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  • « Le conduit auditif est le meilleur emplacement pour mesurer la santé » (Eric Bougerolles – Oticon)

    Eric Bougerolles, responsable audiologie chez Oticon France, a accordé une interview à Health&Tech Intelligence sur la nouvelle prothèse auditive connectée qui permet une connexion sans interface aux sources sonores du quotidien, ainsi qu à l’internet des objets intelligents, tout en pilotant des applications d’e-santé.

    Comment l’aide auditive permet-elle de contrôler les objets connectés de la maison ?

    La communauté ou encore plateforme IFTTT (If This Then That) permet de relier son dispositif d’aide auditive aux autres objets connectés. Aujourd’hui les objets connectés sont souvent connectés à un smartphone portable à partir duquel on peut fermer ses volets par exemple. Faire communiquer deux objets entre eux s’avère plus compliqué : prenons l’exemple d’une voiture allemande avec un téléviseur : les ponts à constituer sont difficiles à établir, les lignes de code de programmation sont différentes.

    L’idée originale de la communauté réside dans le fait de proposer des ponts entre différents objets connectés comme par exemple une sonnette et l’aide auditive : lorsqu’une personne sonne, quel que soit l’endroit où elle se situe, le signal est transmis, or il s’agit de deux marques différentes,sachant qu’il en existe entre 300 et 400. La difficulté réside dans le fait de faire correspondre l’instruction provenant de la sonnette transmise à la plateforme, à l’action réalisée par l’utilisateur de la plateforme : émettre un « bip » dans l’appareil auditif.

    L’action sur un objet doit provoquer une réaction sur un autre objet, ceci reposant sur des lignes de programmation. Pour ce faire, l’objet connecté est enregistré sur la plateforme : le bouton sonnette (« if ») est inclus sur une liste d’actions pré-établies.

    Comment s’effectue la connexion sans interface aux sources du quotidien, doit-on toujours avoir son portable sur soi ?

    L’aide auditive passe par le téléphone portable afin d’avoir accès à internet. Pour des raisons de consommation, étant donné que la pile intégrée à l’aide auditive qui ne dispose pas de technologie de détail ni de wi-fi, une box est nécessaire afin de fonctionner par Bluetooth avec son téléphone comme outil de pilotage.

    Puisque l’aide auditive centralise tous les objets connectés (téléviseur, babyphone), permet de recevoir un signal d’alerte d’une personne dépendante si sa pile est déchargée, l’aide auditive et le smartphone sont indissociables ?

    Le concept repose sur la notification sonore dans l’aide auditive lors d’une alerte, le rappel d’une prise d’insuline par exemple.

    Comment l’application téléchargée sur smartphone pilote t-elle l’aide auditive connectée ?

    L’aide auditive est connectée aux sources multimédias du quotidien : la télévision, l’ordinateur, le téléphone etc. et réceptionne le son de la source choisie.

    Comment sont réceptionnées ces sources ? À l’aide de capteurs ?

    Il existe une fonction intrinsèque au smartphone permettant de lire du texte lorsqu’une phrase est prononcée. Un programme permet que ce résultat audio soit transmis directement dans l’aide auditive. Par ailleurs le smartphone peut également télécommander la synchronisation d’un agenda et signaler via un rappel une réunion par exemple. On peut créer des configurations de réglages spécifiques pour ces situations.

    En pratique, le signal généré par le smartphone via l’application est traité à part, comme lorsque l’on utilise un casque Bluetooth. Par contre, parallèlement il existe un traitement spécifique de l’aide auditive pour compenser son environnement sonore afin de différencier une source de parole et une source de bruit. Il n’y a pas d’interférences entre ces deux types de sources, elles demeurent superposables.

    Existe t-il une hiérarchisation de l’information du signal ?

    Non, la pertinence de l’information varie selon l’instant, c’est le cerveau qui décide et non le DM.

    Quelle est la taille de ce dispositif ?

    Il mesure 2 cm en interne.

    Il se situe à la frontière entre l’implant et le dispositif externe ?

    Légalement c’est un dispositif externe car il se retire et se remet, et 98 % du dispositif est externe au corps humain.

    Où sont stockées toutes les données et comment sont-elles sécurisées ?

    L’utilisateur n’a pas la possibilité de changer les spécifications de l’aide auditive, cela n’est réalisable que par un audioprothésiste et nécessite un logiciel et une clef de programmation spécifiques. Pour établir la connexion vers les aides auditives et en modifier les caractéristiques il existe une procédure spécifique. La sécurisation réside dans le fait qu’il faut que la clef de programmation se trouve à 10 cm de l’aide auditive pour pouvoir l’allumer. Par contre l’utilisateur peut modifier seul le volume ou certains programmes, il existe plusieurs configurations.

    Quels peuvent être les apports du numérique dans le domaine de la prothèse auditive ?

    Dans ce secteur, le numérique est présent depuis 1998. L’évolution fut lente au départ puis s’est accélérée. Les appareils intelligents sont désormais capables de différencier la parole du bruit, ils peuvent être connectés séparément ou à l’IFTTT. Un simple boîtier permet de recevoir le son du téléviseur directement dans l’aide auditive sans passer par un intermédiaire.

