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  • Le Parlement plaide « pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée » (rapport)

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a adopté à l’unanimité le 14 mars 2017 un rapport intitulé « Pour une intelligence artificielle maîtrisée utile et démystifiée » comportant 15 propositions divisées en trois points majeurs: maîtriser l’IA, la rendre utile et la démystifier.

    Le rapport, co-rédigé par le député Claude de Ganay et la sénatrice Dominique Gillot, vise à établir un bilan objectif des risques, des opportunités, du placement de la France et de l’Europe, de l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    Un bilan mitigé de l’intelligence artificielle

    Les rapporteurs posent le postulat que « l’objectif de l’intelligence artificielle n’est pas de rivaliser avec l’intelligence humaine ni de la dépasser, mais d’apporter de nouvelles solutions ». En revanche, ils alertent quant aux enjeux qui en découlent:

    • la domination de la recherche privée nord-américaine et chinoise au travers des questionnements juridiques, économiques, sociaux et scientifiques :
      • via des groupes comme Google, Facebook, IBM Watson, Microsoft, Baidu ou Xiaomi,
      • ce qui a pour conséquence de « piller » les laboratoires français de leurs chercheurs;
    • les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle par le biais de la compréhension des outils tels que le deep learning pour aboutir sur un débat public « serein » afin de mettre en avant les opportunités tout autant que les risques de l’intelligence artificielle.

    D’un autre côté ils pointent également l’utilisation qui peut en être faite, notamment dans les domaines de « l’éducation, l’environnement, l’énergie, des transports, l’aéronautique, l’agriculture, du commerce, la finance, la défense, la sécurité, la sécurité informatique, la communication, des loisirs, la santé, la dépendance ou encore du handicap ».

    Les recommandations du rapport

    Le rapport établit quinze recommandations afin de:

    Maîtriser l’intelligence artificielle

    Pour la rendre sûre, juste et transparente :

    • Proposition 1 : Se garder d’une contrainte juridique trop forte sur la recherche en intelligence artificielle, qui – en tout état de cause – gagnerait à être, autant que possible, européenne, voire internationale, plutôt que nationale.
    • Proposition 2 : Favoriser des algorithmes et des robots sûrs, transparents et justes et prévoir une charte de l’intelligence artificielle et de la robotique.
    • Proposition 3 : Former à l’éthique de l’intelligence artificielle et de la robotique dans certains cursus spécialisés de l’enseignement supérieur.
    • Proposition 4 : Confier à un institut national de l’éthique de l’intelligence artificielle et de la robotique un rôle d’animation du débat public sur les principes éthiques qui doivent encadrer ces technologies.
    • Proposition 5 : Accompagner les transformations du marché du travail sous l’effet de l’intelligence artificielle et de la robotique en menant une politique de formation continue ambitieuse visant à s’adapter aux exigences de requalification et d’amélioration des compétences.

    La rendre utile et « respectueuse des valeurs humanistes »

    Pour qu’elle profite à tous :

    • Proposition 6 : Redonner une place essentielle à la recherche fondamentale et revaloriser la place de la recherche publique par rapport à la recherche privée tout en encourageant leur coopération.
    • Proposition 7 : Encourager la constitution de champions européens en intelligence artificielle et en robotique.
    • Proposition 8 : Orienter les investissements dans la recherche en intelligence artificielle vers l’utilité sociale des découvertes.
    • Proposition 9 : Élargir l’offre de cursus et de modules de formation aux technologies d’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur et créer – en France – au moins un pôle d’excellence international et interdisciplinaire en intelligence artificielle et en robotique.
    • Proposition 10 : Structurer et mobiliser la communauté française de la recherche en intelligence artificielle en organisant davantage de concours primés à dimension nationale, destinés à dynamiser la recherche en intelligence artificielle, par exemple autour du traitement de grandes bases de données nationales labellisées.
    • Proposition 11 : Assurer une meilleure prise en compte de la diversité et de la place des femmes dans la recherche en intelligence artificielle.

