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  • Aide à la décision clinique : partenariat entre Watson et MedyMatch sur les complications de l’AVC

    Watson Health et MedyMatch ont annoncé le 20 mars 2017 une collaboration en matière d’aide au diagnostic des saignements intracrâniens provoqués par un traumatisme crânien ou un AVC.

    MedyMatch est une start-up basée à Andover, Massachusetts qui utilise des outils d’analyse cognitive et d’intelligence artificielle (IA) pour fournir des solutions d’aide à la décision clinique en temps réel. Watson souhaite fournir les outils de MedyMatch pour les patients victimes de traumatismes et d’accidents vasculaires cérébraux.

    L’application de détection des saignements intracrâniens de MedyMatch sera distribuée par la division imagerie d’IBM Watson. Cet accord initial a été passé sous la forme d’une licence renouvelable de 5 ans. A terme, les deux entreprises vont développer l’interopérabilité entre l’application MedyMatch et les offres d’imagerie de Watson.

    MedyMatch cherche à fournir aux urgentistes un outil permettant d’améliorer la prise en charge des victimes de traumatisme crânien ou d’AVC et d’exclure la présence de saignements dans le cerveau. L’algorithme développé par la start-up se base sur le machine learning, les données des patients et les connaissances cliniques pour mettre en évidence les aires qui pourraient indiquer un saignement, de façon automatique, sans interruption du travail des cliniciens.

    L’appli de MedyMatch est en cours d’essai clinique, dans l’optique d’une pré-autorisation de mise sur le marché comme dispositif médical de classe III par la FDA.

    Outre l’équipe de Watson, MedyMatch travaille également avec Capital Health New Jersey à l’application des capacités d’analyse de sa technologie à des études sur les patients victimes d’AVC.

  • MDPH

    Maison départementale des personnes handicapéesnull

  • Panorama des sources et répertoires publics de données en santé en France

    A l’occasion de la mise en place du Système national des données de santé le 10 avril 2017, Health & Tech Intelligence fait un état des lieux des principales sources de données publiques relatives au domaine de la santé.

    Ces bases de données diffèrent dans leur structure, leur actualisation et leur accessibilité.

    Récapitulatif des principales bases de données de santé hors SNDS

    La plupart des sources de données recensées dans le tableau ci-dessous sont des bases en open data, qui fournissent des informations issues de bases plus complètes, d’accès restreint. C’est par exemple le cas d’Open Medic, qui fournit certaines données issues du Sniiram.

    Champ du SNDS

    Le SNDS, entré en vigueur en avril 2017, regroupe les bases Sniiram et PMSI. Il sera complété, en juin 2017, par l’ajout de la base CépiDC. Enfin, les données en provenance de la CNSA arriveront à partir de 2018 et l’échantillon des organismes complémentaires en 2019.

    L’accès au SNDS est restreint.

  • Applications : le NHS relance sa bibliothèque d’applis de santé labellisées

    Le National Health Service a annoncé le 10 avril 2017 le lancement de sa nouvelle Apps Library et d’un espace m-health à destination des développeurs d’applications de santé.

    L’Apps Library vise à donner accès aux patients à des applis testées qui pourront leur être utiles pour gérer leur propre santé et leurs soins.

    Déjà lancée en 2013, la bibliothèque d’applis labellisées avait fermé à la suite de problèmes de sécurité sur certaines applications de santé. 

    La nouvelle version lancée par le NHS en avril 2017, qui est encore en version beta, répertoriera les applications de santé selon deux catégories :

    • en cours de test par le NHS (being tested by the NHS) ;
    • approuvé par le NHS (NHS Approved).

    La labellisation s’établira en fonction des résultats cliniques des tests effectués sur les applications. 

    Parallèlement, le NHS lance un nouvel espace pour les développeurs. Ils y ont accès à un guide sous forme de standards à respecter en termes de contenus, d’utilisation ou de sécurité, à de la documentation et à des outils comme des tutoriels pour élaborer leurs applications et les tester. 

    Les applications peuvent ensuite être soumises à validation afin de figurer dans la bibliothèque d’applications, et d’être ensuite éventuellement reliées au système national de santé par un accès à certaines données de santé notamment. 

    L’objectif pour la NHS est de fournir un panel d’applications de santé certifiées, répondant aux besoins des patients en matière de m-santé. 

  • Télémédecine : la plateforme satellitaire SATMED prolongée jusqu’en 2020 par le Luxembourg

    Le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes et la Société Européenne des Satellites ont annoncé le 5 avril 2017 avoir prolongé un contrat visant à conserver et soutenir SATMED, une plateforme satellitaire de e-santé jusqu’en 2020.

