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  • USA : Walmart ouvre son 1er centre de santé, axé sur les technos pour améliorer l’expérience patients

    À Dallas, en Géorgie, Walmart a récemment dévoilé une « expérience de magasin améliorée », incluant notamment l’ouverture du premier centre de santé du groupe américain, spécialiste de la grande distribution. Un espace intégré au nouveau centre commercial de Walmart, inauguré en septembre 2019.

    En partenariat avec des prestataires locaux, le centre de santé Walmart fournira des services dans divers champs : soins primaires, conseils médicaux, soins dentaires, optique, audition et santé communautaire (services nutritionnels, forme physique…), laboratoires, rayons X et électrocardiogrammes mais aussi offres pour des assurances maladie. L’espace se situe à l’extérieur du magasin, avec une entrée séparée pour les patients. La clinique fournira aux famille de la région « des prix bas et transparents » pour les services de santé de base, quel que soit leur niveau d’assurance, indique Walmart dans un communiqué présentant l’ensemble du projet.

    Dans le cadre de ce nouveau centre, le groupe lance de nouveaux concepts « Vision Center » (optique) et « Pharmacy », qui reposent sur l’utilisation de technologies pour améliorer l’expérience des patients :
    • la pharmacie est conçue pour le patient, basée sur les commentaires en ligne de milliers de clients afin de proposer un service « de qualité supérieur », praticité et simplicité étant au centre des priorités, « pour une expérience repensée visant à limiter les éventuelles tensions et temps d’attente », explique le groupe ;
    • Walmart a également créé une expérience « Vision Center » conçue autour du patient, qui se veut pratique, confortable et abordable en matière de prix. « Nous avons créé une expérience patient transparente, comprenant plusieurs zones de services, pour que les clients puissent choisir comment et où ils souhaitent recevoir le service », précise l’entreprise.

    Walmart investit depuis quelque temps dans le secteur de la santé. À titre d’exemple, le groupe a été sélectionnée en juin par la FDA avec IBM, Merck et KPMG pour participer à un programme pilote dans le cadre de la mise en œuvre de la loi DSCSA (Drug Supply Chain Security Act) de 2013 : l’objectif est d’impliquer les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement des médicaments dans le développement d’un système électronique interopérable capable d’identifier et de localiser une série de médicaments distribués sur ordonnance aux États-Unis (blockchain). Ce projet pilote devrait se terminer au quatrième trimestre 2019.

  • Health Data Hub : des craintes sur l’implication de groupes US et la centralisation des données

    « Le stockage [des] données personnelles dans des clouds détenus par des sociétés extra-européennes serait un risque de nature à compromettre la confiance des patients » et le Health Data Hub (HDH) pourrait fragiliser « l’expertise des centres hospitaliers sur leurs données ». Telles sont les craintes émises par Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, qui pointe du doigt la nouvelle plateforme de données de santé dans une note adressée au ministère des Solidarités et de la Santé, citée par Mediapart (article publié le 22 novembre 2019). Il défend dans ce document « l’expertise des CHU sur leurs données » ainsi qu’un « partage équitable et gagnant-gagnant des données ».

    Officiellement lancé fin novembre 2019, le HDH vient remplacer l’ancien Institut national des donnés de santé (INDS), avec pour objet « de veiller à la qualité des données de santé et aux conditions générales de leur mise à disposition, garantissant leur sécurité et facilitant leur utilisation dans le respect de la protection des données personnelles sur l’ensemble du territoire » (arrêté du 29 novembre 2019).

    Malgré les arguments du gouvernement pour tenter de rassurer acteurs de santé et citoyens, le projet éveillent des inquiétudes, en particulier du côté des établissements hospitaliers :
    • sur la protection de ces données (cybersécurité) : la centralisation de ces dernières et la taille de la database sont préoccupantes pour certains, estimant que le fait d’avoir un point d’accès unique augmente les dommages en cas de cyberattaque ;
    • ainsi qu’en matière de souveraineté, les géants de l’internet, GAFAM en tête, étant de plus en plus présents dans le secteur de la santé : certains acteurs notent qu’il existe un conflit juridique entre le RGPD et le Cloud Act américain, une loi fédérale américaine promulguée le 23 mars 2018 qui permet aux autorités de récupérer des données hébergées par des entreprises américaines, même à l’étranger.