    Démystifier l’intelligence artificielle

    Pour faire tomber les barrières d’acceptabilité sociale :

    • Proposition 12 : Organiser des formations à l’informatique dans l’enseignement primaire et secondaire faisant une place à l’intelligence artificielle et à la robotique.
    • Proposition 13 : Former et sensibiliser le grand public à l’intelligence artificielle par des campagnes de communication, l’organisation d’un salon international de l’intelligence artificielle et de la robotique et la diffusion d’émissions de télévision pédagogiques.
    • Proposition 14 : Former et sensibiliser le grand public aux conséquences pratiques de l’intelligence artificielle et de la robotisation.
    • Proposition 15 : Être vigilant sur les usages spectaculaires et alarmistes du concept d’intelligence artificielle et de représentations des robots.

  • APAC

    Asia-Pacificnull

  • Téléconseil : Hellocare lève 1 million d’euros

    La start-up Hellocare a annoncé le 29 mars 2017 avoir levé un million d’euros auprès de P.Factory, accélérateur de start-up en Provence et Inovalis, société indépendante en investissement et en syndication de fonds à l’étranger.

    Ces fonds seront utilisés pour consolider le pôle technique de la start-up et développer de nouvelles fonctionnalités pour son application de téléconseil médical en vidéo : un chatbot, un carnet de santé en ligne, des rendez-vous avec un médecin spécialisé et la possibilité de récupérer directement ses ordonnances en pharmacie à l’issue de l’échange avec le médecin.

    Les différents objectifs de cette levée de fonds

    • Internaliser : dans l’optique de développer plus rapidement l’application Hellocare et acquérir ainsi plus d’utilisateurs;
    • Recruter : Hellocare souhaite étoffer son équipe sur l’année 2017 et en particulier au sein de pôle technique afin d’être en phase avec ses objectifs de développement;
    • Doter l’application de nouvelles fonctionnalités gratuites : un chatbot pour « checker » ses symptômes, un carte de santé en ligne, des rendez-vous avec un médecin spécialisé et la possibilité de récupérer ses ordonnances en pharmacie.

    L’objectif majeur affiché est d’atteindre un taux de croissance trimestriel supérieur à 100%.

  • Start-up : les lauréats du programme Soft Landing Boston (Medicen Paris Region)

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Region et ses partenaires ont dévoilé les start-up lauréates du programme Soft Landing Boston le 29 mars 2017.

    Conçu par Medicen Paris Region, French Tech Hub, Bpifrance, MedNest et MassMEDIC, le Soft Landing Boston est un programme dédié aux entreprises du domaine e-santé et medtech (dispositifs médicaux, objets connectés et outils de diagnostic).

    Ce dernier a pour objectif d’aider ces entreprises à développer leurs solutions innovantes en Amérique du Nord.

    Les 8 lauréats de cette deuxième édition participeront à un programme intensif au cours de l’événement MassMEDIC qui aura lieu à Boston en mai 2017.

    En février 2017, 13 entreprises avaient été présélectionnées parmi 24 start-up et PME.
    Elles ont présenté leur projet devant un jury bilatéral Paris-Boston composé d’experts du domaine de la santé, d’investisseurs et d’organismes spécialisés dans l’innovation.
    A l’issue du second tour, huit entreprises ont été retenues selon plusieurs critères : le caractère innovant de leur solution, l’expertise de leur équipe, et leur potentiel de développement aux États-Unis.

    Début mai 2017, les lauréats participeront à un programme intensif d’une durée de 5 jours.
    Ils assisteront notamment à des ateliers dédiés au système de remboursement, à l’organisation du système de santé américain et aux stratégies de levée de fonds.

