Education thérapeutique du patient
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La région Nouvelle-Aquitaine se dote d’une feuille de route pour sa filière Silver éco
Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, a lancé, le 30 janvier 2017, la feuille de route de la filière régionale de la silver économie dans la région Nouvelle Aquitaine, aux côtés d’Alain Rousset, président du Conseil régional et de Françoise Jeanson, conseillère régionale déléguée à la santé et à la silver économie.
Avec le lancement de cette feuille de route de la silver économie de la Nouvelle-Aquitaine, Pascale Boistard indique franchir « une nouvelle étape dans la structuration de la filière.» C’est la première déclinaison de la feuille de route nationale signée avec le secrétaire d’État à l’Industrie le 12 décembre 2016.
La secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie Pascale Boistard estime à 250 000 le nombre d’emplois créés en France d’ici 2020,« principalement non délocalisables, notamment dans les services à domicile ».
Alain Rousset précise que « 30% des 6 millions d’habitants de la région Nouvelle-Aquitaine ont passé les 60 ans, 11% ont plus de 75 ans. La Nouvelle-Aquitaine a ainsi une responsabilité particulière en terme d’exemplarité dans l’accompagnement de la société au vieillissement ».
Tous deux rappellent que la silver économie a été définie comme prioritaire en 2013 par le gouvernement et expliquent que cette feuille de route réaffirme l’ambition de la filière. Ils expliquent également que le savoir-faire français en matière de silver économie intéresse plusieurs pays dont la Wallonie, le Québec et la Chine.
Quant à la stratégie régionale en matière de silver économie, elle se décline en 2 axes :
I] Une filière organisée sur la Région Nouvelle-Aquitaine
Développement de la Silver économie dans les anciennes régions
- Limousin : accompagnement des parcours résidentiels, domotique, création de services communs, relations intergénérationnelles. Création du cluster Autonom’Lab
- Aquitaine : six groupes de travail thématiques pilotés par la Région et l’ADI
Actuellement dans la Région Nouvelle-Aquitaine sont présentes des entreprises comme notamment Legrand, Alogia, Bluelinea, Indépendance Royale, Domalys, Nomadeec, Navailles, Resantevous, Sanilea, Synergies@venir, SymbioSystem, Alogia etc., aux côtés d’un ensemble de living labs : Autonom’lab, Fontaulab, Origami, Calyxis, Living lab e-santé, et living lab silver sud gironde.
Il est prévu que la Région mobilise l’ensemble des leviers de l’institution avec l’inscription de la Silver Économie comme un axe majeur du Schéma d’Aménagement du Territoire (SRADETT), du Schéma Régional de Développement Économique, d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII), et du Schéma des Formations Sanitaires et Sociales.
II] Les priorités de la feuille de route
Stimuler les innovations qui valorisent les entreprises et l’emploi
La région bénéficie notamment d’une expérience industrielle dans les dispositifs médicaux, la domotique, les objets connectés, les systèmes embarqués ou encore la robotique. Elle affirme également figurer parmi « les leaders français en matière d’informatique de santé ».
L’adaptation de l’offre de formation continue
L’enjeu réside dans la structuration de la profession, la valorisation des métiers et la protection des personnels, en privilégiant les innovations dans le domaine de la formation professionnelle des métiers du service aux personnes à travers :
- le développement de passerelles entre les formations, en élargissant l’offre de formation et en adaptant les métiers aux enjeux de l’allongement de la vie;
- l’adaptation des formations et des compétences aux nouveaux contextes (numérique, objets connectés, robotique) comme aux risques de ces emploies (préservation du capital-santé des professionnels);
- l’utilisation de nouveaux outils pédagogiques comme la simulation.
L’ouverture et la reconnaissance à l’échelle européenne
- La Région a été labellisée fin 2016 «Site de Référence» dans le cadre du partenariat européen de l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé porté par la commission européenne.
- Elle est dans ce cadre en relation avec 35 sites pilotes, notamment avec le Pays basque espagnol, dans le cadre de l’Eurorégion Nouvelle-Aquitaine-Euskadi (projet Chronicity Valley).
- Elle est présente également dans le réseau CORAL Europe (partenariat de réseaux thématiques Silver Economie) depuis 2015.
Par ailleurs l’ADI de la Nouvelle-Aquitaine est chef de file du programme européen Interreg SUDOE ICT4Silver.
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Congrès annuel de la SFD : Journée « Diabète et technologies » – 30 Mars 2017 – Lille
La Société Francophone du Diabète organise le 30 Mars 2017 une journée autour du thème « diabète et technologies: comment rester connecter avec son patient? ».