    Au centre des tensions figure l’implication de Microsoft, qui doit assurer par le biais de son cloud le service d’hébergement de données. L’équipe du hub explique ce choix en mettant en avant des raisons de praticité au niveau juridique et donc de rapidité. En novembre 2018, le groupe américain a en effet été certifiée « hébergeur de données de santé » ; ses concurrents français comme OVH ne l’étaient pas.

    À noter que la Cnil doit rendre prochainement un avis sur le Health Data Hub.

    RGPD (UE) vs Cloud Act (USA) : des lois jugées contradictoires par certains

    « Le concept du Health Data Hub est bon (…) mais tant qu’on n’a pas de réponse sur le Cloud Act, je conseille de confier le stockage de ces données à des entreprises françaises ou européennes », commente le député LRM Pierre-Alain Raphan (source : Le Monde).

    Selon l’élu, il existe un conflit entre le RGPD et le Cloud Act, cette loi américaine qui autorise la justice des États-Unis à récupérer des données hébergées par des entreprises américaines, même à l’étranger.

    Une vision partagée par Martin Hirsch (AP-HP). « On ne saura jamais comment le Cloud Act s’applique et on va filer toutes les recherches en santé à cette plateforme (le  Health Data Hub) », s’inquiète-t-il (Le Monde).

    Stéphanie Combes (HDH) rappelle que les données seront « pseudonymisées » et chiffrées

    Stéphanie Combes, cheffe de projet HDH (Drees), répond :

    • en soulignant que « le critère opérant est l’intérêt public : il faudra que Google ou Amazon aient un projet qui vise l’intérêt public pour légitimer leur demande d’accès aux données », ajoutant que, quel que soit le cas, les chercheurs ne pourront pas extraire les données de la plateforme.

    • en indiquant que les demandes émanant du Cloud Act ne pourront pas s’appliquer dans le cadre du hub français puisque les données seront « pseudonymisées » (le nom des patients n’est pas mentionné) et chiffrées (Le Monde). Or, le processus de déchiffrement n’est pas connu par Microsoft, retenu pour assurer le service d’hébergement de données, complète la responsable.

    Une explication qui ne suffit pas à tous les contradicteurs, certains arguant qu’une anonymisation totale des informations est impossible et qu’un chiffrement peut être contourné.

    Gérard Raymond, président de France Assos Santé et futur vice-président du hub, a conscience qu’il faudra faire preuve de vigilance. « Nous pensons que l’État va devoir aller plus loin dans les règles et les sanctions envers ceux qui ne respecteraient pas l’éthique, note-t-il (La Tribune). Notre engagement associatif consistera à ce qu’on ait ces moyens pour faire respecter la loi. »

    Microsoft se défend

    À propos du Cloud Act, Microsoft affirme au Monde n’avoir reçu, au cours du dernier semestre, « qu’une seule demande de données liées à une entreprise – et pas en France », complétant que la « certification hébergeur de données de santé – qui impose notamment des serveurs en France – répond à la problématique de souveraineté ».

    Un hébergement potentiellement transférable à un autre acteur, comme OVH (français)

    De son côté, le gouvernement explique que l’hébergement des données ne sera pas forcément indéfiniment confié à Microsoft puisqu’il peut être transféré à une autre société spécialiste du cloud. OVH, par exemple, indique être actuellement en discussion avec le hub pour participer à la phase 2 du projet, pour laquelle un appel d’offres (AO) sur le cloud souverain sera lancé. Le calendrier de cet AO n’est cependant pas encore connu.

    Cybersécurité : la centralisation d’un nombre conséquent sensibles inquiète

    Pas de « failles majeures » relevées par l’Anssi, qui émet néanmoins des « conseils d’amélioration »

    À noter que des « conseils d’amélioration » ont été suggérés au Health Data Hub à l’issue d’un audit mené par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) mais qu’il n’y a pas eu de « failles majeures » révélées, rapporte Stéphanie Combes.

    Cette dernière note par ailleurs, en réponse aux critiques relatives aux questions de cybersécurité, que le niveau de sécurité n’est pas toujours suffisant dans les hôpitaux et les structures locales.

    L’Asip Santé (future Agence du numérique en santé) a, à ce propos, recensé 693 incidents déclarés par les structures sanitaires depuis la mise en place du signalement obligatoire des incidents de cybersécurité dans le domaine de la santé en octobre 2017 (annonce du 2 décembre 2019). Lors de la réalisation d’audits de sécurité, l’Anssi indique retrouver des « traces » d’attaque dans tous les établissements de santé. Il ressort d’ailleurs d’une étude menée par Symantec (2016) que les établissements consacrent 6 % de leur budget informatique à la sécurité, contre 16 % dans l’industrie.