  • Medadom, application de commande géolocalisée de visite médicale à domicile

    Commander une visite à domicile dans un délai de 90 minutes dans l’objectif d’obtenir ses premiers soins, c’est ce qu’annonce proposer Medadom via une application, le 26 mars 2017.
    Cette application vise à mettre en relation un patient géolocalisé avec le médecin conventionné de secteur I le plus proche, auprès duquel s’effectue directement le règlement.

    Medadom est une application mobile visant à mettre en relation des professionnels de santé avec des patients souhaitant une visite à domicile, accessible via une application mobile iPhone et Androïd.

    En pratique, l’utilisateur géolocalise via l’application les médecins disponibles autour de lui, lance un appel de visite et reçoit une réponse avec un temps d’attente afin que le médecin se déplace jusqu’à lui.   

    Le médecin quant à lui se rend disponible sur l’application. Sollicité par un patient, il accepte la visite et l’appelle afin de juger de l’urgence représentée par les symptômes décrits. Arrivé sur le lieu de la prise en charge, le médecin notifie être en consultation.

    Les types de soins concernés

    Tous les soins de médecine générale sont proposés (par exemple : angine, otite, grippe…), hors urgences vitales.

    Modèle économique et tarification

    Le modèle économique repose sur des frais fixes de mise en relation facturés aux médecins de la plateforme.
    Par ailleurs, les tarifs proposés sont conventionnés secteur I ( 33€ de 8h à 20h et 61,50€ de 20h à minuit) pour le patient.

    Ce projet a été développé par 3 cofondateurs : Charles Mimouni, médecin depuis 30 ans ayant monté plusieurs projets dans le domaine médical; Alexandre Bellage, entrepreneur et spécialiste dans le domaine des start-up et Eliedan Mimouni, étudiant en 6e année de médecine.

  • China investors begin to doubt the profitability of health mobile apps

    Valued at 3 billion (€ 2.8 billion) in a funding round in 2016, Chinese eHealth mobile application Good Doctor (Ping An) has led since its launch a wave of investment flooding the China’s mobile medical industry.

    But investors are beginning to lose confidence in the ability of these companies to turn a profit, analyzes the Financial Times in a story published on March 2017.

    However, investors start losing confidence in these companies and their ability to make profits, analyzes the Financial Times in an article published in March 2017.

    China: more than 2000 eHealth apps

    In China, more than 2,000 mobile applications offer users health services, such as medical advice, appointment bookings, etc. and niche services are tapping into demand, offering patients secure health services and providing easy access to healthcare in a country where the industry is marked by widespread distrust of hospitals and clinics, often overcrowded.

    Good Doctor, founded by China insurance group Ping An, says they have 27 million monthly active users – some analysts estimate that are approximately 20 million users – who receive 400,000 diagnoses in one day . « Digital healthcare services are releasing some of the pressure on China’s creaking healthcare system, » said the founder of the application, Oliver Wang (Financial Times).

    Straddling the areas of healthcare and technology, two of the China’s most prominent investment sectors, hundreds of medical applications attracted in 2016 private equity and venture capital funding.

    Among the most famous mobiles applis in the country, there are WeChat (Tencent), WeDoctor and Spring Rain Doctor, claiming more than 800 million users. Valued at more than $1 billion (€ 926 M), they are among the most promising Chinese start-ups.

    EHealth: Chinese regulations restricts opportunities for entrepreneurs

    The Chinese consumer demand for digital health services is motivated by a lack of trust in the lower levels of the national public health system and limited access to doctors, especially in remote areas.

    However, regulations prevent firms to charge for booking hospital appointments and limit services offered via applications, that offer users health advice rather than full consultations.

    To make profit, WeDoctor (Tencent) is based on advertising and recommendation of doctors to patients, a service that can be charged because it allows users to avoid long queues through appointments line. The company claims to have registered more than 100 million appointment bookings over the past two years and RMB1.2 billion ($175 M; €162 M) in revenue in 2016.

