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  • « La ville du rein », 1ère plateforme web d’aide à la décision médicale partagée

    L’association de patients Renaloo a lancé en partenariat avec le Club des Jeunes Néphrologues le 24 mars 2017 une plateforme web baptisée « la ville du rein », destinée aux personnes atteintes de maladies rénales avancées, dialysées ou greffées.
    Cette initiative vise à faciliter la décision médicale partagée en renforçant les connaissances des patients via l’accès à une information de qualité, co-construite avec des experts dans l’optique d’une meilleure compréhension et participation au choix de leurs parcours de soins et de vie.
    Le patient peut à travers cette plateforme web organisée sous la forme d’une ville parcourir différents quartiers : domicile, service de transplantation, association de patients, cabinet du néphrologue, centre de dialyse.

    Un modèle de co-décision participative, une relation plus horizontale entre patients et professionnels de santé

    Co-construite entre patients et professionnels de santé, cette plateforme web se veut être un outil d’accès à l’information pour les patients, leurs proches, et le corps médical participant à l’éducation thérapeutique, à travers un espace ludique.

    Une information neutre et non dépendante de l’offre de soins

    Les contenus s’appuient sur des documents de référence et un travail de rédaction et relecture réalisé par les patients et professionnels de santé.

    Les différentes fonctionnalités de la plateforme

    Tout utilisateur peut enrichir ses connaissances quant aux :

    • rôle des différents intervenants;
    • inscription sur la liste d’attente pour une greffe;
    • modalités de mise en place de l’hémodialyse.

    Il peut également créer un compte et avoir accès aux outils suivants :

    • quizz d’auto-évaluation relatif au niveau d’appropriation de l’information et quizz thématiques;
    • barres de progression pour suivre l’évolution de ses connaissances;
    • questionnaire de satisfaction et mise des contenus en favoris;
    • visualisation de l’ensemble des quizz proposés et identification immédiate de ceux qui ont été complétés ou restent à faire.

    Renaloo indique que l’objectif n’est pas de transformer le patient en médecin mais de lui permettre de posséder tous les éléments nécessaires à la prise de décision, autant sur le plan médical que dans toutes les dimensions de la vie. La décision médicale partagée se distingue de l’éducation thérapeutique, d’autant qu’elle intervient avant même le début de soins ou de traitements spécifiques.

    Une faible mise en œuvre de la décision médicale partagée

    Selon une enquête internationale de 2011 (« New 2011 survey of patients with complex care needs in 11 countries finds that care is often poorly coordinated », Health Aff), en France les patients se déclarent moins souvent impliqués dans les décisions médicales (37%) qu’en Suisse (60%) ou en Australie (80%).

    L’enquête Renaloo

    Réalisée sur le web du 29 janvier 2016 au 11 février 2016, comptabilisant un total de 1 038 participants, tous dialysés ou greffés, cette enquête a fourni les résultats suivants :

    • un patient sur trois estime avoir peu ou pas participé au choix de son traitement;
    • plus de la moitié (55%) estime avoir été mal ou pas informés sur la possibilité d’être greffé sans passer par la dialyse (la greffe préemptive est reconnue comme meilleure stratégie de traitement, aux plans médical, humain, et financier);
    • un patient sur deux estime être mal ou pas informés sur la possibilité de faire de l’hémodialyse à domicile;
    • plus de 40% estiment être mal ou pas informés sur la dialyse péritonéale à domicile.

    Renaloo rappelle que seuls 45% des patients dont les reins ne fonctionnent plus sont greffés en France, contre environ 55% aux Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Espagne et jusqu’à 70% en Norvège. Par ailleurs la dialyse à domicile n’est accessible qu’à moins de 8% des patients dialysés en France, contre 20% à 30% en Suède, aux Pays-Bas et au Canada.

    Perspective

    Cette plateforme web se veut évolutive et accessible à tous, dans cette optique une version bêta sera développée en partenariat avec le Club des Jeunes Néphrologues.

