Cancero

  • Lancement du 3ème plan national maladies rares pour la période 2018-2022

    A l’occasion des 2èmes rencontres des maladies rares, le 4 juillet 2018, Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé, et Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont officiellement lancé le 3ème plan national maladies rares pour la période 2018-2022.

    Il assurera la continuité des deux précédents plans nationaux afin d’aller plus loin dans le partage de l’innovation, de lutter contre l’errance diagnostique et de favoriser la prise en charge des 7000 maladies rares qui concernent en France à l’heure actuelle plus de 3 millions de patients.

    Pour atteindre ces objectifs, le plan est articulé autour de 11 axes dont 4 sont centrés sur l’innovation.

    Aperçu des 11 axes du plan 

    Il est prévu que chaque axe soit piloté par un porteur national chargé de développer des « fiches action » détaillées définissant notamment un calendrier de déploiement de ces actions. Chaque porteur national travaillera en collaboration avec des associations de malades et des professionnels afin de garantir une rigueur éthique et de favoriser la réduction des inégalités sociales.

    Les 11 axes sont articulés autour de 4 objectifs principaux :

    • permettre l’établissement d’un diagnostic précis de maladie rare moins d’un an après la première consultation spécialisée ;
    • favoriser la recherche et l’innovation pour inventer de nouvelles prise en charge afin d’améliorer la qualité de vie et l’autonomie des personnes malades ;
    • partager les connaissances et savoir-faires sur les maladies rares pour sensibiliser le public et former les professionnels ;
    • moderniser les organisations et optimiser les financements nationaux afin de soutenir au mieux la prise en charge des malades.

    Les axes encadrant et favorisant l’innovation

    Axes 1 et 2 : Réduire l’errance et l’impasse diagnostiques, faire évoluer le dépistage prénatal et les diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Chacun de ces deux axes comporte sept actions majeures, qui visent à encadrer des innovations plus organisationnelles que techniques.

    En effet, pour favoriser le diagnostic et le dépistage, l’accès aux dernières avancées de la recherche doit être soutenu par :

    • une offre de diagnostic génétique ou non génétique mieux structurée : l’accès aux plateforme de séquençage à très haut débit du Plan France Médecine Génomique 2025 devrait être mieux défini, des réunions de concertation pluridisciplinaires devraient être réalisées plus systématiquement, le nombre de patients pris en charge dans les Centres de référence maladies rares (CRMR) devrait augmenter ;
    • une meilleure et plus grande utilisation des technologies numériques : le traitement des données de la Banque nationale de données maladies rares (BNDMR) devrait permettre la mise en place d’un observatoire du diagnostic et la constitution d’un registre national dynamique des personnes en impasse diagnostique, le consentement électronique interactif à la démarche diagnostique génétique devrait être mis en œuvre ;
    • la révision de la loi de bioéthique : des réflexions bioéthiques devraient permettre d’adapter l’accès au diagnostic prénatal à l’évolution des technologies, d’accélérer la mise en place de nouveaux dépistages néonataux, etc.

    Axe 3 : Partager les données

    L’enjeu du partage des données entre tous les acteurs intervenant auprès des personnes atteintes de maladies rares est de fournir les indicateurs nécessaires au suivi du plan, de générer de nouvelles connaissances sur les maladies rares, de mieux évaluer certaines pratiques professionnelles ou la faisabilité d’essais cliniques, etc.

    Aussi, cet axe est articulé autour de trois actions principales. Chacune se rapporte à une source particulière de données.

    • La première action concerne le déploiement de la BNDMR dans les CMR. La question de la connexion de cette banque aux systèmes d’information hospitaliers est par ailleurs abordée afin de recueillir des données de soins nominatives ensuite anonymisées au sein d’un « entrepôt national maladies rares ».
    • La seconde se rapporte à la collection des données clinico-biologiques, de cohortes et de registres. Dans ce cadre, l’INSERM participera à l’ »implementation network » maladies rares dont l’objectif est de définir des standards d’interopérabilité des entrepôts de données sur les maladies rares.
    • La dernière définit des conditions de réutilisation de données recueillies par des outils de e-santé dans une visée de recherche, de mise en place du consentement électronique dynamique, etc.

    Axe 6 : Favoriser l’émergence et l’accès à l’innovation

    Cet axe, également articulé en 3 actions majeures, concerne :

    • la création d’un groupe de coordination de l’innovation sur les maladies rares réunissant tous les acteurs de l’innovation sur les maladies rares et chargé d’organiser le partage des informations et de nouvelles stratégies d’innovation ;
    • d’accompagner l’accès au marché de l’innovation pour les maladies rares ;
    • de favoriser la mise en place de dispositifs de recherche et de développement spécifiques au domaine des maladies rares.

