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  • Innovation organisationnelle : l’Ordre des médecins recense les initiatives en soins primaires

    Le Conseil national de l’ordre des médecins a publié le 21 février 2017 un rapport sur les initiatives territoriales réussies en matière d’accès aux soins primaires : maisons de santé, lieux multiples d’exercice pour les praticiens, mais aussi télémédecine sont à l’honneur dans la centaine d’initiatives recensées.

    L’Ordre des médecins souligne l’importance de la coopération entre partenaires (professionnels de santé, collectivités, État…) pour la réussite de ces initiatives.

    L’Ordre des médecins distingue 4 catégories d’innovations :

    • la création de maisons pluridisciplinaires de santé ;
    • l’accompagnement et l’encouragement aux stages professionnalisants pour les étudiants en médecine ;
    • la mise en œuvre de lieux multiples d’exercice pour les praticiens ;
    • la promotion de l’assistanat auprès de médecins installés, sous toutes ses formes.

    Il met toutefois en garde contre « la tentation de voir dans les maisons de santé un nouveau modèle unique d’organisation à déployer dans tous les territoires ».

    De nombreuses initiatives de télémédecine sont également recensées : Haut-Rhin, Bretagne (avec des cabines de télémédecine en Ehpad, ou de la téléconsultation pour les îliens), Val d’Oise, Roanne, etc.

    En conclusion de son rapport, l’Ordre des médecins insiste sur la nécessité d’une collaboration « effective et constante des partenaires »: État, ARS, URPS, collectivités territoriales. Il appelle notamment à un renforcement des relations entre les maires et les conseils départementaux de l’Ordre des médecins.

  • Présidentielle : le renforcement de la prévention, la priorité commune à tous les candidats

    L’amélioration de la prévention est apparue comme une priorité de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle venus exposer leurs propositions en matière de santé lors d’une matinée organisée par La Mutualité française le 21 février 2017. Les cinq candidats présents étaient, dans l’ordre de passage, Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon, Yannick Jadot et François Fillon.

    La lutte contre les déserts médicaux et la diminution du reste à charge ont également occupé une part importante des propositions.

    La télémédecine, quant à elle, a été mentionnée brièvement par François Fillon et Yannick Jadot. Emmanuel Macron est allé plus loin sur ce sujet, ainsi que sur la question de l’innovation en santé, avec un fonds dédié à son financement.

    Prévention : un constat commun, des solutions divergentes

    Emmanuel Macron : une « révolution de la prévention »

    Estimant que le « système de soins français est excellent mais que le système de santé n’est pas bon », Emmanuel Macron propose entre autres de diversifier les modes de rémunération des professionnels de santé pour mieux prendre en compte la prévention, lancer de grandes campagnes de prévention, et instaurer un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en médecine afin qu’ils participent à des actions de prévention.

    Le remboursement à 100 % des prothèses auditives à l’horizon 2022 doit favoriser la prévention de la perte d’autonomie chez les personnes âgées.

    Nicolas Dupont-Aignant : « assurer la qualité de la prévention »

    Nicolas Dupont-Aignant axe notamment son programme sur le renforcement de la médecine scolaire, « délaissée depuis des années ».

    Benoît Hamon : répondre à la « transition épidémiologique »

    Face à l’augmentation des maladies chroniques, Benoît Hamon souhaite mettre en œuvre un programme de prévention autour de 5 axes :

    • la lutte contre les addictions
    • un plan alimentation, avec un renforcement de l’accès aux aliments issus de l’agriculture biologique ;
    • la lutte contre les perturbateurs endocriniens ;
    • la lutte contre les particules fines ;
    • la lutte contre la sédentarité, avec le remboursement par l’Assurance maladie de l’activité physique prescrite aux personnes souffrant de maladies chroniques.

    La constitutionnalisation des « communs » (eau, air) permettrait de financer des politiques publiques évitant de grands scandales sanitaires.

    Yannick Jadot : lutter contre les maladies liées à l’environnement

    Yannic Jadot a axé ses propositions sur la lutte contre les maladies liées à l’environnement. Il souhaite que 10 % des dépenses de santé aillent à la prévention.

    François Fillon : une consultation de prévention tous les deux ans

    François Fillon a centré ses propositions en matière de prévention sur l’instauration d’une consultation de prévention tous les deux ans, prise en charge par l’Assurance maladie.

    Le remboursement à 100 % des lunettes pour les enfants entre dans sa politique de prévention.

    Accès aux soins : maisons de santé, la télémédecine en support

    Les candidats ont appelé à un développement important des maisons de santé afin d’améliorer l’accès aux soins, à l’exception de Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite les réguler.

    Emmanuel Macron, Yannick Jadot et François Fillon ont également mentionné la télémédecine comme outil d’accès aux soins :

    • Emmanuel Macron appelle à « développer le numérique et la télémédecine » ;
    • Yannick Jadot propose des unités de base de premiers soins, avec des infirmiers participant à des actes de télémédecine ;
    • François Fillon propose de « garantir une offre de télémédecine sur tout le territoire » et de rembourser la téléconsultation médicale.

    Organisation des soins : territorialisation et priorité aux soins primaires

    Ouvrir les GHT

    Emmanuel Macron et François Fillon proposent d’ouvrir les GHT au secteur privé afin de mieux organiser les soins sur les territoires.