    Investments in the China’s digital health sector dropped by 10% between 2015 and 2016

    Despite the good market development, investment in eHealth sector dropped by 10% in China year on year in the last quarter of 2016 to $520 million, after a 41% decline in the previous three months, according to consultancy VC Beat (Financial Times).

    « If you look at the user numbers it looks great, but if you ask who’s paying it doesn’t look so great, » said Florian Then, a Shanghai-based partner at McKinsey’s healthcare practice.

    « We’ve invested in several of these companies but are still generally very sceptical of how most of the sector will generate revenues. Sustainability will be a big question mark, « analyzed managing partner at Qiming Venture Partners, which has backed WeDoctor.

    In 2016, investors were shocked to discover online a list of 27 medical applications that had closed after burning through their funding. Another unpleasant announcement for the market followed: the internet giant Baidu recently said it would close was shutting down its mobile health unit and its famous app Baidu Doctor.

    To make more money, digital health startups circumvent regulations

    • In an attempt to generate income, eHealth mobile applications try to find tie-ups with physical hospitals. WeDoctor is aiming to set up 100 hospitals within three years, in cooperation with existing facilities.
    • After it realize that advertising was not enough to cover its expenses, Spring Rain Doctor plans to offer its users private health insurance.
    • The start-up of the sector have also begun to focus on consumer services, offering over-the-counter medicines or paid-for services, such as botox injections.

    But there is a regulatory risk. If local interests are jeopardized, officials could act to restrict the use of these medical applications.

    The health sector is quite sensitive, said the Financial Times. In 2016, Baidu recorded its worst quarterly earnings performance since 2007 after an investigation revealed it was broadcasting on its search engine advertisements promoting unlicensed private hospitals, offering unnecessary or poor quality treatments.

    « There is not a regulator system telling you what you can and can’t do in mobile health and that makes the market a big mystery, » said M. Wang (Ping An Good Doctor). You couldn’t know when the government [is going to say] ‘no’. »

    EHealth apps: investments continue despite some doubts

    Despite growing doubts and lack of clear rules on the market, Chinese investors appear to retain some interest in the mobile healthcare sector.

    Among the most recent example: Chinese society Hakim Unique Internet Co. has led in March 2017 a funding round of $40 million (€36.8 million) in March 2017 for Haoeyou, a start-up which offers Chinese patients access to an online platform where they can connect with doctors based in the United States.

  • Chine : les investisseurs commencent à douter de la rentabilité des applications dédiées à la santé

    Évaluée à 3 milliards de dollars (2,8 Mds €) dans un cycle de financement en 2016, l’application chinoise d’e-santé Good Doctor de Ping An a entraîné après son lancement une vague d’investissements inondant le secteur médical mobile du pays.
    Cependant, les investisseurs commencent à perdre confiance en ces entreprises et en leur capacité à réaliser des profits, analyse le Financial Times dans un article publié en mars 2017.

    Chine : plus de 2 000 applications mobiles dédiées à l’e-santé

    En Chine, plus de 2 000 applications mobiles proposent aux utilisateurs des conseils médicaux, des réservations de rendez-vous, etc. et des services de niche sollicitent la demande en offrant aux patients une offre sécurisée et facile d’accès dans un pays où le secteur est marqué par une méfiance généralisée à l’égard des hôpitaux et des cliniques, très souvent surpeuplés.

    Good Doctor, soutenu par le groupe d’assurance chinois Ping An, assure comptabiliser environ 27 millions d’utilisateurs actifs mensuels – certains analystes estiment qu’il y en a plutôt 20 millions – , soit jusqu’à 400 000 diagnostics reçus en une journée. « Les services de santé numériques diminuent une partie de la pression exercée sur le très tendu système de santé chinois », explique le fondateur de l’application, Oliver Wang (Financial Times).

    Intégrant les secteurs de la santé et de la technologie, deux des secteurs d’investissement les plus en vue en Chine, des centaines d’applications médicales ont attiré en 2016 des capitaux privés et des fonds de capital-risque.

