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  • L’URPS Médecins libéraux Ile-de-France signe une charte de bonnes pratiques e-RDV médicaux

    Alors que de nombreux médecins et patients utilisent des plateformes de rendez-vous en ligne, par Internet ou par Appli mobile, la commission Nouvelles technologies de l’URPS Médecins Ile-de-France, a souhaité promouvoir un contexte de confiance dans l’usage de ces nouveaux outils.

    Ainsi, ses représentants ont signé, jeudi 15 février 2018, la première charte pour la protection des utilisateurs et des patients, en présence des éditeurs de plateformes de prise de rendez-vous en ligne.

    L’objectif de la charte e-RDV Médicaux est d’engager les plateformes à adopter les principes du Conseil de l’Ordre des médecins et de bonnes pratiques.

    Genèse du projet

    Fin 2016 : constat de l’apparition d’un marché non structuré, avec plus de 50 outils disposonibles du le marché et une dificulté pour les médecins libéraux de choisir.

    Courant 2017 : L’URPS Médecins décide de recenser ces solutions en lançant une étude de marché de 15 plateformes de rendez-vous en ligne.

    Il s’agit de Allodocteur.fr, Doc.fr, Docavenue.com, Docteuralphonse.fr, Accueilpro.fr, Doctolib.fr, GPSsante.fr, KelDoc.fr, Madeformed.com, MonDocteur.fr, Pagesjaunesdoc.fr, Rendezvousfacile.com, Rdv-med.fr, Rdvmedicaux.com, RDVsanté.fr.

    Le constat de cette étude est qu’il y a « un manque de transparence, un flou contractuel et que certains annuaires présentent des zones d’ombre ».

    Il est décidé de co-construire une charte de bonnes pratiques avec les plateformes.

    Les points clés de la charte de confiance e-RDV médicaux

    • Pour le médecin, un espace de présentation accessible  à tout moment pour mise à jour ;

    • un médecin ne doit pas être associé à un contenu publicitaire ;

    • pas de dépôt d’avis de patients ;

    • accès facile à l’annuaire de médecins du Conseil de l’Ordre des médecins ;

    • pas de mise en avant de certains médecins contre rémunération ;

    • respect des spécialités médicales définies par le Conseil de l’Ordre ; 

    • respect du secret médical et confidentialité des données; 

    • accessibilité de la plateforme (pas de coût supplémentaire pour le patient). 

    En plus, l’URPS demande une transparence quant aux sources de financement des sites et les liens capitalistiques éventuels avec des structures publiques ou privées en relation avec le domaine de la santé.

    Enfin, la Charte e-RDV Médicaux précise qu’un contrat doit être signé entre la plateforme et le médecin, contenant la durée d’engagement, un préavis de résiliation de 30 jours maximum et la réversibilité des données au terme du contrat. 

    Les signataires de la charte au 15 février 2018 sont : Alaxione.fr, AlloDocteur.fr, Calendovia.com, DocAvenue.com, Doctolib.fr, Docteur-rendez-vous.fr, Keldoc.com, LogicRdv.fr, Madeformed.com, MonDocteur.fr.

    3333tel.com et Pagesjaunesdoc.fr signeront dans les prochains jours. 

    L’URPS actualisera son étude de marché en 2018 et  effectuera un suivi détaillé de l’évolution des plateformes suite à la signature de la charte.

  • Intelligence artificielle : le NHS encourage la collaboration entre l’Inde et le Royaume-Uni

    Une délégation britannique, composée de représentants des meilleurs hôpitaux du National Health Service (NHS) et des principaux fournisseurs de soins du Royaume-Uni, s’est rendue en Inde du 4 au 8 février 2018 pour encourager l’innovation dans le domaine de la santé.

    Dirigée par le président du NHS England, Sir Malcolm Grant, la délégation a concentré son attention sur les technologies de santé novatrices telles que l’intelligence artificielle (IA) et la promotion de la collaboration entre les deux pays.

    Le NHS souhaite soutenir l’Inde dans la transformation de son industrie de santé

    Une attention particulière portée sur l’IA et la réalité virtuelle

    Le haut-commissariat britannique en Inde a déclaré que la mission était focalisée « sur l’innovation dans les soins et [qu’elle avait pour objectif de répondre] aux besoins changeants de l’offre médicale car les technologies (…) telles que l’intelligence artificielle (IA), les capteurs portables et la réalité virtuelle [devenaient] de plus en plus courantes. »

    Réduire les coûts et proposer des soins plus personnalisés grâce à aux nouvelles technos

    Les délégués médicaux britanniques ont expliqué à leurs homologues indiens comment ils pouvaient réduire les coûts au sein de l’industrie, augmenter l’accès aux soins dans les zones reculées et fournir des solutions de soins plus personnalisées grâce aux nouvelles technologies.