L’événement aura lieu à Lille dans le cadre du Congrès annuel de la SFD.Programme
- 9h00 : Les nouvelles technologies : des outils du quotidien
- 9h30 : Comment intégrer les nouvelles technologies dans nos pratiques
- 10h00 : Impact de la technologie sur la relation soignant-soigné – Jean Claude Fondras
- 11h00 : Retour sur …
- La Bourse Roche 2016 Évaluation d’un dispositif global d’éducation thérapeutique et d’accompagnement des enfants vivant avec un diabète de type 1 – Corinne Colmel
- Le Prix Lilly 2016 ODAHCE: Outil pour Diminuer et Anticiper l’Hypoglycémie avec les Cartes et l’Entourage – Martine Duboisy
- 11H30 : Objets connectés en ETP
- Outil d’apprentissage en atelier diététique
- Apprentissage de l’outil : exemple de la lecture de la glycémie en continu
- 14h00: Aide à l’insulinothérapie / Assistance à distance dans la conduite de l’insulinothérapie
- 14h30: Semelles connectées
- 15h00: Demain, tout commence : Zoom sur le pancréas artificiel
- 15h30 : Remise Prix Bourse Roche 2017
- Prix Lilly 2017
- Prix du meilleur Poster
- 16h00: Communications Orales
- Prix meilleur abstract Lifescan 2017: Optimiser la prise en charge du diabète gestationnel : nouvelle place de l’infirmière « experte »
- Prix Coup de cœur SFD Paramédical 2017: Les jeunes plongent à Mayotte: Impact sur la qualité de vie et l’équilibre glycémique d’un projet sportif chez des adolescents type 1 par Corinne Lormeau, Guillaume Goury, Boris Lormeau
- Le Diabetobus en région Nord – Pas de Calais : Un exemple d’initiative locale de proximité pour la sensibilisation et la réintégration du patient diabétique dans le parcours de soins
- Conception d’un outil de e-learning pour la prise en charge des ulcères de pied chez le patient diabétique
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« La robotique ne remplacera pas l’homme. Nous sommes dans l’idée d’une “co-botique” » (P. Coignard)
Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, les chercheurs Pauline Coignard et Charles Fattal, organisateurs du congrès « Nouvelles technologies de demain, enjeux juridiques et éthiques », qui s’est tenu à Paris le 19 janvier 2017, insistent sur la nécessité d’intégrer les solutions robotiques au parcours de soins et de rééducation fonctionnelle. Ils reviennent sur l’importance d’adapter le cadre réglementaire, la tarification et d’imaginer des modalités de remboursement de ces dispositifs innovants. La robotique ne remplacera pas la prise en charge humaine, avertit Pauline Coignard et les usagers doivent participer à la conception de leur aide technique d’où l’idée développée par la chercheuse de « co-botique ».
Comment envisagez-vous la réglementation des robots d’assistance ?
Charles Fattal : Les robots, après leur conception, nous parviennent à l’état de prototype. Effectivement la principale difficulté réside dans le fait que l’interaction avec les usagers doit être couverte par des éléments de sécurité.
Donc la plupart du temps, avant même qu’elle bénéficie des marquages, que ce soit du marquage CE dans les pays européens ou aux États-Unis la FDA, cette interaction fait l’objet, comme pour les médicaments, d’un certain nombre d’expérimentations qui vont valider l’innocuité, l’absence de risque. Ceci s’effectue à travers des études qui associent des analyses de risque et des études d’utilisabilité (erreurs, incidents, taux de réussite etc.).
Nous utilisons donc des grilles de risques, il y a des études, que l’on peut qualifier d’études « pré-cliniques », qui sont ciblées. Par exemple il y en a eu une sur l’exosquelette qui était ciblée sur le risque proprement dit, avant même d’être transposée dans un univers plus fonctionnel. Le cheminement est très long. Avant même que le marquage puisse être réalisé, il y a toute une succession d’expérimentations.
L’association Approche a vécu cette situation avec un autre dispositif lorsqu’elle a voulu réaliser le transfert d’un robot à domicile. Dans un milieu agréé tel que le milieu clinique il est facile de travailler sur des produits dont on a analysé les risques, pour lesquels on a mis des garde-fous. Lorsque l’on se place dans un univers domestique, à la maison, cela devient plus compliqué.
Il y a donc un cadre comme pour les études cliniques… Existe-t-il le même système qu’avec les ATU dans le domaine des médicaments ?
Pauline Coignard : Dans tous les cas nous passons par des comités de protection des personnes pour la réalisation de nos expérimentations cliniques. À partir du moment où l’on a un prototype, on ne va pas le mettre entre les mains du patient s’il n’est pas dans un cadre d’expérimentation clinique. C’est donc effectivement la même loi de protection des personnes qui s’applique.
Ensuite la question qui se pose est celle des limites: à partir de quand faut-il déclencher cette protection et à partir de quand peut-on être sur une technologie qui ne va pas relever de ces autorisations-là ?
Je pense par exemple aux outils informatiques, ou de communication pour lesquels on peut penser que l’on utilise des dispositifs qui ne nécessitent pas cette protection.En cas d’incident, qui va être responsable du robot ? Les ingénieurs qui l’ont développé ou les médecins qui l’utilisent avec leurs patients ?
Pauline Coignard : Je pense que toutes les réponses n’ont pas encore été fournies. Concernant l’aspect réglementaire et juridique, la question est notamment très spécifique pour les robots et la notion d’intelligence artificielle. À partir du moment où le robot a une autonomie de décision ou une capacité d’apprentissage, la question de la responsabilité s’avère compliquée : parmi les acteurs, est-ce celui qui apprend au robot qui est responsable ? Est-ce celui qui l’utilise ou bien est-ce celui qui l’a conçu ?
Concernant le financement, de quelles ressources bénéficiez-vous ?
Pauline Coignard : L’association Approche vit en partie des cotisations des établissements et partenaires adhérents. Par ailleurs, nous participons à des projets de recherche et nous pouvons à ce titre bénéficier de financements qui peuvent être des protocoles hospitaliers de recherche clinique, ou des crédits de l’Agence Nationale de la Recherche. Plus récemment nous avons bénéficié de fonds interministériels (FUI).
Cette question du financement est centrale car sans finances il est difficile de réaliser des projets.