    Pour mémoire, la décision médicale partagée a intégré les textes législatifs en 2002 au travers du droit à l’information et à la décision (loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé).

  • Diabète : l’Assurance maladie et Diabète LAB lancent un hackathon prévention et prise en charge

    L’Assurance maladie a lancé en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques un hackathon dédié à la prévention et à la prise en charge du diabète, le 23 mars 2017.

    Ce défi a pour objectif la création de services ou applications numériques innovants au service de la population, des professionnels de la santé et établissements ou des autorités publiques agissant dans le domaine de la prévention et de la prise en charge du diabète afin de contribuer à « Mieux vivre avec son diabète » en mobilisant les données de l’Assurance maladie et toutes données rendues publiques par d’autres organisations ou qui pourraient être mises à disposition par le Diabète LAB.

    Les 5 équipes finalistes seront récompensées par des dotations allant de 1 000 € à 5 000 €.

    Ouvert à tous, les candidats ont jusqu’au 23 avril 2017 pour déposer leurs projets.

    Les participants pourront notamment s’appuyer sur les différents jeux de données mis en ligne par l’Assurance maladie qui apportent des informations sur les professionnels de santé et leur activité, mais aussi sur les médicaments, les actes de biologie et les dispositifs médicaux remboursés et leurs bénéficiaires.
    Un nouveau jeu de données consacré aux actes de biologie et intégrant des informations complémentaires sur les bénéficiaires est disponible en ligne depuis mars 2017.

    Les thématiques possibles

    • Une meilleure connaissance des ressources disponibles pour la prise en charge du diabète;
    • Une meilleure connaissance des parcours de soins des diabétiques afin d’aider les patients et les professionnels à se situer;
    • Un retour d’information vers les professionnels de santé sur leurs pratiques;
    • Une information et un soutien aux patients, participant au développement de leur autonomie;
    • Tout autre thématique qui contribuerait à améliorer la vie des patients atteints de diabète.

    Critères de sélection

    • Potentiel de valorisation des données de l’Assurance maladie ou celles rendues publiques par un tiers;
    • Pertinence du projet au regard du thème;
    • Caractère innovant;
    • Faisabilité.

    PRIX

    Les candidats retenus à l’issue d’une première phase de sélection auront ensuite plusieurs mois pour développer leur projet en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé par l’Assurance maladie, le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques et d’autres experts de la prise en charge du diabète.

    • Première équipe : 5 000 €
    • Deuxième équipe : 3 000 €
    • Troisième équipe : 1 500 €
    • Quatrième et cinquième équipe : 1 000 €

    Calendrier

    • Dépôt des présentations du projet jusqu’au 23 avril 2017
    • Première journée de sélection dans les locaux de l’Assurance maladie à Paris le 10 mai 2017
    • Désignation du lauréat le 16 octobre 2017

    Vous pouvez déposer votre candidature via le lien ci-contre: candidature

  • « Le SPIS est un dispositif de co-construction permanente » (Giovanna Marsico, déléguée au SPIS)

    Giovanna Marsico, déléguée au service public d’information en santé (SPIS), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence à l’occasion du lancement de sante.fr, la première brique du SPIS :

    • la place du citoyen dans les politiques publiques de santé,
    • le rôle de l’Etat dans l’information
    • l’utilisation du numérique et des objets connectés dans la prévention,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Comment faire évoluer les politiques publiques en santé par une réflexion centrée sur le citoyen ?

    Aujourd’hui, le système de santé est contraint par de nombreux facteurs. Le premier, c’est le facteur économique. Il y aussi des facteurs contextuels comme l’évolution de l’épidémiologie de la population, l’évolution des pratiques au sein de la population et la volonté des citoyens d’être plus informés et plus impliqués dans les choix qui les concernent.

