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  • Interopérabilité et hébergement des données de santé : partenariat entre Orange Healthcare & Enovacom

    Dans le cadre de la présentation de sa stratégie 2017, Orange Healthcare, filiale santé d’Orange, a annoncé le 21 mars 2017 un nouveau partenariat avec Enovacom pour « relever le défi des GHT ».

    Ce partenariat se concrétise notamment par la mise en place d’un catalogue commun entre Orange Healthcare et Enovacom.

    Orange précise avoir souhaité s’associer à Enovacom car :
    • son positionnement neutre lui permet de s’interfacer avec tous les acteurs du marché,
    • sa plateforme de logiciels d’interopérabilité et de sécurité adresse la couche infrastructurelle logicielle complémentaire à la couche réseaux proposée par Orange,
    • son positionnement 100% santé renforce l’expertise métier d’Orange Healthcare pour répondre aux exigences de l’univers technologique et scientifique de l’hôpital.

    Par ailleurs, dans le cadre de la présentation de sa stratégie e-santé 2017, Orange Healthcare a fait le point sur l’avancement de ses projets, notamment Senior Care et le compagnon ambulatoire B2B.

    Les points essentiels du partenariat

    Orange Healthcare édite une solution exclusivement dédiée au domaine de la santé pour la gestion de l’identité des accès ou la dématérialisation des factures par exemple.

    Le memorandum signé avec Enovacom le 19 mars 2017 vise à proposer une offre conjointe vis-à-vis des GHT, incluant une messagerie sécurisée, la gestion des identités patients et d’autres services qui restent encore à préciser.

    Cette offre sera prête au second semestre 2017.

    Les avancées des projets e-santé en cours

    Senior Care

    La nouvelle version de la solution Senior Care sortira fin 2017.

    Une offre avait été lancée en avril 2016 avec Harmonie Mutuelle. Constituée de pilotes de maintien à domicile des personnes âgées, cette offre implique des objets connectés et des capteurs installés au domicile des personnes ; en cas d’alerte, le signal est envoyé sur le service assurance ou mutuelle.

    La nouvelle version de Senior Care pourra être vendue à n’importe quelle mutuelle ou assurance.

    Le compagnon ambulatoire B2B

    Il s’agit de permettre le suivi du patient dans l’ensemble de son parcours de chirurgie ambulatoire via une application : possibilité de suivi à domicile après l’opération, constituée de questionnaires renseignant la prise de médicaments suite à l’intervention chirurgicale, et plus généralement de tout ce qui doit être effectué avant ou après l’intervention chirurgicale. La sortie de cette offre est prévue pour septembre 2017.

    Par ailleurs, une nouvelle offre d’hébergement des données de santé, plus flexible et modulable au niveau des tarifs, sera lancée par Orange Healthcare mi avril 2017.

    Enfin, une offre de bornes est prévue pour les établissements : elle consiste en la possibilité de s’enregistrer directement lorsque l’on est « admin » dans un hôpital, et vise à permettre la géolocalisation de professionnels de santé ou de patients, constituant une aide à l’accueil dans l’établissement pour ces derniers.

         

  • Implants : Accès au marché,«  la course d’obstacles s’allonge de 50 % »

    « Le temps qu’il faut pour accéder au marché s’est rallongé de 50% en cinq ou six ans. Et le temps de développement d’un dispositif médical est passé de 2 à 4 ou 5 ans ». C’est le constat de Jean-Luc Moyat, directeur commercial du groupe Lépine, spécialiste des implants orthopédiques.

    Aucune étude ne permet réellement d’évaluer l’allongement ou pas des délais de « l’access to market » mais les acteurs français de ce secteur – et notamment ceux du dispositif médical implantable – témoignent tous ce de casse-tête bien français.

    Les origines du problème tiennent à la fois au secteur lui-même mais aussi à l’environnement économique.