Or, nous sommes très contraints par ces appels à projets : il y a le temps de l’écriture, le temps de la mise en œuvre, ensuite il y a bien sûr l’animation des équipes et la réalisation à proprement dit du projet.Charles Fattal : S’agissant des financements privés, les budgets dédiés à la Recherche et au Développement ne sont pas encore suffisamment développés dans les sociétés et les industriels ont donc souvent une approche très univoque avec un concept qu’ils veulent absolument orienter. On est parfois un peu tenu d’aller vers ce concept alors que ce n’est pas totalement le nôtre ; On se contente alors de réaliser une étude de preuve de concept. On sait qu’ensuite on essaiera d’évoluer avec les usagers pour développer la technologie.
La marge de manœuvre des industriels est très étroite. D’où l’idée du plan de redressement industriel qui avait été évoquée par l’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, afin de permettre d’offrir aux sociétés un peu spécialisées dans les nouvelles technologies de bénéficier de l’impulsion nécessaire à la promotion de la R&D. C’est le plan FRI (France Robotique Industrie).
Comment normaliser la robotique qui a plutôt vocation à être adaptée à chaque patient, chaque situation de handicap étant unique ?
Pauline Coignard : Pour une approche personnalisée, nous nous reposons sur des équipes cliniques auprès des patients. Nous sommes attachés à la pluridisciplinarité de ces équipes, cela permet d’évaluer avec le patient son besoin, et par conséquent d’évaluer la réponse technologique à son besoin.
Ensuite il est nécessaire d’accompagner le patient dans la personnalisation de l’outil technologique jusqu’à la phase d’appropriation afin de pouvoir être sûr que cet outil réponde au besoin qui a été exprimé au départ et soit utilisé en vie quotidienne.C’est donc tout un parcours clinique depuis l’expression du besoin jusqu’à l’appropriation de la solution technologique. Bien sûr il y a des exceptions : il existe également des transferts du grand public vers le patient dont il ne faut pas se priver. Dans ce cas-là on s’affranchit de ces questions.
Mais dès lors que l’on est face à des besoins très spécifiques liés au handicap, je crois qu’il faut que cela s’inscrive dans le parcours clinique. C’est sur ce point que nos centres de MPR ont un rôle primordial et centralisateur en lien avec les autres acteurs : industriels, chercheurs, laboratoires etc.Comment va-t-on pouvoir commercialiser, standardiser des robots que l’on doit adapter à chaque patient ?
Pauline Coignard : C’est un problème qui doit être pris en compte dès la phase de conception : les concepteurs de robots en ont pris conscience et l’expriment ; il faut inclure cette possibilité de paramétrage et de personnalisation dès la conception.
Une des réponses à ces questions est la démarche collaborative dès l’émergence de la solution innovante qui aboutit à une véritable co-conception de la solution : dans ce concept les usagers potentiels participent à la conception de leur solution en partenariat avec les chercheurs, industriels, cliniciens et permettent d’en définir les fonctionnalités au plus près de leurs besoins.Charles Fattal : Les normes s’appliquent sur les aspects de sécurité. Donc une fois que ces normes ont fourni le kit de base sécurisé, la personnalisation est possible si tous les garde-fous sont présents.
Comment vos patients réagissent-ils à l’idée d’être « robotisés » ?
Pauline Coignard : Nous sommes plutôt pour la promotion de la technologie «au service de» et non «à la place de». Les études que nous avons menées auprès d’usagers dans le but de recueillir la satisfaction et l’acceptabilité de ces dispositifs nous montrent bien qu’il faut être prudent sur la projection que nous faisons de ce qu’ils pensent. Souvent les personnes en situation de handicap ne perçoivent pas la technologie de la même façon que les valides.
Par exemple à propos de robot de télémanipulation, les personnes en situation de handicap envisageaient l’achat du robot pour un quart d’entre eux alors que les soignants ne l’envisageaient pas du tout. Un autre exemple plus récent lors du développement d’un robot de rééducation avec marche suspendue: lorsque l’on interrogeait les patients, ils portaient un regard extrêmement positif sur l’innovation et faisaient complètement abstraction de l’aspect prototypique et des limites technologiques.
Charles Fattal : Ceci dit, il y a des études de psychologie qui ont montré que l’enthousiasme de départ pouvait conduire à des risques de résistance ultérieure et que la résistance de départ pouvait conduire à une meilleure appropriation. Donc les processus sont toujours ambivalents au départ.
Est-ce qu’il existe des éléments de résistance du côté des médecins et plus largement des équipes soignantes ?
Charles Fattal : La résistance est partout : chez les aidants familiaux, les aidants professionnels et également dans les milieux cliniques. Elle est partout car nous sommes dans un système très contraint au niveau de nos hôpitaux. Cette question ne se présente pas comme une priorité des priorités, les budgets sont extrêmement serrés, la disponibilité des médecins et des équipes est mise à l’épreuve.
La question est de savoir si ce type d’expérimentation innovante peut être une valeur ajoutée pour un établissement, pour une équipe, expérience au cours de laquelle on va essayer de réfléchir sur la rationalisation de l’activité grâce aux nouvelles technologies ?
Lorsque l’on présente une telle technologie, qui touche de près la problématique de la concurrence et de la substitution à l’emploi, nous présentons les choses sous l’angle de la rationalisation. L’idée est qu’aujourd’hui l’aide humaine coûte cher et que tout ne peut pas reposer sur l’aide humaine qui peut être aussi intrusive dans la vie d’un sujet. L’idée est d’articuler l’aide technologique et l’aide humaine dans une synergie productive.
Pauline Coignard : Je suis convaincue que cela ne remplacera pas l’homme, nous sommes plutôt dans l’idée d’une « co-botique », avec une robotique qui vient aider le travail de l’homme, qui vient le soulager; une robotique qui vient prolonger le travail de l’homme, parce que nous n’aurons jamais une présence humaine 24h/24 auprès de la personne âgée à domicile. Le robot permet de prolonger cette présence humaine à domicile. Lorsque l’on présente les choses de cette manière, on lève probablement un certain nombre de résistances. Il existe une résistance naturelle au changement : toute nouveauté peut être perçue comme une menace.