    Si les politiques de santé ont toujours été conçues par les  politiques et les autorités sanitaires, elles se retrouvent aujourd’hui confrontées aux attentes grandissantes de la société de participer à leur orientation, notamment sur des enjeux sensibles. La question se pose alors pour les pouvoirs publics d’ouvrir des espaces de concertation qui ne se limitent pas à l’architecture classique des représentants associatifs mais qui impliquent aussi des nouveaux usages et outils collaboratifs. Ces outils nécessitent forcément une éducation de la population aux enjeux du système de santé, d’où le besoin d’assurer une information accessible, transparente, exhaustive et indépendante.

    Les outils numériques peuvent-ils servir à cela ?

    L’intérêt de s’appuyer sur des  outils numériques dépend largement de la cible que l’on souhaite atteindre. Des programmes à destination des jeunes trouveront un terrain idéal sur les réseaux sociaux ; inversement, des actions adressées à une population précaire seront plus efficaces via des notifications sur mobile.

    Le cœur des services numériques est situé dans les usages : si les destinataires y trouvent un intérêt, l’outil est efficace et répond à sa mission. Mais il doit être adapté à ses destinataires : d’où l’intérêt d’impliquer les destinataires d’outils et services à leur conception.  

    Que peut attendre le citoyen du numérique dans sa prise en charge ?

    Il faut distinguer plusieurs sujets dans le numérique. Il y a d’abord internet comme source d’information et donc comme facteur favorisant l’accès à la santé, car l’information en est un déterminant.  

    Il y a aussi le développement des services à destination des usagers, des soins, et des services favorisant la prévention. L’amélioration de la coordination des soins grâce à la télémédecine, aux outils de télésurveillance, téléconsultation, télé-expertise, téléassistance médicale, fait partie du développement naturel des pratiques ; la prise en charge évolue en fonction des nouveaux besoins et du développement de ces outils. Elle peut être améliorée clairement par l’intégration des outils de télémédecine, à condition qu’ils soient cadrés sous le profil réglementaire et déontologique et qu’ils soient accessibles à tous les usagers.

    Une autre question est celle du dossier personnel qui permet au citoyen d’avoir accès à ses données et donc d’être en capacité de participer aux choix qui le concernent. Aujourd’hui, l’Assurance Maladie propose un Dossier Médical Partagé permettant aux citoyens de mettre les données à disposition des professionnels de santé (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, etc.) qui les accompagnent,  de simplifier la transmission d’informations entre professionnels, de réduire les examens et prescriptions inutiles ainsi que les interactions médicamenteuses et de faciliter la prise en charge en urgence.  Une orientation vers des outils de téléchargement de données du patient, type BlueButton, est en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la e-santé.

    Le 3e champ est celui du numérique au service de la médecine prédictive : prendre connaissance d’un facteur de risque important de développer une maladie peut représenter un intérêt majeur pour les citoyens mais cela passe par une réflexion éthique et juridique qui représente un vrai enjeu sociétal.  Ce sujet ouvre, évidemment,  la question de la protection : peut-on imaginer une organisation dans laquelle le citoyen qui a un risque accru de développer certaines maladies sera obligé à une plus lourde imposition fiscale ? Ou bien des exclusions importantes de garanties ? 

    On ne peut pas faire l’économie d’un débat sociétal, dans lequel on met le citoyen en condition de connaître et de se saisir des enjeux, d’anticiper les impacts futurs et de participer aux décisions.

    Passer du système curatif au système préventif : est-ce une demande des citoyens ?

    La conscience de l’intérêt de la prévention demande beaucoup de connaissances et de lucidité de la part des citoyens. De manière pragmatique, si l’on devait se baser sur le fait que ce soit une demande des citoyens, on devrait imaginer qu’ils soient tous conscients des bonnes pratiques nécessaires pour préserver leur patrimoine santé et donc être déjà en position de diminuer leurs facteurs de risque individuels de manière spontanée, par exemple arrêter de fumer, faire du sport, manger bio, etc.

    Au contraire, c’est la responsabilité de l’État que de développer de l’information auprès des citoyens et de les mettre en condition de pouvoir adhérer à des meilleurs choix de vie. L’État ne peut pas se limiter à attendre que les citoyens en fassent la demande.