    Tout d’abord, « le secteur des dispositifs médicaux est très consommateur de cash, » précise Anne Osdoit, directeur général de MD Start, accélérateur de startup dans la santé. Et c’est particulièrement vrai dans l’implantable où les exigences sont plus importantes. Il faut par exemple une preuve de concept en phase aiguë. »

    Or, la majorité des entreprises sont des PME, voire des TPE. 47,9% d’entre elles ont moins de 10 employés et 94,2% en ont moins de 250. Franchir toutes les étapes précédant l’accès au marché peut du coup ressembler à un parcours du combattant. L’étape la plus longue est sans doute celle de l’accès au remboursement. « Les dispositifs sont opaques et différents d’un pays à l’autre, souligne Anne Osdoit. Du coup, obtenir le remboursement peut prendre des années. Or, c’est indispensable. Un hôpital ne peut pas acheter sur ses propres deniers un dispositif médical implantable ! » Et dans certains secteurs – comme l’orthopédie -, les baisses tarifaires se succèdent. La crainte d’un mauvais retour sur investissement freine l’innovation et la commercialisation.

    Le poids du réglementaire

    En fait, depuis une dizaine d’années, les technologies ont considérablement évolué, les exigences sanitaires européennes et françaises se sont accrues et les contraintes économiques pèsent de plus en plus lourd sur les dépenses de santé. Dans le même temps, les « medtech » ont perdu un peu de leur attractivité au profit des biotechs, vers lesquels les investisseurs se tournent plus volontiers.

    Ce contexte a obligé les fabricants de DM – et d’implants en particulier – à intégrer très tôt ces contraintes. « Le normatif est aujourd’hui plus compliqué, ce qui nous oblige à embaucher surtout des spécialistes des affaires réglementaires », regrette Jean-Luc Moyat qui est aussi le président de l’association des fabricants importateurs distributeurs européens d’implants orthopédiques (Afideo). Et cela ne va pas aller en s’arrangeant », prédit ce dernier.

    En effet, la nouvelle règlementation européenne qui s’appliquera en 2020 conduit à un renforcement des évaluations cliniques. Pour les innovations de rupture dans les DM de classe 3, le produit devra être examiné non seulement par un organisme notifié, mais aussi par un comité d’experts ad hoc. Selon le Snitem, ce renforcement des procédures risque fort d’allonger les délais de mise sur le marché. Or, le marquage CE est une étape indispensable pour lever des fonds.

    Des aides pour attaquer le marché français et international

    Pour aider les fabricants à effectuer cette traversée du désert, les pouvoirs publics ont créé des dispositifs d’aide. L’un des acteurs centraux est Bpifrance, qui accompagne ces entreprises de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en financement, en garantie et en fonds propres.

    Les DM sont aussi l’une des 34 filières du plan Nouvelle France industrielle, qui vise notamment à consolider les PME et ETI qui ont du mal à relever les défis réglementaires et cliniques du secteur.

    Des accélérateurs de startups spécialisés dans la santé tentent aussi de faciliter l’access to market. « C’est vrai que depuis quelques années, le financement s’est un peu tari. Il faut accompagner les medtechs plus longtemps, indique Anne Osdoit, de MSD Start. Auparavant, on se contentait de données pré-cliniques. Maintenant, il faut une preuve de concept pour décrocher du capital-risque. »

    L’autre difficulté pour ces PME, c’est l’accès au marché international. « Parce que le vrai marché, c’est le marché américain », explique Anne Osdoit. Mais pas facile de peser face aux mastodontes américains. « D’autant que les entreprises françaises ne se regroupent pas. Par peur de perte du leadership, elles ne se rachètent pas entre elles, » regrette Jean-Luc Moyat.  » Quand on propose à un inventeur français d’être racheté par un gros groupe étranger, la proposition n’est pas généralement pas bien reçue », confirme Anne Osdoit.

