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  • Chine : l’assureur Ping An développe son offre numérique dans le secteur de la santé

    Le grand groupe d’assurance chinois Ping An Insurance Group considère que l’écosystème des services numériques fait partie intégrante de la vision de l’entreprise en matière de santé, a déclaré à la mi-juin 2018 au StartUp Health Village de New York, le responsable de l’innovation de l’entreprise Jonathan Larsen à Steven Kerin, P.-D.G de Startup Health, une organisation mondiale à l’origine d’un mouvement visant à transformer le secteur de la santé.

    Ping An cherche à étendre sa plateforme de télémédecine, Ping An Good Doctor, au-delà des 192 millions d’utilisateurs enregistrés en la déployant dans de nouveaux marchés internationaux.

    Ping An Good Doctor a permis de récolter 1,1 Md $

    Ping An Good Doctor a levé environ 1,1 milliard de dollars (934 M. €) et est maintenant la plus grande plateforme de télé-santé du monde. Fin avril, la filiale a réalisé la plus importante entrée à la bourse de Hong Kong depuis le début de l’année.

    Les nouvelles technos apportent une plus-value au service santé du groupe

    La société étudie également comment le fait d’investir dans de nouvelles technologies peut ajouter de la valeur à ses services, notamment à ses dispositifs de santé mobile qui mettent plus de données patients à la disposition de ses fournisseurs de télémédecine, et à l’imagerie diagnostique basée sur l’intelligence artificielle pour une utilisation dans les cliniques Ping An.

    Plus de données récoltées sur les patients pour encourager les comportements sains

    L’expansion de ces offres numériques pourrait aider à attirer plus de patients vers les services de Ping An, explique M. Larsen. De plus, en offrant aux particuliers davantage d’outils numériques, Ping An peut potentiellement recueillir plus de données sur les patients, ce qui peut s’avérer utile pour encourager les comportements sains qui aident à réduire les frais de remboursement.

  • China: Ping An Insurance expands its digital offering in healthcare

    China’s leading insurance group Ping An Insurance Group believes views an ecosystem of digital services as integral to the company’s vision of health, said in mid-June 2018 at the StartUp Health Village in New York City Jonathan Larsen, the chief Innovation of Ping An, to Steven Kerin, CEO of Startup Health, a global organization that is behind a movement to transform the healthcare industry.

    Ping An is looking to expand its telemedicine platform, Ping An Good Doctor, beyond the 192 million registered users into new international markets.

    Ping An Good Doctor has raised $1.1 billion

    Ping An Good Doctor has raised about $1.1 billion (€934m) and is now the largest telehealth platform in the world. The group took the app public at the end of April. It was the largest Hong Kong IPO so far in 2018.

    New technology adds value to the group’s health service

    The company is also looking at how investing in new technology can add value to its services, such as mobile health services that put more patient data in the hands of its telemedicine providers, and AI-enabled diagnostic imaging for Ping An clinics.

    More data collected on patients to encourage health-improving behaviors

    The expansion of these digital offerings could help attract more patients to Ping An services, Mr Larsen said. In addition, by offering patients more digital tools, Ping An can potentially collect more patient data, which can be helpful in encouraging health-improving behaviors that help to limit reimbursement costs.

  • #FASN2018 : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

    A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

    L’atelier, modéré par David Clavereau, responsable du programme Start-ups et économie numérique de la société Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    -Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
    -Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
    -Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

    Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

    Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

    L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

    •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
    •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
    •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

    La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

    Deux niveaux de réponses opérationnelles

    La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

    La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

    • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
      Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).

    • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

    Les professionnels se sont appropriés le dispositif

    À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

    • 15% des malades et proches ;
    • 39% des professionnels de ville ;
    • 46% des hôpitaux.

    Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

    Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

    • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
    • un fort ancrage territorial ;
    • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
    • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
    • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

    GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

    Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

    Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

    Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

    Retours d’expérience – Orion Health

    Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

    • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
    • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
    • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
    • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
    • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeux.

    Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

    Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

    Pour consulter le site internet de la campagne FASN 2018, cliquez ici.

  • #FASN2018 : « La santé numérique doit faire avancer la santé tout court » (M-A. Montchamp)

    La première étape de la campagne FASN 2018 (« Faire Avancer la Santé Numérique ») est consacrée au(x) parcours de vie. L’agora d’ouverture plaçait la journée sous l’impact de l’ère numérique sur les parcours de vie en questionnant les enjeux et les perspectives à moyen terme, à savoir d’ici 2022.