    Selon les termes du nouveau contrat, la SES :
    • continuera à développer et à fournir des solutions de soins médicaux par satellite dans le monde entier, notamment via la plateforme actuelle SATMED & ses applications médicales,
    • soutiendra l’installation d’un hébergeur de données de la plateforme et fournira un soutien complet aux utilisateurs via un point de contact unique,
    • élargira son service afin de soutenir de nouveaux outils médicaux et la fourniture d’une connectivité satellitaire couvrant l’Afrique, les Philippines et le Bangladesh.

    Conçue pour aider les médecins et infirmières isolés, la solution SATMED permet aux professionnels de santé d’utiliser la connectivité satellitaire pour accéder aux applications médicales de la plateforme comme les consultations virtuelles, les formations en ligne, l’accès aux dossiers médicaux des patients et la vidéoconférence.

    Dans l’optique de soutenir les programmes de développement régionaux et les actions humanitaires, 10 déploiements de SATMED ont été réalisés en Afrique et en Asie depuis 2014 : les satellites SES assurent la connectivité et les applications de SATMED basées sur le web et les sauvegardes cryptées sont hébergées de façon sécurisée au Luxembourg.

  • Exposition universelle : la candidature japonaise axée sur la santé et l’intelligence artificielle

    « Designing future society for our lives », tel est le thème autour duquel la ville d’Osaka, au Japon, va déposer sa candidature pour l’organisation de l’Exposition universelle 2025 d’ici au 24 avril 2017.

    Selon la presse japonaise, ce thème sera centré sur les technologies liées à la santé et à l’intelligence artificielle. Le thème initial retenu par Osaka était également lié à la santé « Our Health Our Future ».

    Le projet d’exposition universelle à Osaka a déjà un site, l’île artificielle de Yumeshima. 28 à 30 millions de visiteurs sont attendus, pour un impact total de 16 milliards de dollars.

    La France est également candidate à l’accueil de l’Exposition universelle 2025, sur le thème « Au cœur des territoires, s’ouvre celui des Hommes », avec un village global en Île-de-France et des forums thématiques dans des métropoles, dont un sur la santé.

  • Santé connectée : les 10 premiers projets belges lancés

    Le ministère belge de la Santé a dévoilé le 11 avril 2017 une liste de 10 projets qui démarreront d’ici quelques jours dans le cadre de l’expérimentation sur la m-santé annoncée en septembre 2016.

    Au total, ce sont 24 projets pilotes s’appuyant sur des applis de santé ou des appareils mobiles qui seront testés pendant six mois, afin de définir à l’issue de cette expérimentation un modèle de financement pour les prestataires, une réglementation et un cadre juridique adaptés.

    Les 10 premiers projets qui vont démarrer sont :

    • « Mhartslag » : monitoring cardiaque
    • « TOC-m-health » : cardiologie
    • « 24/7 monitoring van vitale lichaamsfuncties in de thuiszorg » : surveillance des fonctions vitales dans les soins à domicile
    • « Cardiocoach Hartfalen OLV Aalst » : monitoring cardiaque
    • « Interpret-Dia » : télémonitoring intensif des enfants diabétiques de type 1 équipés d’un glucomètre en continu
    • « Blended Acceptance and Commitment Therapy » : santé mentale
    • « e-Mental Health: zelf aan de slag » : santé mentale
    • « Beeldbellen » : santé mentale
    • « In-Ambulance Telestroke » : AVC
    • « Stay on track » : surveillance du traitement anti-cancer en ambulatoire avec une appli pour smartphone
  • 1ère Université d’été des déserts médicaux & numériques les 8 & 9 septembre 2017 à Auzon

    La 1ère édition de l’Université d’été des déserts médicaux et numériques se tiendra les 8 et 9 septembre 2017 à Auzon.

    Ces 2 journées s’articuleront autour de la problématique suivante : les déserts médicaux ne peuvent être réduits s’il demeure un désert numérique.

    Partant du constat que la France est mal desservie par les opérateurs (fibre, ligne ADSL, 3 ou 4G) l’organisateur a souhaité réunir opérateurs de téléphonie, professionnels de santé (y compris les établissements – GHT ou autre formes), associations de patients, agences, développeurs de solutions pour l’ambulatoire, le maintien ou le retour à domicile pour aborder cette question autour de tables rondes.

    La liste des intervenants et le programme sont consultables via le lien ci-contre: Programme & Intervenants
    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

    L’événement est organisé par Guillaume de DURAT.

  • Evaluation des soins par les patients : lancement d’une grande enquête en Irlande

    Le ministre de la santé irlandais, Simon Harris, a lancé le 5 avril 2017 une enquête auprès de milliers de patients sur sur la qualité des hôpitaux.

    Pour ce faire, les patients éligibles évaluent à travers 60 questions le personnel hospitalier, le traitement, les soins et les médicaments, en décrivant leur expérience au sein des hôpitaux publics dans l’optique d’améliorer le système de santé.