    Vers une filière plus structurée

    Cependant, le rachat par des gros groupes étrangers n’est peut-être pas la seule issue pour les pépites françaises du DM implantable. Pour Edouard Couty, conseiller maître à la Cour des Comptes et auteur en 2015 d’un rapport sur les dispositifs médicaux pour le Conseil économique et social, « il faut mener une réflexion pour arriver à construire une vraie filière industrielle qui permette de dégager une force de frappe à la vente plus efficace que celle d’une myriade de TPE avançant en ordre dispersé ».

    La profession s’organise autour du Snitem et les pouvoirs publics viennent de donner une nouvelle impulsion en lançant la marque « French Healthcare ». But de l’opération lancée en grande pompe le 15 mars dernier : promouvoir à l’international le savoir-faire français en matière de santé. Autrement dit, appliquer la recette de la French Tech au secteur de la santé. Regroupés en association, les acteurs du DM, mais aussi les industriels du médicament, les hôpitaux pourront se réunir et répondre ensemble à des appels d’offres internationaux. Du côté du ministère des Affaires étrangères, on prévient tout de suite que « le ministère ne sera pas le deus ex machina » de la French Healthcare. Autrement dit, prenez-vous en main !

  • Plateformes territoriales d’appui (PTA) : l’ARS de Normandie lance un appel à candidature régional

    L’Agence Régionale de Santé Normandie a lancé le 6 avril 2017 un appel à candidatures régional pour l’émergence de plateformes territoriales d’appui en Normandie.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 2 juin 2017. L’ARS précise que les projets portés par les professionnels de santé de ville, les équipes de soins primaires et les communautés professionnelles territoriales de santé seront privilégiés.

    Contenu des projets

    Les projets devront proposer un maillage territorial devant correspondre à des temps de déplacements raisonnables pour les professionnels et les usagers tout en évitant le fractionnement sur des territoires trop resserrés.

    Ils devront également prévoir :

    • les modalités d’organisation envisagée afin d’orienter le patient en situation complexe vers l’acteur du territoire le plus à même de répondre à ses besoins ;
    • la mise en place d’une gouvernance équilibrée ;
    • la complémentarité avec des dispositifs existants sur les territoires ;
    • l’utilisation d’outils de liaison entre les acteurs ;
    • un système d’information partagé.

    Financement

    Les projets retenus seront financés via le Fonds d’Intervention Régional (FIR).

    Modalités de sélection des projets

    • Connaissance du territoire et de ses ressources
    • Articulation entre les différents acteurs du système de santé
    • Pertinence de l’organisation et des actions proposées au regard des missions des PTA et des attentes en matière de parcours des patients en situation complexe
    • Mise en place d’un guichet intégré prenant en compte les dispositifs déjà existants
    • Modalités de gouvernance
    • Modalités d’évaluation des actions conduites.

    Des renseignements complémentaires peuvent être sollicités auprès de Madame Hélène GUICHET, responsable du pôle soins de ville à la direction de l’offre de soins (tél : 02.31.70.95.55).

  • Médecine personnalisée : inauguration de la biobanque Rochcongar au CHU de Rennes

    2,2 millions d’euros, tel est le montant investi pour l’édification de la biobanque Pierre Rochcongar au cœur du centre hospitalier universitaire de Rennes, inaugurée le 27 mars 2017.

    Assurant la conservation de milliers d’échantillons biologiques, cette biobanque vise à permettre la pratique d’une médecine de plus en plus personnalisée. Constituée de 25 collections issues de cancérologie, maladies génétiques et pathologies inflammatoires, la biobanque comprend 160 000 prélèvements de sang, d’ADN ou de cellules stockés; et 15 000 échantillons biologiques mis à disposition des équipes de recherche.

    Ces ressources permettent d’élaborer des études d’envergure conduisant à des progrès considérables en termes d’identification de nouveaux biomarqueurs ou d’usage du séquençage à haut débit.

    Ce projet a été porté par 600 mécènes et donateurs du Fonds Nominoë, le CHU de Rennes, l’État, la Région Bretagne, Rennes Métropole, et l’Université de Rennes 1.