    Pour plus de détails, une présentation complète du plan est disponible via ce lien.

  • Chine : le gouvernement encourage le développement des technologies médicales (R&D)

    La Chine rationalisera les mécanismes d’évaluation des programmes de recherche et des performances académiques réalisés par les chercheurs et les instituts de recherche du pays, indique une nouvelle directive publiée le 3 juillet 2018 par le Comité central du Parti communiste chinois et le Conseil d’État (« State Council »).

    Objectif : réduire le nombre d’évaluations, améliorer les méthodes et l’efficacité de la recherche d’ici 2020 pour que les ressources soient mieux allouées et que les chercheurs soient plus motivés en matière d’innovation.

    En matière de e-santé, le document indique que le gouvernement :
    • assouplira la réglementation concernant les services de santé en ligne ;
    • encouragera le développement des technologies médicales, dont les systèmes de diagnostic assistés par intelligence artificielle ;
    • renforcera ses efforts pour créer une base de données de dossiers de santé numériques.

    Selon la directive du Conseil d’État chinois :

    • la Chine a assoupli la réglementation sur les services de santé sur internet, permettant aux hôpitaux de mener des consultations médicales à distance et de laisser les médecins rédiger des ordonnances en ligne pour les maladies chroniques et les plus courantes ;
    • Le pays envisage diverses innovations dans le secteur de la e-santé, soit le développement de systèmes de diagnostic assistés par intelligence artificielle, de plateformes de formation basées sur le cloud et de dispositifs de santé mobiles.
      Les exigences en matière de soins pourraient être parfaitement adaptées aux technologies basées sur l’IA, analyse Fang Cong, vice-président de la start-up spécialisée dans la reconnaissance faciale Yitu Technology, ajoutant que les applications dans le domaine ont bien évolué, passant du « diagnostic d’une maladie unique [au diagnostic de] plusieurs maladies, et du traitement automatique du langage naturel (natural language processing) ou de la vision par ordinateur (computer vision) à une analyse complète » (source : South China Morning Post).
    • Le gouvernement est également en train de renforcer ses efforts pour créer une base de données de dossiers de santé numériques et espère parvenir à l’interconnexion de l’information entre les hôpitaux tertiaires d’ici 2020 (avis d’avril).

    Objectif ultime : augmenter l’espérance de vie à 79 ans d’ici 2030

    Cet effort en R&D s’inscrit dans le cadre de l’objectif ambitieux du gouvernement chinois de faire passer l’espérance de vie moyenne de 76,3 ans (2015) à 79 ans d’ici 2030, et de réduire d’un tiers le taux de mortalité chez les jeunes patients atteints de maladies chroniques, actuellement de 19,1 %, indique la directive.

  • China: The government is encouraging medical technology development (R&D)

    China will streamline the mechanisms of evaluating research programs and academic performance of researchers and research institutes in the country, announced a new guideline issued on July 3, 2018 by the Communist Party of China Central Committee and the State Council.

    Goal: reducing the number of assessments, improve Chinese research methods and effectiveness by 2020 so that resources will be better allocated and researchers will be more motivated with enhanced innovation ability.

    Concerning eHealth, the document states that the government:
    • further loosened regulations on internet health care services ;
    • is encouraging the development of medical technologies, including artificial intelligence-based diagnostic systems;
    • is strengthening efforts to create a database of digital health records.

    According to the State Council:

    • China further loosened regulations on internet health care services, allowing hospitals to conduct remote medical consultations online and letting doctors write online prescriptions for chronic and common diseases;
    • The country is considering various innovations in the e-health sector, including artificial intelligence-based diagnostic systems, cloud-based training platforms and wearable health devices.
      Health care requirements may well be the perfect fit for AI, said Fang Cong, vice president of Yitu Technology, a startup specializing in facial recognition, adding that applications have grown from “diagnosis of a single disease to multiple ones, and from natural language processing or computer vision to comprehensive analysis” (source: South China Morning Post).
    • The government is also strengthening its efforts to create a database of digital health records and hopes to achieve inter-connectivity of information among tertiary hospitals by 2020 (April notice).

    Ultimate goal: increasing the life expectancy to 79 year old by 2030

    This R&D effort is part of the Chinese government’s ambitious goal of increasing the average life expectancy from 76.3 years (2015) to 79 year old by 2030, and reducing mortality rates among young patients with chronic diseases by a third, from 19.1%, said the guideline.

  • « L’intelligence humaine doit rester décisionnaire » face à l’IA en santé(Colloque Ethik IA-Sénat) 1/2

    L’initiative Ethik-IA organisait au Sénat, le lundi 2 juillet 2018, un séminaire intitulé « Pour une régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé : le temps est compté ! ».