Peut-on mesurer le service rendu par ces dispositifs innovants et imaginer qu’un jour ils soient remboursés ?
Pauline Coignard : C’est un processus qu’effectivement il faut que nous portions au niveau national.
Et en tant qu’association fédératrice d’établissements nous souhaitons contribuer à cette réflexion, qui se mène aussi avec d’autres sociétés savantes comme la SOFMER ou la SFTAG sur ces thématiques-là.
Mais à plus court terme, nous avons aujourd’hui une inquiétude : la mise en place d’une nouvelle tarification de notre activité clinique :la dotation modulée à l’activité, qui est la mise en œuvre de la tarification à l’activité existant déjà depuis de nombreuses années dans le court séjour mais qui va désormais s’appliquer au moyen séjour et donc à nos services de MPR. Nous travaillons pour que ce modèle défende le mieux possible nos spécificités et cette démarche d’innovation-recherche au sein de nos établissements , c’est un enjeu de court terme que l’on doit porter.II faut aussi que les tutelles comme le CNSA défendent cela. Sans doute doit-on aussi être innovant dans d’autres modes de financement hors ceux de l’assurance-maladie.
Les complémentaires sont-elles prêtes à ce type de prise en charge ? Manifestent-elles déjà un intérêt ?
Pauline Coignard : Nous avons déjà été contactés par des assurances pour tester des dispositifs innovants pour les patients. Effectivement c’est un monde dont il faut se rapprocher.
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US: build a patient-centered system through eHealth (conference)
A web-conference, entitled ‘The Future of Care Delivery: Relentless Redesign’, organized by the American group NEJM Catalyst was produced on 19 January 2017 and hosted by Providence St Joseph Medical Center (United States).
During this event, various industry players shared their perceptions of US health industry of yesterday and tomorrow, pointing to the development challenges of the health tech, past mistakes and lessons learned from these failures but also the significant opportunities available to healthcare professionals though big data management.
These interventions were focused on a central idea: build a patient-centered system from through high tech innovations emerging on the market.
The conference was divided into three parts:
- Technology Disruption: What Matters;
- Lessons Learned: Failed Experiments in Care Redesign;
- Meaningful Data: Meeting Patient Needs.
New technologies in the healthcare system: are they allied or disrupter?
Healthcare systems are now faced with the development of new technologies. They supposedly help practitioners to provide better health care but they can also cause a waste of time and a waste of energy. How to deploy the right technology, improve care and add value without burdening the patient or the medical team? So many questions put forward by Aaron Martin, Executive Vice President and Chief Digital Officer, Providence St. Joseph Health; Victor Montori, Professor of Medicine, Mayo Clinic, and Molly Joel Coye, Executive in Residence, AVIA and former Chief Innovation Officer, UCLA Health.
« The healthcare sector has so far been slow in integrating new technologies, » says Dr Coye. According to her, one of the first behavior to adopt is to observe what is happening in other fields, such as banking sector or self-driving food to « bring health care in houses. »
Aaron Martin insists that the principles of success basics are the same, whatever the sector. « I worked for a long time for Amazon in the area of e-commerce, there are things that will never change, including three principles:
- offer lower prices than the competition;
- broader choice of products;
- convenience.
I have realized that this is the same in the health sector: ensure lower costs, better outcomes and improve the patient and clinicians experience are part of the foundations for success. »
« Most solutions do not have to be created but to be discovered » (Aaron Martin, Providence St Joseph Health Center)
« Most solutions do not have to be created but to be discovered, they already exist somewhere, » adds Mr. Martin. The idea, he said, is to recruit the right team of health professionals and the right team of experts in technology to find the most interesting innovations and then demonstrate that they work in the health system. Secondly only, you will have to think of a way to get customers online and engaged.
Victor Montori, meanwhile, focuses on a central problem according to his observations: the invisibility of the work of patients. « The Times have changed. Today, many patients are suffering from chronic diseases. They are not in the hospital, do not consult a doctor every day. They have to struggle with their disease every day by taking a certain medication list, questioning their lifestyle (diet, physical activity) to improve their condition or at least slow the progression of their disease. »
It raises several underlying telemedicine issues:
- How to understand the notes sent by their doctors? ;
- How to decipher the medical jargon? ;
- How to know if the alternative medication proposed by the pharmacist will be as effective as the one prescribed by their doctor?
- etc.
« All this patient’s work is invisible. We need to improve communication between health professionals and patients to overcome such problems. »
According to the expert, the key is the attention given by the physician to patients. « As health professionals, we must not seek to make money but above all to listen to the patient, help him understand his disease, encourage him to invest in its care. New technologies must be a support to improve this relationship and not a source of remoteness between doctors and patients. «
« The technology is there to help us fight against the tensions between health professionals and consumers, » agrees Aaron Martin.
Transforming the health care system: lessons learned from mistakes made in the past
« The American health care industry is sick, analyzed the Harvard Business Review in an article published in 1989. Its huge fraction of our GNP – one out of every eight dollars – is double that of Japan and at least 50% higher than that of other developed countries. Because it is growing at rates 50% higher than the GNP, the industry’s cost hampers control of our disastrous trade deficit. »
Benjamin K. Chu, President and CEO, Memorial Hermann Health System, points to a first mistake made in the 1980s-1990s: leaving aside the feelings of patients.