    Health tech : le NHS collaborera avec l’Inde pour déployer de nouvelles solutions

    Le NHS dispose d’un « solide héritage dans le développement (…) de la technologie »

    « Alors que le National Health Service fête son 70e anniversaire, il continue d’être classé parmi les plus importants systèmes de santé au monde, a déclaré Sir Grant dans un communiqué (source : Digitalhealth.net). Nous sommes fiers de notre solide héritage dans le développement de la science et de la technologie mais nous continuons à investir dans l’innovation pour améliorer [l’offre de soins délivrée] aux patients et relever les défis du XXIe siècle. »

    Inde : une industrie de la santé de plus en plus tournée vers la health tech

    La délégation commerciale britannique a assisté aux événements suivants :

    • une conférence organisée à Delhi sur l’avenir des soins avec des directeurs d’hôpitaux, des instituts médicaux, des universités et des sociétés de soins ;
    • une table ronde à Delhi avec dix directeurs d’hôpitaux locaux ;
    • au sommet India-UK Createch, qui s’est tenu à Bombay le 6 février 2018. L’événement avait pour but d’explorer les avantages de la convergence de la créativité et de la technologie (Createch) au sein de l’industrie de santé et plus précisément la manière dont cette fusion permet la création de nouveaux produits, services et expériences à valeur ajoutée.
    • Elle a également visité à Hyderabad (sud de l’Inde) le site d’un hôpital Apollo. Les hôpitaux Apollo sont les premiers centres de soins hyper spécialisés du pays à proposer des services axés sur la médecine moderne.

    Par le biais de cette visite commerciale, le NHS souhaite « développer l’intérêt commun et croissant entre l’Inde et le Royaume-Uni en ce qui concerne les derniers systèmes intelligents et les nouvelles solutions novatrices [disponibles sur le marché] en matière de soins », a ajouté Sir Malcolm Grant.

  • Artificial intelligence: NHS encourages collaboration between India and the United Kingdom

    A UK delegation composed of representatives from top NHS hospitals and leading healthcare providers in the UK visited India from February 4-8th to encourage innovation in the field of health.

    Led by chairman of NHS England Sir Malcolm Grant, the delegation focused on disruptive health technologies such as artificial intelligence (AI) and promoted collaboration between the two countries.

    NHS would like to support India to transform its health industry

    A special focus on AI and virtual reality

    The British High Commission in India stated that the mission was focused on « innovation in healthcare » and it was intended to « address the changing needs of medical provision as disruptive technologies such as artificial intelligence (AI), wearable sensors, and virtual reality become increasingly commonplace. »

    To reduce costs, improve access to health and offer more personalized care via new technology

    The UK healthcare delegates explained to their Indian counterparts how they could reduce costs in the industry, increase access to care in remote areas, and provide more personalized care solutions through new technology.

    Health Tech : NHS wants to work closely with India to deploy new solutions

    The NHS has a « strong heritage in science and technology development »

    « As the National Health Service reaches its 70th anniversary year it continues to be ranked amongst the foremost health systems in the world, » Sir Malcolm Grant said in a statement (source: Digitalhealth.net). « We are proud of our strong heritage in science and technology development, but we continue to invest in innovation to improve patient care and meet the challenges of the 21st century. »

    India: Healthcare industry increasingly focused on health tech

    The trade delegation attended the following events:

    • A conference in Delhi focused on the future of healthcare with senior management of hospitals, medical institutes, colleges and healthcare companies;
    • A round-table meeting in Delhi with ten local hospitals’ CEOs;
    • The India-UK Createch Summit, held in Mumbai on February 6th 2018. The event aimed to explore the convergence of creativity and technology (Createch) and how it’s enabling the creation of new value-added products, services and experiences.
    • It also visited the site of an Apollo hospital in Hyderabad (southern India). Apollo Hospitals are the country’s leading super specialty hospital which give patients the best of modern healthcare.

    Through this trade visit, NHS wants to « nurture the common and growing interest between India and the UK regarding the latest smart systems and pioneering new healthcare solutions, » Sir Malcolm Grant added.

  • DGS : prévention, big data et bioéthique parmi les chantiers dans le cadre de la SNS (J. Salomon)

    Jérôme Salomon, a annoncé les priorités de la Direction générale de la santé (DGS) dont il est assure la direction depuis le 8 janvier 2018, dans une interview publiée sur le site du ministère des Solidarité et de la Santé, le 12 février 2018.