    Health & Tech Intelligence vous propose une synthèse en deux parties des interventions de la table-ronde intitulée « IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ? ».

    Cette première table-ronde réunissant les personnalités suivantes : Dr Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la Haute autorité de santé ; Thomas LONDON, Directeur Santé chez Mc Kinsey ; Pr Lydia MORLET, Institut Droit Santé Paris-Descartes ; Fabrice WAECHTER, Président de l’ADIJ ; David FAJOLLES, Professeur Affaires publiques Sciences Po Paris ; Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR, Délégué général FHP ; Magali LEO, Renaloo ; Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS ; Jérôme CHEVILLOTE, Directeur General Electrics France.

    Face à l’IA, « l’intelligence humaine doit rester décisionnaire », M. Lenoir-Salfati, Directrice de l’Agence nationale du DPC

    Une étude récente a montré qu’un système d’IA commettait moins d’erreurs que des dermatologues lors du diagnostique du mélanome

    En guise d’introduction, Michèle Lenoir-Salfati, Directrice générale de l’Agence nationale du développement professionnel continu, a évoqué les conséquences de l’irruption de l’intelligence artificielle sur les ressources humaines hospitalières, médicales et médico-sociales. 

    L’IA fait désormais partie intégrante de la recherche et de la pratique médicales. L’intervenante évoque une étude, parue le 28 mai 2018 dans la revue Annals of Oncology, intitulée « Man against machine: diagnostic performance of a deep learning convolutional neural network for dermoscopic melanoma recognition in comparison to 58 dermatologists », dont les conclusions montrent deux choses :

    • l’IA est capable d’assurer le dépistage du mélanome ;
    • elle le fait également « mieux » que la quasi totalité des 58 dermatologues sollicités dans le cadre de cette enquête.

    Les chercheurs en concluent donc à l’utilité du recours à l’IA par les professionnels de santé lors de la phase de diagnostique clinique.

    Les modalités de raisonnement des IA sont « opaques »

    « L’irruption de l’intelligence artificielle interroge l’expérience professionnelle. Elle étonne, fascine et inquiète » les professionnels amenés à y recourir. Michèle Lenoir-Salfati.

    La Directrice générale de l’Agence nationale du Développement professionnel continu met en évidence trois difficultés induites par l’IA pour les professionnels agissant de les champs médical et médico-social :

    • Quelle confiance faut-il accorder aux outils de l’intelligence artificielle ?
      • L’IA utilise des algorithmes de deep learning dont le fonctionnement n’est que partiellement compris. Leurs concepteurs admettent qu’il existe une « opacité » constitutive de cet apprentissage profond (deep learning) et qu’ils ignorent les modalités de raisonnement d’une IA ;
      • A ce titre, « l’intelligence humaine doit rester décisionnaire » rappelle l’intervenante, ce qui nécessite d’entretenir et de pérenniser le dialogue interdisciplinaire entre les logiciens, éditeurs, concepteurs, informaticiens et éthiciens.
    • Il convient par ailleurs « de former les professionnels de santé aux enjeux, usages et outils de l’IA », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, rappelle Mme Lenoir-Salfati.
      • L’Agence nationale du DPC a, à ce titre, pris un arrêté relatif au développement professionnel pour y intégrer l’IA et ses usages. Sa parution au Journal Officiel est imminente ;
      • L’Agence nationale du DPC entend également élaborer des référentiels d’usages, de compétences et de formation à destination des professionnels, et mobiliser de nouvelles ressources pour développer ses compétences en matière d’IA sur les volets théoriques et pratiques.
    • Enfin, les professionnels de santé doivent être en mesure de faire face à ces évolutions. L’oratrice considère que l’IA aura des conséquences sur la répartition des compétences entre professionnels de santé.
      • Des protocoles de coopérations doivent ainsi voir le jour, inspirés notamment de l’article 59 de la loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (dite loi « HPST ») ;
      • L’IA sera un « levier de nouvelles prises en charge interdisciplinaires », conclut-elle.

    Table-ronde 1 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée par Maître Delphhine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA)

    Selon quelle périodicité évaluer des technologies en évolution constante ? – Dr Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la Haute Autorité de Santé

    De la conception à l’utilisation des algorithmes

    Cette position exprimée par le Dr Adenot lors du colloque, est complétée par la « Contribution de la HAS aux débats des Etats-généraux des lois de Bioéthique » (audition du 27 avril 2018), dont le contenu est accessible ici.

    Mme Adenot rappelle que de nombreuses normes existent pour la conception et la gestion de logiciels et dispositifs médicaux. Il en va autrement pour la conception et la gestion des algorithmes d’intelligence artificielle. « Il n’existe en effet pas de disposition spécifique à l’IA », rappelle la HAS lors de son audition du 27 avril 2018.