« At that time, we tried to find a business model to restore the healthcare market economy. Industry players were primarily focused on the desire to turn the corner from the economic point of view. Nobody asked the opinion of the patients. It is not surprising that they revolted at some point », by questioning more often the quality of the care delivery and the diagnosis of their doctors.
Over the past twelve years, the focus was on the creation of a new culture of health care delivery. New business models are sought, new technologies are emerging to try to improve the delivery of care. « Gradually, the economy of the healthcare sector got better but we were still too focused on monetary issues. »
It is only recently that the interest around the patient has increased, Dr. Chu said. Refocusing on devotion, that’s the key. »
Chronic disease management: forty years of learning
Arnold Milstein, Professor of Medicine, Stanford University School of Medicine, talked about the chronic diseases management, whose significant progression makes it one of the current and future main concerns. In the US, 86% of American healthcare expending is incurred by people with chronic illness, the expert recalled (official figures).
He went back forty years ago to better understand the evolutions in this specific area and to identify the bad paths taken by the care providers.
- In the 80’s-90’s: « Doctor knows best. »
The tool available was generally phone, that is it: « If you were lucky, you could get an appointment in fifteen minutes with a doctor in the day to deal with a specific problem, if not, you should leave a message on the answering machine that advised you in most cases to go to the ER. A basic and simplified system that of course did not meet the needs of patients with multiple chronic disease problems ». Result: failed. - Late 90’s – early 2000: the beginning of telemedicine. Add insurer’s 1 800 nurse case manager.
Nurses from a remote location contacted patients to find out what is going on and take care of them. « It seemed like a good idea. This kind of intervention still persists today although a CBO report had demonstrated that there was no positive impact on health expenditure. » Result: failed. - Around the 2000s: The improvement of the telemedicine system.
The interactions between nurses working remotely and patients become more sophisticated, caregivers were particularly interested in the psyche of the patients and the importance of the social in the process of healing. « Real medical teams have been created. Investors were very enthusiastic but most have failed because most of these interventions did not include an actual face-to-face with the patient, they did not established a deep relationship between the patient and the care manager and between the care manager and clinicians. Everything was more or less managed remotely. » Result: failed.
In its report on these efforts to reduce health spending while improving the quality of healthcare delivery, the CBO concluded « that between 33 and 34% of these experiments have failed ». They ultimately cost the government more. « This is a high failure rate!, Aaron Martin said. The ones who worked were those centered on the sickest patients, called « the high-spending patient demo » but in the end, it seems logical that they resulted in more money coming in because patients were very ill and forced to spend more. The idea is to find a way to reduce costs and earn money even when we have to deal with less serious and complex diseases. »
« How the United States is begin to learn from sequential failure of experiments in managing chronic illness care? » is the question that interests Arnold Milstein now. He is positive. « We have gone through forty years of learning to understand how our industry can work better. I do not consider these bad investments as failures if we learn from these mistakes for the future. «
Managing meaningful data to meet the patients’ needs
A key to success in the healthcare system of tomorrow is to learn how to effectively manage health data.
« With the development of new technologies, the goal is to reduce health facilities through the digital », explained Scott Weingarten, Senior Vice President and Chief Clinical Transformation Officer, Cedars-Sinai Health System.
« We have to deal with a large volume of information:
- 50% of this information come from care evidence-based;
- we have resources produced by approximately 20 000 biomedical journals;
- an article on health is published on average every 26 seconds;
- the volume of medical information has doubled in the last three to five years.
Today, electronic health records are used by:
- 96% of hospitals;
- 85% of physicians’ offices.
Clinical decisions are determined by the analysis of its data.
How can this mass of information be analyzed? What is the best diagnosis? This is the kind of question that must be asked by the caregivers today. »
Lee Hood, Senior Vice President and Chief Science Officer, Providence St. Joseph Health, emphasizes the importance of the cloud and how it can improve the wellness of patients.
« Through data analysis, we can better understand the transition from wellness to disease. The idea with the big data management is to work on preventive medicine, to understand how the combination of genetics and environment can influence a person’s health. »
From this observation comes out a priority: « to find how to educate patients, physicians and other healthcare players to take advantage of this massive influx of data to improve the provision of care for both the rich and the poor people ».
The expert is positive about the future of health care in the United States: « I sincerely believe that we can find a system in which the health care delivery system will be better and will have reasonable cost. »
« It is possible to simplify the health care system for all by adopting a pro-active attitude allowing everyone to positively affect his health, summarized Amy Compton-Philips, Executive Vice President and Chief Clinical Officer, Providence St. Joseph Health. We have to imitate the models that work in other areas rather than wasting time and money to innovate. We have to change the culture of the healthcare industry to be able to change the sector. »
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États-Unis : tirer profit de l’e-santé pour replacer le patient au centre du système (conférence)
Intitulée « Le futur de la prestation des soins : une redéfinition indispensable », une web-conférence organisée par le groupe américain NEJM Catalyst s’est tenue le 19 janvier 2017 depuis le Providence St Joseph Medical Center (États-Unis).
À cette occasion, différents acteurs du secteur ont partagé leurs perceptions de l’offre de santé américaine d’hier et de demain, en pointant du doigt les enjeux du développement de la health tech, les erreurs passées et les leçons à tirer de ces échecs mais aussi les opportunités importantes qui s’offrent aux professionnels de la santé via la gestion des big data.
Au coeur des interventions est apparue une constante : placer au centre du système le patient grâce aux innovations numériques en émergence sur le marché.
Impact des technologies, manque d’intégration des patients, utilisation des données : trois axes de réflexion partagés
- Les nouvelles technologies en tant que perturbateurs du système de soins
- Les leçons à retenir : les expériences ratées dans la réorganisation des soins et le management des maladies chroniques
- L’utilisation des données significatives de santé pour répondre aux besoins des patients.