    Renforcer la place des médecins libéraux

    François Fillon souhaite que le système soit « fondé sur la médecine libérale » et que le rôle de la médecine de ville soit conforté, avec un médecin traitant « au cœur du parcours de soins ».

    Nicolas Dupont-Aignan propose d’assurer une médecine de proximité sur tout le territoire en augmentant le numerus clausus et en augmentant le tarif de la consultation en secteur 2. Pour lui, « on ne peut pas traiter la question de l’hôpital sans s’occuper d’abord de la médecine de ville ».

    Financement : diminuer les restes à charge et réformer la T2A

    Une volonté commune de diminuer les restes à charge

    L’ensemble des candidats s’accorde sur la diminution des restes à charge :

    • Emmanuel Macron souhaite un remboursement à 100 % des frais optiques, dentaires et auditifs d’ici 2022, et un tiers payant généralisable plutôt que généralisé ;
    • Nicolas Dupont-Aigan souhaite un remboursement à 100 % et un « coup d’arrêt aux dérives des assurances » ;
    • Benoît Hamon souhaite élargir l’accès à l’aide à la complémentaire santé ;
    • Yannick Jadot souhaite limiter les dépassements d’honoraires ;
    • François Fillon propose d’arriver à un reste à charge le plus proche possible de zéro pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages.

    Revoir la T2A

    Trois candidats proposent de revenir sur la T2A :

    • Emmanuel Macron souhaite limiter la T2A à 50 % dans le financement des hôpitaux ;
    • Benoît Hamon propose de « revoir la T2A, qui ne convient pas pour tout » ;
    • Yannick Jadot propose de supprimer la T2A.

    Innovation : un plan de 5 milliards pour Macron

    Emmanuel Macron est le candidat qui a le plus insisté sur le rôle de l’innovation en santé :

    • création d’un fonds de 5 milliards d’euros pour financer l’innovation médicale ;
    • accompagnement du développement de l’innovation technologique, qui va « transformer la gestion de la dépendance ».

    François Fillon, de son côté, a proposé que l’Etat se désengage des entreprises dont il est actionnaire afin de créer un fonds permettant d’installer le haut débit sur l’ensemble du territoire et donc d’y donner accès à la télémédecine.

  • Présidentielle : 72 % des Français estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé (sondage)

    A l’occasion de la présentation des projets des candidats à la présidentielle en matière de santé qu’elle a organisée le 21 février 2017, La Mutualité française publie les résultats de l’enquête sur les attentes des Français dans ce domaine :

    • regard sur le système de santé ;
    • souhaits prioritaires pour le faire évoluer ;
    • attentes vis-à-vis de l’élection présidentielle de 2017 à cet égard.

    Cette enquête a été réalisée en ligne par Harris interactive du 30 janvier au 7 février 2017 sur un échantillon de 2 000 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et redressement appliqués à plusieurs variables (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

    Une inquiétude sur l’avenir du système de santé

    • 61% des Français considèrent que leur de système de santé fonctionne bien, mais 68% d’entre eux se montrent pessimistes quant à l’avenir de celui-ci.
    • 46 % estiment que le système s’est dégradé au cours des 5 dernières années (contre 11% estimant qu’il fonctionne mieux).
    • 68% d’entre eux se disent pessimistes pour l’avenir de leur système de santé alors que 32% s’avèrent confiants.

    La santé jugée trop peu présente dans la campagne

    • 3 Français sur 4 se déclarent intéressés par la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 mais 72% estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé.
    • En effet, seuls 27% des sondés pensent que les propositions des candidats correspondent à leurs préoccupations personnelles.

    Pour eux, les deux enjeux clés de ce campagne sont l’accès aux soins pour tous (32% de premier choix) et le financement de la protection sociale (29% de premier choix), devant la prise en charge des personnes dépendantes et la prévention en matière de santé.

    Le financement de la protection sociale

    • 85 % des Français estiment que le déficit de la Sécurité sociale est élevé, voire très élevé (38%).
    • Pour 73% d’entre eux, ce déficit peut même remettre en cause l’avenir de la Sécurité sociale.
    • 68% pensent qu’en moyenne cette dernière rembourse moins de 60% des dépenses de santé et que les soins seront moins bien remboursés à l’avenir.

    D’après l’enquête Harris interactive, de nombreux Français ont déjà le sentiment que leur « reste à charge » a augmenté depuis 5 ans, quel que soit le type de soins. Pour eux, la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe en priorité par une meilleure organisation du système de santé (89% l’estiment prioritaire ou importante), la lutte contre les abus (88%) et le développement de la prévention (83%).

    En revanche, certaines mesures visant à réduire le déficit sont nettement moins populaires : l’augmentation des taxes ou des cotisations sociales des salariés est jugée prioritaire ou importante pour seulement 19% des sondés.

    L’accès aux soins

    • 52% des Français interrogés pensent que l’organisation actuelle du système de santé permet à toutes les personnes d’accéder à des soins de qualité.
    • 78% estiment facile d’obtenir un rendez-vous rapide avec un généraliste, et 22% pour un spécialiste.
    • Par ailleurs 77% d’entre eux se disent favorables à la généralisation du tiers payant.