    Cependant, les dispositions de la loi informatique et libertés (article 34) et du RGPD s’appliquent à l’IA, car il s’agit de traitement de données, notamment concernant les obligations du responsable de traitement sur la qualité des données.

    La HAS recommandait à ce titre que :

    • les acteurs soient formés, y compris à l’éthique ;
    • des bonnes pratiques de développement de l’IA soient édictées, et qu’un cadre normatif soit éventuellement créé ;
    • que la recherche IA soit encouragée, y compris dans le domaine éthique.

    L’évaluation de l’algorithme

    Plusieurs questions se posent pour la HAS quant à l’évaluation des algorithmes :

    • La question du périmètre de l’évaluation

    La finalité de l’évaluation réalisée par la HAS est d’identifier et de quantifier les bénéfices cliniques pour le patient et la collectivité de toute intervention en santé. Le processus de production de cette intervention est toutefois exclu du champ d’évaluation de la HAS.

    • La question du rythme et de la fréquence de l’évaluation

    Comment évaluer des technologies évolutives ? S’agissant de logiciels et d’algorithmes en constante évolution par adjonction de nouvelles données, Isabelle Adenot considère que l’évaluation devrait théoriquement intervenir en continu afin de rendre compte « réellement » du service rendu par l’outil. Cela s’avère délicat, sauf à opérer par « versioning » ou « intégrer les apports de l’intelligence artificielle au cœur même de l’évaluation », rappelle la HAS dans sa contribution aux Etats généraux de la Bioéthique.

    Ainsi, « le fabricant ou le fournisseur doit se voir imposer de réaliser des contrôles et des évaluations périodiques et traçables, pour garantir l’absence de dégradation de son « produit » », à travers notamment une « garantie de non régressivité », préconisée par Isabelle Adenot.

    • La question de la finalité des outils d’intelligence artificielle

    La finalité des outils d’intelligence artificielle doit être prédéterminée et l’absence de modification (comme le prévoient la loi Informatique et Libertés et le RGPD) doit être garantie, afin d’éviter que l’intelligence artificielle apprenante invente des recoupements de données indésirables.

  • EIT Health Validator : un nouvel incubateur de 10 start-ups health tech européennes

    Le EIT Health Validator, un tout nouveau programme européen d’incubation, a été lancé la semaine du 18 juin 2018. Hébergé par le pôle « Innovation & Entrepreneurship » au Trinity College Dublin en collaboration avec l’European Institute of Innovation & Technology (EIT Health), il est ouvert aux start-ups health tech fondées en Europe.

    Cet incubateur, le premier du genre en Irlande, vise à identifier de nouvelles technologies qui favorisent un mode de vie sain, soutiennent le vieillissement actif et améliorent les systèmes de santé. Il permettra aux sociétés en phase de démarrage participantes de valider leurs idées commerciales et d’identifier les marchés appropriés à leurs produits.

    Parmi les 10 start-ups sélectionnées – provenant d’Irlande, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Espagne, de Finlande, de Pologne et de Lettonie – figure Praxagoras (Pays-Bas), à l’origine d’un système de surveillance conçu pour aider les généralistes à détecter de manière précoce la fibrillation auriculaire, signe d’un risque élevé d’AVC ou d’insuffisance cardiaque.

    Toutes les équipes participeront à six semaines d’activités intensives de validation et de mentorat au sein du Trinity College. Dans le but d’obtenir rapidement une validation de leurs solutions sur plusieurs marchés, elles effectueront ensuite une tournée de deux semaines en Europe dans quatre centres universitaires spécialisés en technologie de la santé :
    • la Grenoble École de management – Grenoble EM (France) ;
    • l’université de technologie de Delft – TU Delft (Pays-Bas) ;
    • l’Imperial College London (Angleterre) ;
    • l’université de Newcastle – Newcastle upon Tyne (Angleterre).

    Les start-up participant à l’édition Validator 2018 sont :

    Des innovations attendues prochainement sur le marché

    Les équipes du Validator 2018 sont composées de chercheurs en santé et en sciences, de professionnels de la santé, d’ingénieurs en logiciel, d’innovateurs spécialisés en numérique, d’experts en pharmacie et en dispositifs médicaux ainsi que de développeurs d’affaires.

    Pour intégrer le programme, les dix start-ups retenues ont dû prouver la pertinence de leur technologie, qui doit permettre un bénéfice sanitaire mesurable pour la société pouvant être fourni dans un délai réaliste.