Les nouvelles technologies au sein du système de soins : alliées ou perturbateurs ?
Les systèmes de santé doivent aujourd’hui faire face à l’arrivée de nouvelles technologies. Censées aidées les praticiens à offrir une meilleure qualité de soins, elles peuvent aussi être synonyme de perte de temps et d’énergie. Comment déployer la bonne technologie, améliorer les soins et obtenir une plus-value sans surcharger le patient ou l’équipe médicale ? Autant d’interrogations mises en avant par Aaron Martin, vice-président exécutif et responsable de la direction numérique au Providence St Joseph Health Center, Victor Montori, professeur de médecine à la clinique Mayo et Molly Joel Coye, ancienne directrice de l’innovation au UCLA Health.
« Le domaine de la santé a jusqu’ici été assez lent dans l’intégration de nouvelles technologies », constate le Dr. Coye. Pour elle, l’une des premières attitudes à adopter est d’observer ce qui se fait dans les autres secteurs, comme dans la banque ou la restauration pour « apporter la santé jusque dans les foyers ».
Aaron Martin insiste sur le fait que les principes de base de la réussite sont les mêmes quel que soit le secteur. « J’ai travaillé pendant longtemps pour Amazon. Dans le domaine de l’e-commerce, il y a des choses qui ne changeront jamais, dont trois principes :
- proposer des prix plus bas que la concurrence ;
- offrir un large choix de produits ;
- penser pratique.
« Je me suis rendu compte que c’était la même chose dans le secteur de la santé : proposer des tarifs plus bas, garantir de meilleurs résultats et améliorer l’expérience des patients mais aussi des cliniciens font partie des bases pour réussir. «
« La plupart des solutions n’ont pas à être créées mais à être découvertes » (Aaron Martin, Providence St Joseph Health Center)
« La plupart des solutions n’ont pas à être créées mais à être découvertes, elles existent déjà, quelque part », complète M. Martin. L’idée, selon lui, est de recruter la bonne équipe de professionnels de santé et la bonne équipe d’experts en technologie pour dénicher les innovations les plus intéressantes et ensuite démontrer qu’elles fonctionnent au sein du système de santé. Dans un deuxième temps seulement, il faut réfléchir à une manière d’intégrer le patient dans l’espace numérique et l’inviter à s’engager dans son parcours de soins.
Victor Montori, de son côté, revient sur un problème central selon ses observations : l’invisibilité du travail des patients. « Les temps ont changé. Aujourd’hui, de nombreux patients souffrent de maladies chroniques. Ils ne sont pas à l’hôpital, ne consultent pas tous les jours un médecin. Ils doivent lutter avec leur maladie au quotidien en prenant une certaine liste de médicaments, s’interrogeant sur le mode de vie (alimentation, activité physique) qu’ils doivent suivre pour améliorer leur condition ou du moins freiner l’évolution de leur maladie. »
Il soulève plusieurs problèmes sous-jacents à l’e-santé pour les patients :
- Comment bien comprendre les informations transmises par leurs médecins ?
- Comment décrypter le jargon médical ?
- Comment savoir si le médicament alternatif proposé par le pharmacien sera aussi efficace que celui indiqué sur l’ordonnance ?
« Tout ce travail réalisé par le patient est invisible. Nous devons améliorer la communication entre professionnels de la santé et malades pour surmonter ce type de problème. »
Pour l’expert, l’essentiel est l’attention portée par le praticien aux patients. « En tant que professionnels de la santé, il ne faut pas rechercher le profit mais avant tout être à l’écoute du malade, l’aider à comprendre sa maladie, l’encourager à s’investir dans son parcours de soins. Les nouvelles technologies doivent être un support pour améliorer cette relation et non une source d’éloignement entre médecins et patients. »
« La technologie est là pour nous aider à lutter contre les tensions entre professionnels et consommateurs de santé », acquiesce Aaron Martin.
Transformer le système de soins : les leçons à tirer des erreurs commises par le passé
« L’industrie américaine des soins de santé est malade, analysait la Harvard Business Review dans un article publié en 1989. L’évolution de sa part dans le PNB est énorme – un dollar sur huit dépensé en soins -, elle représente le double de celle du Japon et est au moins 50 % supérieure à celle des autres pays développés. Parce qu’il croît à des taux 50 % plus élevés que le PNB, le coût de l’industrie entrave le contrôle de notre désastreux déficit commercial. »
Benjamin K. Chu, P.-D.G. du Memorial Hermann Health System, épingle une première erreur commise dans les années 80-90 : avoir laissé de côté le ressenti des patients. « À cette époque, on essayait de trouver un modèle pour relancer l’économie du secteur de la santé. Les industriels étaient avant tout focalisés sur la volonté de remonter la pente du point de vue économique. Personne ne demandait l’avis des patients. Il n’est pas étonnant qu’ils se soient révoltés à un certain moment », en remettant plus souvent en cause la qualité de l’offre et les diagnostics de leurs médecins.
Au cours des douze dernières années, l’attention était portée sur la création d’une nouvelle culture de l’offre de soins. De nouveaux business modèles sont recherchés, de nouvelles technologies font leur apparition pour tenter de perfectionner l’offre de soins. « Petit à petit, l’économie du secteur de la santé s’est mieux portée mais nous étions encore trop focalisés sur les problématiques économiques. » Ce n’est que récemment que l’intérêt autour du patient s’est accentué, reconnaît le Dr. Chu. « Se recentrer sur le dévouement envers le patient, c’est ça la clé. »
La gestion des maladies chroniques : quarante années d’apprentissage
Arnold Milstein, professeur de médecine à l’École de médecine de l’Université de Stanford, évoque quant à lui la gestion des soins pour les maladies chroniques, dont la progression importante en fait l’une des préoccupations principales actuelles et futures. Aux États-Unis, 86 % des dépenses de santé concernent les personnes atteintes de maladies chroniques, rappelle l’expert (chiffres officiels).