    Des données avec un point d’accès unique

    Les acteurs critiquant le hub rétorquent que les intrusions proviennent parfois d’employés et que le fait d’avoir un point d’accès unique aux données augmente les risques en la matière. « L’idée de centralisation et de facilitation d’accès de l’ensemble des données de santé à des acteurs privés, réalisée sur l’autel de l’intelligence artificielle, ne peut qu’alerter », complète La Quadrature du Net, association de défense des libertés numériques, citée par Le Monde.

    Un droit d’opposition prévue dans le cadre du RGPD

    Stéphanie Combes rappelle que, dans le cadre du RGPD, le citoyen pour exercer un « droit d’opposition », lui permettant de demander le retrait de ses données d’une base.

    « En France, on a des données de très bonne « qualité ». Il faut les regrouper, les exploiter et les mettre à la disposition des chercheurs, tout en les protégeant soigneusement », commente le Pr Serge Uzan, vice-président de l’Ordre des médecins (source : La Tribune).

    Des revenus qui pourraient être partagés avec les producteurs de données

    L’un des autres sujets de tension autour du Health Data Hub est que les structures de santé, notamment les hôpitaux, vont devoir accepter de mettre à disposition leurs bases de données, pour lesquelles ils ont dû investir.

    Comme compromis, Stéphanie Combes suggère de partager avec les producteurs de données (c’est-à-dire les structures de santé) les revenus générés par le HDH de par la facturation de services, dans le cadre de recherches menées par des sociétés privées.

  • PathAI, nouveau fournisseur d’IA pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques

    Les récents partenariats entre laboratoires pharmaceutiques et start-ups marquent une évolution des tendances dans la recherche et le développement : recourir à des fournisseurs permet aux industriels de renforcer leurs capacités de recherche et de développement clinique. Parmi ces industriels figurent PathAI (États-Unis), un fournisseur de solutions basées sur intelligence artificielle (IA) pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques, qui émerge sur le marché.

    Fondée en 2016, la société s’est déjà rapprochée d’entreprises pharmaceutiques américaines :

    • Bristol-Myers Squibb (BMS) et le Fonds mondial d’innovation pour la santé Merck, filiale de Merck & Co basée à Kenilworth, dans le New Jersey, financent PathAI à hauteur de 75 millions de dollars (environ 67,67 millions d’euros). Ils rejoignent ainsi d’autres investisseurs comme LabCorp, General Catalyst et General Atlantic, qui ont mené le tour dans son ensemble.

    • Gilead Sciences collabore de son côté avec PathAI dans le domaine du traitement de la NASH ou stéatose hépatique non alcoolique.

    BMS et Merck soutiennent PathAI pour aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis

    • Enjeu: BMS, Merck et d’autres partenaires stratégiques prennent conscience qu’il est important de disposer des données les plus pertinentes possibles pour continuer à progresser dans le domaine en évolution rapide de l’immuno-oncologie, permettant ainsi d’accélérer les traitements nouveaux et améliorés pour les patients.
    • Objectif : aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis.
    • Contexte : les pathologistes, qui analysent des échantillons de tissus vivant (branche de la biologie appelée « histologie ») pour diagnostiquer une maladie, ont historiquement analysé ces échantillons manuellement. Plusieurs études montrent qu’après avoir formé un modèle avec plus de 250 000 annotations fournies par des pathologistes à l’aide de la plateforme de recherche PathAI, les performances analytiques des algorithmes font consensus pour les 5 pathologistes évaluateurs.

    Gilead collabore avec PathAI pour améliorer la compréhension de la NASH via IA

    • Enjeux :
      • mieux caractériser la NASH qui a des formes diverses ;
      • adresser la meilleure thérapie possible pour impacter la progression de la maladie ;
      • analyser plus rigoureusement la réponse au traitement ;
      • explorer des solutions novatrices pour des patients présentant une fibrose avancée due à la NASH.
    • Objectif : recourir à des outils d’IA pour l’évaluation de l’histologie du foie et contribuer aux travaux de Gilead pour améliorer la compréhension de la NASH.
    • Le contexte : la plateforme de recherche PathAI a évalué des biopsies après un « entraînement » sur plus de 68 000 annotations de 75 pathologistes certifiés. Il s’avère que les modèles de machine learning (apprentissage automatique) et le consensus de lectures des pathologistes indépendants présentent une haute cohérence pour les paramètres histologiques essentiels de la NASH. Ces résultats soulignent le potentiel de l’apprentissage automatique pour caractériser les patients cirrhotiques au-delà de la détermination histologique classique du stade de la maladie. 