    Le Centre de Ressources Biologiques Santé de Rennes, intégré au pôle Biologie du CHU de Rennes en 2015, a initié un projet d’infrastructure localisée dans les laboratoires du CHU annonçant une nouvelle organisation : la biobanque.

    Une bibliothèque du vivant

    Les échantillons sont issus de prélèvements biologiques recueillis auprès des structures de soins après consentement du patient, à des fins de diagnostic, de soins et de recherche. Ils peuvent être analysés « en temps réel » dans différents laboratoires, les résultats étant alors transmis directement au praticien pour contribuer à son diagnostic; ou être conditionnés, anonymisés et stockés au sein d’un centre de ressources biologiques (CRB).

    Des milliers d’informations peuvent être extraites de chaque échantillon et être utiles aux scientifiques dans l’exploration et la compréhension de nombreuses pathologies, notamment en termes de mécanismes cellulaires et moléculaires, conduisant à la découverte de nouveaux biomarqueurs et par conséquent de nouveaux traitements.

    Grâce à l’analyse combinée de la pathologie et du génome du patient, le praticien peut adapter le traitement du patient selon ses propres caractéristiques physiologiques, en mesurer les effets et l’adapter pour une prise en charge très ciblée.

    Une infrastructure consacrée à la recherche, activité en progression constante

    La centralisation sur un site unique permet de rationaliser les circuits et de réunir le stockage froid (-20°, -80° et -150°C) et en azote liquide avec une alimentation automatisée et sécurisée. Prochainement seront également hébergées dans la biobanque les fonctions mutualisées de coordination. L’efficacité de cet ensemble convergent est illustrée par une activité en constante progression :

    • + 21% de prélèvements réceptionnés (6014 en 2016),
    • + 24% d’échantillons générés (34 298 en 2016),
    • + 29% d’échantillons conservés (162 141 en 2016),
    • + 45% d’échantillons mis à disposition (15 110 en 2016).  

    En 2015, 162 296 097 actes de biologie et d’anatomie et cytologie pathologiques ont été effectués dans le pôle Biologie du CHU.

    De nombreux projets de soutien à la recherche

    En 2017, le CRB Santé de Rennes participe à de nombreux projets phares :

    • le Projet CEVI (Cellule Vivante, Institut Carnot CALYM),
    • le développement du réseau des CRB Foie avec 2 842 patients et 3 414 tumeurs,
    • le Réseau Cancer du Sein du Cancéropôle Grand Ouest.

    Une infrastructure basée sur une chaîne de compétences

    L’organisation de la biobanque repose au départ sur un binôme de confiance : le patient et son médecin. Interviennent ensuite les experts en prélèvement (de l’infirmière aux chirurgiens) délivrant un échantillon à prendre en charge, pouvant voyager du service d’anatomie et cytologie pathologiques jusqu’à la génétique moléculaire, en passant par la biologie cellulaire et l’hématologie. techniciens, cadres, ingénieurs logistiques contribuent également au fonctionnement du CRB Santé.

    Financement

    Le bâtiment de la biobanque a été financé à hauteur de 1,2 millions d’euros par le Fonds de dotation du CHU de Rennes Nominoë; et avec le concours de l’État, la Région Bretagne, Rennes Métropole et l’Université dans le cadre du Contrat Plan État Région (CPER) pour l’acquisition des équipements à hauteur de 840 000 € et de 200 000€ pour le CHU.

    La biobanque a été baptisée « Pierre Rochcongar » en hommage à l’ancien chef de service de la médecine du sport du CHU de Rennes, co-créateur du Fonds Nominoë.

  • GHT : la FHF lance deux missions thématiques sur la valorisation et sur l’ouverture à la ville

    La Fédération Hospitalière de France annonce le 7 avril 2017 le lancement de deux missions thématiques sur les GHT.

    Respectivement chargées de la valorisation des impacts économiques et d’innovation des GHT et de l’ouverture de l’hôpital sur la ville, ces deux missions présenteront un rapport d’étape lors de la Paris Healthcare week en mai 2017, et remettront leurs conclusions en septembre 2017 lors des universités d’été de la FHF.