    Parmi les objectifs de la DGS, on trouve la mise en œuvre des priorités de la feuille de route ministérielle axée sur la prévention, ainsi que la mise en place des sept objectifs de prévention fixés par Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la santé.

    Mise en œuvre des objectifs fixés par le ministère de la Santé

    Le rôle de la DGS, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (SNS)

    En accord avec les priorités fixées par la feuille de route ministérielle et dans cadre de la Stratégie nationale de santé, le rôle de la DGS est de se focaliser sur la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux visant à instaurer un comportement responsable chez les citoyens et à prendre mieux en charge les personnes en perte d’autonomie ou un public plus jeune, à travers les 7 objectifs de prévention du ministère, déclinés comme suit :

    • alimentation saine et activité physique quotidienne, lutte contre les conduites addictives ;
    • interventions auprès des plus jeunes ;
    • prévention des maladies infectieuses ;
    • santé mental ;
    • environnement et conditions de travail favorables à la santé ;
    • politique de dépistage et prévention de la perte d’autonomie.

    Priorités personnelles du directeur

    En tant que directeur de la DGS, Jérôme Salomon a annoncé trois priorités personnelles :

    • développer une vision réformatrice et innovante avec un objectif générationnel en faisant bénéficier la cohorte 2018 de l’essentiel des nouvelles interventions ;
    • renforcer le rôle actif du patient au sein du système de santé en le responsabilisant : accroître la place des patients dans le système de santé en assurant la promotion du patient-acteur avec le nouveau rôle clé du grand public, les enjeux de bien viser et toucher la cible attendue, d’utiliser davantage les réseaux sociaux ;
    • combattre les inégalités : lutter contre les inégalités territoriales, sociales de santé et d’accès à l’information en développant l’information disponible et en utilisant les innovations de rupture.

    Missions internationales et d’innovation : big data, risque sanitaires, prise en charge des maladies chroniques et mentales et le territoire Outre-Mer

    Jérôme Salomon annonce, pour 2018, le renforcement du système national de collecte et d’analyse des données de santé, recouvrant open data et big data, et les moyens de la recherche en santé publique.

    Dans le cadre de sa mission de veille nationale et internationale, la DGS va renforcer l’évaluation et l’anticipation des risques sanitaires afin d’en améliorer la gestion, qu’ils soient d’ordre environnemental ou alimentaire, pour une meilleure protection de la population.

    La DGS assure également une mission de représentation de la France au sein des instances européennes, de l’OMS, mais également dans le cadre du G7 et du G20.

    Une attention particulière sera accordée aux enjeux de la prise en charge d’un public vulnérable ainsi que des prises en charge innovantes des maladies chroniques et des maladies mentales.

    Pour répondre aux exigences de terrain, une stratégie de santé spécifique Outre-Mer sera élaborée et ces territoires auront droit à un volet spécifique du dispositif ORSA (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles).

  • 5 hôpitaux testent le programme HéMaVie, plateforme en ligne dédiée aux malades de myélome multiple

    Le programme HéMaVie, développé par le laboratoire Celgene et l’AF3M (L’Association des Malades du Myélome Multiple), lauréat du 28e Festival de la Communication Santé dans la catégorie « Communication Médicale », est testé depuis début février 2018 à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP) à Créteil, le Centre Hospitalier Universitaire de Tours, le Centre Hospitalier Universitaire de Caen, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes et Centre Hospitalier Universitaire de Limoges.

    Cette plateforme en ligne, dédiée aux malades de myélome multiple (un cancer de la moelle osseuse), à leurs proches et à leurs professionnels de santé, doit contribuer à l’amélioration du parcours de soins.

    Observia, société de service experte dans l’expérience du patient et la mise en place d’actions d’accompagnement, est le maître d’œuvre du projet.

    Une phase pilote démarrée sur 5 sites pilotes

    Chaque année, 5 000 nouveaux cas de myélome multiple sont diagnostiqués en France. Cette pathologie apparaît en général chez des personnes âgées, en moyenne vers l’âge de 70 ans.

    Le programme HéMaVie vise à :

    • améliorer l’expérience vécue par les malades par la réduction de l’isolement face à la maladie et un accès facilité à des services existants, le renforcement du rôle des soignants et des aidants, une meilleure compréhension de la maladie et des solutions concrètes pour la gérer au quotidien ;
    • faciliter la communication entre les malades et les soignants ;
    • améliorer l’efficience du parcours de soins (coordination hôpital-ville) ;
    • faire évoluer les pratiques médicales pour qu’elles prennent davantage en compte ce qui compte pour les malades, et leur parcours de vie au sens large.