    Quel rôle peuvent jouer les objets connectés dans la prévention ?

    Les objets connectés ne changent pas la culture. La culture change quand le citoyen se trouve confronté à un intérêt spécifique. Une démarche de prévention basée sur les seuls objets connectés, à mon sens, risque d’être porteuse d’inégalités. La prévention passe d’abord par l’éducation à l’école primaire, à l’école maternelle, et pour le moment elle n’a pas suffisamment investi ces dimensions-là. La prévention doit aussi investir l’entreprise, car c’est là que les gens passent la plupart de leur temps.

    Le fait d’avoir un outil en quantified-self ne permet pas à lui seul de changer la pratique. Au contraire, cela peut entraîner un sentiment de compensation : je fais 10 000 pas par jour, donc je peux fumer un paquet de cigarettes Bien sûr, l’objet connecté peut être utile pour accompagner, mais le déclenchement de la démarche doit venir d’un intérêt reconnu. Il faut mettre les gens en condition de pouvoir développer certaines activités au-delà de l’objet connecté. Et il ne faut pas que l’objet connecté soit un outil angoissant : la prévention ne passe pas par la peur mais par une reconnaissance de l’amélioration de la qualité de vie. Le bénéfice de la prévention ne réside pas systématiquement dans la réduction du risque.

    Les objets connectés ne sont pas nécessairement adaptés à tout le monde et on ne peut pas penser qu’ils puissent être adaptés à tout le monde.

    Que doit apporter le SPIS aux citoyens ?

    Le SPIS est un service public ayant vocation à faciliter l’accès des citoyens vers des informations fiables, indépendantes, accessibles, compréhensibles et utiles à leurs parcours de vie. Ces informations existent en partie, produites par les acteurs publics, mais elles sont assez éparpillées et ne sont pas de premier accès pour les citoyens. Par ailleurs, il y a aussi des champs d’information demandés par les usagers qui ne sont pas encore couverts par les acteurs publics et sur lesquels le citoyen ne peut s’adresser qu’à des contenus produits par des acteurs privés, parfois à but lucratif.

    La vocation du SPIS est d’une part de créer de la cohérence et d’autre part de s’assurer que le citoyen puisse avoir ce point d’accès à un domaine d’information qui lui convienne. Nous avons commencé à faire cela à travers une première incarnation du service public d’information santé qui est le moteur de recherche santé.fr. Il permet de formuler ses requêtes et de trouver des informations de caractère éditorial ou de caractère annuaire, référencées par le service public d’information santé. Ce ne sont pas uniquement des informations de caractère public, mais aussi des informations de caractère éventuellement privé (à but non lucratif), par exemple produites par des associations, des collectivités locales, des universités, dont les contenus sont en adéquation avec le standard d’information défini par le service public d’information santé. Le but est de permettre au citoyen, via ce moteur de recherche, de chercher toutes les informations qui peuvent l’intéresser mais qui sont qualifiées par le service public comme fiables, indépendantes, à jour, accessible et compréhensibles.

    C’est le premier palier de réalisation du SPIS. La logique, essentielle à mes yeux, est que ce service va se construire et évoluer en fonction des usages. Sa ligne éditoriale provient de l’analyse des usages que les citoyens en feront, leurs retours et leur feedback qui nous permettront de savoir où il y a des manques, des incohérences, et quels sont les services qu’il faudra développer en fonction de leurs besoins.

    Le SPIS représente un vrai dispositif de co-construction permanente grâce au travail d’implication des usagers, qui font également partie de la gouvernance de ce service.

  • Prévention : le CHU de Poitiers crée une maison de santé publique sur le modèle anglais

    Créer un espace où le patient devient « acteur des soins », telle est l’ambition du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers illustrée par la nouvelle maison de santé publique entrée en phase de concrétisation en mars 2017. Élaborée dans le cadre du projet d’établissement 2013-2017, l’initiative est soutenue par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine et par le fonds de dotation du CHU, Aliénor.