    Les mesures jugées prioritaires pour améliorer l’accès aux soins sont l’implantation des médecins dans les déserts médicaux pour plus de 90% des sondés, et la limitation des dépassements d’honoraires par les professionnels de santé (87%). En revanche, la possibilité de se faire soigner dans un autre pays et la réduction des tarifs des généralistes ne sont pas considérés comme des leviers majeurs (39% et 40% seulement des Français estiment ces mesures prioritaires ou importantes, respectivement).

    Le maintien de l’autonomie : les Français insatisfaits

    • En moyenne, 63% des Français pensent que la prise en charge des personnes dépendantes et/ou vulnérables n’est aujourd’hui pas satisfaisante.
    • 58% d’entre eux estiment en effet que la prise en charge de la dépendance devrait peser davantage sur la Sécurité sociale que sur les proches.

    Pour les Français, les priorités sur ce sujet sont le développement de lieux adaptés aux personnes handicapées (privilégié à 92 %) et le maintien à domicile le plus longtemps possible (91%).

    Prévention, santé et environnement : une large adhésion des Français

    Les Français se montrent largement favorables à la plupart des actions de prévention, en particulier concernant le dépistage précoce de certaines maladies, jugé prioritaire ou important par 92% des sondés.

    Les complémentaires santé : les Français partagés

    Les Français interrogés se montrent partagés quant à la répartition idéale de la prise en charge des dépenses entre Sécurité sociale et mutuelles et les complémentaires santé :

    • 36% estiment que ces dépenses doivent être plus prises en charge par la Sécurité sociale, et moins par les mutuelles et autres complémentaires santé. 20% estiment l’inverse.
    • 42 % pensent que la répartition actuelle ne doit pas être modifiée.

    La santé du futur : une faible adhésion aux nouvelles technologies

    84% des Français admettent n’avoir jamais eu recours à un objet connecté pour se renseigner sur leur santé.

    Les sondés sont partagés concernant l’utilisation des nouvelles technologies dans les différentes pratiques de consultations et de soins (suivi quotidien à l’aide d’objets connectés, télémédecine, assistance par des robots etc.)

    Quant au partage de leurs données de santé aux mutuelles, les Français sont plus enclins à transmettre des informations médicales que des données relatives à leur vie quotidienne. Par ailleurs, les professionnels de santé, et dans une moindre mesure, les organismes publics, bénéficient de la confiance d’une majorité de Français (respectivement 79% et 55%) concernant le partage de données de santé personnelles via les nouvelles technologies.

  • Débat « Achat hospitalier et territoire : une nouvelle donne ? » (UniHA) 14 mars 2017 à Paris

    Dans le cadre de sa convention entreprises annuelle, UniHA, Union des hôpitaux pour les achats rassemble l’ensemble de ses fournisseurs titulaires d’un marché en cours d’exécution le 14 mars 2017 à Paris lors d’un débat intitulé « Achat et territoire : une nouvelle donne ? »

    UniHA, réseau coopératif d’achats groupés des établissements hospitaliers publics français, propose au cours de cet événement de se réinventer autour de trois leviers de la performance achat : massification, resserrement des références et « bon usage », optimisation des processus d’achat.

    Programme

    13:00 – Accueil

    14:00 – Ouverture de la convention – Une nouvelle période pour UniHA
                      David GRUSON – Délégué Général de la Fédération Hospitalière de France

    Trois tables rondes pour témoigner :

    • de la nouvelle donne hospitalière apportée par les GHT,
    • d’une relation fournisseurs aboutie pour construire de nouvelles manières de penser l’achat public hospitalier,
    • pour éclairer la compétence des acheteurs attentifs au tissu économique et à la qualité des services apportés aux patients.

    Achat en GHT : de quoi parle-t-on ?

    Un GHT, au travers de ses dirigeants, vient témoigner de la démarche installée en 2016 et de ses priorités.

    Catherine Jerosme – Value Solution Manager – Boston Scientific, sera le porte-parole des entrepreneurs sur cette nouvelle donne.

    Les grands témoins

    • Jacques Adam – Directeur Général Adjoint des Hôpitaux Champagne Sud
    • Docteur Céline Moretto –  Présidente de CME – Groupement Hospitalier Aube-Marne
    • Jean Verger : Directeur des achats – CHU de Nantes
    • Yves René Guillou : Avocat – Cabinet Earth

    Achat projet en GHT : la  gestion du parc d’échographes

    • Pierre Lacombe – Responsable du Département Biomédical – CHU de Caen
    • Cyril Cappelli – Business Manager Imagerie, Division Équipements Médicaux – Samsung Electronics France
    • Hubert Serpolay – Directeur de l’Ingénierie Biomédicale – de CHU Rennes

    Qualité, traçabilité, circuit court : des petites entreprises dans les hôpitaux

    • Jean Claude Esparcieux – Gérant Société Laturinoise,  Thurins
    • Yves Corvaisier – GAEC du Lathan Douceur Angevine, Longué-Jumelles
    • Eric Juttin – Responsable Grands Comptes, Pomona Passion Froid
    • Bernadette Loisel – Chargée de mission Alimentation – Service Territoires de la Chambre d’Agriculture de Bretagne
    • Jean Marc David – Acheteur, filière restauration, UniHA.

    16:00 – Clôture : Charles Guépratte – Directeur Général du CHU de Nice – Président UniHA

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • Médecine prédictive : un modèle numérique de l’évolution du cerveau atteint d’Alzheimer

    L’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) ambitionne à travers le projet Dynamo (DYNAmic Models), présenté le 24 janvier 2017, d’élaborer à terme un outil de médecine prédictive de précision en créant un modèle numérique de l’évolution du cerveau durant la maladie d’Alzheimer.