    Plus de 200 malades participeront à cette phase test dans 5 hôpitaux. L’objectif est un déploiement du service dans les centres qui en exprimeraient le besoin en France dès le deuxième semestre 2018.

    HéMaVie a vocation à s’ouvrir à d’autres pathologies en hématologie et à d’autres partenaires industriels et associatifs.

    Une plateforme en ligne et des outils personnalisés

    Pierre angulaire d’HéMaVie, une infirmière coordinatrice est disponible pour soutenir le malade tout au long de son parcours de vie. Elle répond à ses questions en temps réel, l’oriente vers des services personnalisés, et l’accompagne sur les volets administratifs, sociaux, et si besoin, peut être un relais dans le lien hôpital-ville.

    Via une plateforme en ligne, les malades, leurs professionnels de santé et leurs proches disposent chacun d’une interface qui leur est dédiée, où ils trouveront de l’information validée sur le myélome et son impact sur la vie quotidienne, des services de proximité (groupe de parole, associations locales, événements), et des outils personnalisés (journal de bord, SMS d’informations sur la maladie, agenda médical…).

    Une charte éthique pour sécuriser

    La charte éthique du programme HéMaVie vise à :

    • préciser le cadre éthique dans lequel il est développé ;
    • montrer l’engagement et la volonté des deux partenaires à s’inscrire dans une culture éthique partagée qui va au-delà du simple respect des réglementations en vigueur, qui montre combien au 21ème siècle la prise en charge des malades se doit d’être globale et non limitée aux seuls aspects médicaux.

    Le programme HéMaVie est également soutenu par deux associations de professionnels de santé partenaires, l’AFDET (Association Française pour le Développement de l’Education Thérapeutique) et l’AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support).

  • La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (E. Philippe)

    Edouard Philippe, le Premier ministre, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, ont conjointement annoncé ce 13 février 2018 le lancement de leur plan de transformation du système de santé, à l’occasion de leur déplacement à l’hôpital Simone Veil à Eaubonne, dans le Val-d’Oise.

    Le discours prononcé a fait état des points d’amélioration et de cinq grands chantiers du plan de transformation dont les thématiques seront examinées dans le cadre de la grande concertation s’étalant de mai à juin 2018, et qui aboutira, avant l’été 2018, à une feuille de route détaillée pour les réformes. « Nous nous donnons 3 mois pour réunir tous les acteurs autour d’une concertation pour l’avenir du système de santé », a déclaré le Premier ministre.

    Le chantier n° 3 concerne le virage numérique et les bénéfices des technologies numériques visant à la fois les patients et les professionnels de santé. Pour en tirer pleinement profit, la création d’une mission « E-santé » a été décidée et 3 objectifs stratégiques ont été fixés par le Gouvernement pour 2022.

    Identification des quatre points sensibles du système de santé actuel

    Il est nécessaire d’adapter le système de santé aux enjeux de l’époque actuelle. Pour répondre à la complexité du système actuel dont les conséquences pèsent sur l’ensemble des acteurs, les ministres souhaitent des réformes issues d’une approche globale associant ville, hôpital, médico-social et civil.

    Les points névralgiques de l’amélioration du système de santé ont été identifiés :

    • l’investissement dans la prévention, qualifié de trop faible ;
    • le parcours non suffisamment coordonné du patient résultant d’un cloisonnement entre la ville, l’hôpital et le médico-social, qui complexifie les soins ;
    • le déséquilibre structurel du système marqué par trop d’hospitalisations et à la fois des soins de ville encore insuffisamment structurés pour répondre à toutes les demandes de santé sur le territoire ;
    • la dispersion des ressources qui conduit à un éparpillement des compétences et des investissements.

    Lancement de la concertation autour de cinq thématiques

    Les deux ministres ont décidé d’associer l’ensemble de la société au projet de transformation profonde du système de santé, un bien commun et un pilier de la République dans lequel tous les ans 200 millions d’euros sont investis.

    C’est pourquoi au préalable de la mise en œuvre de la transformation que le Premier ministre souhaite « globale, cohérente, méthodique », une période de réflexion et de concertation de trois mois à propos de cinq grands chantiers structurants est ouverte.

    Une fois de plus, la démarche est le résultat de la volonté de mettre le patient au centre du processus.