    Cette technologie prometteuse développée par PathAI devrait permettre aux laboratoires pharmaceutiques d’assurer des progrès scientifiques et thérapeutiques continus aux patients dans divers aires thérapeutiques.

     

  • Google assure respecter des « règles strictes » dans le traitement des données de santé (Nightingale)

    Google tente d’expliquer plus clairement au public l’objectif de son programme controversé de collecte de données de santé « Project Nightingale », révélé par une enquête du Wall Street Journal en novembre 2019. Le géant américain a précédemment déclaré qu’il collectait légalement des données de la chaîne hospitalière Ascension dans le cadre d’un accord d’association commerciale (BAA) : cela lui permettrait de partager certaines informations relatives aux patients en vertu des lois en vigueur sur la protection des informations privées dans le domaine de la santé. Cependant, le Congrès a indiqué qu’il souhaitait savoir précisément ce que l’entreprise allait faire avec ces données. Google a donc expliqué plus en détail le projet dans un article de blog signé par le Dr. David Feinberg, VP de Google Health, publié le 20 novembre.

    Depuis le mois de novembre, Google a regroupé toutes ses divisions médicales sous la marque Google Health mais est resté assez discret sur ses projets. Pour rassurer ses clients et le grand public, l’entreprise a ouvert une page web dédiée à son projet de recherche médicale, que certains décrivent comme un outil proche du DSE/EHR (le DMP en France).

    « Notre travail respecte des règles strictes en matière de traitement des données des patients et notre accord de partenariat avec Ascension garantit que les données des patients ne peuvent être utilisées à d’autres fins que pour fournir nos services. Cela signifie qu’elles ne sont jamais utilisées à des fins publicitaires », note le Dr David Feinberg sur le blog. Il précise qu’il existe des contrôles stricts pour les employés de Google qui traitent les données de santé :
    • l’outil a tout d’abord été testé sur de fausses données et des ensembles de données librement accessibles, explique David Feinberg ;
    • il indique également que les employés de Google qui entrent en contact avec des données des patients suivent une formation HIPAA et sur l’éthique médicale ;
    • le VP de Google Health ajoute que la société chercherait à réduire le nombre de membres du personnel de Google qui ont accès à ces données ;
    • le système fera également l’objet d’un audit par une tierce partie, annonce-t-il.

    Le nouvel outil, encore au stade de la phase pilote, permet aux cliniciens d’accéder à différentes parties du dossier patient (DSE/EHR), telles que les constantes ou les notes médicales, à l’aide d’une fonction de recherche. Les médecins seront également en mesure de rechercher des informations dans les documents médicaux numérisés et les fax, qu’il s’agisse de notes manuscrites ou dactylographiées.

    Basé à Saint-Louis (États-Unis), Ascension sera le premier système de santé à mettre à l’essai la nouvelle technologie de Google. Courant novembre, il a été signalé que le groupe américain travaillait avec Ascension depuis 2018 dans le cadre d’une collaboration basée sur les données des patients, appelée « Project Nightingale ».

    Le lien entre charge administrative et burn out mis en avant dans des études

    Des travaux ont démontré que le fardeau de la documentation (administratif) et du DSE/EHR contribuait à l’épuisement professionnel (burn out) des médecins. Une étude sur les questions de santé, basée sur des données administratives et cliniques provenant des médecins généralistes et spécialisés de la Palo Alto Medical Foundation, révèle que le nombre de messages reçus par ces praticien était corrélé à leur probabilité de burn out.

    Un rapport récent de la Clinique Mayo, aux États-Unis, établit également un lien entre l’épuisement professionnel et une expérience sous optimale du DSE.

    Google s’intéresse à la documentation clinique depuis plusieurs années

    Google s’intéresse depuis longtemps à l’espace de documentation clinique. En février 2019, le géant américain a publié une demande de brevet sur un système de DSE prédictif mis en évidence pour la première fois par le groupe en mai. La demande avait été déposée par Google en juillet 2017 et n’a pas encore été acceptée.