    Marie-Anne Montchamp, Président de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) a fait part de sa vision des parcours et de la manière dont le numérique peut les faire évoluer. Elle a ouvert l’échange en soulignant le rôle d’auxiliaire des outils et de la santé numérique dont la raison d’être est de « faire avancer la santé tout court » et contribuer à la transformation du système social en permettant de mobiliser toutes les parties prenantes et notamment le principal intéressé – le bénéficiaire final, à savoir le patient.

    La transformation du système de protection sociale passera par des réponses aux questions de l’efficience, de la performance et de la qualité. Les outils numériques peuvent en être des catalyseurs. Il reste à déterminer aujourd’hui de quelle façon. À ce titre, Marie-Anne Montchamp saluait la démarche de FASN visant à réunir l’ensemble des acteurs pour faire émerger de nouvelles idées, la citant comme la méthode la plus vertueuse.

    Le parcours dans toutes ses formes

    Le discours d’ouverture a été prononcé par Cécile Lagardère, associée chez Care Insight. Elle a expliqué que cette édition de la campagne FASN revêt un caractère national. Elle vise à mettre la personne au cœur des discussions et des préoccupations des acteurs dans l’objectif de décloisonner le sanitaire, le médico-social et le social.

    Au cours de 7 ateliers et d’une agora, 30 intervenants réunissant des institutionnels, des industriels et des professionnels de santé se sont réunis afin de partager leur vision du parcours.

    Le parcours de vie, le parcours de santé, le e-parcours constituent un sujet d’actualité et sont rendus possibles grâce notamment au numérique et aux données favorisant l’échange entre les différentes parties prenantes et enfin une meilleure coordination entre elles.

    Le virage numérique doit être au service du patient et d’une prise en charge efficace

    Marie-Anne Montchamp présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et ancienne secrétaire d’État au Handicap a ouvert la séance. Elle a rappelé que le parcours n’a de sens que s’il sert mieux le bénéficiaire du système de santé – le citoyen qui doit être au cœur de tout.

    Selon elle, faire avancer la santé numérique revient à faire avancer la santé dans son acception la plus large, au bénéfice du patient. La question de la santé numérique se pose si on se pose la question du bénéficiaire des politiques de santé. Elle soulignait que le véritable enjeu consistait à déterminer comment le déploiement, la vulgarisation, la sophistication, l’aménagement et l’intégration des outils numériques dans des stratégies plus large allait se répercuter sur le citoyen-patient.

    Performance, efficience, coût de la non-qualité et patient-acteur

    « Nous nous trouvons à un moment crucial où notre système de protection sociale, à la croisée de chemins, doit se transformer », affirme-t-elle. De même, les organisations publiques et privées du secteur doivent réfléchir à leur transformation et à cet effet se poser la question de la performance, de l’efficience et du coût de la non-qualité.

    Par ailleurs, l’outil numérique doit être au service d’un engagement accru du patient dans le système qui est amené à devenir de plus en plus acteur de son parcours de santé et de son parcours de vie jusqu’à en devenir co-auteur.

    Quelle transformation du système de santé ?

    La transformation du système français n’obéit pas à un modèle préétabli de transformation industrielle et ceux qui produisent aujourd’hui des réponses à la question de sa transformation doivent avoir conscience du fait qu’ils sont en train de produire des réponses de demain et portent la transformation.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à la transformation du modèle de protection sociale ?

    Selon la présidente de la CNSA, l’outil numérique doit donner aux parties prenantes le sentiment d’être acteurs de la transformation en garantissant leur adhésion. Il doit en outre aider à résoudre des questions de la transversalité.

    La question que l’on doit se poser est de savoir comment opérer le basculement dans les équilibres du modèle social actuel à partir d’outils numériques qui permettront d’intégrer dans la stratégie de santé une « stratégie de prendre soin » en même temps qu’une « stratégie de soins ». Ceci est particulièrement vrai dans le cadre des pathologies chroniques, car les citoyens attendent que les années gagnées en termes d’espérance de vie soient des années qui vaillent la peine d’être vécues.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à faire émerger des réponses contingentes aux redoutables équations territoriales et sous-territoriales que la France doit résoudre demain, avec une géographie et une sociologie territoriales, mais au fonds une politique de santé publique partagée.