  • « Il existe un impératif moral à digitaliser notre système de santé » (Colloque Ethik IA – Sénat) 2/2

    L’initiative Ethik-IA organisait au Sénat, le lundi 2 juillet 2018, un séminaire intitulé « Pour une régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé : le temps est compté ! »

    Cet article constitue la suite de la synthèse des interventions de la première table-ronde intitulée « IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ? », que vous propose Health & Tech Intelligence.

    Chaque orateur disposait de cinq minutes pour exposer sa vision des enjeux juridiques, éthiques et économiques de l’IA en santé.

    Table-ronde 1 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée par Maître Delphine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA)

    « Il existe un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », Thomas LONDON, Directeur Santé chez Mc Kinsey

    Thomas London considère qu’il existe « un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », à plusieurs titres :

    • notre système n’est pas soutenable à moyen terme, sa digitalisation permettrait de dégager des économies importantes ;
    • l’accès aux soins s’améliore en France mais n’est pas encore intégralement assuré (pour des raisons géographiques, sociologiques ou économiques). Les outils digitaux facilitent l’accès à l’information des patients ;
    • il existe une « tension palpable » sur les ressources humaines médicales et médico-sociales ;
    • la digitalisation du système de santé permettrait de répondre à une préoccupation croissante des décideurs politiques et professionnels de santé, à savoir la qualité des actes médicaux dispensés : il existe une variabilité importante dans les prises en charge, selon les établissements et les professionnels, rappelle l’intervenant. Cette variabilité se traduit par des taux de mortalité évitable parfois élevés. Thomas London préconise à ce titre d’automatiser certains processus pour en réduire la variabilité.

    Une étude réalisée par le cabinet McKinsey en 2013 (« Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France) a montré que le potentiel de création de valeur des technologies du numérique d’ici 2023 est chiffré à 1 000 milliards d’euros (tous secteurs confondus).

    Le Global Institute de la société McKinsey a réalisé une étude sur les conséquences des nouvelles technologies sur les ressources humaines, publiée en mai 2018 (intitulée « Skill shift : automation and the future of the workforce » et consultable ici). Ses conclusions se veulent « rassurantes ». L’étude rapporte un « effet net neutre ou positif » des technologies numériques, lesquelles n’induisent pas un chômage de masse mais renforcent l’efficacité, la qualité et la soutenabilité du système de santé.

    « Les stratégies européennes de soutien à l’innovation ne sont pas viables » David FAJOLLES, Professeur Affaires publiques Sciences Po Paris

    Les stratégies de soutien à l’innovation au sein de l’Union européenne sont-elles viables ? Professeur d’affaires publiques à l’IEP de Paris, David Fajolles juge que la politique de soutien à l’innovation en Europe est lacunaire, sinon « risquée ».

    Il rappelle que les États-membres se sont alignés sur la politique insufflée par la Commission européenne, qui propose une stratégie de communication proactive des données. L’Europe manque de capital risque disponible pour l’IA. Le European Tech Report (2017) a montré que le dispositif d’accompagnement des start-up est optimal en phase initiale (early stage), mais moins efficace lors du passage à échelle. Ce cocktail « risqué » peut, à termes, placer l’Europe à la remorque d’États plus innovants, comme la Chine ou les États-Unis et en faire « l’idiot éthique du village » mondial.

    Combler le retard français en matière d’IA, Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR, Délégué général FHP

    Si la France « sait innover », d’après Michel Ballereau, elle accuse un certain retard en matière d’IA et doit « revenir dans le concert international » sous peine de s’en voir rapidement exclure.

    « L’IA peut améliorer le recours aux soins » en matière d’insuffisance rénale chronique, Magali LEO, Renaloo

    Membre de l’association de patients Renaloo, Magali Leo rappelle que les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique subissent aujourd’hui des prises en charge relativement lourdes (à raison de 3 séances hebdomadaire de dialyse d’une durée chacune de 4h) et coûteuses pour les patients et l’Assurance maladie. Les modes de rémunération actuels sont peu propices à la rénovation des formes de prise en charge car ils favorisent les traitements non autonomes.

    Le recours en l’IA en matière d’insuffisance rénale chronique s’avère à ce titre pertinent. Il permettrait aux patients de réaliser leur dialyse à domicile, d’écourter les durées de traitement et d’en alléger le coût total. Par ailleurs, Magalie Leo regrette que les données compilées dans le registre « Rein » ne soient accessibles qu’au niveau régional, rendant à l’heure actuelle difficile la mise en place de dispositifs de prise en charge autonome au niveau national.

    « La mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions en septembre 2018 » – Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS

    Depuis 2016, les acteurs de santé peuvent avoir accès au Système National des Données de Santé (SNDS), ce qui permet de chaîner :

    • les données de l’Assurance Maladie (base SNIIRAM) ;
    • les données des hôpitaux (base PMSI) ;
    • les causes médicales de décès (base du CépiDC de l’Inserm) ;
    • les données relatives au handicap (en provenance des MDPH – données de la CNSA) ;
    • un échantillon de données en provenance des organismes d’Assurance Maladie complémentaire.

