million (€8m) fund in February 2018 for investing in new products, with a focus on investments in Israel.

    The group is also planning to create an innovation center in Israel that will either hire local engineers or local subcontractors to develop health products. The center will focus in particular on digital health, home monitoring of medical indicators and sports performance monitoring.

    The fund was created through Comfort Enterprise, a Hong Kong-based subsidiary of Ogawa, in cooperation with the Chinese investment company RJ Group.

    The Chinese company’s first in Israel in the medical field

    It will be the the Chinese company’s first in Israel in the medical field. Chinese company Fosun Pharmaceutical Group operates an innovation center in Israel since it acquired Israelimedical esthetics company Alma Lasers in 2013 for US$240 million (€194m), but Comfort Group’s activity in Israel will be the first by a Chinese concern in Israel that is not based on a local company.

    an influential local investor to lead the Comfort’s business in Israel

    The Chinese group’s liaison person in Israel is Rafi Aviram, a former senior executive at a number of Israeli medical equipment companies. He was vice president marketing and business development at Israel-based Telsys group and Canadian company Mio Global, a developer of pulse watches that distributed its products through the Ogawa group, which created a connection between Aviram and Ogawa.

    Chinese companies investments are increasing in Israel

    Investment fund managers are already negotiating with a number of Israeli companies. Comfort Enterprise is also in talks with other companies to distribute or manufacture their products in China. In addition to the healthcare sector, the entire group is also interested in investments in Israel in cyber and artificial intelligence.

    US$16 billion invested in Israeli companies since 2013

    Chinese companies are increasingly interested in the Israeli market. Their investments in Israeli high-tech venture capital approached US$1 billion in 2016 (€807m) in 2016, industry experts say (source: CNBC).

    Over the last five years, Chinese companies have invested some US$16 billion (€13b) in Israeli firms across all sectors, including the buyout of medical device firm Lumenis by China’s XIO Group in 2015 (US$510m; €412m) and the acquisition of Alma Laser by Fosun in 2013 (source: Nocamels.com).

  • Doc&You s’associe avec Maincare Solutions pour développer la télémédecine en Afrique

    Doc&You, start-up qui œuvre à faciliter l’accès aux soins des patients en Afrique, vient de conclure fin janvier 2018 un partenariat avec Maincare en adoptant sa solution Covalia pour déployer des téléconsultations en Tunisie, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

    Une offre de télémédecine

    Créée en 2016 par Christophe Jacquinet, ancien directeur d’ARS et Olivier Pardessus, actuel président de la start-up Doc&You, l’offre de la société s’articule autour de sa plateforme ResoDoc qui englobe les services suivants :

    • rendez-vous médicaux en ligne ;
    • paiement de soins en ligne ;
    • réseau médical de télémédecine (télé-expertise, visio-expertise en staff médical et forum médical) ;
    • adressage médical des patients qui consiste à orienter le patient ;
    • financement participatif de santé.

    Ses services visent aussi bien les patients et leurs proches que les médecins de proximité, les médecins experts, les établissements de santé et les assureurs santé.

    Le partenariat avec Maincare au service d’un réseau médical francophone en Afrique

    Doc&You souhaite créer un réseau médical francophone en Afrique et en collaboration avec les professionnels de santé en  France. À cet effet la start-up a opté pour les solutions de télémédecine Covalia de Maincare dont les fonctionnalités seront intégrées à ResoDoc pour mettre en relation les médecins de ResoDoc dans leurs pays d’une part et en Afrique francophone et en France d’autre part.

  • Etude Compétences Innovation Santé : Medicen veut identifier les besoins des start-ups de la e-santé

    Medicen Paris Région lance, mercredi 31 janvier 2018, un sondage pour identifier les besoins « Métier/Compétences » des entreprises de l’innovation dans le secteur de la santé et aider à structurer la filière.

    De nouveaux métiers émergent, et ces entreprises vont avoir besoin de nouvelles compétences de la part de futurs collaborateurs. Dans ce contexte de transformation rapide, plusieurs interrogations : quel est l’état actuel des forces, de quels métiers et compétences ont-elles besoin, comment y répondre et quelles solutions pertinentes pour pallier les difficultés ?

    Les résultats de l’étude ainsi que les solutions envisagées seront communiqués lors de MedXperience, les 15 et 16 mars 2018.

    Un sondage pour aider au recrutement et à la formation

    Menée en partenariat avec le cabinet de conseil AEC Partners, cette étude vise à :

    • faire l’état des lieux actuel des métiers/compétences des entreprises de la e-santé ;
    • anticiper les besoins de la filière à 3 ans ;
    • initier des actions concrètes et adaptées pour aider à pallier les besoins de recrutement et de formation.