    Pour résumer, le système de soin doit être extrêmement « personnaliste » avec une réponse individualisée, « terriblement contingent » pour apporter une réponse localisée, s’inscrivant au sein du territoire d’un bénéficiaire, et à la fois solidaire en apportant des réponses qui se compensent les unes et les autres et créent de nouvelles solidarités.

    L’outil numérique pas générateur, mais catalyseur de la transformation

    Le numérique n’est pas une réponse en soi à toutes ces questions, mais il peut contribuer à la mise en œuvre efficace des différents aspects de la transformation.

    Il faut maintenant définir les conditions de sa contribution sur le plan de sa conception, dans son orientation, sa diffusion, son évaluation pour arriver à réaliser les conditions de la vaste transformation du système de santé.

  • Renouvellement de la gouvernance et des missions de France Biotech

    Lors de l’Assemblée Générale annuelle de France Biotech (association des entrepreneurs de l’innovation en santé) qui s’est tenue le 20 juin 2018 à Paris, les membres de l’association ont élu leurs nouvelles instances dirigeantes conformément aux statuts de l’association. 

    L’ancienne Présidente de l’association, Maryvonne Hiance, a été reconduite, tout comme Christian Pierret : ce dernier restera conseiller spécial de la Présidente et poursuivra ses actions de « fléchage de l’épargne vers l’investissement innovant ».
    Un bureau rapproché a par ailleurs été mis en place dans le but de renforcer la gouvernance et les actions de l’association. Ce bureau est incarné dans 4 vice-présidents :
    – Pierre-Henri Benhamou, à qui le titre de « vice-président stratégie » a été attribué ;
    – Pierre Courteille, également élu trésorier de France Biotech ;
    – Michel Finance ;
    – Alexandre Regniault.
    Le Conseil d’Administration de l’association a bien-sûr été renouvelé.

    Les axes de travail pour l’année 2018-2019 ont en outre été présentés lors de cette Assemblée Générale. Aussi, la nouvelle tête de l’association devra s’attacher :
    – à la poursuite de la feuille de route déjà engagée ;
    – au renforcement du rôle des commissions et des groupes de travail ;
    – au renforcement de la communication vers les membres, les pouvoirs publics et le grand public ;
    – aux actions en faveur de la fiscalité et du financement : CIR et BSA administrateurs.

    Le Conseil d’Administration de France Biotech comprend, depuis le 20 juin 2018, les 20 administrateurs suivants :

    • Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech, Co-Fondateur OSE Immunotherapeutics ;
    • Hervé Affagard, Président-Directeur Général (MaaT Pharma) ;
    • Karen Aiach, Fondatrice et Directeur Général (Lysogène) ;
    • Pierre-Henri Benhamou, Cofondateur et Président-Directeur Général (DBV Technologies) ;
    • Jérémy Blimbaum, Avocat Associé (Duhamel & Blimbaum) ;
    • David Caumartin, Président-Directeur Général (Théraclion) ;
    • Maurice Chelli, VP Corporate Development & Licensing (Pierre Fabre) ;
    • Pierre Courteille, Directeur Commercial et Vice-Président Business Développement (Abivax) ;
    • Frédéric Cren, Président-Directeur Général (Inventiva) ;
    • Christian Deleuze, Président (Sanofi Genzyme) ;
    • Mazen Elzaabi, Directeur Général Délégué (Groupe LFB) ;
    • Eric Falcand, VP, Business Development & Licensing (Servier) ;
    • Michel Finance, Directeur Général (Theradiag) ;
    • Jean-Marc Gandon, Président-Directeur Général (Biotrial) ;
    • Marc Julien, Co-directeur Général (Diabeloop) ;
    • Franck Mouthon, Président-Directeur Général (Theranexus) ;
    • Nawal Ouzren, Directeur Général (Sensorion) ;
    • Christine Placet, Directeur Général (Horama) ;
    • Christian Policard, Directeur Associé, (Biotech Développement Conseils) ;
    • Alexandre Regniault, Avocat Associé, (Simmons & Simmons)
  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.

  • Lauréats du Défi H 2018 : IA, RV et applis mobiles pour l’insertion des personnes handicapées

    Les trophées de la 7ème édition du Défi ont été décernés le 13 juin 2018 par Sogeti, filiale du groupe Capgemini fondatrice de ce concours, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, à trois équipes d’étudiants porteuses de projets de dispositifs innovants au service des personnes handicapées :
    • Guidecam : application de guidage destinée aux personnes aveugles fonctionnant grâce à une intelligence artificielle (IA) ;
    • VR Interview : dispositif de simulation d’entretien d’embauche en réalité virtuelle (VR) à destination des personnes souffrant d’un handicap cognitif ;
    • Tiresias : plateforme collaborative de prévention d’accidents de la voie publique conçue pour aider à sécuriser les personnes handicapées dans leurs déplacements.