    Ce projet de modèle s’inscrit dans le cadre du développement de la neuro-informatique au sein de l’ICM et se déroule en trois phases :
    • recueil des des données de milliers de cas cliniques (2010-2016),
    • construction de modèle informatique prédictif (2016-2018),
    • déploiement auprès des professionnels de santé (2018-2020).

    Il pourrait par la suite être dupliqué afin d’être appliqué à d’autres affections neurodégénératives comme la maladie de Parkinson par exemple.

    L’informatique au service de la médecine personnalisée

    Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour stopper la progression de la maladie d’Alzheimer ou la traiter de façon définitive. On peut uniquement identifier cette pathologie avant l’apparition des premiers signes cliniques à l’aide de biomarqueurs récemment découverts : le diagnostic précoce demeure laborieux.

    Une équipe de chercheurs (issus du CNRS, de l’Inria, de l’UPMC et de l’Inserm) coordonnée par Stanley Durrleman entreprend de créer un outil informatique accessible aux médecins, capable de diagnostiquer le plus précocement possible la maladie d’Alzheimer et de fournir un pronostic d’évolution personnalisé pour chaque patient.

    Un projet d’alliance des neurosciences et de la médecine avec les mathématiques et l’informatique

    Une des composantes du projet consiste à recueillir et exploiter les informations issues de milliers de cas cliniques de patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ou à risque de la développer. En confrontant ces big data à l’aide de modèles mathématiques précis, on pourrait affiner la connaissance des mécanismes de cette pathologie et établir de nouveaux biomarqueurs plus fiables.

    Les 3 phases du calendrier du projet DYNAMO

    Phase 1 : 2010 – 2016 : collecte des données

    Cette phase d’analyse de données a permis de :

    • construire un cadre méthodologique pour l’élaboration de modèles numériques combinant des données d’imagerie, de clinique et de biologie issues de 2 400 patients observés au cours d’études conduites en France et en Amérique du Nord depuis 2004,
    • mettre au point des algorithmes, ainsi que des preuves de concept.

    Phase 2 : 2016 – 2018 : construction des modèles prédictifs

    Le coût de cette deuxième phase s’élève à 200 000 €.  Elle consiste à :

    • déployer des algorithmes à grande échelle sur des architectures informatiques dédiées,
    • synthétiser des données en un ou plusieurs scenarii d’évolution,
    • construire des modèles numériques prédictifs selon le stade de la maladie,
    • comprendre la dynamique de la pathologie dans la vie de l’individu, et en identifier des sous-types.

    Phase 3 : 2018 – 2020 : déploiement auprès des professionnels de santé

    Cette phase permettra de :

    • personnaliser les modèles aux patients vus en routine clinique,
    • établir automatiquement pour chaque patient un diagnostic et un pronostic,
    • déployer et diffuser des outils logiciels à destination des professionnels de santé, en lien avec un partenaire industriel.

    Par la suite le modèle, pourrait être dupliqué afin d’être appliqué à d’autres affections neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington, voire les démences fronto-temporales.

    Stanley Durrleman et le Professeur Harald Hampel sont à l’origine de ce projet.

  • HIMSS 2017 : « Les silos numériques sont toujours des silos » (A Greene, spécialiste interopérabilité)

    Dans la perspective du congrès HIMSS à Orlando du 19 au 23 février 2017, Health&Tech vous propose des regards d’acteurs du système de santé américain sur la santé numérique aux États-Unis.

    Adam Green est un ancien conseiller juridique du ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), où il a joué un rôle clé ans l’élaboration de la réglementation HIPAA. Il donne son point de vue sur la question de l’interopérabilité aux États-Unis :
    • HIPAA complique l’interopérabilité ;
    • la technologie blue button a de l’avenir ;
    • il est difficile de savoir ce que fera le nouveau gouvernement américain pour faire avancer le sujet.

    Quel rôle le numérique peut-il jouer dans l’interopérabilité?

    Les premières initiatives fédérales en matière de systèmes d’information de santé ont commencé avec la création de l’ONC par George W. Bush en 2004. C’était une approche expérimentale consistant à semer quelques graines et à voir ce qui se passe. Le gouvernement ne voulait pas trop réglementer. Obama a promulgué la loi HITECH en 2009. Des milliards de dollars ont été dépensés dans les systèmes d’information, et ce toujours selon une approche souple, le gouvernement fédéral souhaitant imposer les critères les moins contraignants possibles en matière de certification. Or, le marché n’a pas suivi, ce dont le gouvernement s’est rendu compte trop tard. Nous en sommes à la troisième étape, et les objectifs d’échange d’informations ne sont pas atteints.

     HIPAA encourage-t-il l’interopérabilité ou la rend-il plus difficile à réaliser?

    HIPAA rend l’interopérabilité plus compliquée. Il est plus facile de dire non en vertu de la loi HIPAA. Vous devez divulguer l’information aux patients qui le demandent ; sinon, vous pouvez choisir de ne pas la divulguer. Cette possibilité de dire non signifie qu’il n’y a jamais de violation de la loi. HIPAA est donc une bonne excuse pour dire non. HIPAA facilite l’interopérabilité grâce à l’accès des patients à leurs données, mais il ne contribue pas à l’interopérabilité entre les établissements. L’ONC a fait tout son possible pour montrer que ce n’est pas un problème. Les patients peuvent obtenir l’information et être le vecteur d’échange d’informations, comme dans d’autres pays, ce qui est utile pour l’interopérabilité. Ils peuvent ensuite partager leurs données de santé avec les établissements.

