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  • Dossier pharmaceutique : organisation des modalités de consultation par les médecins (décret)

    L’organisation des modalités de consultation du dossier pharmaceutique par les médecins prenant en charge un patient au sein d’un établissement de santé dans les mêmes conditions que les pharmaciens exerçant dans les officines ou dans les pharmacies à usage intérieur a été fixée par un décret du 9 mai 2017 paru au JO le 10 mai 2017.

     

  • CDRH

    Centre for Devices and Radiological Healthnull

  • Génomique & médecine de précision : BC Platforms lève 10 millions de dollars (9,2 M€)

    10 millions de dollars (environ 9,2 M€), tel est le montant de la levée de fonds réalisée par BC Platforms, société spécialisée dans la conception de solutions de gestion de données génomiques, auprès de Debiopharm et Tesi, une société de capital-risque finlandaise.
    La société, dans le cadre du développement de sa plateforme de données cliniques et génomiques a déjà recueilli les données de 5 millions d’individus, et établi des partenariats avec plus de 50 unités de soins et biobanques dans 19 pays, ce qui représente un potentiel de plus de 2 millions d’individus.

    BC Platforms a annoncé le 9 mai que le financement obtenu visait à accélérer le développement des plateformes « knowledge-based », en précisant que ces fonds seront utilisés pour lancer, dès 2017, de nouvelles technologies intégrant des données cliniques et génomiques complexes dans l’objectif de contribuer au développement d’une médecine de précision et de son activité existante de logiciels de gestion de données génomiques.

  • Israël : 384 start-up e-santé et 175 m€ d’investissements en 2016 (rapport Start Up Nation Central)

    70 % des investissements de 2016 réalisés vers des start-up d’objets connectés et d’analyse de la data. Le rapport de la Start-up Nation Central fait un état des lieux fondé sur les données sur la période 2015-2016 et ébauche l’évolution de la santé numérique et digitale en Israël. Il s’agit d’un secteur particulièrement porteur en termes de financements engagés et d’acteurs industriels mobilisés.
    Le nombre de sociétés du secteur a cru de façon considérable pour atteindre pratiquement 400 start-up dédiées. Un investissement à hauteur de 175 M€ pour l’année 2016 en forte augmentation par rapport à l’année 2015 affichant 144 M€.
    Les niches des objets de santé personnels connectés et de la science de la donnée sont les plus attractives : 1/3 des financements a été consacré à l’analyse de données en 2016.
    La croissance tendancielle de ces investissements s’inscrit dans une démarche plus globale de responsabilisation et d’empowerment du patient.

    Start-up Nation Central est une organisation de promotion de  l’innovation et des nouvelles technologies généraliste, avec un segment vertical dédié au secteur de la santé digitale. Elle est également gestionnaire d’une plateforme gratuite et ouverte de mise en contact entre acteurs de l’innovation israélienne, soit plus de 5 000 sociétés nationales et autres investisseurs ou groupes opérant sur le territoire de l’état israélien.

    Modèle économique et secteurs de développement centrés sur l’utilisateur final et l’expérience utilisateur

    L’étude pose les constats suivants :

    • De plus en plus fréquemment, les industriels de la e-santé développent ou diversifient leurs offres en mixant leurs modèles économiques B2C ou B2B2C. Le nombre de sociétés ayant adopté le modèle B2B exclusivement est en recul. 
    • L’utilisateur final est au cœur du processus de l’innovation pour garantir le développement des usages.

      Il en découle que les principales niches de développement des innovations e-santé sont les objets connectés de suivi personnel impliquant l’analyse des données biométriques et l’analyse big data avec dans une seconde mesure l’analyse comportementale.  45% des sociétés du secteur de la e-santé en Israël opèrent sur ce segment.

    Les autres secteurs de la santé digitale israélienne sont :

    • la télémédecine,
    • les outils et plateformes liés au parcours de soins (aide à la décision, paiement en ligne, optimisation des processus et des flux et l’automatisation)
    • les wearables.

    Caractérisation de l’investissement et du financement des start-up

    En 2015-2016, 70% des investissements ont été dirigés vers l’analyse des données et les objets connectés permettant un suivi et une action directe sur la santé du bénéficiaire. En 2016, 32% des investissements ont ciblé les start-up de l’analyse de données (soit 55,5 M€) contre 59% en 2015.

    Ce qui caractérise ces deux secteurs à fort potentiel est la corrélation entre l’étape précoce de financement du projet et le stade avancé dans la réalisation du produit. C’est surtout vrai pour les objets connectés où un financement limité donne lieu à des produits fonctionnels et disponibles à l’utilisation très rapidement.

    Les algorithmes sont plus longs à pouvoir être mis sur le marché et nécessitent des cycles d’investissements plus lourds. Les logiciels, applications et autres outils d’analyse, nécessitent pour être disponibles sur le marché de la santé de passer par des études cliniques et validations et de répondre aux contraintes d’interopérabilité.

