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  • Prise en charge de l’insuffisance rénale : le HCAAM recommande l’innovation

    Mettre en place de nouveaux leviers sous la forme d’innovations technologiques, organisationnelles et tarifaires et renforcer la place des patients, telles sont les recommandations dans la prise en charge de l’insuffisance rénale du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie dans son rapport « innovations et système de santé » rendu public le 23 novembre 2016.

    Le HCAAM fait le lien entre les difficultés d’assurer une bonne prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale et les modalités de financement, « qui favorisent la dialyse en centre, la plus rentable, au détriment des autres traitements ».

    Des modalités de financement qui favorisent la dialyse en centre

    Le diagnostic posé par le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie souligne:

    • l’insuffisance des stratégies de prévention et de ralentissement des maladies rénales
    • l’augmentation constante du nombre de patients nécessitant un traitement de suppléance
    • les difficultés d’accès à la liste d’attente et à la greffe, ainsi qu’à la dialyse autonome
    • la pénurie de greffons rénaux
    • l’ampleur des inégalités régionales dans l’orientation entre les différents traitements.

    Reprenant les conclusions de la Cour des Comptes, le HCAAM fait le lien entre ces constats et les modalités de financement, qui favorisent la dialyse en centre, la plus rentable, au détriment des autres traitements. Les incitations tarifaires à l’amélioration des pratiques sont, selon le HCAAM,  insuffisantes.

    Innovations technologiques, organisationnelles et tarifaires

    Le HCAAM recommande donc la création de nouveaux leviers, sous la forme d’innovations :

    • Technologiques : en dialyse (nouveaux générateurs pour l’hémodialyse quotidienne, à domicile, recours à la télémédecine) et en greffe (prélèvements sur donneurs décédés après arrêt cardiaque, traitements antirejets améliorant la survie des greffons)
    • Organisationnelles : meilleure implication et participation des patients, réseaux de santé, parcours de soins
    • Tarifaires : forfaits par patient et au parcours (y compris pour la prévention), adossés à des référentiels et à des indicateurs de qualité ; augmentation des tarifs de la dialyse autonome et diminution de ceux de la dialyse en centre ; soutien financier au développement de la greffe (créations de postes d’infirmières cliniciennes et coordinatrices de greffe, couverture totale des dépenses des donneurs vivants, etc.)

    Le HCAAM préconise aussi le renforcement de la place des patients, « principal levier pour faire évoluer la situation », caractérisée par des blocages multiples.

    Enfin, le HCAAM recommande qu’un débat réel soit engagé sur l’accès aux données du registre REIN par établissement (taux d’orientation par modalité, les taux d’inscription sur liste de greffe, etc.). Actuellement ces données ne sont publiées que par région.

  • CRT-D

    Cardia Resynchronization Therapy Defibrillatornull

  • CRT

    Cardiac Resynchronization Therapynull

  • MRI

    Magnetic resonance imaging null

  • GV

    Google Ventures

  • Data : L’écosystème d’Alphabet Inc. (Google) dans la santé et les sciences de la vie

    • Google Ventures en 2009, devenu GV en 2015,
    • Google X en 2010, devenu X depuis 2015
    • Calico en 2013,
    • DeepMind racheté en 2014,
    • Google Life sciences, division de Google X jusqu’en août 2015, puis Verily Life Sciences depuis décembre 2015,

    telles sont les principales sociétés et filiales d’Alphabet Inc. (ex. Google) actives dans le secteur de la santé et des sciences de la vie.

    Depuis 2010, au travers des ces entités, Alphabet Inc. multiplie les partenariats technologiques, les investissements, et les associations de type joint ventures dans tous les secteurs de la technologie en santé.

    Rien qu’avec les investissements de GV, c’est plus de1,5 Mds $ (1,42Mds €) qui ont été injectés dans des entreprises du secteur de la santé depuis 2010.

    H&TI a rassemblé ces informations pour établir une cartographie de cet écosystème en croissance.

  • PIB

    Produit Intérieur Brutnull

  • UE

    Union Européennenull

  • Les dépenses de santé ont représenté 9,9 % du PIB de l’UE en 2015 (Panorama 2016 OCDE)

    Les dépenses de santé s’élevaient au total à 9,9 % du PIB de l’UE en 2015. C’est le chiffre cîté le 23 novembre 2016 dans le Panorama de la santé 2016 de l’OCDE

    L’Allemagne, la Suède et la France ont consacré chacun 11 % environ de leur PIB aux dépenses de santé, suivis de près par les Pays-Bas et le Danemark (10,8 % et 10,6 % respectivement). Généralement, les dépenses de santé des pays situés dans la partie orientale de l’UE sont beaucoup moins élevées, puisqu’elles s’établissent dans une fourchette comprise entre 5 % et 6 % du PIB.

    Dans tous les pays, la part du PIB allouée aux dépenses de santé devrait augmenter au cours des prochaines années, sous l’effet principalement du vieillissement de la population et de la diffusion des nouvelles technologies de diagnostic et de traitement, souligne le rapport.

    Selon ce document conjoint de l’OCDE et de la Commission européenne, « de meilleures politiques publiques de santé et de prévention et des soins de santé plus efficaces pourraient contribuer à sauver des centaines de milliers de vies et à économiser plusieurs milliards d’euros chaque année en Europe ».

    Les estimations présentées dans le rapport de l’OCDE montrent que le décès prématuré de 550 000 personnes d’âge actif des suites de maladies chroniques (crises cardiaques, AVC, diabète ou cancer) coûte 115 Mds€ par an aux pays de l’Union européenne, soit 0,8 % du PIB. Ce chiffre ne tient pas compte des pertes additionnelles liées à la baisse du taux d’emploi et de la productivité des personnes souffrant de problèmes de santé chroniques.

    Les problèmes de santé pèsent très lourdement sur les dépenses liées aux prestations sociales, 1,7 % du PIB des pays de l’UE étant consacré aux pensions d’invalidité et aux congés payés de maladie en moyenne chaque année, ce qui est supérieur aux dépenses allouées aux allocations de chômage.

    Pourtant, les États membres de l’UE, selon le rapport de l’OCDE, ne consacrent que 3 % environ de leurs budgets de santé en moyenne aux campagnes de santé publique et de prévention, précise le rapport.

  • Smart city : 8 démonstrateurs sur le territoire français pour expérimenter des solutions

    La Caisse des Dépôts a annoncé le 21 novembre 2016 la conclusion d’un partenariat avec 7 territoires afin de mettre en place huit démonstrateurs de la ville intelligente.

    L’objectif est de contribuer à la structuration de la filière smart city en France.

    50 projets accompagnés

    Les 8 démonstrateurs seront implantés dans les villes suivantes :

    • Besançon
    • Bordeaux
    • Lyon
    • Nantes
    • Nice
    • Plaine commune (2 démonstrateurs)
    • Toulouse

    Au total, une cinquantaine de projets seront accompagnés sur ces sites, sur des thématiques comme le transport autonome, l’optimisation des usages des espaces publics, la qualité de l’air, ou encore les méthodes innovantes de construction de l’habitat.