    Portée par Frédéric Leturque, maire d’Arras, la première mission doit analyser la valorisation des impacts économiques et d’innovation des GHT sur le tissu local et régional, dans une perspective de développement de la responsabilité populationnelle, avec une :

    • mise en valeur des initiatives et projets de terrain ;
    • identification des leviers d’action.

    La seconde mission, portée par le Dr Jean-Pierre Jardry, adjoint au maire de Cannes, vise à identifier les conditions nécessaires à l’ouverture des GHT à leur environnement et à la construction de liens durables avec la médecine de ville, avec une :

    • mise en valeur des projets de terrain innovants ;
    • analyse des clés de succès pour proposer des recommandations.
  • Organisation des soins : le service de santé des Armées contribuera aux projets régionaux de santé

    Une contribution des moyens du Service de Santé des Armées (SSA) aux projets régionaux de santé : tel est l’un des grands points du protocole de coopération signé entre les ministères de la Défense et de la Santé le 6 avril 2017.

    Signé pour une durée de trois ans, le protocole prévoit également des coopérations renforcées en matière d’innovation en santé et de gestion des crises sanitaires.

    Les établissements de soins du SSA (hôpitaux d’instruction des armées et centres médicaux des armées) restent toutefois pleinement sous l’autorité du ministère de la Défense.

    Les principaux points du protocole

    • Renforcement des partenariats civils et militaires dans le cadre des parcours de soins, avec la possibilité de partager, optimiser ou mutualiser des soins ou des activités médicotechniques 
    • Renforcement de l’interopérabilité par le développement d’interfaces ou l’accès du SSA aux SI des acteurs de santé civils
    • Intégration du SSA dans la planification et l’organisation de la gestion des situations sanitaires exceptionnelles : formation des professionnels de santé, fabrication et acquisition de produits de santé, mobilisation d’experts, renforts opérationnels
    • Facilitation de l’accès des professionnels de la fonction publique hospitalière à la réserve opérationnelle du SSA
    • Participation des hôpitaux militaires à la permanence des soins et des urgences
    • Intégration des moyens du SSA dans les schémas territoriaux d’offre de soins
    • Partenariats de recherche, sous réserve des restrictions de défense

    Un comité de pilotage national composé à parité de représentants du ministère de la Défense et du ministère de la Santé est chargé d’assurer le suivi des engagements pris dans le protocole.

  • Télémédecine : Women Digital Clinic, service de téléconsulation en gynécologie-obstétrique

    Permettre aux femmes de bénéficier de téléconsultations auprès de gynécoloques-obstétriciens et de sages-femmes : tel est l’objectif de Women Digital Clinic, qui a lancé son offre en janvier 2017.

    La prise de rendez-vous se fait en ligne, l’examen via une vidéoconférence sécurisée et il donne lieu à la rédaction d’un compte-rendu par le praticien pour la somme de 95 €.

    Les principaux traits de l’offre

    • L’objectif est de proposer un service personnalisé qui va au-delà d’un simple téléconseil trouvable sur Internet.
    • Il s’agit d’une véritable (télé)consultation, avec un praticien clairement identifié par son numéro d’inscription au Conseil correspondant, disponible 24h/24 et 7j/7. La consultation est clôturée par la remise d’un rapport détaillé du praticien qui pourra alimenter le dossier médical de la patiente.
    • Cette téléconsultation se démarque de la consultation classique en rendant possible un rendez-vous à échéance courte et une réponse quasi immédiate, tout cela via un appareil électronique quelconque équipé d’une application permettant la vidéoconférence.

    La start-up propose également des services d’accompagnement :

    • didactique lors de la grossesse en vue de préparer à la naissance
    • lors de la phase de post-partum
    • pour appréhender l’allaitement
    • en sexologie.

    Comment téléconsulter?

    Quelques étapes suffisent pour accéder au service.