    Parmi les applications les plus réputées au sein du pays, on retrouve WeChat (Tencent), WeDoctor et Spring Rain Doctor, qui revendiquent plus de 800 millions d’utilisateurs. Évaluées à plus d’1 milliard de dollars (926 M €), elles font partie des start-up chinoises les plus prometteuses.

    E-santé : la réglementation chinoise restreint les possibilités des entrepreneurs

    La demande des consommateurs chinois en matière de services de santé numérique est motivée par leur manque de confiance dans les niveaux inférieurs du système de santé publique national et l’accès restreint aux médecins, en particulier dans les zones rurales.

    Cependant, la réglementation empêche les entreprises de facturer les rendez-vous pris à l’hôpital et limite les services proposés via les applications, qui offrent simplement aux utilisateurs des conseils de santé plutôt que de réelles consultations.

    Pour faire du profit, WeDoctor (Tencent) se base sur la publicité et la recommandation de médecins aux patients, un service qui peut être facturé car il permet aux usagers d’éviter les longues files d’attente par le biais de rendez-vous en ligne. La société assure avoir enregistré plus de 100 millions de demandes de rendez-vous au cours des deux dernières années et plus de 1,2 milliards RMB (175 millions de dollars) en 2016.

    Les investissements dans le secteur de l’e-santé en Chine ont baissé de 10 % entre 2015 et 2016

    Malgré la belle évolution du marché, les investissements dans le secteur de l’e-santé ont baissé de 10 % en Chine d’une année sur l’autre au dernier trimestre 2016 pour s’établir à 520 millions de dollars, après une baisse de 41 % au cours des trois mois précédents, précise l’agence VC Beat (Financial Times).

    « Si vous regardez le nombre d’utilisateurs, [le marché] semble en pleine forme, mais si vous demandez qui paie [pour le service], vous déchantez », explique Florian Then, un partenaire de McKinsey (pratique de soins de santé) basé à Shanghai.

    « Nous avons investi dans plusieurs de ces sociétés mais nous restons très sceptiques quant à la façon dont la majeure partie d’entre elles générera des revenus. La question de la durabilité [de ces jeunes entreprises] est suivie d’un grand point d’interrogation », analyse de son côté Nia Leung, associée chez Qiming Venture Partners, qui a soutenu WeDoctor.

    En 2016, les investisseurs ont eu la mauvaise surprise de découvrir en ligne une liste de 27 applications d’e-santé qui avaient fermé après avoir écoulé l’ensemble des sommes récoltées au cours de rondes de financement. Autre annonce peu réjouissante pour le marché : le géant de l’internet Baidu a récemment indiqué avoir fermé son unité de santé mobile et son application très populaire Baidu Doctor.

    Pour faire davantage de profits, les start-up d’e-santé contournent les règles

    • Pour tenter de générer des revenus, les applications dédiées à la santé tentent de nouer des liens avec les hôpitaux physiques. WeDoctor va ainsi essayer de mettre en place 100 hôpitaux d’ici trois ans, en coopération avec les installations existantes.
    • Après avoir constaté que la publicité ne suffisait pas à couvrir ses dépenses, Spring Rain Doctor prévoit de proposer à ses utilisateurs une assurance maladie privée.
    • Les start-up du secteur ont également commencé à s’intéresser aux services aux consommateurs, comme l’achat de médicaments en vente libre ou de services payants, tels que des injections de botox.

    Seul problème : ces sociétés flirtent avec l’illégalité. Si les intérêts locaux sont mis en péril, les instances réglementaires pourraient intervenir pour restreindre l’utilisation de ces applications mobiles.

    Le secteur de la santé est particulièrement sensible, rappelle le Financial Times. En 2016, Baidu a enregistré sa plus mauvaise performance trimestrielle depuis 2007 après qu’une enquête a révélé qu’il diffusait sur son moteur de recherche des annonces publicitaires promouvant des hôpitaux privés non agréés, proposant des traitements inutiles ou de mauvaise qualité.

