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  • Bilan des levées de fonds des start-up de la e-santé : 9,1 millions d’€ en mars 2017

    Retrouvez tous les mois le bilan des levées de fonds des start-up de la e-santé françaises et des rachats d’entreprises du secteur.

    Les levées de fonds de mars 2017 se sont élevées à 9,1 millions d’euros au total, soit près du double du montant levé le mois précédent. A noter ce mois-ci deux start-up ayant développé une solution de télémédecine ont levé 1 million d’€.

  • GHT : les Hospices civils de Lyon signent une convention cadre avec six GHT

    Les Hospices Civils de Lyon ont annoncé le 31 mars 2017 avoir signé une convention cadre avec six GHT d’Auvergne Rhône-Alpes, comprenant au total 40 établissements.

    La loi prévoit en effet que tous les GHT s’associent à un CHU pour les activités suivantes :
    • l’enseignement et la formation initiale des professionnels médicaux
    • la recherche
    • la gestion de la démographie médicale
    • la référence et le recours.

    Les conventions sont conclues pour une durée de 5 ans.

    Le directeur des HCL, Dominique Deroubaix, a précisé que ces conventions avaient notamment pour objectif d’accompagner la mise en place de la réforme du 3e cycle des études médicales à compter de novembre 2017.

    Les six GHT ayant signé une convention avec les HCL sont :

    • le GHT Nord Dauphiné (établissement support – CH de Bourgoin Jallieu)
    • le GHT Rhône Vercors Vivarais (établissement support – CH Valence)
    • le GHT Rhône Nord Beaujolais Dombes (établissement support – CH de Villefranche surSaône)
    • le GHT Val Rhône Santé (établissement support – CH de Vienne)
    • le GHT Bresse Haut Bugey (établissement support – CH Fleyriat)
    • le GHT Sud Drôme Ardèche (établissement support – CH de Montélimar)
  • ASH

    Agents des services hospitaliersnull

  • IADE

    Infirmier anesthésistenull

  • IBODE

    Infirmier de bloc opératoirenull

  • Dispositifs médicaux : le Parlement européen adopte définitivement le nouveau règlement

    Le Parlement européen a adopté en séance plénière le 5 avril 2017 les nouveaux règlements européens sur les dispositifs médicaux et sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro. Cette adoption marque l’aboutissement d’un processus législatif entamé en septembre 2012. Les deux textes doivent maintenant être formellement adoptés par le Conseil de l’UE et publiés au Journal Officiel de l’Union européenne, ce qui devrait intervenir d’ici quelques semaines.

    Le règlement sur les dispositifs médicaux entrera en vigueur trois ans après sa publication ; celui sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro entrera en vigueur cinq ans après publication.

    Le nouveau règlement sur les dispositifs médicaux prévoit notamment :

    • un renforcement de la traçabilité des DM, avec la mise en place d’un système d’identification unique des produits (IUD) et la création d’une base de données européenne sur les dispositifs médicaux, Eudamed ;
    • une modification des procédures d’évaluation de la conformité et d’évaluation clinique pour les DM de classe II et III, avec un alignement des exigences concernant la collecte de données dans la recherche clinique avec celles applicables aux essais cliniques sur les médicaments ;
    • un contrôle plus strict des organismes notifiés (NDLR, organismes habilités à établir le marquage CE) : définition plus précise des modalités d’évaluation qu’ils sont tenus d’appliquer, renforcement des capacités de contrôle des organismes notifiés par les États membres, renforcement des compétences des organismes notifiés vis-à-vis des fabricants ;
    • une plus grande responsabilité des fabricants, qui devront disposer d’un système de gestion de la qualité et d’un système de surveillance après commercialisation.

    Le COCIR s’est félicité de l’adoption de ces textes et a indiqué souhaiter travailler auprès des législateurs et des parties prenantes pour assurer une transition en douceur entre la directive actuelle et le nouveau règlement.

  • Ambulatoire : DirectoSanté lève 250 000 €

    La société nantaise DirectoSanté, qui ambitionne d’optimiser les contacts à distance entre les patients et l’établissement de santé qui les prend en charge, a annoncé avoir levé 250 000 € le 5 avril 2017, auprès de Sodero Gestion (société de gestion de fonds) via Pays de la Loire Développement (fonds d’investissement partenaires dont la vocation est de financer en fonds propres des entreprises régionales réalisant moins de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires) et via le fonds de co-investissement régional Pays de la Loire Participations.

    Ces derniers ont chacun investi en capital amorçage à hauteur de 125 K€ dans l’optique d’assurer le développement national de DirectoSanté.

    Évolution de la prise en charge ambulatoire

    Le service proposé par DirectoSanté repose sur des échanges automatisés par SMS et une application de mise en relation médecins-patients permettant de préparer les patients avant leur hospitalisation et d’assurer un suivi postopératoire à distance.

    A la veille de leur intervention, les patients reçoivent par SMS un rappel de l’heure de convocation et des consignes préopératoires qu’ils doivent valider et, dès le lendemain, des questions sur leur état de santé. En cas de besoin détecté, l’infirmière ou le médecin concerné en est informé via son application et est mis en relation avec le patient. L’ensemble de ces échanges est tracé dans le dossier du patient.