    En dehors de la thématique du virage numérique détaillé ci-dessous, voici les quatre thématiques prioritaires :

    • la qualité et la pertinence modelant les pratiques en routine : Agnès Buzyn a réquisitionné la contribution de la HAS et d’autres organismes afin d’établir des indicateurs de qualité sur 10 pathologies les plus courantes ;
    • la refonte des modes de financement, de régulation et de rémunération :
      • afin de corriger la tarification à l’activité, de nouveaux modes de financement seront testés dans le cadre d’expérimentations dès 2018 et un groupe de travail dédié à la réforme du financement du système de santé sera créé, piloté par Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, afin de proposer fin 2019 de nouveaux modèles de financement centrés sur le patient et permettant d’atteindre d’ici 2022 l’objectif du 50% maximum de tarification à l’acte ;
      • avant l’été 2018, la ministre devra formuler, de façon concertée, des propositions pour améliorer la régulation de l’ONDAM et notamment le volet « soins de ville » ;
    • la mue de la formation et de la gestion des ressources humaines :
      • il s’agit d’un objectif qui sous-tend la transformation du système tout entier et qui s’inscrit dans l’examen déjà entamé de la réforme du second cycle universitaire et de l’utilité de recourir au numerus clausus, et qui sera réalisé en concertation avec les représentants de tous les ministères et acteurs concernés, pour aboutir à des mesures législatives au début de 2019 ;
      • une réflexion impliquant l’ensemble des acteurs menant à un nouveau contrat social visant les agents de la fonction publique hospitalière s’appuyant sur un futur observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé ;
    • la refonte de l’organisation territoriale des soins qui se décline par des actions suivantes :
      • structurer les soins de ville en organisant la continuité des soins, l’accès en premier recours à un généraliste ou à un spécialiste et la coordination avec le secteur médico-social ;
      • tisser un lien de plus en plus serré entre les soins de ville et l’hôpital grâce à la coordination d’un parcours du patient pertinent et efficace ;
      • lutter contre le clivage ville-hôpital en lançant des expérimentations territoriales au sein de 3 à 5 territoires d’ici la fin de l’année 2018, dans le cadre d’un appel à projets à lancer ;
      • approfondir « la gradation des soins » pour organiser géographiquement  de façon pertinente les soins de proximité et les soins de recours ;
      • développer la médecine ambulatoire via l’intégration aux tarifs hospitaliers une forte incitation à la médecine ambulatoire et non seulement à la chirurgie ambulatoire.

    Une mission transversale s’ajoute à celles listées ci-dessus afin d’alléger au maximum le carcan administratif, une entrave à l’action et à l’innovation. Ainsi, une mission de simplification, qui concernera l’ensemble des acteurs de la santé, sera lancée au premier trimestre 2018.

    Le chantier n°3 – accélérer le virage numérique en santé grâce à la mission « E-santé »

    Le chantier n° 3 correspond à la cinquième thématique. Dans le cadre de ce chantier afin d’exploiter pleinement l’apport des nouvelles technologies, le Gouvernement a fixé 3 objectifs stratégique à mettre en œuvre d’ici 2022 autour de l’information médicale et des données de santé :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de l’ensemble de ses données médicales ;
    • la simplification effective du partage de l’information entre tous les professionnels de santé.
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    C’est la mission « E-santé« , placée auprès de la ministre de la Santé, qui se chargera de les mener à terme.

    Composée des représentants des différentes instances compétentes du ministère, dont la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) et l’ASIP Santé, elle assurera également le pilotage des projets de numérique en coordonnant l’ensemble des actions conduites en matière de numérique en santé :

    • les programmes d’investissement pilotés par la DGOS qui bénéficient du soutien du Grand Plan d’investissement :
      • le programme « HOP’EN » doté de 420 millions d’euros qui vise à renforcer les systèmes d’information hospitaliers, et à développer l’échange d’informations entre les hôpitaux et les médecins de ville ;
      • le programme « e-parcours » qui vise à faciliter les échanges en direct entre les professionnels par l’intermédiaire d’une plateforme d’appui ;
    • le DMP piloté par la CNAMTS et dont le déploiement généralisé doit commencer en 2018.

    Moyens financiers et les modalités de concertation

    Pour accompagner et mettre en œuvre les actions définis par le Gouvernement, ce sont 100 millions d’euros annuellement qui y seront consacrés (hors ONDAM).

    L’ensemble des acteurs de la société doivent être associés à la réflexion et à la mise en œuvre des chantiers définis et ceci passe par des contributions des groupes de concertation territoriale, des représentants des instances nationales compétentes et des citoyens via une consultation numérique.

  • Donnés de santé : Orpea se dote de la solution BlueFiles pour sécuriser la gestion de ses données

    Orpea, groupe spécialisé dans la gestion de la dépendance en Ehpad, cliniques ou à domicile, pour répondre aux enjeux posés par la gestion de données de santé, donc sensibles, et sécuriser leur transfert, a opté pour la solution BlueFiles de Forecomm, comme dévoilé dans un communiqué de presse du 6 février 2018.