    « Il n’y a pas de cadre réglementaire qui vous dise ce que vous pouvez et ce que vous ne pouvez pas faire en matière de santé mobile. Ce contexte rend le marché très mystérieux », a déclaré M. Wang (Ping An Good Doctor). Vous ne pouvez pas savoir quand le gouvernement [va vous dire] « non » ».

    Applications d’e-santé : les investissements se poursuivent, malgré les doutes

    Malgré les doutes grandissants et l’absence de réglementation précise sur le marché, les investisseurs chinois semblent conserver un certain intérêt pour le secteur de la santé mobile.

    Exemple parmi les plus récents : la société chinoise Hakim Unique Internet Co. a mené en mars 2017 un tour de financement de 40 millions de dollars (36,8 M €) en mars 2017 pour Haoeyou, une start-up qui propose aux patients chinois d’accéder à une plateforme en ligne via laquelle ils peuvent entrer directement en contact avec des médecins basés aux États-Unis.

  • Australia will lead the medical technology’s market, according to Bill Ferris (ISA)

    Bill Ferris, chair of Innovation and Science Australia (ISA), believes the sector of medical technology will play a major role in the country’s innovation and think Australia could become the world leader in genomic medicine.

    The expert shared this analysis in March 2017, just before a speech on March 15 to the Australian American Chamber of Commerce, where he outlined the six key challenges that will face the country to become a « top tier innovation nation ».

    Australia: digital health services and big data management at the heart of innovation

    Innovation and Science Australia is an independent statutory board which provides strategic advice to the whole Government of the Commonwealth of Australia on all science in science, technology and business development.

    According to Bill Ferris, the most promising sectors on the Australian healthcare market are:

    • Digital health services (digital medical documentation, history platform…), which facilitate big data access and analysis, enabling better prevention. This sector is « the one I’m most optimistic about it », said Bill Ferris.
    • Big data: an effective big data management is essential, especially in the field of precision medicine. Success in this sectors stems « from our capabilities in gene sequencing and pathology analysis, » said Bill Ferris. « That is a huge area of activity and from our analysis Australia is already right up there and could be positioned at the front of the bus. »

    Australia has already founded the Australian Genome Facility Referencing with the Melbourne branch based at the Walter and Eliza Institute, while Sydney has the Kinghorn Center for Clinical Genomics at the Garvan Institute.

    In November 2015, the National Health and Medical Council has delivered the second largest grant in its history of $25 million (€23 M) to the Australian Genomic Health Alliance, a national network of 47 partner organizations, including hospitals, research institute, and universities.

    The Australian medical sector is among the most advanced in the world, according to Bill Ferris

    The Australian medical industry is already world-class in terms of knowledge creation, said Mr Ferris. According to him, the $500 million (€463 M) Biomedical Translation Fund would lead to more commercial successes and the database set up by the Ministry of Health, My Health Record (MyHR), would open up new opportunities for startups.

    « [Through MyHR], privacy issues have already been well covered and in that sense we’re ahead of almost anyone in the world… It can become a valuable resource for better service delivery, prognosis, diagnosis and the basis for a whole pile of new business applications, including precision medicine. »

    The six key challenges outlined by Bill Ferris:

    • 1. Encouraging more Australian companies to achieve global best practice in innovative activity on the healthcare market;
    • 2. Getting greater economic and social benefits through more innovative procurement and service delivery performance of governments;
    • 3. Developing an education system more responsive to the changing needs of citizens and businesses;
    • 4. Strengthening collaboration between Australian research and commerce sectors to increase innovation and commercialization;
    • 5. Maximizing strategic international engagements to bring in the talent, knowledge and capital to fuel the innovation system;
    • 6. Selecting high-impact projects capable of making changes in Australia’s innovation outcomes out to 2030 and beyond.