    Faire de l’hôpital un acteur de la prévention

    Le constat fait lors de la rédaction du projet d’établissement des quatre dernières années est que l’hôpital est un lieu d’excellence en termes de diagnostic, de soins et d’expertise mais où la prévention n’est pas assez présente. Pour le Pr. Virginie Migeot, en charge du projet, « la prévention était laissée à bien d’autres structures, depuis les écoles jusqu’aux associations… »

    Il s’agit de l’occasion de mettre en place la notion d’hôpital « promoteur de santé », défendue par l’Organisation mondiale de la santé.

    Promouvoir la prévention et l’éducation thérapeutique

    L’objectif est de dépasser la qualité des soins et la technicité des services en proposant au nombre croissant de patients souffrant de maladies chroniques une réponse à leur besoin d’information tout au long de leur prise en charge médicale. 

    Induire une prise en charge globale

    L’enjeu, selon le Pr Migeot, est de « mieux appréhender son environnement pour induire des changements de comportement » en englobant tous les déterminants de la maladie. Ainsi, il s’agit d’apporter une autre forme d’accompagnement en proposant des programmes d’éducation thérapeutique, des ateliers d’apprentissages, etc.

    Une maison de santé publique interdisciplinaire

    L’équipe de l’établissement sera constituée de:

    • une infirmière coordonnatrice en lien avec celle des services,
    • deux animateurs d’activité de santé publique,
    • des éducateurs sportifs,
    • des diététiciennes,
    • des psychologues…

    L’idée est de créer une structure semblable aux Maggie’s Centres en Angleterre qui permettent aux patients atteints de cancer de parler de leur vie avec et après la maladie. Ces types de structures accueillent les anciens malades de cancers sans rendez-vous dans un environnement bienveillant pour apporter du support, de l’information et des conseils. 

  • Open Innovation : Groupama et Air Liquide soutiennent l’accélérateur de startups Techstars Paris

    Techstars, un des plus gros accélérateurs de start-up américains, a ouvert ses portes en France le 20 mars 2017 et s’apprête à lancer à Paris son premier programme d’accompagnement de start-up avec le soutien du fonds d’investissement Partech Ventures.

    L’accélérateur a également des partenaires dans l’industrie, notamment Air Liquide et Groupama dans le cadre de leur programme d’Open Innovation.

    L’accélérateur est situé au 8 et 9e neuvième étage avec vue panoramique sur les toits de Paris du building du Partech Shaker, l’incubateur créé par le fonds d’investissement Partech Ventures. Il s’agit de sa 27e implantation dans le monde après Londres et Berlin, ouverts en 2016.

    1000 start-up incubées par Techstars dans le Monde

    Techstars est  un des principaux accélérateurs dans l’univers des start-up outre-Atlantique. Depuis sa création en 2006 à Boulder (Colorado), Techstars a déjà accompagné plus de 1000 start-up internationales. Elles ont levé plus de 3 milliards de dollars à l’issue du programme, avec en moyenne 3,4 millions de dollars par levée de fonds.

    La valeur du portefeuille s’élève à 7,8 milliards de dollars, selon les informations transmises par Techstars. Il a accompagné des sociétés comme Sphero (90 millions de dollars levés) ou Ginger.io (28 millions de dollars levés).

    • Un appel à candidatures pour 10 lauréats potentiels

    Le nouveau programme d’accélérateur de start-up a ouvert le 20 mars 2017. Les entreprises peuvent postuler jusqu’au 18 juin. La première promotion sera accueillie à partir du 11 septembre.

    Les 10 start-up sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement de 13 semaines de mentorat et de définition de leur modèle économique et d’ un investissement par Techstars de 120 000 dollars, qui prendra 6% des parts de la start-up.

    Groupama : au coeur de la transformation digitale 

    Groupama est le seul partenaire assureur et financier de l’accélérateur de start-up.