Il remonte quarante ans en arrière pour mieux comprendre les évolutions dans ce domaine précis et épingle les fausses routes empruntées par les offreurs de soins.
- Dans les années 80-90 : « Les médecins estiment qu’ils sont les seuls à savoir comment agir. »
Les outils mis à disposition se résumaient généralement au téléphone : « Si vous étiez chanceux, vous pouviez obtenir un rendez-vous de quinze minutes avec un médecin dans la journée pour traiter un problème bien précis, sinon vous tombiez sur un répondeur qui vous indiquait dans la plupart des cas de vous rendre aux urgences. Un système basique, simplifié, qui bien entendu ne répondait pas aux besoins des patients atteints de multiples problèmes liés à une maladie chronique ». Bilan : un échec. - Fin des années 90 – début des années 2000 : début d’une forme de e-santé.
L’idée était la suivante : former 1 800 infirmières pour qu’elles entrent en contact à distance avec le patient afin de l’aider à gérer personnellement son traitement. « Ça semblait être une bonne idée. Ce genre d’interventions persiste encore aujourd’hui bien qu’un rapport du CBO avait mis en évidence qu’il n’y avait aucun impact positif sur les dépenses de santé ». Bilan : un échec. - Aux alentours des années 2000 : perfectionnement du modèle de e-santé.
Les interactions entre les infirmières travaillant à distance et les patients deviennent plus sophistiquées, on s’intéresse notamment de plus près au comportement des malades et à l’importance de la dimension sociale dans le processus de guérison. « De vraies équipes médicales ont été formées. Les opérateurs étaient très enthousiastes mais une majeure partie d’entre eux a fait faillite car la plupart de ces interventions n’incluaient pas un réel face-à-face avec le patient, elles n’établissaient pas une relation profonde entre le patient et le case manager et entre le case manager et les cliniciens. Tout était encore plus ou moins géré à distance. » Bilan : un échec.
Dans son rapport portant sur ces différentes tentatives de faire baisser les dépenses de santé tout en améliorant la qualité des soins, le CBO conclut « qu’entre 33 et 34 % de ces expériences ont échoué ». Elles ont au final coûté davantage au gouvernement. « C’est un taux d’échec élevé !, souligne Aaron Martin. Celles qui ont fonctionné ont été celles centrées sur les patients les plus malades, appelées « démo des patients à hautes dépenses ».
« Comment les États-Unis sont en train d’apprendre de l’échec séquentiel des expériences vécues dans le domaine de la gestion des maladies chroniques ? », est la question qui intéresse Arnold Milstein aujourd’hui. Il positive. « Nous avons vécu quarante années d’apprentissage pour comprendre comment notre système peut mieux fonctionner. Je ne considère pas ces mauvais investissements comme des échecs si nous en tirons de bonnes leçons pour l’avenir. »
Gérer les données significatives de santé pour répondre aux besoins des patients
L’une des clés de la réussite du système de santé de demain passe par une bonne gestion des données de santé.
« Avec l’arrivée des nouvelles technologies, le but est de réduire le nombre d’installations physiques de santé par le biais du numérique », explique le professeur de médecine Scott Weingarten, vice-président et chef de la transformation clinique du centre de santé Cedars-Sinai.
« Nous disposons d’un volume important d’informations :
- 50 % d’entre elles proviennent des bases de données numériques dont l’industrie dispose ;
- nous bénéficions des ressources produites par environ 20 000 revues scientifiques ;
- un article de santé est en moyenne publié toutes les 26 secondes ;
- le volume de l’information médicale a doublé depuis les trois-cinq dernières années.
Aujourd’hui, les dossiers de santé électronique sont utilisés par :
- 96 % des hôpitaux ;
- 85 % des cabinets de médecins.
Les décisions cliniques sont déterminées par l’analyse de ces données.
Comment procéder pour analyser efficacement cette masse d’information ? Quel est le meilleur diagnostic ? Tel est le genre de questions que doivent se poser les offreurs de soins aujourd’hui. »
Lee Hood, vice-président principal et directeur scientifique du Providence St Joseph Health Center, souligne l’importance du cloud et de la manière dont il peut améliorer le bien-être des patients.
« À travers l’analyse des données, une transition est en train d’opérer. Nous pouvons mieux comprendre comment une personne passe d’un bon état de santé à la maladie. L’idée, avec la gestion des big data, est de travailler sur la médecin préventive, de comprendre comment la combinaison entre génétique et environnement peut influer sur l’état de santé d’une personne. »
De ce constat découle une priorité : « trouver comment éduquer les patients, les médecins et les autres professionnels de la santé pour qu’ils puissent tirer profit de cet afflux massif de données pour améliorer l’offre de soins aussi bien pour les riches que pour les pauvres ».
L’expert est positif quant à l’avenir du secteur de la santé aux États-Unis : « Je pense sincèrement que nous pouvons trouver un système dans lequel l’offre de soins sera de meilleure qualité et proposée à un coût raisonnable ».