    Une solution sur mesure répondant aux exigences du RGPD, fruit d’une démarche collaborative entamée en juillet 2017, a été développée et mise en œuvre.

    Objectifs de la collaboration placée sous le signe de la co-construction

    Face à la numérisation accrue des processus de soins, les objectifs d’Orpea auxquels ce partenariat devait répondre sont les suivants :

    • fournir une protection contre les ransomwares, qui peuvent rendre indisponibles des données médicales par la possible contamination de la messagerie ;
    • fournir une protection des données personnelles de santé pour répondre à l’exigence de la mise en conformité avec le RGPD applicable à partir du 25 mai 2018 ;
    • la protection des données médicales lors d’envois à des tierces personnes, notamment de la part de personnels habilités.

    Une solution adaptée au quotidien des professionnels de santé

    La préoccupation principale ayant marqué le processus d’élaboration de la solution, en sus de sa fiabilité et de son niveau de sécurisation garantissant un haut niveau de cybersécurité, est son adaptation aux usages par deux types d »utilisateurs notamment :

    • les médecins et les personnels soignants équipés en tablette ou autre type d’appareil susceptibles de faire du transfert de données ;
    • les managers d’Orpea gérant d’autres types de données confidentielles qui doivent les transférer à des partenaires externes (finances, achats, juridiques, ect.).

    La mise au point de la solution de gestion de données a été pilotée par le département d’information médicale (DIM) d’Orpea.

    La solution élaborée est dotée d’une interface simple d’utilisation et permet l’échange de données et de fichiers via la plateforme associée, ce qui procure à l’utilisateur une meilleure maîtrise de la chaîne de l’émetteur jusqu’au destinataire et les processus associés (authentification des destinataires, accès révocable, etc.). Par ailleurs, la solution permet de répondre à l’exigence de la transparence de la localisation géographique des données.

  • IoT : Generali s’associe avec Nokia pour renforcer son programme de prévention Vitality

    Dans le cadre de son programme Vitality, Generali a conclu un partenariat avec Nokia, annoncé le 8 février 2018.

    L’objectif du partenariat est de faire profiter les bénéficiaires du programme des objets connectés supplémentaires en proposant une réduction à hauteur de 40% dans le cadre de l’utilisation de deux objets connectés au cours de l’année (bracelets d’activité, montres, thermomètres ou tensiomètres connectés, etc.).

    Le programme Vitality a été lancé en septembre 2016, non sans susciter des controverses, car il récompense des pratiques et un mode de vie sain. Il invite les membres du programme à faire de l’activité physique et à suivre leur bien-être. Pour ce faire, ce nouveau partenariat vise l’ensemble des bénéficiaire, indépendamment de leur ancienneté ou leur statut dans le programme de bénéficier de réductions sur une large gamme de produits.

    En novembre 2017, Generali revendiquait 2 000 entreprises clientes qui auraient déjà adhéré au programme, ce qui représentait un total d’environ 40 000 salariés.

    Generali se félicite de ce partenariat avec Nokia, qui représente pour ce premier un acteur de référence des objets connectés en santé.

    Pour Nokia, il s’agit d’une façon de continuer à banaliser les objets connectés pour encourager une vie plus saine.

  • « Favoriser l’accès à l’innovation est crucial pour favoriser la recherche » (C. Durand, Alexion)

    Le groupe américain Alexion a annoncé le 29 janvier 2018 à la Maison de la recherche à Paris la mise à disposition de Strensiq®, un produit d’enzymothérapie substitutive visant à traiter l’hypophosphatasie (défaut de minéralisation osseuses) qui est une maladie ultra-rare, héréditaire, systémique et progressive.

    À cette occasion, Christophe Durand, le président-directeur général d’Alexion France a accordé une interview à Health&Tech Intelligence dans laquelle il aborde :
    • les difficultés d’un groupe pharmaceutique spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ;
    • l’excellence de la recherche française ;
    • la façon dont un groupe biopharmaceutique innove ;
    • les partenariats innovants qui lui permettent d’avancer, notamment avec l’Institut Imagine ;
    • les engagements publics qui pourraient soutenir les acteurs de la santé ;
    • la façon dont les outils numériques influent sur la recherche.

    Alexion prévoit de déménager son siège social vers Boston au cours de 2018 afin d’être au plus près de la dynamique d’innovation qui caractérise cette ville des États-Unis.

    Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez en tant que laboratoire spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ?