    15 minutes pour remplir un questionnaire selon son secteur d’activité

    Quatre questionnaires correspondant à chaque secteur d’activité sont disponibles ci-contre :

    • santé numérique, ;
    • technologies médicales ;
    • biotechnologies ;
    • prestation de services.

    Ils doivent être retournées à maxime.cordier@aec-partners.com.

  • Les tendances émergentes de la e-santé se précisent à l’issue du CES de Las Vegas

    Bpifrance organisait le mercredi 31 janvier 2018 une conférence de présentation des « grandes tendances de la e-santé » qui se sont dégagées lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas (8-11 janvier 2018), animée par l’équipe d’Interaction Healthcare. 

    Il ressort de ces échanges que la France a représenté le deuxième contingent national au CES, derrière les Etats-Unis.

    Les innovations plébiscitées en e-santé s’inscrivent principalement dans le champ de la Block Chain et de la réalité virtuelle et augmentée. La 5G a également été mise en avant. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques. Quant aux solutions relevant du domaine de l’IA, elles continuent d’investir le domaine de la santé. L’IA devrait être amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. 

    Un panel de start-ups présentes lors du salon ont fait part de leur expérience aux auditeurs de la BPI, et ont expliqué les éventuels bénéfices et difficultés rencontrées lors du salon international.

    Si les avis exprimés se sont avérés globalement positifs, certaines start-ups ont souligné le coût important que représente ce déplacement et le « gigantisme » de l’événement. D’autres intervenants déclarent avoir bénéficié d’une exposition médiatique importante, noué des partenariats avec des investisseurs potentiels et découvert de nouvelles tendances de la e-santé en provenance de l’étranger. 

    Les start-ups françaises de la e-santé en nombre au CES de Las Vegas

    Le CES 2018 s’est déployé sur près de 250 000 mètres carrés d’exposition en présence de 3 900 exposants et de 7 000 médias ; 180 000 visiteurs ont arpenté les allées du salon pendant quatre jours. Parmi les exposants, 365 entreprises dont 50 spécialisées dans le secteur de la e-santé représentaient la France, soit 7% du contingent national. Le CES permet aux participants français de valoriser leurs solutions innovantes auprès des investisseurs étrangers et des autorités locales. Les entreprises présentes bénéficient pour certaines du soutien de la BPI France et, dans certains cas, de leur région d’origine.

    L’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain et la réalité virtuelle, en tête des tendances du CES

    Les grandes tendances du CES en 2018, par ordre décroissant d’importance étaient l’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain, la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA), les dispositifs de Smart Home, la Robotique, la 5G, la Fin Tech, les équipements de Smart City, la Health Tech, les véhicules autonomes, la Cybersecurity et la Sport Tech.

    La Santé a occupé une place significative et a été représentée au sein de deux espaces d’exposition consacré, pour le premier, à la Health Wellness (innovations dans le domaines de la santé et du bien-être). Le second espace d’exposition, Eureka Park, mettait à l’honneur les start-ups, dont la liste exhaustive est accessible sur le site internet Lespepitestech.com. La Conference Digital Summit, « dédiée aux dernières innovations digitales en santé », a permis de débattre des dernières innovations dans le champ de la e-santé.

    Les technologies du cerveaux et le digital therapeutics nettement plébiscitées

    L’accent a également été mis sur le digital therapeutics avec une forte personnalisation des soins (Gaming). En marge du salon, les participants ont participé à de nombreuses conférences sur les technologies du cerveau (brain technologies) et leur apport en matière de sommeil ou de relaxation (Sleep Tech). Les exposants ont par ailleurs évoqué le rôle de la e-santé dans le traitement de la crise des opioïdes qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Plusieurs tables-rondes ont été organisées sur l’exploitation des données personnelles, leur sécurisation, l’entrée en vigueur du RGPD et le renforcement de l’usage des données à des fins de médecine prédictive.

    Les participants au salon prédisent à la 5G un avenir prometteur en santé 

    Selon les représentants d’Interaction Healthcare, la 5G doit permettre à l’avenir de connecter de nombreux outils et dispositifs médicaux. Ne sont pas exclus des usages en matière d’équipement des déserts numériques avec des solutions de télémédecine. La 5G consomme peu d’électricité et s’avère 100 fois plus rapide que la 4G. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques.