    Ce partenariat vise  trois objectifs :

    • Travailler en amont avec des start-up sur des cas d’usages concrets et sur des problématiques clés  (objets connectés, Intelligence Artificielle…) pour définir une trajectoire d’industrialisation.
    • Continuer de transformer les modes de travail et la culture Groupama en invitant les membres de la direction à collaborer étroitement avec des start-ups sur le programme d’excubation prévu au premier semestre 2018.
    • Soutenir durablement l’écosystème d’innovation français.

     

  • Start-up : la 3e journée start-up innovantes du Dispositif Médical aura lieu le 31 mai 2017 à Paris

    La 3e journée start-up innovantes du Dispositif Médical aura lieu le 31 mai 2017 à l’Institut Pasteur à Paris.

    Organisée par le Snitem, cette journée a pour thème « Identifier les leviers stratégiques pour réussir votre développement ». Elle s’articulera autour de témoignages d’entreprises et approches « pratico-pratiques » sur les grandes thématiques liées aux dispositifs médicaux (réglementation, accès au marché, …), de tables rondes et pitchs des start-up.

    La nouveauté cette année réside dans la possibilité de rencontrer les intervenants et les invités sous forme de rendez-vous BtoB.

    Seront notamment présents : BPI France, le fonds Private Equity et Business France.

    Programme

    • 8h30 : Accueil des participants
    • 9h00: Introduction par le Snitem
    • 9h30: Nouvelles technologies, quelles exigences pour intégrer le monde du DM ?
      • Témoignages d’entreprises : VOLUNTIS, BIOSERENITY
    • 10h45: Premier round de « pitch start-up »
    • 11h15: Accès au marché : la France ou l’international ?
      • L’accès à l’innovation en France : Témoignages : SIRTEX Sébastien BRUNWALD, URGO comment choisir entre OTC et Rx ?, Forfait innovation
      • Et ailleurs : Témoignage de IMPETO MEDICAL, NORAKER
    • 12h30: Deuxième round de « pitch start-up »
    • 12h45: Conclusion de la matinée
    • 13h00: Pause déjeuner / Début de RDV BtoB / Accès espace Innovation (Stands)
    • 14h00 : Table ronde 1 : Comment s’appuyer sur un partenaire pour grandir ?
      • Témoignages de couples industrie-start-up :
        • THUASNE et FEETME
        • EOS IMAGING et ANATOSCOPE
        • J&J et OUI-CARE
    • 15h15: Troisième round de « pitch start-up »
    • 15h45: Table ronde 2 : Comment financer son développement ?
      • ANGEL SANTE
      • Crowdfunding « wiseed » ou « sowefound »
      • BPI FRANCE
      • FONDS PRIVATE EQUITY
      • BUSINESS FRANCE
    • 17h00: Quatrième round de « pitch start-up »
    • 17h15: Conclusion de l’après-midi
    • 17h30: Cocktail networking

    Vous pouvez d’ores et déjà réserver un rendez-vous BtoB via le formulaire d’inscription disponible en cliquant sur le lien ci-contre : inscription

    Cet événement est organisé en partenariat avec AGBM – Alsace Biovalley – Atlanpole – Aviesan – Biomed Alliance – Bpifrance – Business France – Cancer-Bio-Santé  – CGI – Clubster Santé – la DGE – DGOS – Eurobiomed – FEFIS – FIEEC – FIM – France Biotech – I-Care – ID2 Santé – Inserm Transfert – Lille Eurasanté – Lyon Biopôle – Medicalps – Medicen – Paris Biotech Santé – Pôle des Technologies Médicales.

  • Silver éco : les 13 lauréats de la 9e édition de la SilverNight

    Les trophées SilverEco 2017 ont présenté, le 20 mars 2017, lors de la 9ème édition de la SilverNight, les treize lauréats choisis par le jury parmi 180 dossiers initiaux. La soirée s’est déroulée à Paris en présence des ministres Michel Sapin, Christophe Sirugue et Pascale Boistard.