    Directrice générale de l’INDS, Yvanie Caille salue la création récente du Health Data Hub dédié à l’intelligence artificielle en santé. Elle rappelle également le rôle essentiel des CHU, qui disposent d’entrepôts de données importants (notamment à l’AP-HP) et l’existence de cohortes et registres nationaux.

    Elle souhaiterait « faciliter les synergies » entre les bases de données de santé. A ce titre, la mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions dans le courant du mois de septembre 2018.

    « Les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies » Jérôme CHEVILLOTE, Directeur General Electrics France

    Directeur de General Electrics France, Jérôme Chevillote rappelle que les industriels doivent assumer une double responsabilité : « catalyser les innovations et les rendre accessibles au monde ». Cette mission nécessite :

    • de pouvoir agir selon un principe d’efficience ;
    • d’évoluer vers « des pratiques quantitatives » ;
    • d’associer les patients aux processus de conception des outils en les faisant participer à des évaluations proactives pour réduire les risques.

    Dès lors, pour le Directeur de General Electrics France, les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies (de santé).


    Les deux tables-rondes suivantes portait sur les thématiques suivantes :

    • « IA, robotisation et accompagnement à la transformation des métiers du champ sanitaire et médico-social : comment mettre en œuvre une RSE digitale en santé? »
    • « IA, robotisation et innovation en santé : comment prendre le tournant de la médecine algorithmique et valoriser l’expertise française dans un contexte mondialisé » ?

    Les actes du colloque seront publiés à l’automne 2018.

  • Silver Alliance : 18 entreprises, 500 000 clients et 1 milliard d’euros de CA prévisionnel

    Silver Alliance, groupement français d’entreprises de la filière industrielle de la silver économie, a pour objet de proposer une offre au service du bien-vieillir à domicile et a lancé sa marque le 29 juin 2018.

    Ce sont 18 acteurs du secteur qui ont choisi d’utiliser le co-branding pour impulser un entrepreneuriat collectif, collaboratif et créateur d’emplois locaux. Les 18 membres réunis représentent 500 000 clients et un chiffre d’affaires prévisionnel d’un milliard d’euros en 2018.

    Pour bénéficier du marketing conjoint et de la visibilité accrue, les membres doivent s’acquitter d’une somme forfaitaire de 20 000 euros et remplir un certain nombre de conditions.

    Benjamin Zimmer, directeur général de Silver Alliance, souhaite poursuivre le développement de l’alliance en l’étendant à l’échelle internationale.

    Silver Alliance : mutualiser pour accélérer son développement

    Sont réunis sous la bannière Silver Alliance les entreprises suivantes : Happytal, O2, Audika, Bluelinea, Culture & Compagnie, Doro, Famileo, Cityzen Mobility, Courseur, Virage viager, Nestor SVP, Papyhappy, Acomodo, Acorus, Senioradom, Les Opticiens Mobiles, Nutrisens, Les Senioriales.

    Ces entreprises proposent aux seniors et à leur famille des services dans six domaines : profiter de mon temps, bien vivre chez moi, augmenter mon pouvoir d’achat, me simplifier la vie administrative, rendre mon logement plus confortable, veiller sur ma santé.

    Conditions d’adhésion

    Les avantages proposés par l’alliance sont les suivants :

    • un site internet de référencement dédié (www.silveralliance.com) ;
    • un guide distribué aux seniors par les professionnels ;
    • un accès privilégié à un réseau de dirigeants et une communauté d’entrepreneurs ;
    • des pratiques commerciales qui font leur preuve sur le terrain.

    Les prérequis pour devenir membre du réseau :

    • signer une charte de valeurs ;
    • adhérer à la vision entrepreneuriale et sociétale de l’alliance ;
    • proposer un service complémentaire des autres services proposés par les membres de l’Alliance ;
    • s’inscrire dans une démarche de qualité ;
    • être un des trois leaders dans son secteur d’activité  ;
    • être une entreprise reconnue par ses clients ;
    • distribuer son service en France et/ou à l’international.
  • Diffuser des innovations en en permettant un accès précoce aux patients, une priorté pour le Snitem

    Les leviers d’action au service de la transformation du système de santé prioritaires pour les membres du Snitem et le renouvellement du Conseil d’administration du syndicat sont les deux principaux thèmes traités à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle du syndicat, tenue le 26 juin 2018.