    Les équipes porteuses de ces trois projets ont été sélectionnées entre le 11 janvier 2018 et le 13 juin 2018 parmi des propositions relevant de technologies variées – IA, robotique, réalité virtuelle ou augmentée, IoT, plateformes digitales – répondant à des problématiques variées liées à des handicaps cognitif, visuel, moteur ou auditif.

    Le Défi H

    Le Défi H est un concours organisé par Sogeti en partenariat avec le Monde Informatique ouvert aux étudiants de grandes écoles et filières scientifiques d’universités françaises porteurs de projets innovants, ayant pour but de faciliter l’insertion et le maintien dans le monde professionnel des personnes en situation de handicap. Durant le concours (environ cinq mois), ils peuvent développer l’outil qu’ils proposent pour la formation, l’insertion professionnelle ou le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

    Encadrement des candidats

    Les équipes candidates au Défi H peuvent comprendre 4 à 6 étudiants d’une même école ou université française. Sogeti met en lien chacune de ces équipes avec :

    • un coach professionnel issu de l’entreprise ;
    • une association de patients afin de mieux cerner les problématiques des personnes en situation de handicap ;
    • les partenaires historiques du challenge : la Mission Handicap Sogeti, L’ADAPT, Exéco, la Fondation Garches, Talentéo et Microsoft ;
    • la marraine annuelle du concours, qui était cette année Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

  • Appel à projets de la SATT Sud-Est : le numérique, le DM connecté et la e-santé parmi les thématiques

    La SATT Sud-Est a lancé, le 15 juin 2018, son « appel à projets de maturation transfert de technologies » dans quatre domaines correspondant à des enjeux industriels identifiés : la e-santé et les dispositifs médicaux ; le numérique ; les technologies liées à la « naturalité » (alimentation, bio-contrôle, actifs naturels) ; la cosmétique et la dermatologie.

    Grâce à cet appel à projet, la SATT Sud-Est souhaite soutenir les laboratoires de recherche dans son giron, tels ceux des université du Sud-Est, du CNRS, de l’Inserm ou du Centre Hospitalier Universitaire de Nice. La SATT les appuiera dans la réalisation de développements permettant le transfert de solutions mises au point vers un industriel pour une exploitation commerciale.

    Les candidatures sont à soumettre avant le 31 août 2018 et une réponse aux candidats est prévue pour le 20 septembre 2018.

    Des informations de contact et de plus amples renseignements liés aux différents aspects de l’appel à projets, dont la procédure de soumission, sont accessibles via ce lien.

    Le dossier de soumission est téléchargeable à partir de cette adresse.

    Accompagnement en transfert de technologie

    L’appel à projets vise les équipes de recherche des établissements actionnaires et membres fondateurs de la SATT Sud-Est : l’Université d’Aix-Marseille, l’Université Nice Sophia Antipolis, l’Université de Toulon, l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, l’Université de Corse, l’École Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, le CHU de Nice.

    Il s’agira d’aider les laboratoires de recherche à mener à bien un projet de :

    • création d’entreprise ;
    • réalisation de prototype  ;
    • preuve de concept industriel pour une invention donnée.

    La SATT prendra en charge l’ingénierie du projet destiné au transfert et la stratégie de transfert du projet.

    Thématiques à l’honneur : DM de e-santé, numérique, « naturalité » et cosmétique

    Dans le cadre de l’appel à projets, la SATT a identifié quatre grands thèmes de transfert correspondant à des enjeux industriels :

    • les dispositifs liés à la e-santé : les dispositifs médicaux d’imagerie et de diagnostic étendus au bien-être et au maintien à domicile ;
    • les technologies numériques comprenant les objets autonomes et connectés, le traitement de leurs données massives. Ces technologies, peuvent trouver leurs applications de façon transverses sur tous les métiers de la sphère industrielle ;
    • les technologies liées à la « naturalité » : l’alimentation, le bio-contrôle, les actifs naturels pour la nutraceutique ou la cosmétique ;
    • les technologies pour la cosmétique à base d’actifs naturels ou de synthèse ainsi que les outils de diagnostic de la peau humaine. La dermatologie pour la prévention et traitement des maladies inflammatoires chroniques de la peau et les cancers de la peau non-mélanome.