    Un système de regroupement des DSE basé sur le deep learning

    Comme décrit dans la demande de brevet, le système de Google peut regrouper et stocker des DSE pour une population diversifiée, tout en compilant les dossiers de chaque patient dans un document chronologique unique. Un système informatique utilisant des modèles d’apprentissage en profondeur (deep learning) utiliserait alors cette collection de données pour orienter les prévisions d’événements de santé futurs et pour mieux contextualiser les données collectées à partir du dossier d’une personne afin de mettre en évidence des événements passés pertinents sur un DSE.

    La présence de Google dans le secteur de la santé éveille les craintes

    Le grand public est craintif à l’idée que Google puisse accéder à ses données privées, en particulier celles concernant leur santé.

    Le géant de l’internet a déjà été mis en doute dans ce champ particulier. En juillet 2019, Google, le centre médical de l’université de Chicago et l’université de Chicago ont été mises en accusation dans le cadre d’un recours collectif alléguant qu’ils n’avaient pas réussi à « désidentifier » les données médicales confidentielles de patients qu’ils avaient utilisées.

    Dans son billet de blog, David Feinberg tente de répondre aux préoccupations de confidentialité notamment relatives à ce projet.

  • TakeCareShow 2020, journée nationale sur la e-santé : le 10 octobre à Reims (inscriptions ouvertes)

    La 3ème édition du TakeCareShow, journée nationale de la e-santé organisée par Innovhealth et Hélium, aura lieu le 10 octobre 2020 au Centre des congrès de Reims.

    Le TakeCareShow a pour objectif de rassembler l’ensemble des professionnels de la santé et de la e-santé (hôpitaux, assurances, mutuelles, fabriquant d’objets connectés, acteurs de la silver économie, etc.), qui présenteront les dernières technologies développées au niveau mondial.

    La journée est rythmée par des conférences, des débats et des tables rondes portant sur la santé de demain à échelle internationale. Pour l’édition 2020, un espace salon sera mis en place pour proposer aux professionnels et au grand public de découvrir les dernières innovations du secteur.

    Le programme détaillé de l’événement sera dévoilé ultérieurement. Les inscriptions, gratuites, sont d’ores et déjà ouvertes. Elles sont à réaliser en ligne en suivant ce lien.

  • Appel à projets « Trophée Innovation et Handicap » 2020 : deadline le 30 décembre 2019

    La première édition du « Trophée Innovation et Handicap » sera organisée le 12 mars 2020 par Technicien de santé, acteur français dans le domaine de l’équipement de santé pour les particuliers, les professionnels et les établissements de santé.

    Dans ce cadre, un appel à projets (AAP) est lancé. L’objectif est d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap dans le domaine de la santé, de la mobilité, du sport, de l’accessibilité et de la domotique. Il s’agit de favoriser l’émergence des initiatives des start-ups, des étudiants, des associations et des entreprises.

    Les dossiers de candidatures sont à envoyés au plus tard le 30 décembre 2019 à midi. 

    Le lauréat se verra remettre une dotation d’une valeur de 15 000 euros.

    Objectifs de l’événement :

    • sensibiliser le grand public au handicap, changer le regard sur la différence ;
    • mettre en avant des projets innovants et utiles pour les personnes en situation de handicap  ;
    • mettre en relation le monde du handicap avec le grand public, en vue d’échange et de partage ;
    • permettre aux start-ups, étudiants, associations et entreprises de développer des solutions innovantes face à des situations de handicap ;
    • permettre aux personnes en situation de handicap de mieux connaître les aides technologiques leur permettant l’autonomie ;
    • permettre aux porteurs de projets de rencontrer des entreprises innovantes dans le domaine des solutions technologiques.

    Les projets devront répondre à plusieurs critères d’appréciation :

    • clarté et conviction de la présentation ;
    • caractère innovant ;
    • faisabilité technique, économique et juridique ;
    • reproductibilité ;
    • efficience.

    Modalités de candidature 

    • Ouverture des candidatures : 15/11/2019 ;
    • date limite de dépôt des candidatures : 30/12/2019 à midi ;
    • résultats de la sélection des 5 candidats qui iront en finale : 15/01/2020 ;
    • remise du trophée au lauréat au Parc des expositions (Paris) : 12/03/2020 à 16 heures.