    Pour traiter les maladies rares ou ultra-rares, il nous faut d’abord comprendre les mécanismes biologiques complexes impliqués dans ces maladies, alors qu’en général peu de données sont disponibles. Cette recherche fondamentale est longue, difficile et incertaine. Au cours du développement clinique, nous sommes confrontés également à la difficulté du diagnostic et à la taille souvent très limitée des populations cibles. Le modèle économique de ces produits doit s’adapter à tous ces critères très particuliers. Depuis sa création, Alexion s’est donné comme mission, malgré tous ces obstacles, de mettre à disposition des patients en impasse thérapeutique, des traitements innovants et hautement transformatifs.

    Quel regard portez-vous sur l’état de la recherche médicale en France ?

    L’excellence de la recherche médicale en France est reconnue au niveau international. Notamment dans le domaine des maladies rares, la France est un leader mondial avec une organisation spécifique pour le diagnostic, l’accès aux soins, ou encore la recherche. Nous avons des collaborations importantes avec des équipes académiques et des équipes hospitalières en France. Nous avons déjà des projets de recherche ambitieux avec l’Institut Imagine et nous sommes le premier industriel à avoir signé une collaboration avec Necker et l’Institut Imagine en 2015.

    Est-il facile d’innover au sein d’un laboratoire pharmaceutique aujourd’hui ? De quelle façon innove-t-on ?

    Alexion investit plus de 20% de son chiffre d’affaires en R&D. Ce simple chiffre souligne l’importance de la recherche au sein de notre laboratoire, et donc des efforts consentis pour innover. D’autre part, nous sommes en recherche permanente de partenaires stratégiques pour renforcer notre offre thérapeutique. Notre siège social sera transféré dans les prochains mois de New Haven à Boston, capitale mondiale des biotechnologies.

    En France, nous avons une équipe au sein de l’IHU Imagine, lieu qui rassemble cliniciens, chercheurs et équipes industrielles pour explorer de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques innovantes en lien avec les maladies rares. L’innovation peut repousser les limites des connaissances scientifiques actuelles pour comprendre les pathologies complexes et trouver des moyens de changer le cours des maladies. Cela ne peut réussir qu’au travers d’une collaboration entre le monde universitaire, l’industriel et les cliniciens. Nos investissements en R&D couplés à cette recherche ouverte, et à notre expertise de pointe dans certains domaines, comme celui de la biologie du complément, sont des atouts qui doivent permettre à Alexion d’être un acteur clé dans les maladies rares.

    Dans un contexte de plus en plus globalisé, que manque-t-il pour faire avancer la recherche plus facilement et rapidement ? Quelles recommandations feriez-vous aux pouvoirs publics ou d’autres acteurs de l’écosystème pour mieux soutenir la recherche ?

    La France joue un rôle pionnier dans le domaine des maladies rares : elle est le premier pays en Europe à avoir élaboré et mis en œuvre un plan national (PNMR). La structuration de l’offre de soins autour des centres de référence maladies rares et des centres de compétence est un élément indéniablement positif pour le développement clinique.

    Dans le cadre du 3ème PNMR qui est en cours d’élaboration il pourrait être intéressant de poser la question de la mutualisation des efforts entre La banque Nationale de Données Maladies Rares et les études post inscriptions exigées par les autorités auprès des industriels afin d’améliorer les connaissances cliniques et la compréhension des maladies rares en conditions réelles et donc d’améliorer la prise en charge des patients et la planification des soins.

    Par ailleurs, une meilleure prédictibilité des politiques de santé permettrait aux industriels d’avoir une plus grande visibilité et d’arbitrer les investissements en faveur de la France. Enfin une  prise en compte plus importante des projets R&D locaux dans les décisions de prix et remboursement pourrait inciter des acteurs internationaux comme le nôtre à accélérer les investissements sur le territoire français. 

    Quelles sont les initiatives qui existent et qui facilitent la recherche en France et que vous appréciez ?

    Favoriser l’accès à l’innovation est un élément clé pour favoriser également la recherche.  La France est un leader mondial sur le plan des politiques publiques en faveur des maladies rares pour assurer aux patients un accès à des soins, à des centres de références pour le diagnostic et la prise en charge et enfin l’accès aux thérapeutiques innovantes. Les patients français bénéficient également d’un système d’accès précoce aux innovations grâce au mécanisme de l’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) qui permet un accès rapide dans un cadre contrôlé. Les plans maladies rares et les ATU sont deux éléments clés qui favorisent le développement de projets de recherche en France.

    Sous l’égide de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), les programmes d’investissement d’avenir ont permis de proposer plusieurs appels à candidature aux plans RHU « Recherche Hospitalo‐Universitaire en santé » (RHU). Ces initiatives RHU permettent de fédérer des équipes de recherche du secteur académique, médical et industriel, et d’atteindre ainsi les investissements critiques nécessaires pour l’exploration de projets de recherche ambitieux. Cette structuration est clé dans le domaine des maladies rares.