    This six challenges will form the backbone of the recommendations Innovation and Science Australia will submit to the government by the end of 2017. Main goal: positioning Australia to be a world innovation leader by 2030.

    « Our workforce will require the skills to generate, transfer and implement knowledge and ideas. We need an integrated education and skills system that produces and supports a workforce capable of reacting and adapting to change. We want our children to have highly developed skills in the areas of logic, creativity, and social interaction, » said Bill Ferris.

    He also mentioned the possibilities of using major high-impact large scale projects to drive innovation.

    « In developing the 2030 Strategic Plan, we hope to identify one or more major, game-changing, initiatives with scale that can deliver significant direct and spill-over benefits to the innovation system and broader economy. »

  • L’Australie en position de devenir le leader de la médecine génomique

    Bill Ferris, président de l’Innovation and Science Australia (ISA), estime que le secteur de la technologie médicale jouera en Australie un rôle moteur en matière d’innovation et que le pays pourrait devenir leader dans le domaine de la médecine génomique.
    L’expert a partagé cette analyse au mois de mars 2017, juste avant un discours prononcé le 15 mars à la chambre de commerce australienne des États-Unis. Il y a exposé les six principaux défis auxquels devra faire face le pays pour devenir une « nation d’innovation de premier plan ».

    Australie : les services de santé numérique et la gestion des big data au cœur des projets d’innovation

    L’Innovation and Science Australia est un organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement et d’effectuer des recherches, notamment dans le domaine des sciences, des technologies et du business development.

    Selon Bill Ferris, les secteurs les plus prometteurs pour le pays sur le marché de la santé sont :

    • les services liés à la santé numérique (dossier médicaux numériques, plateformes rassemblant les historiques de santé…), qui facilitent l’accès aux données et leur analyse, permettant ainsi une meilleure prévention. Un secteur pour lequel Bill Ferris se dit très optimiste.
    • les big data, dont la bonne gestion est essentielle dans le cadre de la médecine de précision. La réussite dans ce domaine découle « de nos capacités en matière de séquençage de gènes et d’analyse de pathologie », précise M. Ferris. « C’est un domaine d’activité énorme et, d’après notre analyse, l’Australie est déjà en bonne position et pourrait faire partie des chefs de file. »

    L’Australie a déjà fondé l’Australian Genome Referencing Facility avec la succursale de Melbourne basée à l’Institut Walter and Eliza, et Sydney dispose du Kinghorn Center for Clinical Genomics à l’Institut Garvan.

    En novembre 2015, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale du pays a remis la deuxième plus importante subvention de son histoire, soit 25 millions de dollars (23 M€), à l’Australian Genomic Health Alliance, un réseau national de 47 organisations partenaires, dont des instituts de recherche, des hôpitaux et des universités.

    Le secteur médical australien figure parmi les plus avancés au monde selon Bill Ferris

    L’industrie médicale australienne a déjà atteint un niveau de classe mondiale en termes de création de savoirs, estime Bill Ferris. D’après lui, le Fonds de traduction biomédicale (500 M$ ; 463 M€) entraînerait davantage de succès commerciaux et la base de données mise en place par le ministère de la Santé, My Health Record (MyHR), pourrait ouvrir de nouvelles possibilités aux start-up.

    « [Avec MyHR] (…) les questions de confidentialité ont déjà été bien traitées et, en ce sens, nous sommes en avance sur presque n’importe qui dans le monde… [Cette base de données] peut devenir une ressource précieuse pour mettre en place une meilleure prestation de services, de meilleurs pronostics et devenir une base solide pour toute une série de nouvelles applications commerciales, y compris dans le domaine de la médecine de précision. »

    Les six grands défis cités par Bill Ferris :