    Informations et Contacts 

    Pour tout renseignement sur le « Trophée Innovation et Handicap » 2020 :

    • Tél. : 04 68 08 31 64 (du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h) ;
    • trophee-innov-handi@techniciendesante.fr ;
    • www.techniciendesante.fr.
  • Paris : un DU de technicien santé connectée avec l’AP-HP et Air Liquide Healthcare

    Former « les futurs techniciens respiratoires de la prestation de santé à domicile qui accompagnent les patients atteints de maladies chroniques ». C’est l’objectif du premier diplôme universitaire (DU) « Technicien santé connectée » lancé par l’université de Paris (Institut universitaire technologique Diderot et l’UFR de médecine Diderot) en partenariat avec l’AP-HP et Air Liquide Healthcare. Dans le communiqué daté du 26 novembre 2019, il est souligné que « la multiplication des dispositifs médicaux connectés » représente « un enjeu majeur de l’évolution de ces métiers dans un contexte d’augmentation du nombre de patients chroniques suivis en-dehors de l’hôpital« .

    La création de cette formation témoigne de la volonté de la filière de « construire un référentiel et des standards communs » pour les techniciens chargés d’assurer l’initiation du traitement à domicile ainsi que « la mise en œuvre du dispositif médical, le suivi et la motivation du patient et de son entourage ».  

    Outre des enseignements médicaux et techniques en physiologie, physiopathologie, réglementation et métrologie, la formation proposera des cours pratiques en « oxygénothérapie, sommeil, ventilation » ainsi que des modules sur « le relationnel avec le patient, la protection des données ou la télésurveillance ». L’enseignement sera dispensé par des enseignants universitaires et des experts d’Air Liquide Healthcare sous la forme de modules e-learning, de cours magistraux et de travaux pratiques, avec dans ce dernier cas « une chambre qui simule le domicile du patient ». Le DU s’est vu attribuer la certification Cofrac « qualité des services en formation continue ». 

    Une promotion pilote (2019) a permis à une vingtaine de techniciens d’Air Liquide Healthcare, d’approfondir leurs connaissances et de valider à la fois les attentes des étudiants et le contenu pédagogique. Le DU sera accessible au public externe pour l’année universitaire 2020 – 2021.

  • Stratégie e-santé des États-Unis

    Aux États-Unis, l’Office of the National Coordinator for Health Information Technology (ONC) suit sa feuille de route 2015-2020. Intitulée « Federal Health IT Strategic Plan », sa stratégie vise à utiliser les technologies de l’information pour parvenir à des soins de grande qualité, à moindre coûts, avec une population engagée et en meilleure santé.

    Indicateurs de performance :

    • L’accès en ligne à son dossier médical a été proposé à 51 % de la population (2018). Parmi ces individus, près de 6 sur 10 ont visualisé leur dossier en ligne au moins une fois au cours de l’année.
    • 32 % des médecins ayant prescrit des substances contrôlées l’ont fait par voie électronique (2017).
    • 90 % des hôpitaux (2017) et 48 % des médecins (2015) envoient ou reçoivent des informations sur le patient, par voie électronique, avec un professionnel extérieur à leur organisation.
    • 61 % des hôpitaux (2017) et 34 % des médecins (2015) peuvent trouver, par voie électronique, des informations sur le patient de sources extérieures à leur système.
    • 53 % des hôpitaux (2017) et 31 % des médecins (2015) peuvent facilement intégrer l’information de santé reçue par voie électronique directement dans leur EHR (Electronic Health Record).
    • 51 % des hôpitaux (2017) et 36 % des médecins (2015) ont eu l’information nécessaire sur le patient, de sources extérieures, disponible au moment de la prise en charge via leur EHR.

    Le budget alloué à l’ONC en 2019 était de plus de 60 millions de dollars (environ 54,5 millions d’euros).

  • DATA – Stratégie e-santé des États-Unis

    Aux États-Unis, l’Office of the National Coordinator for Health Information Technology (ONC) suit sa feuille de route 2015-2020. Intitulée « Federal Health IT Strategic Plan », sa stratégie vise à utiliser les technologies de l’information pour parvenir à des soins de grande qualité, à moindre coûts, avec une population engagée et en meilleure santé.