    Tous dans un domaine différent, les lauréats sont:

    • Temps Composés pour la meilleure initiative Loisirs & Culture,
    • DomoFrance et Logévie pour la meilleure solution habitat,
    • Résidence ORPEA CRAMPEL pour la meilleure initiative hébergement/Ehpad,
    • Géromouv’ pour le coup de cœur des internautes,
    • La CCI de la Creuse pour la meilleure Prestation de Services SilverEco,

    Les initiatives suivantes concernent la e-santé ou une innovation numérique:

    • LifeInABox pour la meilleure initiative Santé SilverEco,
    • CetteFamille pour la meilleure initiative Intergénérationnelle, 
    • Faciligo pour la meilleure innovation Web,
    • Izi Family pour la meilleure initiative d’aide aux aidants,
    • Fingertips pour le meilleur produit SilverEco,
    • ParadeProtection pour la meilleure innovation technologique,
    • Générations Mouvement pour la meilleure approche R&D,
    • MamyRoom.fr pour le prix de la Ministre.

    Les coups de cœur et coups de pouce du jury ont été attribués à UtilePourVous et H2Mat’.

  • Implants : l’éthique au chevet d’un corps connecté

    Selon l’article 16-3 du Code civil, « il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui ». Pourtant le numérique s’implante, nous promettant une meilleure santé, une vie plus pratique, une vie augmentée ! La réflexion éthique se développe en parallèle de ces sujets et innovations technologiques. Des chaires universitaires se mobilisent sur cette nouvelle problématique. Entretien avec le Dr Hervé Chneiweiss, membre du Comité consultatif national d’éthique.

    Plus besoin de code pour allumer son ordinateur, ni de badge pour accéder à son bureau, quelle liberté ! C’est peut-être ce qu’ont pensé les salariés d’une entreprise belge qui ont accepté de se faire implanter une puce RFID (radio frequency identification) sous la peau. L’initiative belge n’est pas passée inaperçue. Pourtant, il y a presque quinze ans, une boîte de nuit espagnole avait déjà eu recours à des implants : une puce dans le biceps permettait aux clients de ne pas sortir leur portefeuille.

    « L’idée n’est pas nouvelle, insiste le Dr Hervé Chneiweiss, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et président du comité d’éthique de l’Inserm. Pourtant, la charte européenne des Droits de l’homme et notre code civil fixent des limites. »  Selon l’article 16-3 du Code civil, « il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui ». En outre « le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir ». Les implants non-médicaux ne devraient donc pas sortir des films de science-fiction

    Comment évaluer le bénéfice médical ?

    Pour autant, l’intérêt thérapeutique d’un implant ne suffit pas à balayer d’un revers de mains toutes les interrogations éthiques. Tout d’abord, parce que le bénéfice médical n’est pas une vérité intangible. « Aujourd’hui, au vu des données de la science et de l’évolution de l’espérance de vie, il apparaît justifié de poser une prothèse de hanche à une personne de 90 ans. Or, ce n’était pas le cas il y a seulement quelques années », fait remarquer le président du comité d’éthique de l’Inserm. Ensuite, aucune échelle ne permet d’évaluer ce fameux « intérêt thérapeutique ». L’amélioration de la qualité de vie doit être prise en compte. Or, elle est forcément très variable d’un individu à l’autre. Alors que certains sourds abandonnent leurs implants cochléaires, d’autres déclarent que leur qualité de vie s’est nettement améliorée grâce à ce dispositif. De la même manière, certains aveugles rêvent de l’implant rétinien (une 20aine de personnes en ont déjà bénéficié en France) alors que pour d’autres – aveugles de naissance – ne l’envisagent même pas.