    Selon DirectoSanté, le taux de retard et d’annulation est diminué de 30%, les professionnels de santé n’appellent les patients qu’en cas de besoin et gagnent ainsi du « temps soignant », et l’hôpital assure une meilleure prévention des complications postopératoires.

    L’application est en attente d’obtention d’un brevet. Le service est proposé aux établissements en mode SaaS, ainsi qu’à des médecins de ville dans l’optique d’un accompagnement entre les consultations traditionnelles, auquel cas il est à la charge du patient et rémunère le professionnel de santé pour son temps et son expertise.

  • Rapport Véran : l’évolution des modes de financement des établissements de santé

    Olivier Véran a remis à la ministre de la Santé le 4 avril 2017 un rapport intitulé « L’évolution des modes de financement des établissements de santé : une nouvelle échelle de valeur ».

  • Financement : le rapport Véran préconise de territorialiser les investissements numériques

    Constatant « un niveau de maturité global des SIH encore modeste, une absence d’urbanisation cohérente et une multiplication des outils logiciels et achats de matériels », le rapport Véran, remis à la ministre de la Santé le 4 avril 2017, préconise d’apprécier le retour sur investissement en matière de numérique « non pas à l’échelle d’une structure mais à l’échelle du système de soins d’un territoire ».

    Dans cette perspective, le rapport préconise :

    • une territorialisation des investissements en numérique ;
    • la certification des logiciels ;
    • un DPI unique par GHT ;
    • le choix d’un SI interopérable avec la ville ;
    • un schéma directeur national d’hébergement des données des territoires de santé.

    Ces préconisations s’inscrivent dans la perspective du recours au big data dans la génomique ou de l’utilisation d’algorithmes dans le diagnostic, qui nécessiteront de nouveaux leviers d’investissements.

  • Le rapport Véran propose d’expérimenter le financement à l’épisode de soins et au parcours

    Sortir progressivement de la T2A en expérimentant dans des territoires volontaires des financements à l’épisode de soins et des financements au parcours, telle est la principale préconisation du rapport « L’évolution des modes de financement des établissements de santé : une nouvelle échelle de valeur », remis par Olivier Véran à la ministre de la Santé le 4 avril 2017.

    Le rapport émet également des propositions en matière de financement de l’innovation, technique comme organisationnelle.

    Modes de financement : privilégier la valeur du soin

    Le rapport préconise de réorganiser le mode de financement en fonction du parcours de soins, en privilégiant la « valeur du soin », avec une transition progressive associant :

    • la T2A pour les séjours « ponctuels » et « simples » ;
    • un financement à l’épisode de soins pour les actes chirurgicaux lourds ou les soins médicaux aigus nécessitant une prise en charge en amont et en aval ;
    • un financement au parcours pour la prise en charge des pathologies chroniques.

    De nouveaux indicateurs de qualité nécessaires : du processus au résultat

    Pour que la T2A redevienne « ce qu’elle aurait toujours dû rester, un simple outil technique de répartition d’une enveloppe hospitalière », le rapport appelle au développement de nouvelles mesures de la qualité des soins :

    • recueil de l’expérience des patients, dans la continuité de l’enquête E-Satis mise en œuvre par la Haute Autorité de Santé à partir de décembre 2016 ;
    • recueil de l’expérience des soignants, sur le même modèle que E-Satis ;
    • création d’indicateurs cliniques de qualité fondés sur les résultats (mortalité, réadmission, événements indésirables…).

    Le rapport ne préconise toutefois pas un passage à la rémunération à la performance (« pay for performance ») en raison de résultats considérés comme « décevants » dans les pays qui l’expérimentent, et privilégie donc la notion de « valeur du soin » (value-based care).

    Une expérimentation sur des territoires volontaires

    Revendiquant une approche « pragmatique », le rapport propose de tester ces nouveaux modes de paiement sur des territoires volontaires,  avec une « souplesse dans la mise en œuvre de l’expérimentation », notamment en ne choisissant pas a priori la structure coordinatrice.

    Cette souplesse s’accompagnerait d’une évaluation « rigoureuse de la qualité, de la pertinence et de l’efficience des soins ».

    Innovation : vers des plateformes régionales

    Investir dans l’innovation organisationnelle

    Le rapport émet plusieurs recommandations pour encourager le développement de l’innovation organisationnelle  :

    • revoir la méthodologie d’évaluation des innovations organisationnelles ;
    • encourager le partage de l’information entre acteurs ;
    • prévoir une fongibilité des crédits pour les innovations transversales au système de soins ;
    • mettre en place des plateformes régionales d’innovation organisationnelle chargées d’accompagner les projets de recherche interventionnelle, associant établissements de santé et professionnels de ville.

    Faciliter le déploiement de l’innovation

    Le rapport préconise  :

    • la mise en place de plateformes régionales d’innovation et de recherche intégrée pour accompagner les projets de recherche de l’amorçage au dépôt de brevet. Ces plateformes, associant industriels, collectivités locales et professionnels libéraux, devront également travailler en réseau pour favoriser le partage de données ;
    • la création d’un guichet unique pour les industriels et la simplification des modalités d’évaluation.
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