    • 1. encourager davantage d’entreprises australiennes à mettre en place les meilleures pratiques mondiales en matière d’activités innovantes dans le domaine de la santé ;
    • 2. obtenir des avantages économiques et sociaux plus importants grâce à des processus plus novateurs d’approvisionnement et de prestation de services de la part des gouvernements ;
    • 3. développer un système éducatif plus apte à répondre aux besoins changeants des citoyens et des entreprises ;
    • 4. renforcer la collaboration entre les secteurs de la recherche et de l’industrie afin d’accroître l’innovation et la commercialisation ;
    • 5. multiplier les engagements stratégiques internationaux pour attirer les talents, les savoirs et les capitaux afin d’alimenter le système d’innovation ;
    • 6. privilégier des projets à fort impact, capables d’opérer des changements dans l’optique d’obtenir de meilleurs résultats d’innovation en Australie d’ici 2030 et au-delà.

    Les six challenges en question seront placés au centre des recommandations que l’Innovation and Science Australia doit soumettre au gouvernement d’ici la fin de l’année. Objectif du programme : positionner l’Australie parmi les leaders mondiaux de l’innovation d’ici 2030.

    « Notre personnel de santé aura besoin de solides compétences pour générer, transférer et mettre en œuvre des connaissances et des idées. Nous avons besoin d’un système intégré d’éducation et de compétences qui produise et soutienne une main-d’œuvre capable de réagir et de s’adapter au changement. Nous voulons que nos enfants aient des compétences très développées dans les domaines de la logique, de la créativité et de l’interaction sociale », a déclaré M. Ferris.

    Il a également évoqué le besoin de déployer des projets ambitieux à grande échelle et à fort impact pour stimuler l’innovation au sein de l’industrie.

    « À travers l’élaboration du Plan stratégique de 2030, nous espérons identifier une ou plusieurs initiatives majeures (…) capables d’engendrer des avantages directs et indirects importants pour notre système d’innovation et pour l’économie en général. »

  • « Il faut investir massivement dans la transformation numérique du système de santé » (M. Gagneux)

    Michel Gagneux, directeur général de l’Asip Santé, invité dans le cadre de la conférence semestrielle de Syntec numérique du 29 mars 2017, dédiée à la santé, a exposé sa vision du numérique en santé dans les prochaines années : après une décennie qui a permis d’arriver à un premier palier de maturité, il est temps de préparer les services de nouvelle génération, ce qui implique notamment des investissements massifs.

    Les deux conditions à réunir pour accélérer

    Regrettant la difficile pénétration dans les usages des premières briques numériques construites depuis 10 ans (messagerie de santé, DMP, etc.), Michel Gagneux a estimé qu’il était temps de préparer les services de nouvelle génération (extension numérique au médico-social, big data, etc.) tout en concrétisant les premières avancées, car « on ne peut pas se permettre de prendre autant de temps ».

    Deux conditions sont à ses yeux nécessaires pour ce faire :

    • élaborer une stratégie nationale forte, fixant un cadre et des priorités, sur 5 ans, et l’appuyer sur une gouvernance interministérielle permettant de répondre également aux finalités économiques de la e-santé. Le conseil stratégique du numérique en santé est, de ce point de vue, une première étape ;
    • investir massivement dans la transformation numérique du système de santé. Michel Gagneux a indiqué que les dépenses en matière d’informatique de santé représentaient 0,75 % du total des dépenses de santé en France, contre 2,5% en Suède et 2 % aux États-Unis.

    Les 4 priorités pour ce nouveau cycle

    Michel Gagneux a identifié 4 priorités d’action pour le nouveau cycle de numérique en santé qui débute :

    • un grand programme d’investissement pour la numérisation des hôpitaux, qui doivent être « moteurs des échanges » ;
    • le développement des services numériques aux patients, « grands absents de la politique publique », qui doit être une priorité absolue ;
    • la mise en œuvre d’une politique d’accompagnement du changement auprès de l’ensemble des acteurs, professionnels de santé comme éditeurs de logiciels ;
    • un programme global pour des sujets comme les outils d’aide à la décision, les outils de parcours et de coordination, ou encore le déploiement des objets connectés.