    Quel est votre avis sur le Blue Button ?

    Le Blue Button consiste à pouvoir accéder à ses données de santé en un clic. L’interface graphique mise au point par Humetrix iBlueButton est conviviale, et l’appli permet également de rassembler les données issues de plusieurs établissements ou professionnels de santé en un seul point d’accès. Elle permet aux patients de partager leurs informations de santé avec d’autres professionnels ou établissements de santé. Nous n’en sommes qu’aux prémices du développement de la technologie Blue Button, mais c’est une bonne idée.

    Comment s’articulent HITECH, HIPAA, et l’interopérabilité?

    HIPAA est une loi de 1996, et les questions de vie privée et de sécurité sont arrivées après. HITECH est beaucoup plus large que HIPAA: cette loi a principalement permis d’investir des milliards de dollars pour passer des dossiers papier aux dossiers numériques.

    L’objectif initial de HIPAA était la simplification administrative. Les normes d’interopérabilité sont entrées en jeu pour la santé ; les règles de sécurité et de préservation de la vie privée ont été ajoutées après coup.

    HITECH a été axée sur la simplification de l’exercice clinique parce que les dossiers médicaux étaient encore envoyés par la poste ou par fax. Cette loi a été conçue pour encourager les échanges par voie numérique, sans standards. Le fait d’échanger des informations médicales a nécessité de renforcer les normes en matière de vie privée et de sécurité. HITECH a rendu les sanctions plus sévères. Contrairement à HIPAA, où l’interopérabilité était le point central de la législation, HITECH (2009) n’a pas encore atteint d’objectifs d’interopérabilité car ce n’était pas le sujet de la loi.

    Quelles mesures les entreprises du numérique en santé pourraient-elles prendre pour résoudre ces problèmes ?

    Les éditeurs de dossiers médicaux électroniques doivent satisfaire aux exigences de certification pour renforcer l’interopérabilité, et ils subissent de plus en plus de pression pour arrêter de bloquer le partage d’information. Les développeurs d’applications doivent s’intéresser au blue button, à la messagerie instantanée, et aux standards d’interopérabilité. Si les développeurs mettent l’accent sur l’interopérabilité, leurs produits seront de meilleure qualité.

    Les dossiers personnels de santé existent depuis longtemps. Ils ont eu du mal à démarrer car il était difficile d’en obtenir des copies numériques : l’interopérabilité crée la proposition de valeur pour les dossiers personnels de santé. Elle permet de partager l’information indépendamment de la plateforme. Par exemple, Humetrix a développé une application qui transmet aux services de secours l’ensemble d’un dossier médical à partir d’un écran de téléphone verrouillé.

    Quelles mesures le législateur doit-il prendre pour que la réglementation soit en phase avec les innovations technologiques ?

    La souplesse actuelle de la réglementation est une bonne chose, car si elle avait été rigide, elle n’aurait pas permis d’innovation depuis 2003. Il est essentiel de rendre l’innovation possible par une certaine souplesse réglementaire. Les recommandations sont importantes, et plus faciles à mettre à jour qu’une réglementation.

    Où en sera l’interopérabilité aux Etats-Unis dans 5 ans?

    Le précédent gouvernement américain a commencé à exprimer son mécontentement auprès de certaines structures au sujet du manque d’interopérabilité, et a commencé à leur mettre une certaine pression pour résoudre ce problème. Je ne sais pas comment les choses vont évoluer avec le nouveau gouvernement. Soit il continuera à pousser le sujet de l’interopérabilité parce qu’il voit son potentiel, soit il dira que c’est au marché de se réguler. Or, le marché n’est pas intéressé par l’interopérabilité. Peut-être que rien ne va évoluer pendant cinq ans.

  • « Electronic silos are better than paper silos, but they’re still silos » (A Greene, HIPAA specialist)

    In the context of the HIMSS conference, which will take place from 19th to 23rd February 2017 in Orlando, Health & Tech has asked American health experts for their views on digital health in the US.

    Adam Green is a former regulator at the U.S. Department of Health and Human Services (HHS), where he played a key role in administering and enforcing the HIPAA rules. He gives his views ont he topics of interoperability and regulatory issues within healthcare.

    What are your views on the role digital health can play in interoperability?

    Interoperability involves the sharing of clinical information electronically, and you can’t have that without digital health. Modern health information technology (HIT) initiatives from the government started with Bush’s creation of the Office of the National Coordinator (ONC) in 2004.  It was a wild flower approach: throw some seeds and see what happens. The government did not want to over regulate, and Obama passed HITECH in 2009 and ONC became statute with all the rights thereof. Billions went into HIT and still it was a wild flower mentality. The government will no longer dictate, we want minimum certification criteria. This went to a more organic approach of natural growth, but market forces didn’t go in that direction and the government saw this too late. Stage 3 is here and the information exchange goals aren’t met. Without meaningful use this conversation on interoperability would not have occurred.

    Do you feel HIPAA encourages interoperability or makes it more difficult to achieve?