    Un changement d’échelle et de couverture grâce à un contexte institutionnel favorable

    Le ministère de la santé israélien est un nouvel acteur de l’innovation en santé. Il a fait preuve d’une volonté d’intégrer l’écosystème de la santé digitale et les innovations qu’il draine dans l’écosystème de la santé publique. En 2016, 3 appels d’offres mettant à l’honneur l’innovation dans des domaines différents ont été ouverts : efficacité des systèmes de soins hospitaliers et d’urgence, réduction des erreurs médicales et gestion de l’obésité.

    La DigitalHealth.il Conference expose les nouvelles technologies et réunit les entrepreneurs, les hauts représentants des grands groupes industriels dans le domaine de la santé et investisseurs. L’édition de 2016 tournait principalement autour des défis actuels : la preuve et la validation clinique, la révolution comportementale, le big data et l’impact de la santé digitale sur le marchés émergents.

    Un institut technologique d’excellence, le Technion, développe ses activités de recherche et noue fin 2016 un partenariat avec la Chine. L’aile chinoise de l’Institut est installée près du campus de l’Université de Shantou et se veut une université innovante et axée sur la recherche. Par la suite, il est prévu qu’un centre d’innovation soit construit à proximité et serve de point d’entrée aux entreprises israéliennes dans la pénétration du marché chinois entre autres.

    La création de nouveaux accélérateurs et incubateurs en 2016 favorise  également l’entreprenariat disruptif.

    Tendances de développement et évolution

    Au cours de la période 2015-2016, les investissements en phase précoce de création de start-up (seed et Série A) sont les plus nombreux.

    Sous la pression d’une tendance généralisée mettant au cœur de l’innovation le patient et l’utilisateur final, les frontières entre les différents domaines de la e-santé tendent à s’estomper. Les domaines  s’agrègent pour former des produits de santé puissants et intégrés. L’interconnexion est au service d’un recentrage autour du patient.

    C’est ce qui explique le développement des offres sur le modèle B2C et une préférence pour le marché des « soins domestiques ».

    Les solutions cliniques, domaine historique de développement de la e-santé, commence à enregistrer un recul dans les investissements, tout en étant relativement stables en 2015-2016, notamment en raison de la contrainte d’adaptation des solutions à chaque acteur de l’offre de soins, opérant lui-même au sein des marchés à caractère national.

  • Création d’une unité de santé numérique au sein du centre dispositifs & radiologie de la FDA

    La FDA développe une unité axée sur la santé numérique au sein de son CDRH dans l’optique d’épauler l’organisme dans le processus de révision des logiciels dans le secteur des dispositifs médicaux.
    Cette unité sera responsable du développement de logiciels et d’expertise technique permettant de fournir une assistance en termes de logiciels et dispositifs incorporant des technologies de santé numérique tout en évaluant les améliorations qu’apportent le numérique au domaine de la santé et en surveillant et en rendant compte des délais de révision quant aux échéances des pré-marchés de ce secteur.

    Dans ce contexte, la FDA est en train d’élaborer un processus de validation de logiciel afin que la création de cette unité centralisée permette de coordonner les sujets de santé numérique, en cohérence avec l’application des politiques.

  • Le groupe Erbium, éditeur de logiciels pour les professionnels de santé, racheté par deux fonds

    Le groupe Erbium, composé d’éditeurs informatiques pour la santé à
    domicile, fondé en 2013 par Antoine Heral, a annoncé le 4 mai 2017 céder ses parts à Extens et Capital Croissance.

    Erbium est un groupe ayant réalisé trois acquisitions entre 2013 et 2017 : Must Informatique, SNAL et Convilog, tous trois spécialisés dans l’édition de logiciels à destination des professionnels de santé à domicile. 

    Antoine Heral a annoncé la reprise d’Erbium par deux fonds : 

    • Extens, fond spécialisé en e-santé 
    • Capital croissance, fond d’investissement composé de 80 entrepreneurs

    Erbium se positionne comme un des leaders du marché des logiciels, notamment grâce au logiciel Albus de SNAL, destiné aux infirmières libérales. Le groupe a su intégrer les solutions répondant aux besoins métier des professionnels de santé à domicile, grâce à une importante capacité d’innovation. 

    Les deux fonds ont pour objectif de consolider le développement de la société sur un marché très concurrentiel. 

  • Rétinopathie diabétique : E-opthalmo, l’application qui facilite le parcours de soin des patients

    Faciliter la communication entre les intervenants du parcours de soin d’un patient diabétique pouvant souffrir de rétinopathie diabétique, tel est l’objectif de la plateforme E-ophtalmo. Cette maladie peut en effet toucher un tiers des personnes atteintes de diabète, mais le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste est parfois un frein au diagnostic.

    Lancée en 2016, la société E-ophtalmo a été lauréate d’un prix au sein de la 3e promotion du programme Lyon Startup.

    Le délai moyen en France pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste est de trois mois. Il est néanmoins possible, depuis 2014, pour les personnes diabétiques, de consulter un orthoptiste qui pourra alors réaliser les examens nécessaires et envoyer les résultats à un ophtalmologiste pour analyse. 

