Dans le Lonchois (Indre-et-Loire), le 5 avril 2017, une première téléconsultation a eu lieu en vue de dépister une éventuelle rétinopathie chez un patient atteint de diabète. Cette initiative a pour objectif de répondre localement à un besoin de surveillance de patients âgés. Le projet sera définitivement déployé en mai-juin 2017, une fois que les généralistes, premier maillon de la chaîne, seront équipés du logiciel nécessaire.
Les patients diabétiques, environ un millier dans le Lonchois, n’ayant pas subi un examen ophtalmologique au cours des deux dernières années, pourront se présenter à la maison de santé pluridisciplinaire de Ligueil pour passer une rétinographie, examen de suivi régulier chez les diabétique visant à prévenir la cécité.
Un meilleur suivi des diabétique du Lonchois
Alors qu’un millier de personnes est atteint de diabète dans le Lonchois, la moitié n’a pas eu de consultation ophtalmologique depuis plus de deux ans. Le diabète pouvant donner lieu à une rétinopathie qui, elle, peut mener à la cécité totale, il est primordial de pouvoir la détecter dès son apparition pour prendre des mesures adaptées.
Le manque de spécialistes au niveau local ne permet pas aux patients de passer un examen à la fréquence recommandée, à savoir tous les deux ans.
Le rétinographe dont s’est équipé la maison de santé pluridisciplinaire de Ligueil est une première réponse à ce problème de santé publique. Une à deux fois par mois, les orthoptistes assureront une permanence pendant un après-midi pour assister les patients diabétiques envoyés par leur généraliste.
La procédure étape par étape
Au début de la chaîne, on trouve un généraliste qui initialise le processus dans la plateforme informatique en prenant un rendez-vous pour le patient. Il renseigne :
- le type de diabète dont ce dernier souffre
- la date du dernier diagnostique
- le type de régime suivi, s’il y a lieu, et
- l’analyse de la dernière hémoglobine glyquée.
L’orthoptiste ou un infirmier prend le relai en procédant à l’examen et en chargeant les clichés de la rétinographie sur la plateforme.
Les clichés chargés sont analysés par un ophtalmologiste, qui peut les manipuler, pour rédiger enfin son rapport diagnostique à intégrer dans les 72 heures qui suivent et indiquer la démarche à suivre.
Tout au long du processus, le logiciel de la plateforme permet une communication en réseau entre tous les intervenants.