    HIPAA makes it more difficult to achieve interoperability. It is easier to say no under HIPAA. You have to disclose to patients on request, otherwise you can choose not to disclose, and that no results in never having a violation. HIPAA also presents a convenient excuse to say no. HIPAA doesn’t stand in the way in the letter of the law, maybe even the spirit of the law, but people can make an excuse. HIPAA helps interoperability with patient access, but it doesn’t help with interoperability between providers. The ONC has gone out of its way to provide guidance on why this isn’t an issue. Patients can get the information and be the conduit of information exchange, such as in other countries, which is helpful for interoperability. Patients can then share their information with providers.

    What is your view on Blue Button?

    Blue Button is the idea of being easily able to click on an icon and access your records. Using this protocol with something like Humetrix iBlueButton provides the ability to see the file from one provider with a graphical interface. Graphical interface is more user friendly, and these apps can also combine several providers into one access point. This provides the patient with the ability to share it with other providers. BlueButton technology is still early in development and has a long way to go before we will have this type of access, but as an idea it is good.

    How do you see the relationship between HITECH, HIPAA, and interoperability?

    HIPAA is the 1996 statute and privacy, and security was an afterthought. HITECH is much bigger than HIPAA: the main part of this act was putting billions of dollars to move from paper to electronic records. HIPAA’s original focus was on administrative simplification. Interoperability standards came into play for healthcare claims and then privacy and security rules were added after these standards were created. HITECH was focused on clinical simplification because medical records were still being mailed or faxed. It was designed to push toward electronic exchange, without standards. It was designed around just electronic exchange, we’re moving information on clinical side so we need to tighten privacy and security. HITECH was conflicting in moving the information electronically but made penalties more severe. Unlike HIPAA where interoperability was focus, HITECH (2009) has no interoperability achieved yet because of the lack of mandate.

    What are some steps that digital health vendors can take to bridge these issues?

    EHR vendors need to meet certification requirements to increase interoperability, and there has been increased pressure on these vendors to stop information blocking. APP developers will want to look at blue button, direct messaging, and interoperability standards. If APP developers focus on interoperability, these products will be better. PHRs have been around for quite some time. When PHRs were first created the idea was to place a filing cabinet in your basement with the records and people didn’t jump on it because of the difficulty in getting electronic copies of records. Interoperability creates the value proposition for technology like PHRs.  Interoperability will allow information to be shared regardless of platform and can give paramedics access to Penicilin allergies (cloud in an ambulance) for example. Humetrix has an App that will give paramedics an entire medical record from a locked screen phone (SOSQR).

    What are some steps regulators need to take to ensure that HIPAA, HITECH, and other regulations keep current with industry trends?

    The amount of flexibility in current regulations is beneficial, because if they had rigid standards from 2003 there’d be no room for innovation. It’s key to allow some flexibility for innovation and change. Guidance is important on what people need to do, and this is easier to update than the regulation.

    Where do you see interoperability in 5 years?

    The last administration started expressing its displeasure with certain entities over lack of interoperability and started pressuring them to fix this. I’m not sure where this will go with the new administration. Interoperability may continue to be pushed because they realize there’s so much more that can be achieved or it’s a real possibility that they will say market forces need to take care of this. Market forces are not interested in interoperability. We may not see any movement in 5 years.

  • Asie-Pacifique : vers un modèle de télésurveillance gratuit pour gérer les maladies chroniques

    Frost & Sullivan (F&S) constate l’absence de business modèle durable dans le domaine de la surveillance à distance des patients (RPM) et de la santé mobile (mHealth) dans une étude parue en janvier 2017.

    Constat : l’Asie-Pacifique se dirige vers un modèle de télésurveillance pour gérer les maladies chroniques. Les dispositifs seront à terme fournis gratuitement et les recettes seront générées par les services de surveillance et grâce aux informations transmises par les données saisies, estime Shalani Andria, analyste de l’industrie de la transformation à Frost & Sullivan.

    Les assureurs, financeurs des services e-santé ?

    Le marché de la télésurveillance à domicile devrait générer près de 2,2 milliards de dollars (2,073 Mds €) d’ici 2020 en Asie-Pacifique.

    « Malgré le lent démarrage du marché, les industriels avisés investissent rapidement car ils ont détecté un potentiel de croissance exponentielle une fois que le modèle de financement est établi », observe Shalani Andria.

    Selon F&S, le problème de l’absence d’un modèle économique durable dans le domaine de la santé mobile a gagné en importance en raison de la création croissante de partenariats et de coentreprises entre des sociétés de télécommunications, des fournisseurs de soins, des compagnies d’assurance, des gouvernements et d’autres parties prenantes du secteur. « Les risques inhérents à de telles relations peuvent être atténués en choisissant un modèle d’entreprise qui peut exploiter au mieux les possibilités de monétisation », estime le cabinet.

    L’étude APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020 –  conclut qu’en Asie-Pacique, les payeurs comme les compagnies d’assurance rembourseront les services de télémédecine ou les offriront gratuitement aux organismes gouvernementaux pour réduire le recours à l’hospitalisation.

    D’autres domaines de l’industrie de santé couverts par un contrat d’assurance développeront des solutions informatiques dans le secteur de l’impression 3D, de la télémédecine en vidéo, des robots d’assistance et d’automatisation, de l’électronique « implantable » et de la cyber-santé.