« Il est possible de simplifier le système de santé pour tous en adoptant une attitude pro-active permettant à chacun d’agir positivement sur son état de santé, résume Amy Compton-Philips, vice-présidente exécutive et chef des services cliniques du Providence St Joseph Health Center. Nous devons imiter les modèles qui fonctionnent dans d’autres secteurs plutôt que de perdre du temps et de l’argent à innover. Nous devons changer la culture des acteurs de santé pour être capable de faire évoluer le secteur. »
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Appel à projets « innovation collaborative au croisement des filières de la région Bretagne
La région Bretagne a lancé un appel à projets « Innovation collaborative au croisement des filières de la région Bretagne » le 9 janvier 2017. Il a pour ambition de créer des synergies et de renforcer les dynamiques entre les secteurs publics et privés de la recherche. Il se positionne au croisement des filières économiques régionales où se créent souvent les innovations fortement porteuses de valeur, par le soutien à des projets collaboratifs portés par des PME.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 mars 2016.
Eligibilité
Les projets candidats ciblés sont des projets de R&D collaboratifs structurants pour l’économie régionale, qui s’inscrivent dans un ou plusieurs des 7 domaines d’innovation stratégiques de la S3 en Bretagne :
- Innovations sociales et citoyennes pour une société ouverte et créative (transversal)
- Chaîne (agro-)alimentaire durable pour des aliments de qualité
- Activités maritimes pour une croissance bleue
- Technologies pour la société numérique
- Santé et bien-être pour une meilleure qualité de vie
- Technologies de pointe pour les applications industrielles
- Observation et ingénieries écologiques et énergétiques au service de l’environnement
Tout projet candidat doit être labellisé par un ou plusieurs des 7 pôles de compétitivité présents en Bretagne : Pôle Mer Bretagne Atlantique, Id4Car, Images & Réseaux, Valorial, EMC2, Vegepolys, Atlanpole Biotherapie.
Le consortium doit être composé a minima de deux entreprises (PME, ETI, grande entreprise) et d’un centre de recherche (organismes de recherche, grandes écoles, universités). Le partenaire qui porte et coordonne le projet doit obligatoirement être une PME ou ETI bretonne.
Budget du projet : entre 500 000 € et 1 million € (indicatif).
Durée : entre 12 et 36 mois.
Contenu de l’aide
- Pour les PME, subvention jusqu’à 45 % des dépenses éligibles, 30 % pour les ETI, 25 % pour les grandes entreprises
- Pour les organismes de recherche et de diffusion des connaissances au sens européen : subvention jusqu’à 100 % des coûts additionnels pour les centres de recherche publique et jusqu’à 80 % des coûts retenus pour les centres techniques pouvant être considérés comme organismes de recherche dans le projet, et inscrits dans une démarche de contrat d’objectifs et de moyens avec la Région
- Cofinancement FEDER / Région Bretagne / collectivités partenaires (le cas échéant)
Calendrier
- Lancement de l’appel à projets : 9 janvier 2017
- Date limite de dépôt des pré-dossiers de candidature :
- auprès des pôles : 3 mars 2017 (minuit)
- et auprès de la Région : 17 mars 2017 (minuit)
- Comité de pré-sélection : 30 et 31 mars 2017
- Labellisation par les pôles : du 3 avril au 12 juin 2017
- Date limite de dépôt des dossiers complets auprès de la Région (FEDER et annexe technique) pour les projets pré-sélectionnés et labellisés : 30 juin 2017
- Décision de soutien et conventionnement : 2e semestre 2017
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Télémédecine : ce qu’il faut retenir de 2016
Cadre légal, financement, usages, recommandations… Health&Tech Intelligence vous propose une sélection des événements à retenir en 2016 en matière de télémédecine.
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Silver économie : Telegrafik lève 1 million d’euros
1 million d’euros, c’est le montant de la levée de fonds annoncée le 30 janvier 2017 par la start-up toulousaine Telegrafik, qui a lancé en 2015 Otono-me, système de téléassistance reposant sur des capteurs communicants installés dans le logement des personnes âgées.
La levée de fonds a été réalisée auprès de Citizen Capital, Aviva Impact Investing France, la coopérative de financement Initiatives pour une Economie Solidaire, le réseau des Business Angels des Grandes Écoles, le family office Financière de Blacailloux, des Business Angels individuels et BPIFrance Financement.
Les fonds doivent permettre à Telegraphik d’accélérer la commercialisation d’Otono-me.
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IA : Apple rejoint le partenariat initié en 2016 par Google, Amazon, Facebook, IBM et Microsoft
L’organisation The Partnership on IA to Benefit People fondée par Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft en septembre 2016 a accueilli le 27 janvier Apple comme membre fondateur, portant le nombre de sièges du conseil d’administration à six. Des représentants d’associations, d’universités et de fondations font également partie du conseil, qui doit se réunir en février.
Le Partnership on IA to benefit people a été créée en septembre 2016 par Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft, afin de créer un cadre de discussion et de réflexion sur les défis que représente l’intelligence artificielle.
Début 2017, Tom Gruber, co-fondateur de Siri, a rejoint le conseil d’administration. Les autres représentants des membres fondateurs au CA sont Ralf Herbrich (Amazon), Yann Lecun (Facebook), Francesca Rossi (IBM) et Eric Horvitz (Microsoft). Greg Corrado remplace Mustafa Suleyman pour Google.
Le 3 février doit se réunir, à San Francisco, le premier conseil d’administration de l’organisation, composé des membres fondateurs ainsi que de représentants de l’Université de Berkeley ; de l’Association pour l’avancée de l’intelligence artificielle ; de l’Union des libertés civiles ; de la Fondation McArthur et de OpenAI. Dans ce cadre seront décidées les grandes orientations de l’organisation.