    De nombreuses starts up françaises mises à l’honneur

    La progression de la réalité virtuelle, augmentée et mixte en santé se confirme en 2018

    Plusieurs start-ups françaises ont présenté des outils de VR lors du salon, dont Nomadeec, qui propose des plateformes de télémédecine mobiles. L’entreprise utilise la réalité augmentée avec la technologie hololens dans le cadre de la télémédecine d’urgence. KineQuantum utilise la réalité virtuelle pour fournir au kinésithérapeutes un outil de rééducation physique et de gestion de la douleur musculaire à destination de leurs patients. 

    Les solutions relevant du domaine de l’IA et le « Voice Everything » plébiscités lors du salon

    Tendance déjà présente lors de l’édition 2017 du CES, l’intelligence artificielle continue d’investir de nombreux domaines y compris la santé. Elle sera amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. Google était « omniprésent » en 2018, d’après les intervenants de la BPI et de Interaction Health Care. Ses animations ont jalonnée les allées du CES, dont ses outils de reconnaissance vocale. Pour nombre de spécialistes du secteur de la e-santé, les assistants vocaux occuperont une place croissante sur le marché de la e-santé au risque de rendre « obsolète » toute autre interface physique. Ils anticipent le développement d’outils de gestion des requêtes exprimées à l’oral. De nombreuses publications ont été présentées lors du salon, sur l’usage d’outils de reconnaissance vocale pour renforcer l’observance des patients et améliorer l’éducation thérapeutique.

    Les objets connectés en santé et les wearables constituent un marché « qui cherche encore son public »

    Start-up française spécialisée dans la conception de brosses à dents électroniques, Kolibree a annoncé un partenariat avec Colgate et Apple pour produire sa brosse à dents connectées « Magik. » Omron Healthcare lance une nouvelle smartwatch permettant d’obtenir la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil. Oska Pulse tente de soulager les douleurs musculaires chroniques sans médicament en utilisant le champ életecomagnétique pulsé qui augmente le flux sanguin vers les zones affectées par la douleur.

    Les technologies au service du sommeil constituent l’une des principales tendances du CES 2018

    Les technologies au service d’un meilleur sommeil étaient présentes en nombre avec, notamment, Dreem, le bandeau qui allie biofeedback et neuromodulation pour améliorer le sommeil. Quant à Dreamlight, il utilise la luminothérapie infrarouge avec des programmes basées sur le génotypage.

    Un rapport de synthèse sur le Consumer Electronic Show de Las Vegas sera publié jeudi 1er février 2018.

  • Michel Gagneux annonce les 6 orientations stratégiques de l’ASIP lors de sa conférence annuelle

    L’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information partagés de Santé) organisait, mardi 30 janvier 2018, sa conférence annuelle de rentrée sur le thème : « E-santé : innover ou réguler? ». Plusieurs experts et acteurs de terrain ont livré leur analyse des défis que doit relever l’éco-système de la e-santé pour généraliser les usages innovants du numérique en santé dans un cadre commun d’urbanisation, de sécurité et d’interopérabilité.

    Plusieurs intervenants ont pris la parole au grès de deux tables rondes consacrées aux « deux visages de la création de valeur », à savoir l’innovation et la puissance publique prescriptrices de normes, et aux « enjeux d’une nouvelle dynamique de diffusion et d’accompagnement ». A l’issue de ces tables rondes, Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, a présenté les orientations et les chantiers prioritaires de l’Agence pour les prochains mois et années.

    Six pistes pour une stratégie opérationnelle

    Les acteurs de la e-santé « sont en train de parvenir à une communauté de vue globale et un niveau maturité collective », constate Michel Gagneux,  qui lui paraissent être « le socle du succès de la e-santé ». Il appelle à ce que ces acteurs « soient au rendez-vous de l’accélération de l’innovation au service des pratiques professionnelles, de notre système de santé et des patients. ». Michel Gagneux esquisse six pistes qui constitueront les bases d’une stratégie opérationnelle lisible à long terme.

    Élaborer, en concertation avec les acteurs de la e-santé, une doctrine d’urbanisation

    Le premier enjeux, souligne M. Gagneux, consistent à « régler les problèmes d’incohérence et de mauvaise urbanisation que nous connaissons aujourd’hui ». Avant d’évoquer les innovations de seconde génération comme l’intelligence artificielle, et l’accélération de l’innovation, il convient d’admettre que les acteurs de la e-santé ont encore des « progrès à réaliser pour l’aboutissement des grands projets nationaux ».