    Home care : des modèles économiques émergents en Asie-Pacifique

    F&S estime que l’Asie-Pacifique présente des opportunités importantes. Certes, la région se retrouve confrontée du côté des offreurs de soins à une hétérogénéité des réglementations en matière de télésurveillance et de partage de données dans les différents pays, ainsi qu’à un manque de clarté concernant le soutien des gouvernements et des infrastructures concernées. Les professionnels de la santé peuvent cependant développer un écosystème durablement solvable et délivrer un soutien complet au système de surveillance à domicile des patients.

    Les régions où la demande de produits de télésurveillance et mHealth est la plus forte sont l’Inde, la Chine et le Japon, qui sont en train de devenir des centres d’innovation de modèles économiques.

    • Inde : le gouvernement multiplie les initiatives visant à améliorer l’accès à la technologie à travers le continuum de soins et mène une politique tournée vers les industriels internationaux.
    • Chine : les experts constatent une augmentation des investissements entre entreprises locales et internationales dans les services des soins à domicile en raison de la privatisation du secteur par le gouvernement.
    • Japon : le vieillissement de la population et le taux élevé d’adoption aux nouvelles technologies sont deux facteurs clés encourageant l’innovation en termes de business modèle dans le domaine des soins à domicile.

    Par ailleurs, des initiatives collaboratives telles que le National Telehealth Home Monitoring en Australie, le National Telehealth Demonstration Project en Corée du Sud ou le National Cardiac Monitoring à Singapour, devraient faire progresser le marché de la télésurveillance à domicile dans la région.

    « [Passer] du statut d’entreprises high tech à celui de fournisseurs [de soins] » (Shalani Andria, F&S)

    « Les fournisseurs intègrent déjà des outils dédiés à la gestion des big data, des dispositifs analytiques et intelligents dans le domaine de la surveillance à domicile », précise Shalani Andria. « Ils doivent se rendre compte que l’humanisation des solutions de surveillance à domicile continuera d’être un facteur important dans l’Asie-Pacifique et devra évoluer, en passant du statut d’entreprises high tech à celui de fournisseurs de services cliniques. »

  • Asia-US: IBM uses the power of personal computers to fight childhood cancer

    Since the end of January 2017, IBM and medical researchers based in Japan, Hong Kong and the United States are asking for the public’s help to find prospective treatments for childhood cancer.

    The team of experts is looking specifically for chemical drugs candidates that can affect the key molecules and proteins that control cancer cells in many common childhood cancers.

    This type of study requires the use of a supercomputer in order to evaluate the different possible scenarios, a very expensive system. Therefore, IBM is going through a distributed computing method to accelerate research: through a specific software, the volunteers’ devices automatically performs some of the calculations necessary for the experts’ research and then transmits the results to the scientists. This technique saves time and money.

    A supercomputer to accelerate scientific discovery

    The project was announced in the US at the end of January 2017 during a press conference led by Connecticut Governor Dannel P. Malloy, IBM, and Dr. Ching Lau of Connecticut Children’s Medical Center, Jackson Laboratory and UConn School of Medicine.

    Finding drugs candidates is generally an expensive and slow process.

    To accelerate the process, IBM is providing scientists with free access to its World Community Grid, a program that harnesses  computing power « donated » by volunteers worldwide.

    Clearly, the tool used is a supercomputer that enables scientists to conduct faster millions of virtual experiments. These experiments aim to highlight promising drug candidates for further study.

    Distributed computing: using the power of individual devices to achieve enormous calculations at lower cost

    Volunteers give neither their time nor their money and do not need technical expertise to participate in this research effort, called the Childhood Cancer Smash.

    They simply participate in the World Community Grid program by downloading a free application on their computer or Android device. The volunteers’ devices automatically perform virtual experiments on behalf of the research team. The results are then transmitted to researchers for analysis.

    The method used is called « distributed computing ». In the medical field, researchers require enormous resources in terms of computing power to simulate the effect of drugs or to sequence some molecules, genes or proteins. They may use supercomputers to perform these calculations, but, mostly, they do not have the sufficient budget, these machines costing tens of millions of dollars.

    IBM has decided to distribute the calculations, to divide them into millions of operations that can be performed by the computer or Android device of a particular and then group them together to move the project forward.

    The World Community Grid uses software that automatically downloads small amounts of data and then performs calculations to determine how drugs interact with the various forms of a disease for example.

    More clearly, the World Community Grid turns the user’s device into an explorer. « Your device does research calculations when it’s idle, so just by using it as you do every day, you can help scientists get results in months instead of decades, you can read on the official website of the program. With your help, they can identify the most important areas to study in the lab, bringing them one step closer to discoveries that save lives and address global problems. »

    Smash Childhood Cancer: An international team of experts focused on digital solutions

    Smash Childhood Cancer brings together an international team of expert researchers from Chiba University and Kyoto University in Japan but also the  Hong Kong University and the Connecticut Children’s Medical Center, the Jackson the University of Connecticut School of Medicine (USA).

    The global initiative is led by Dr. Akira Nakagawara, an internationally renowned pediatric oncologist, molecular biologist and CEO of the Saga Medical Center Koseikan, in Japan.

    Dr. Nakagawara used the same research approach on a previous World Community Grid project through which he managed to identify drug candidates for neuroblastoma, one of the most common cancers in children.