    Critères de sélection

    Les dossiers déposés doivent être constitués au minimum d’une déclaration d’invention et du programme de maturation envisagé. Ce dernier doit permettre de décrire le fonctionnement concret de l’invention et de mieux renseigner ses caractéristiques techniques, ses performances, ses limites, etc.

    Voici les critères précis :

    • la pertinence du projet au regard de la thématique de l’appel ;
    • la maturité de la technologie (TRL) ;
    • la caractéristique et le type d’industrialisation pressentis ;
    • la situation juridique de l’invention;
    • les opportunités de protection de l’invention (propriété intellectuelle) ;
    • les moyens humains, financiers et matériels nécessaires au transfert vers un industriel ;
    • la taille et la typologie des marchés potentiels.

  • Etape de l’innovation : la mobilité au service du bien veillir, le 2 juillet 2018 à Guéret

    Cette journée organisée par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret, la Région Nouvelle-Aquitaine et le réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A, permettra d’explorer les technologies et les solutions innovantes développées pour favoriser l’autonomie et la mobilité des seniors.

    Elle se déroulera le lundi 2 juillet 2018 de 10h à 16h.

    Programme : 

    10h – 10h30 :

    Accueil des participants

    10h30 – 11h :

    Ouverture par Éric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Anne-Laure Bedu, Conseillère régionale déléguée au transfert, à l’innovation et à l’accélération.

    11h – 11h45 :

    Conférence et débat avec Frédéric Serrière,  Dirigeant de GlobalAgingConsulting, sur :

    • les relais de croissance du vieillissement démographique;
    • les nouveaux besoins des baby boomers
    • les différentes stratégies du développement de produits et services
    • Innovation et génération : quel timing ?

    11h45 – 12h30 : Première session d’ateliers 

    Trois ateliers sont proposés en alternance par groupes : 

    • Mobilité des services et des technologies Témoignages croisés sur les services à la personne et leur modèle économique : quels usages des nouvelles technologies ? Avec la participation de Latitude Services, Elisad, Omnidom, Life Design Sonore, Facil’iti et la CCI de la Creuse (Portail Seniority Pro 23)
    •  Mobilité dans l’habitat et vers l’extérieur :  Trouver des solutions pour améliorer le quotidien et permettre le maintien à domicile des Seniors et répondre à la question suivante : quelles initiatives pour préserver la mobilité et le lien social ? Interventions de AEL Avenir Electrique de Limoges, Alogia, Bluelinea, et Ecosyst’M  
    • La réalité virtuelle au service des entreprises : Démonstration du cube immersif du Pôle Domotique et Santé et présentation des solutions développées par Independance Royale, Legrand, Domalys Intervention d’Immersion sur les technologies de l’espace 3D, présentation des actions du pôle Calyxis dédié à la prévention des risques à la personne et démonstration de solutions complémentaires au bien vieillir par ReSanté-Vous, Rev’Lim et Nutri-Culture

    12h30 – 14h :

    Déjeuner

    14h – 14h45 : Deuxième session d’ateliers

    14h45 – 15h30 : Troisième session d’ateliers

    15h30 – 16h : 

    Conclusion et clôture par Frédéric Serrière de GlobalAgingConsulting et Marie-Emmanuelle Fréour du réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A

    Inscription : 

    Pour s’inscrire, cliquer sur ce lien. 

    Date limite d’inscription : 27 juin 2018

  • « La France, 1er pays européen des industries de santé »(présidents des 7 pôles de compétitivité)

    Le 5 juin 2018 est parue une tribune libre signée par les présidents de 7 pôles de compétitivité en santé :
    – Alsace Biovalley ;
    – Atlanpole Biotherapies ;
    – Cancer-Bio-Santé ;
    – Eurobiomed ;
    – Lyonbiopôle ;
    – Medicen Paris Region ;
    – Nutrition-Santé-Longévité.

    Le but de cette tribune libre commune intitulée « Il est temps de faire de la France LE pays européen des industries de santé » est d’interpeller l’État sur le futur de ce type de pôles ainsi que sur l’importance des industries de la santé en France.

    Constats de départ

    « La réalité quotidienne au sein de nos pôles de compétitivité nous force à faire le constat que la santé, ses industries et l’ensemble de ses acteurs ne sont pas suffisamment perçus par l’Etat comme un élément clef de compétitivité, d’innovation et de croissance. Dans le même temps, le caractère stratégique de notre indépendance sanitaire ne semble pas être mesuré à sa juste importance. Nous le regrettons.