    Le président du Snitem, Stéphane Regnault, a rappelé les priorités contribuant à l’efficience du système de santé en pleine transformation, parmi lesquelles apparaissent les notions de visibilité et de prévisibilité pour les industriels, une meilleure coordination et collaboration entre acteurs de l’écosystème ainsi que des actions en faveur d’un accès précoce à l’innovation pour les patients.

    Le Conseil d’Administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec six nouveaux administrateurs élus pour un mandat de deux ans. Quatre membres sortants ont été réélus.

    Les priorités du président du Snitem pour un système de santé efficient

    Stéphane Regnault a partagé sa vision des prérequis sous-jacents à l’efficience du système :

    • la nécessité pour l’ensemble des acteurs, et en particulier les entreprises à disposer de visibilité et de prévisibilité ;
    • la capacité à organiser un dialogue structuré entre acteurs publics et privés permettant à chacun d’apporter l’expertise nécessaire à cette transformation ;
    • un accueil et une diffusion des innovations permettant leur accès précoce aux patients ;
    • un renforcement de la simplification administrative.

    Conseil d’administration, six nouveaux administrateurs

    Lucile Blaise, Vice-Présidente Europe de l’Ouest RESMED, Gilles Chantrel, Co-Gérant DTF MEDICAL, Christophe Lala, PDG de GE Healthcare France & Benelux et Hassan Safer-Tebbi, Président SIEMENS Healthineers France ont été les administrateurs réélus.

    Les nouveaux administrateurs élus à l’Assemblée Générale sont :

    • Stéphane Cotte, Président Directeur Général CONVATEC France & Benelux ;
    • Christophe Duhayer, Président JOHNSON & JOHNSON MEDICAL ;
    • Cyrille Fleury, Directeur de filiale WRIGHT France ;
    • Anja Kleber, Vice-Présidente Marketing, accès au marché & ventes THERACLION ;
    • Bruno Regnault, Directeur Général ABBOTT MEDICAL France ;
    • François Vorms, Directeur Général CANON MEDICAL SYSTEMS France.

  • Cimsa 2018 : 8 résolutions pour soutenir le déploiement de la e-santé en Afrique

    La Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afrique (Cimsa) s’est tenue à Cotonou (Bénin) du 17 au 22 juin 2018.

    Les intervenants, issus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, sont parvenus à un accord comprenant huit résolutions visant à accélérer le développement de la e-santé en Afrique, dont :
    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins sur le continent.

    Ces mesures tentent de répondre aux défis auxquels doivent faire face les États africains sur les plans institutionnel, stratégique et opérationnel.

    Le Bénin souhaite se positionner en tant que leader et encourager les autres nations africaines à entamer une révolution numérique en santé.

    Une déclaration sur la sécurité des patients et la transformation digitale en santé

    Les huit résolutions présentées dans le rapport de synthèse établi à l’issue de l’événement sont :

    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • la signature de la Charte africaine sur l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion des risques et de la sécurité des patients dans les établissements de santé ;
    • la mise en place d’une journée annuelle sur la gestion des risques et de la e-santé en Afrique ;
    • la création d’un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et de la santé numérique en Afrique (Faspes) ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins en Afrique ;
    • l’instauration d’un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la Santé et les ministres des TIC en Afrique ;
    • la création d’une Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santé (Aressaps) ;
    • l’intensification d’une action pour la lutte contre les infections liées aux soins.

    E-santé et TIC : les défis à relever sur le continent africain

    Ces mesures ont été pensées en réponse aux recommandations énoncées lors de la conférence au niveau institutionnel, stratégique et opérationnel et à l’échelle des organisations sous-régionales, régionales et internationales afin de répondre aux défis du marché africain.

    « Les travaux ont permis de mettre en évidence l’existence d’une situation alarmante du développement de la sécurité des patients et de l’introduction des TIC dans les établissements de santé », a indiqué Dorothée Akoko Kindé-Gazard, présidente du Comité scientifique international (source : Lanouvelletribune.info).

    Sur le institutionnel, cette situation « alarmante » est liée :

    • à l’absence de programmes spécifiques pour traiter les sujets de santé numérique, a précisé Mme Kindé-Gazard.
    • à la pauvreté de l’environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des TIC dans la gouvernance des structures de santé ;
    • à l’inexistence d’un système de veille sanitaire sur les indicateurs relatifs à la sécurité des patients afin d’améliorer la collecte de données sur la santé.

    Sur le plan stratégique, les travaux issus de la conférence ont relevé :

    • l’absence de développement de référentiels communs pour la mise en place de technologiques du numérique dans le secteur de la santé ;
    • le manque d’accès, pour les citoyens, à l’information sur l’utilisation des réseaux sociaux, des dossiers électroniques mais aussi sur la sécurité en ligne et la confidentialité des données de santé.