    • Il faut se connecter sur le site de la start-up, choisir la date et l’heure du rendez-vous ainsi que son praticien et réserver.
    • Un espace personnalisé est créé une fois toutes les données renseignées et un consentement doit être signé électroniquement.
    • Le paiement de la consultation à hauteur de 95 € se fait lors de la prise de rendez-vous.
    • Le moment du rendez-vous arrivé, il suffit de se connecter à la visioconférence sécurisée.
    • A l’issue de la consultation, le praticien spécialiste rédige un rapport détaillé qu’il sauvegarde dans l’espace personnel de la patiente.
  • Start-up e-santé : 2,5 milliards de dollars levés au 1er trimestre aux USA (étude Start-up Health)

    Les start-up américaines de la e-santé ont levé un montant record de 2,5 milliards de dollars – soit 2,34 milliards d’euros – au premier trimestre 2017, selon le rapport publié par Start-up Health le 5 avril 2017.

    Ce record s’explique toutefois par la levée de fonds exceptionnelle réalisée par Grail en février 2017, d’un montant de 914 millions de dollars (857 millions d’€). Si on exclut la levée de fonds de Grail, il s’agit d’un trimestre modeste.

    Trois tendances se dégagent de ce rapport :

    • La montée en puissance de l’écosystème de Los Angeles, ville la plus dynamique au 1er trimestre 2017, avec 25 levées de fonds, contre 8 à New-York et 6 à Boston.
    • Une baisse du nombre de transactions, au plus bas depuis 2011 avec 124 levées de fonds, et une augmentation du montant levé en moyenne.
    • Un intérêt de plus en plus marqué pour les solutions de gestion de population (triage, prévention et personnalisation des soins).
  • Médecine personnalisée : Amino lève 25 M$ pour faciliter la rencontre médecin/patient aux USA

    Continuer les efforts entrepris pour faciliter la relation médecin/patient, aider à la prise de décision en santé et favoriser la mise en place de la médecine personnalisée, tels sont les objectifs de la levée de fonds de 25 millions de dollars (environ 23,5 M€), annoncée le 4 avril 2017, par la société californienne Amino.

    Le montant sera investi principalement par Highland Capital Management en partenariat avec d’autres financeurs (Accel, Aspect Ventures, CRV, Northwestern Mutual Future Ventures and Pilot Wall Group).

    Uniformiser l’information pour tous les acteurs de santé

    Amino vise à créer une base de données unique pour les patients, médecins, hôpitaux et payeurs afin qu’ils aient accès à la même information sur le prix, le coût et la qualité des soins. L’objectif réside également dans le fait d’aider les patients à prendre des décisions les orientant au mieux dans le système de santé et que leur prise en charge soit la plus personnalisée possible.

    La volonté initiale d’Amino est de rendre le système de santé américain plus transparent. Pour ce faire, l’entreprise tend à impliquer davantage les patients dans le parcours de soins grâce à une base de données amassant près de 9 milliards de données issues des assurances et mises à disposition des soignants, des patients, etc. L’entreprise a également eu accès aux données Medicare et a été approuvée par les centres (Centers for Medicare and Medicaid Services) pour créer des mesures d’évaluation de la qualité de l’aide médicale.

    Les services d’Amino pour rendre le système de soins plus transparent

    Amino a lancé en octobre 2015 un site d’aide à l’estimation des coûts et à la prise de rendez-vous pour des soins de proximité. Dorénavant, l’entreprise entend étendre ses services à d’autres types de soins.

    Le fonctionnement de la plateforme

    L’objectif de la plateforme est de diriger le patient vers le professionnel de santé répondant au mieux à ses besoins. Pour cela, un moteur de recherche permet de décrire sa condition pathologique et la spécialité recherchée.

    Viennent ensuite plusieurs critères à renseigner tels que le sexe, l’âge, le lieu et l’assurance santé, qui est optionnelle. Une liste de professionnels est suggérée en fonction du nombre d’assurances acceptées par ces derniers & leur expérience, puis une prise de rendez-vous est proposée. 

  • SNC

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