    La santé, un domaine de compétitivité, d’innovation et de croissance

    Les industries de santé sont un des secteurs industriels les plus dynamiques et innovants au monde. En France, elles constituent un secteur riche en savoir-faire d’excellence, en entreprises innovantes et en valeur ajoutée. Deuxième filière industrielle française en matière de R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*, elles contribuent non seulement à l’essor économique du pays, mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur). Ces industries doivent impérativement rester compétitives et pour cela la France a l’obligation d’innover en permanence. Ces innovations sont pour l’essentiel développées par des TPE/PME françaises très largement accompagnées par les pôles de compétitivité et qui participent à l’ambition française de « Start-up nation ». Ces entreprises recrutent nos diplômés français, font briller la France à l’international et sont les pourvoyeurs des solutions de santé de demain.

    Le rôle des pôles de compétitivité

    Fédérer les acteurs…

    En 12 ans, les pôles compétitivité en santé dans leur capacité à fédérer les forces industrielles et académiques autour de l’innovation ont fait la preuve de leur efficacité. Ils soutiennent la mutation structurelle des industries de santé par leurs actions à destination des entreprises innovantes, favorisent les approches pluridisciplinaires qui rendent possible l’intégration de nouvelles technologies et répondent à de nouveaux enjeux de santé.

    … pour favoriser l’innovation et améliorer la qualité des soins…

    Cet aspect économique majeur est combiné à d’autres éléments spécifiques à notre domaine d’activité : penser aujourd’hui la santé de demain afin de garantir à la population française un accès à des soins toujours plus performants. Le travail de mise en relation et de collaboration entre le monde académique, le monde hospitalier, les start-ups, les PME et les grands groupes a permis, et permettra demain, de mettre sur le marché et de rendre accessible au plus grand nombre les innovations en santé. De plus, le marché de la santé représente un débouché important pour d’autres technologies développées en France, comme le digital, le spatial, l’intelligence artificielle, les nanotechnologies… ou encore les nouveaux matériaux. Ces secteurs ont besoin de ce marché et de son dynamisme pour poursuivre leur croissance.

    … et garantir l’indépendance.

    Parallèlement, assurer son indépendance sanitaire consiste pour la France et pour l’Europe à continuer de maîtriser sa politique de santé publique. Dans cette optique, le réseau industriel doit être structuré et innovant. Les pôles de compétitivité en santé ont pris toute leur part dans le développement et la consolidation de ce réseau de plus en plus efficient. L’indépendance sanitaire signifie, non seulement, l’accès à certaines innovations développées sur le territoire national, mais aussi le maintien de capacités de R&D fortes et d’une partie de la production industrielle (pharmaceutique, biotechnologique, medtech…) en France afin de pallier au maximum les ruptures d’approvisionnement. Les pôles de compétitivité en santé, en accompagnant les entreprises dans la production et la mise sur le marché de nouvelles solutions, jouent ce rôle de catalyseur et de développeur de l’écosystème national. Les projets labellisés par les pôles ont ainsi permis la mise sur le marché de 400 nouveaux produits ou services depuis leur création.

    L’importance stratégique des pôles de compétitivité

    A l’heure actuelle, la place des pôles de compétitivité est réinterrogée. Régulièrement évaluées, ces structures, utiles et performantes, porteuses d’innovation sur le territoire national, visibles et très bien identifiées au niveau mondial, sont aussi modestes économiquement et légères en termes d’organisation. Extrêmement agiles, elles ont une réelle capacité à travailler ensemble. Les membres de nos réseaux reconnaissent et comprennent l’intérêt des pôles et de leurs actions – apporter de la stabilité au paysage et des clefs de lecture des enjeux – ce qui leur permet d’être focalisés sur leurs objectifs spécifiques tout en participant à une vision collective de l’innovation en santé. La constance et la structuration dans l’action ne sont-elles pas un moyen simple et efficace de favoriser l’innovation ?

    Nous voulons continuer à porter cette vision des industries innovantes de la santé dans un paysage complexe et en mouvement et être force de proposition auprès de l’Etat, des Régions et de l’ensemble des pouvoirs publics. La santé ce n’est pas seulement un coût, c’est aussi un secteur économique à forte valeur ajoutée, qui participe de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, en même temps qu’un enjeu de souveraineté ».