    The Childhood Cancer Smash system is now extended to the search for treatments for other forms of childhood cancers, such as brain tumors, Wilm’s tumor (tumor of the kidney), hepatoblastoma (cancer of the liver),  germ cell tumors (cancer affecting the reproductive and central nervous system), and osteosarcoma (cancer of the bone).

  • Cancérologie infantile : IBM explore la méthode de « calcul distribué » pour accelérer la recherche

    IBM et des chercheurs médicaux basés au Japon, à Hong Kong et aux États-Unis font appel à l’aide du public pour trouver des nouveaux traitements contre les cancers infantiles.

    L’équipe d’experts recherche plus précisément des médicaments pouvant affecter les molécules clés et les protéines qui contrôlent les cellules cancéreuses dans plusieurs cancers infantiles courants.

    Chercher de nouveaux traitements nécessite l’exploitation d’un supercalculateur afin de pouvoir analyser les différents scenarii possibles, un système très coûteux. IBM souhaite donc passer par la méthode dite du « calcul distribué » pour accélérer les recherches. Par le biais d’un logiciel, les appareils des participants au projet effectuent automatiquement une partie des calculs nécessaires aux recherches des experts et transmettent ensuite les résultats aux scientifiques concernés. Un gain de temps et d’argent.

    Un supercalculateur partagé pour accélérer les découvertes scientifiques

    Le projet a été annoncé aux États-Unis fin janvier 2017 lors d’une conférence presse menée par le gouverneur du Connecticut, Dannel P. Malloy (IBM) et le Dr. Ching Lau, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’UConn School of Medicine.

    La recherche de médicaments candidats est un processus coûteux et lent. Pour accélérer le processus et élargir la recherche, IBM fournit aux scientifiques concernés un accès gratuit à son World Community Grid, un programme qui exploite la puissance de calcul « offerte » par des bénévoles à travers le monde.

    En clair, il s’agit d’un supercalculateur qui permet aux scientifiques de conduire plus rapidement des millions d’expériences virtuelles. Ces expériences visent à mettre en évidence des médicaments candidats prometteurs pour une étude plus approfondie.

    Calcul distribué : utiliser la puissance des appareils des particuliers pour réaliser à moindre coût des calculs scientifiques colossaux

    Les bénévoles ne donnent ni de leur temps, ni de leur d’argent et n’ont pas besoin d’expertise technique pour participer à cet effort de recherche, nommé le Smash Childhood Cancer.

    Ils participent simplement au programme World Community Grid en téléchargeant et en installant une application gratuite sur leur ordinateur ou un appareil Android. Les dispositifs des volontaires exécutent automatiquement des expériences virtuelles au nom de l’équipe de recherche. Les résultats sont ensuite transmis aux chercheurs pour être analysés.

    Le principe utilisé est celui du « calcul distribué ». Dans le domaine médical, les chercheurs ont besoin de moyens colossaux en matière de puissance de calcul afin de simuler l’effet de certains médicaments ou de séquencer certaines molécules, certains gênes ou certaines protéines. Ils peuvent faire appel à des supercalculateurs pour réaliser ces calculs mais, la plupart du temps, ils ne disposent pas du budget suffisant, ces machines coûtant plusieurs dizaines de millions de dollars.

    IBM a donc décidé de distribuer les calculs, de les diviser en des millions d’opérations pouvant être effectuées par l’ordinateur ou l’appareil Android d’un particulier pour ensuite les regrouper afin de faire avancer un projet donné.

    Le World Community Grid utilise un logiciel qui télécharge automatiquement de petites quantités de données puis exécute des calculs permettant de déterminer comment les médicaments interagissent avec les différentes mutations d’une maladie par exemple.

    Plus clairement, le World Community Grid transforme l’appareil de l’utilisateur en explorateur. « Votre appareil effectue des calculs de recherche lorsqu’il est inactif. Il suffit donc de l’utiliser comme vous le faites tous les jours pour aider les scientifiques à obtenir des résultats en quelques mois plutôt que des décennies, précise IBM sur le site officiel du programme. Avec votre aide, ils peuvent identifier les domaines les plus importants à étudier en laboratoire, en les rapprochant des découvertes qui sauvent des vies et traitent des problèmes globaux. »

    Smash Childhood Cancer : une équipe d’experts internationale centrée sur les solutions numériques

    Smash Childhood Cancer rassemble une équipe internationale de chercheurs experts issus de l’Université de Chiba et de l’Université de Kyoto au Japon mais aussi de l’Université de Hong Kong, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’École de médecine de l’Université du Connecticut (États-Unis).

    L’initiative mondiale est dirigée par le Dr. Akira Nakagawara, un oncologue pédiatrique de renommée internationale, biologiste moléculaire et directeur général du Saga Medical Center Koseikan, au Japon.

    Le Dr. Nakagawara a utilisé la même approche de recherche sur un précédent projet World Community Grid par le biais duquel il est parvenu à identifier les médicaments candidats pour le neuroblastome, l’un des cancers les plus courants chez les enfants.

    Le système Smash Childhood Cancer est désormais étendu à la recherche de traitements contre d’autres formes de cancers infantiles, tels que la tumeur cérébrale, la tumeur de Wilms (tumeur du rein), les tumeurs des cellules germinales (cancers qui affectent le système reproducteur et le système nerveux central), l’hépatoblastome (cancer du foie) et l’ostéosarcome (cancer de l’os).