    C’est cette étape du parcours de soin que souhaite faciliter la société E-ophtalmo grâce à sa plateforme. E-opthalmo permet au patient de géolocaliser les orthoptistes près de chez lui afin d’y réaliser ses examens, qui seront envoyés à un ophtalmologiste qui pourra par la suite poser le diagnostic. 

    Le projet, notamment soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Saint-Etienne métropole, n’est pour l’instant ouvert qu’aux personnes diabétiques mais pourrait s’étendre au diagnostic d’autres maladies ophtalmologiques. 

  • Doctolib : les données des utilisateurs exploitées pour faire un panorama de la médecine générale

    Doctolib, plateforme de prise de rendez-vous dédiée aux professionnels de santé, a fait une étude à partir des données anonymisées de ses utilisateurs pour faire un panorama de l’activité des médecins généralistes.
    En analysant les données anonymisées relatives à l’organisation des rendez-vous de 20 000 praticiens, dont 2 480 généralistes, Doctolib confirme les traits caractéristiques du secteur.

    Grâce à cette étude réalisée sur une période d’un un et publiée le 29 avril 2017 par Doctolib, la place du médecin généraliste au sein du système de soins s’avère d’une importance capitale – premier maillon dans le parcours des soins et le plus sollicité.

    Un nombre significatif de consultations quotidiennes, 22 en moyenne, est réalisé par chaque praticien et pour une durée moyenne de la consultation autour de 17 minutes.

    La coordination du parcours des patients est un pan important de l’activité des généralistes, car 23% des consultations sont dédiées au suivi.

    Médecins de premier recours, les généralistes font face aux pics de consultations lors des mois de janvier, mars, juin et septembre lorsque les cabinets sont saturés. À ces moments, les délais d’attente dépassent 4 jours.

    L’aspect le plus intéressant dans l’étude est néanmoins l’exemple illustrant la capacité d’exploitation des données récoltées de manière anonymisée via la plateforme Doctolib.

  • Formation : les centres de simulation intègrent progressivement les technologies digitales

    Health&Tech Intelligence a recensé les centres de simulation en France afin de mettre en lumière l’utilisation des technologies avancées au service de la formation des professionnels de santé.
    La simulation médicale correspond à l’utilisation d’un matériel (mannequin, simulateur procédural…), de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé pour reproduire des situations ou des environnements de soin, dans le but d’enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et de répéter des processus, des concepts médicaux ou des prises de décisions par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels.

    La simulation médicale répond au principe fondamental de ne jamais réaliser un acte pour la première fois sur le patient. De plus, l’obligation de formation continue des professionnels de santé rend la simulation médicale indispensable à l’apprentissage et à l’entrainement à de nouvelles pratiques au cours de la carrière.

    Bien qu’elle comprenne dans sa définition l’utilisation de technologies numériques comme la réalité virtuelle, la simulation médicale n’a pas encore entièrement intégré ces technologies dans ses centres de simulation. 

    Ainsi, la majorité des centres de simulation sont rattachés pour la majorité d’entre eux à la faculté de médecine et/ou au CHU de leur ville. Sur les centres listés, tous n’utilisent pas les technologies numériques telles que la réalité virtuelle, les serious games ou encore l’e-learning : ils sont 12.  

    Les centres de simulation qui n’utilisent pas les technologies telles que la réalité virtuelle, les serious games ou l’e-learning : 

     

    Les centres de simulations équipés de ces technologies : 

  • 1 projet d’institut de science de la donnée retenu dans le cadre des « Instituts Convergences » du PIA

    Les projets PLASCAN et I2-DRIVE portant respectivement sur la plasticité tumorale et
    médecine personnalisée, et la création d’un institut pluridisciplinaire autour de la science de la donnée, ont été retenus au plan national lors de la seconde vague dans le cadre de l’appel à projets des « Instituts Convergences » du PIA. Les projets sont portés par l’Institut François Rabelais de Tours et l’université Paris Saclay, respectivement.

    Ces résultats ont été rendus publics le 30 mars 2017 par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

    Cet appel à projets vise à structurer quelques sites scientifiques pluridisciplinaires de grande ampleur et de forte visibilité pour mieux répondre à des enjeux majeurs, à la croisée des défis sociétaux et économiques et des questionnements de la communauté scientifique. Ils doivent rassembler, dans un partenariat organisé en un lieu donné, des compétences de recherche diversifiées avec une vision intégrative visant à produire des savoirs nouveaux par la mobilisation conjointe de différentes compétences disciplinaires et développer, en lien avec ces recherches interdisciplinaires, des formations d’excellence innovantes aux niveaux master et doctorat intégrés dans des ensembles de type « graduate schools », en formation initiale comme en formation continue.

    Ces résultats viennent compléter les 5 Instituts Convergences retenus en première vague en juillet 2016. En accord avec le jury, une phase d’instruction technique permettra de mettre chaque projet en adéquation avec le montant de l’aide qui lui sera accordée, en amont de la contractualisation avec l’Agence nationale de la Recherche. Chaque projet recevra une évaluation individualisée.