    Le questionnaire comprend des thèmes comme la confidentialité & la confiance dans les échanges avec le personnel hospitalier ou les explications de ce dernier quant aux potentiels effets secondaires des médicaments avant la sortie de l’hôpital par exemple.

    L’enquête sera mise à disposition des patients à partir du 1er mai 2017.

    Améliorer la qualité et la sécurité des soins pour les patients

    Dans l’optique d’améliorer la sécurité des soins, tout adulte sortant d’un hôpital public après une hospitalisation dans le cadre de soins aigus durant le mois de mai 2017 pourra participer à cette enquête, ce qui représente 27 000 personnes éligibles.

    Cette initiative est portée par le ministère de la Santé, l’HIQA (The Health Information and Quality Authority – autorité indépendante comparable à la Haute Autorité de Santé), et l’HSE (Health and Safety Executive (direction de la santé et de la sécurité, équivalent de la Direction générale de la Santé).

    L’objectif est notamment de faire émerger des exemples de bonnes pratiques qui pourraient être partagées à travers l’ensemble du pays, d’identifier des domaines d’amélioration et des changements requis.

    Les patients recevront l’enquête par courrier quelques semaines après leur sortie d’hôpital et pourront y répondre par courrier ou en ligne. Les maternités et services de psychiatrie ne sont pas inclus dans le champ de l’enquête.

  • Un futur atlas en 3D de l’embryon humain (Inserm)

    Pouvoir diffuser les premières images 3D réelles des tissus et organes d’embryons, telle est la prouesse réalisée par Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm, et ses collaborateurs dont les travaux ont été publiés dans la revue Cell le 23 mars 2017.

    En combinant des techniques récentes de marquage et de microscopie 3D, les chercheurs ont mis au point un nouveau procédé d’exploration de l’anatomie embryonnaire permettant d’obtenir des photos et des films en 3 dimensions de plusieurs tissus et organes d’embryons et fœtus humains âgés de 6 à 14 semaines.

    Leur prochain objectif est de constituer une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe; dans un but didactique mais également pour que les chirurgiens qui opèrent in utero détiennent des images précises.

    Une nouvelle technique d’exploration de l’embryon

    Jusqu’alors l’observation d’organes embryonnaires entiers nécessitait l’analyse, l’assemblage et l’interprétation de données issues de fines coupes scrutées au microscope. Les chercheurs ont réussi en s’appuyant sur les nouvelles méthodes d’imagerie en 3 dimensions et en combinant trois techniques (immunofluorescence, clarification des tissus et observation microscopie) à diffuser les premières images 3D réelles des tissus et organes d’embryons.

    L’immunofluorescence permet de « marquer » les organes intacts avec des substances fluorescentes qui permettent de localiser et visualiser ces derniers. Ensuite il est nécessaire de rendre les tissus constitutifs des organes « transparents » : cela consiste à plonger ces derniers dans plusieurs solvants afin de ne conserver que l’architecture des cellules composant le tissu. Les échantillons obtenus sont « révélés » par un microscope spécial équipé d’un laser qui les scanne et prend en photo chaque plan de ces échantillons. L’image 3D de l’organe est ensuite restituée par informatique.

    Cette technique a permis d’obtenir des images du système nerveux périphérique, du système vasculaire, des poumons, des muscles ou encore du système urogénital.

    « Ce que nous avons observé a confirmé les données connues en embryologie mais c’est la première fois que nous obtenons des images réelles de l’organisation des tissus avec autant de détails. Nous avons notamment découvert des choses qu’il n’était pas possible de voir sans marquage spécifique. Nous avons par exemple réussi à distinguer les nerfs sensitifs (qui transmettent des signaux sensoriels vers le cerveau) des nerfs moteurs (qui sont reliés aux muscles), ce qui était alors impossible », explique Alain Chédotal.

    Par ailleurs les chercheurs ont également découvert la variabilité qui existe au sein de l’arborescence nerveuse au niveau des mains; et ont désormais une idée du rythme de prolifération cellulaire pour chaque organe en comptant les cellules fluorescentes aux différents âges embryonnaires.

    Une future banque internationale d’images 3D de l’embryon humain

    Un site internet (Transparent Human Embryo) a été créé par l’équipe de chercheurs dans l’optique de mettre ces données à la disposition d’un plus large public : « Nous y proposons nos films libres d’accès et allons l’enrichir au fur et à mesure que nous en produirons de nouveaux. Nous aimerions également que d’autres laboratoires puissent le compléter avec leurs propres travaux. L’objectif est d’en faire une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe. Il y a à la fois un but didactique mais aussi une utilité clinique notamment pour les chirurgiens qui opèrent in utero et disposeront ainsi d’images précises des tissus de l’embryon ou encore de leur système nerveux et vasculaire », concluent les chercheurs.