    Indicateurs de performance :

    • L’accès en ligne à son dossier médical a été proposé à 51 % de la population (2018). Parmi ces individus, près de 6 sur 10 ont visualisé leur dossier en ligne au moins une fois au cours de l’année.
    • 32 % des médecins ayant prescrit des substances contrôlées l’ont fait par voie électronique (2017).
    • 90 % des hôpitaux (2017) et 48 % des médecins (2015) envoient ou reçoivent des informations sur le patient, par voie électronique, avec un professionnel extérieur à leur organisation.
    • 61 % des hôpitaux (2017) et 34 % des médecins (2015) peuvent trouver, par voie électronique, des informations sur le patient de sources extérieures à leur système.
    • 53 % des hôpitaux (2017) et 31 % des médecins (2015) peuvent facilement intégrer l’information de santé reçue par voie électronique directement dans leur EHR (Electronic Health Record).
    • 51 % des hôpitaux (2017) et 36 % des médecins (2015) ont eu l’information nécessaire sur le patient, de sources extérieures, disponible au moment de la prise en charge via leur EHR.

    Le budget alloué à l’ONC en 2019 était de plus de 60 millions de dollars (environ 54,5 millions d’euros).

    Le tableau présentant la stratégie e-santé des Etats-Unis est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Docaposte crée un think tank pour favoriser l’acculturation des professionnels de santé au numérique

    Docaposte, filiale numérique du groupe La Poste, lance un think tank sur la santé et le numérique réunissant des experts et des acteurs de la transformation du secteur. L’instance de réflexion et de proposition aura pour objectif de réfléchir aux solutions favorisant le déploiement à grande échelle de la e-santé en France et à l’international, précise la société, qui a présenté ce nouvel organisme le 25 novembre 2019 lors de son symposium « Les 3 sphères » consacré à la e-santé.

    « Convaincu que la santé de demain reposera sur l’interconnexion entre les trois sphères – familiale, médicale et médico-sociale – centrées sur le patient et sur la confiance dans le numérique, Docaposte, (…) hébergeur de 45 millions de dossiers pharmaceutiques, souhaite apporter sa contribution au développement de la e-santé », contextualise la société (communiqué).

    Les travaux du think tank « Les 3 sphères » viseront à « favoriser l’acculturation des professionnels de la santé au numérique et celle des professionnels du digital à la santé » afin de mieux faire aboutir les projets dans ce domaine et faire émerger une filière e-santé de référence en France. Les orientations et recommandations de l’instance « seront partagées avec les parties prenantes de la e-santé, à l’échelle nationale et internationale », indique Docaposte.

    L’instance a été créée sous l’impulsion de Régis Sénégou, directeur « e-santé » de Docaposte, et David De Amorim, directeur adjoint « e-santé » en charge de l’innovation et des partenariats au sein de la société. Elle compte actuellement 10 membres.

    Les membres fondateurs du think tank « Les 3 sphères » :

    • Dr Fabrice Denis
      • Oncologue à la clinique Victor Hugo au Mans, Chercheur au CNRS et ancien chercheur à l’Inserm en biologie, créateur de la première application au monde de dépistage et de prévention du cancer du poumon
    • Dr Gérard Friedlander
      • Médecin-chercheur, néphrologue, physiologiste, Doyen de la faculté de médecine de l’Université Paris-Descartes qui a créé la 1ère chaire d’intelligence artificielle en santé.
    • Dr Benoit Gallix
      • Professeur de radiologie à l’IHU de Strasbourg et à l’Université de Mac Gil, à Montréal, où il a réalisé des travaux pionniers sur l’intelligence artificielle et la santé
    • Anne Lalou-Schneider
      • Fondatrice et directrice de la Web School Factory, une des premières écoles sur le digital en France, Présidente de l’Innovation Factory, Membre du Conseil national du numérique (CNN)
    • Chahra Louafi
      • Directrice du Fonds « Patient Autonome » de Bpifrance, au cœur du financement de la deep tech santé en France
    • Pr Jean-Pierre Michel
      • Professeur émérite de la Faculté de Médecine de Genève, membre de l’Académie de Médecine Coordinateur d’un rapport européen sur le maintien à domicile des séniors
    • Dr Ludovic Moy
      • Gynécologue – obstétricien à Rennes, qui incarne la e-santé appliquée, trophée de télémédecine
    • Dr Alain Tolédano
      • Oncologue, Président du conseil médical de l’institut d’oncologie des Hauts-de-Seine et Président de l’Institut Rafael, précurseur en médecine intégrative
    • Régis Sénégou
      • Directeur e-santé de Docaposte
    • David de Amorim
      • Directeur adjoint e-santé de Docaposte en charge de l’innovation et des partenariats