     

    Augmenter plutôt que réparer

    Mais les questions éthiques sont encore plus aigues quand un implant ne se contente pas de réparer un handicap mais qu’il augmente des capacités. Certaines prothèses auditives dotées de micros directionnels et de « débruiteur » font faire un bond aux capacités de concentration et de mémorisation du cerveau. En outre, une fois reliée à internet, la prothèse auditive peut vous apporter des informations auxquelles les « normo-entendants » n’accèdent pas. Entendre la sonnerie de la porte alors que vous êtes à la cave devient possible.

    Jusqu’où peut-ont aller ? Si l’homme augmenté représente un dilemme éthique, ce n’est cependant pas une question centrale pour Hervé Chneiweiss. « Depuis l’Antiquité, l’homme cherche à augmenter ses capacités. Les Egyptiens ont inventé des moyens de faire rouler des pierres énormes pour construire les pyramides. Aujourd’hui, on utilise d’autres moyens, les implants notamment, pour repousser encore nos limites. Les questions centrales sont ailleurs, estime le neurologue. La première exigence éthique, c’est de poursuivre les recherches sur des implants qui apporteraient des solutions à des malades qui sont dans une impasse, comme les tétraplégiques. Et la seconde exigence, c’est que ces dispositifs soient accessibles au plus grand nombre. Ce qui n’est forcément le cas pour les prothèses auditives. »

    Vers un corps 2.0

    Mais c’est sans doute quand les implants deviennent communicants que le questionnement éthique s’impose le plus. Pour des raisons médicales de réglage du dispositif et de suivi du patient, les implants communicants sont une nécessité. Cependant, cela pose plusieurs problèmes : récupérer des données en continu via un dispositif médical soulève la question du consentement du patient, qui est un principe éthique de base. Autre interrogation : si une personne extérieure peut prendre le contrôle du dispositif à l’insu du malade, la notion d’autonomie du patient est mise à mal. Surveiller le malade par l’intermédiaire d’une puce pour s’assurer qu’il prend correctement son traitement – et ne le rembourser que sous certaines conditions – fait également partie des craintes.

    Et la question devient brûlante quand l’implant n’est pas un dispositif médical de classe 3. Comme le faisait remarquer la Cnil dans son rapport « Le corps, nouvel objet connecté, « certes, même si aujourd’hui aucune application de quantified self ne semble faire appel à des capteurs implantés dans le corps, force est de constater que l’on s’en approche de plus en plus. Ne conviendrait-il pas, dès lors, de poser certains garde-fous ? Et ainsi de rappeler d’ores et déjà certains commandements éthiques fondamentaux ? » Autrement dit, rappeler que la machine doit être au service de l’homme et pas l’inverse.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • ICO

    Information Comissioner’s Officenull

  • Le NHS élabore son cadre du partage des données de santé en réaction aux failles dénoncées

    Le British Journal of Healthcare Computing a indiqué, le 21 mars 2017, que le National Health System travaillait sur le cadre du partage des données de santé pour faire face aux craintes soulevées par le Bureau chargé de l’Information (ICO, Information Comissioner’s Office).

    Des failles supposées dans SystemOne

    En réponse aux craintes de violation majeure des données de santé de 26 millions de britanniques, l’ICO a enquêté sur près de 3000 utilisations des dossiers de patients par les médecins généralistes.

    Le NHS travaille pour le développement d’un cadre politique pour tous les fournisseurs de logiciel adhérant au partage de données. En effet, le logiciel actuel SystemOne a suscité des craintes que le ICO tente de résorber en partenariat avec NHS Digital, NHS England et TPP, fournisseur du logiciel.

    Suite aux préoccupations entraînées par les failles du système, l’ICO encourage les patients à continuer de partager leurs données pour le moment et assure qu’un travail restant à faire pour assurer un processus de données « juste et légal » est considéré comme principale préoccupation.

    Un porte-parole du NHS a déclaré que « les organisations du NHS sont déjà prêtes à aider TPP pour répondre aux enjeux soulevés » en travaillant étroitement avec l’ICO et les médecins généralistes et pouvoir proposer une réponse complète à la fin de l’été 2017″.