    Dans ce cadre, Alexion RD France est un partenaire clé du projet C’IL-LICO qui vise l’identification de thérapies innovantes dans le domaine de maladies rénales pédiatriques rares et sévères. Ce partenariat a commencé en décembre 2017, et réunit des équipes de recherche de l’Hôpital Necker Enfants Malades, de l’Université Paris Descartes, de l’AP-HP, de l’École Polytechnique, de l’Université de Strasbourg, de l’Institut Imagine et du centre de recherche Alexion RD France situé dans les locaux d’Imagine à Paris.

    L’avènement d’outils numériques dans la santé impacte-t-il la recherche et la commercialisation de vos produits ?

    Les outils numériques s’intègrent à de très nombreuses étapes de la R&D (analyse de données, modélisation du mécanisme d’action, etc.) jusqu’aux applications ou outils créés pour développer le bon usage de nos médicaments auprès des professionnels de santé, ou pour faciliter l’observance des patients. Le numérique et l’analyse des données font partie du quotidien de nos activités, comme pour les autres acteurs de santé. Dans ce domaine, l’avènement de l’intelligence artificielle et les nouveaux algorithmes d’analyse des données génétiques et médicales permettront d’identifier plus encore de patients pouvant bénéficier des dernières thérapies innovantes. Le plan RHU CIL’LICO pour lequel Alexion participe en collaboration avec l’Institut Imagine s’inscrit d’ailleurs dans ces nouvelles perspectives.

  • Programme de travail de la Haute Autorité de Santé de 2018 : e-santé et chirurgie ambulatoire

    Le collège de la Haute Autorité de Santé a adopté le programme de travail de la HAS dans une décision datée du 31 janvier 2018. Il a été mis en ligne le 8 février 2018.

    Parmi les thématiques qui trouvent habituellement leur place dans le programme, des travaux en cours ou de nouveaux travaux concernant la e-santé et la chirurgie ambulatoire ont été répertoriés.

    e-Santé

    Des guides relatifs à la téléconsultation et à la télé-expertise

    De nouveaux travaux ont été ajoutés à la demande du ministère des Solidarités et de la Santé.

    L’élaboration de documents suivants doit être lancée au 1er trimestre de 2018, période lors de laquelle le premier doit être livré, alors que le second est attendu pour le 4e trimestre de 2018 :

    • Définition des situations cliniques, champs et publics pour lesquels les actes de TLC (téléconsultation) et de TLE (télé-expertise) devraient être exclus ;
    • Guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de télé-expertise.

    Les deux documents suivants sont commandés, mais les dates de lancement et de livraison restent indéfinies à ce jour:

    • Guide sur les spécificités méthodologiques de l’évaluation clinique des dispositifs de télésurveillance et dispositifs médicaux connectés ;
    • Identification des situations cliniques pour lesquelles un déploiement de la télésurveillance permettrait d’améliorer l’efficience, la qualité et la sécurité des prises en charge.

    La préparation des guides et référentiels suivants est en cours et leur livraison est prévue à partir du second semestre de 2018 :

    • Certification des logiciels médicaux: élaboration d’un référentiel de certification des logiciels d’aide à la dispensation (LAD) de pharmacies à usage intérieur (PUI) ;
    • Actualisation du référentiel d’agrément des bases de données sur les médicaments (Version 3) ;
    • Applications et objets connectés – Document patient ;
    • Applications et objets connectés – Document professionnel de santé.

    Chirurgie ambulatoire

    Plusieurs travaux sont en cours sur le thème de la chirurgie ambulatoire et ils reposent sur la campagne nationale de recueil des indicateurs IQSS des établissements. Ils doivent tous être livrés au cours du quatrième trimestre de 2018 :

    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire : taux de réhospitalisations à 3 jours après CA ;
    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire (indicateurs de processus ;
    • E-satis en chirurgie ambulatoire (plateforme de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation recueillant la satisfaction des patients au minimum deux semaines après leur sortie de l’établissement).

    La HAS publiera par ailleurs :

    • un guide intitulé « Guides méthodologiques : actes et techologies de santé » dans le cadre d’une auto-saisine, débuté au second semestre de 2017 et qui doit être livré au cours du premier semestre de 2018 ;
    • un rapport intitulé « Analyse prospective annuelle du système de santé » institué par l’Ordonnance n°2017-84 du 26 janvier 2017 relative à la Haute Autorité de santé, et qui doit paraître en juin 2018.