    Le programme territoire de soins numérique, à titre d’exemple, touche aujourd’hui à sa fin. Les promoteurs de projets et les pouvoirs publics doivent « s’interroger sur l’interopérabilité de ces projets pour les rendre diffusables à grande échelle sur l’ensemble du territoire français ». Ainsi, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, les pouvoirs publics devraient élaborer une « doctrine d’urbanisation » qui leur servirait de « guide ».

    Rapprocher les start-ups des établissements de santé

    Il importe aujourd’hui «  d’identifier, de capter les innovations, de les orienter vers les priorités de santé publique qui ont été retenues au niveau gouvernemental, à l’échelle d’une région ou d’un grand établissement».

    Michel Gagneux souligne l’existence de nombreuses initiatives porteuses d’exemplarité. Rapprocher les établissements de santé et les start-ups est donc « l’une des clés du succès » de la e-santé. A l’exception de quelques initiatives locales jugées pertinentes et efficaces, Michel Gagneux regrette l’absence de dispositifs de mise en relation, adoptés et instaurés collectivement par l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    Élaborer et adapter les référentiels aux évolutions et usages réels de la e-santé

    L’ASIP Santé s’interroge également sur la « capacité d’agilité » à donner aux cadres régulation de l’innovation pour la rendre possible à grande échelle.

    Michel Gagneux constate que les acteurs de la e-santé rencontrent actuellement des « problèmes d’adaptation » des systèmes et qu’il importe donc à ce titre de développer des moyens d’adéquation des méthodes, pour faire en sorte que les référentiels et normes définis par les pouvoirs publics soient, le plus en amont, compatibles avec l’évolution des usages et des technologies. Lorsqu’ils sont réinterrogés par de nouveaux usages ou des innovations technologiques, ils doivent pouvoir être suffisamment souples pour être réutilisés, adaptés, et retransformés au service des acteurs. L’ASIP Santé réfléchit actuellement à ces enjeux de souplesse des cadres de régulation et des nomenclatures pour accompagner les évolutions de la e-santé.

    Dès le second trimestre de 2018, l’agence proposera pour son cadre d’interopérabilité comme pour la politique de sécurité des données, différentes méthodes et suggestions qui doivent permettre d’accélérer le processus d’élaboration des référentiels et d’adaptation aux enjeux d’usage.

    Améliorer l’accompagnement et la lisibilité des dispositifs de l’écosystème de la e-santé

    Le système est jugé « complexe, au pilotage compliqué », marqué par la segmentation des acteurs et de pôles de responsabilité qu’il est important « d’aligner sur des objectifs prioritaires », selon Michel Gagneux. La dimension d’accompagnement et de lisibilité stratégique constituent deux priorités de l’ASIP Santé. M. Gagneux espère atteindre en 2018 « un seuil significatif d’usage et d’échange par messageries sécurisées de données des établissements de santé et des laboratoires vers les professionnels de ville » et développer des méthodes d’accompagnement, d’information et de conduites du changement auprès des acteurs concernés.

    Élaborer une stratégique politique de long terme pour orienter les investissements vers la e-santé

    Michel Gagneux explique qu’il existe des modalités opérationnelles concrètes à mettre en oeuvre au cours des prochains mois : il s’agit de donner aux acteurs de la e-santé, aux promoteurs de projets et à leurs bénéficiaires, une lisibilité stratégique de long terme et des éléments de politiques stables qui permettront aux acteurs financiers d’investir sur les éléments de la e-santé de demain. L’Etat peut, en concertation avec les acteurs concernés, définir des indicateurs et poser les jalons d’une stratégie de long terme. Il s’agit de rassurer les promoteurs de projets et de bâtir un cadre stable.

    Michel Gagneux propose ainsi de mettre en place une gouvernance durable qui associe plusieurs niveaux : étatique, territorial, et industriel. L’ASIP Santé est par ailleurs en train de réviser un contrat pluriannuel 2019-2021 qui devrait intégrer l’ensemble de ces axes. 

  • Le CNNum sera relancé fin février 2018 selon le secrétaire d’État chargé du numérique

    Le Conseil national du numérique (CNNum) serait une priorité pour Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du numérique, selon des paroles rapportées par le Journal du Dimanche dans le cadre d’une interview du 28 janvier 2018.

    Le secrétaire d’État chargé du numérique se donnerait un mois pour constituer une nouvelle équipe qui sera composée de représentants des quartiers populaires, de la ruralité et d’experts du numérique. Les membres devraient être de toutes origines et indépendants.

    La nouvelle équipe devrait être annoncée fin février 2018.