    Sur le plan opérationnel, les participants à la conférence ont souligné :

    • l’utilisation insuffisante du numérique pour le suivi des données factuelles sur la prévalence des infections nosocomiales et les événements indésirables dans les établissement de soins ;
    • le manque de ressources humaines spécialisées en e-santé dans les États africains ;
    • le manque d’infrastructures adaptées pour traiter les questions relevant de la e-santé (au niveau des États africains).

    Le Bénin, moteur de la e-santé en Afrique ?

    « Le défi fondamental qui s’impose à nos États aujourd’hui, c’est comment utiliser dans un contexte d’extrême pauvreté et de rareté de ressources humaines et financière, le développement du numérique pour construire des systèmes de santé résilients de manière à pouvoir atteindre la couverture sanitaire universelle », a analysé le représentant résident de l’OMS au Bénin, le Dr Jean-Pierre Baptiste.

    Il estime que les résultats de la Cisma 2018 sont la preuve que le bon chemin est en train d’être pris pour le continent. Il souhaite que « le Bénin soit le flambeau de la e-santé [en Afrique] et puisse porter les messages de la présente conférence au niveau de l’Union africaine pour que [son] engagement soit aussi l’engagement de [toute] la région africaine ».

    « Nous venons de mettre les balises pour l’union entre les ministères des TIC et de la santé de tous les pays d’Afrique », a résumé de son côté le ministre béninois de la santé, le Dr. Benjamin Hounkpatin.

    Le prochain rendez-vous « e-santé » en Afrique se tiendra en août 2018 au Sénégal avec la réunion du Comité régional des ministres de la Santé.

  • Maladies rares : Sanofi-Genzyme et 23 acteurs de la e-santé mobilisés contre l’errance diagnostique

    Sanofi-Genzyme, unité opérationnelle de médecine de spécialités (maladies rares, sclérose en plaques, oncologie, hématologie et immunologie) de Sanofi, a annoncé par communiqué le 28 juin 2018 le lancement d’une démarche d’innovation visant à l’amélioration du parcours de diagnostic des maladies rares.

    23 acteurs français de la e-santé participeront, dans le cadre de cette démarche ouverte ayant vocation à s’inscrire dans la durée et avec le laboratoire 39BIS (laboratoire e-santé de Sanofi), au développement de solutions innovantes fondées sur les nouvelles technologies.
    Il est en outre prévu que ces solutions soient :
    – testées afin d’en évaluer l’efficience en particulier « là où les pertes de chances sont aujourd’hui les plus importantes » ;
    – partagées « avec le plus grand nombre ».

    Cette initiative anticipe par ailleurs l’annonce officielle d’un 3ème Plan National Maladies Rares destiné à améliorer la prise en charge des malades.

    Les membres impliqués dans cette démarche d’innovation ouverte

    Sanofi-Genzyme a révélé dans son communiqué qu’une « vaste démarche participative s’inspirant de méthodes d’innovation ouvertes avec différentes parties prenantes » avait déjà été engagée fin 2017 en collaboration avec Orange Healthcare. Dès lors, 23 entités telles que des associations de patients, des filières de santé et des acteurs du numérique ont été impliquées, notamment :

    • Sanofi-Genzyme, en collaboration avec Orange Healthcare ;
    • l’Alliance Maladies Rares, Maladies Rares Info Service, Vaincre les Maladies Lysosomales, l’Association Francophone des Glycogénoses ; 
    • Les Filières de Santé Maladies Rares (FAI2R, FILNEMUS, FIMARAD, AnDDI-Rares, MaRIH, DefiScience) ;
    • le pôle de compétitivité Medicen ;
    • l’INRIA, l’Institut national de recherche dédié au numérique ;
    • des médecins hospitaliers experts et non experts, des médecins généralistes et spécialistes libéraux, un médecin du travail, un médecin scolaire, des professions para et périmédicales (kinésithérapeutes, biologistes, psychologues) ;
    • les start-ups Anamnèse et Semeia.

    Une démarche qui veut répondre aux enjeux de santé publique attendus du 3ème Plan National Maladies Rares

    Si le 1er Plan National Maladies Rares a structuré une offre de soins de haut niveau (en permettant la labellisation de 131 centres de référence nationaux et de 500 centres de compétence régionaux) et si le 2ème Plan National Maladies Rares a complété cette offre par la création de 23 filières de santé réunissant tous les acteurs participant à la prise en charge des malades et à la recherche, un 3ème Plan National Maladies Rares 2018-2022 devrait s’attacher particulièrement au problème de l’errance diagnostique. Ainsi la démarche de Sanofi-Genzyme anticipe-t-elle les priorités de ce futur plan.