    L’intégration de la e-santé dans les aides auditives c’est pour demain et cela fait partie des perspectives des centres de recherche. En effet le conduit auditif est le meilleur emplacement pour mesurer la santé : température, tension etc. A l’avenir l’aide auditive pourrait ne pas être simplement réduite à un simple récepteur permettant d’amplifier sélectivement certaines ondes. Elle pourrait être utilisée dans l’autre sens et récolter les informations. Il existe des prototypes réceptionnant les ondes alpha : selon l’attitude de l’utilisateur à un instant t, la stratégie utilisée par l’aide auditive pourrait s’adapter : selon le degré de concentration de l’utilisateur, l’information délivrée pourrait être modulée (ou selon le besoin d’information de l’utilisateur selon son niveau de concentration et donc son état de réceptivité).

    Prenons un autre exemple d’utilisation : une personne âgée fait une chute, son aide auditive étant capable de mesurer l’activité de la personne à l’instant t, appuyer sur un bouton pourrait déclencher une alerte. Ou encore appliquer la règle IFTTT à une personne dont le conjoint souffre de la maladie d’Alzheimer : dès qu’il y a déconnexion entre les aides auditives et le téléphone portable (ce qui peut signifier que la personne a quitté son domicile par exemple), le conjoint reçoit une alerte.

    Ce dispositif bénéficie t-il d’un marquage CE ?

    Oui, il est classé comme dispositif médical, par ailleurs son adaptation doit être réalisée par un audioprothésiste.

    Quelles sont les conséquences en termes de pratiques professionnelles ?

    Concernant le retour des praticiens, étant moi-même audioprothésiste depuis 30 ans, j’ai pu observer un changement de métier. On appareillait auparavant les oreilles en réponse à une perte d’audition, aujourd’hui on appareille des personnes pour leur perte d’audition, mais également pour leurs besoins, leur style de vie et en fonction des capacités cognitives de la personne : l’aide auditive doit s’adapter à la quantité d’information que le cerveau est capable de traiter. La profession a évolué, on ne parle plus simplement d’audiogramme et de déficit d’audition, aujourd’hui les aides auditives permettent de répondre à une gêne, un besoin de communication.

    Travaillez-vous avec des entreprises ou des start-up à la co-construction de solutions ?

    En interne il y a d’un côté la recherche fondamentale sur le fonctionnement du cerveau, des oreilles, du cognitif sur l’action de l’audition etc. réalisée par notre centre de recherche qui effectue un travail universitaire avec des facultés du monde entier (université suédoise de Linköping, américaine, le Boston Hospital également) avec qui nous avons des accords en fonction des spécificités de l’activité développée.
    Notre budget R&D s’élève à 100 millions d’euros par an.
    D’un autre côté en ce qui concerne la recherche appliquée, nous la développons en interne pour des raisons concurrentielles. Nous sommes une filiale française d’une société danoise et travaillons également avec des consultants de sociétés externes pour le développement de logiciel informatique par exemple.

    Collaborez-vous avec un centre de recherche français ?

    Oui, notamment avec l’université de Bordeaux et leur unité Inserm : cognition et déclin cognitif en fonction de l’âge (étude : une personne pagée non appareillée voit son déclin cognitif en fonction accéléré par rapport à une personne du même âge appareillée, Elain Nig travaille sur le traitement de l’aide auditive sur la mémorisation du message vocal – avec le Professeur Amieva).

    Quel est le marché visé ?

    Du début à la fin de vie, il existe un marché pédiatrique de par les enfants nés avec une perte auditive et les spécificités d’apprentissage du langage, mais la perte d’audition concerne en majorité les seniors. L’appareillage moyen a baissé ces dernières années, car il s’adressait à la perte auditive en elle-même et non à la perte de communication or aujourd’hui il y a beaucoup de communication, de médias, d’échange etc. l’appareillage permet d’aider à percevoir et interagir avec les appareils médicaux donc on appareille des personnes plus jeunes.

    Comment voyez-vous la croissance du marché ?

    En théorie c’est une croissance importante puisque la génération des baby boomers arrive à l’âge moyen du premier appareillage, ce qui représente une augmentation du marché. En revanche il existe une problématique d’accès à l’appareillage qui est plus compliquée : être équipé d’une aide auditive signifie en acheter les services pour 4 à 5 années, ce qui représente une somme à débourser en avance, même si à l’arrivée un appareillage auditif s’élève à un coût de 15 euros / mois.

    Comment se positionne la France sur ce marché ? Par rapport aux autres pays européens ?

    En ce qui concerne l’Europe, le taux d’équipement est faible en France par rapport aux pays scandinaves ou l’Allemagne. Il existe une étude satisfaction « EuroTrack » recensant tous les deux ans le taux d’équipement, de satisfaction dans les différents pays européens.

    L’application a-t-elle été labellisée ?

    Pas à proprement parler mais elle est disponible sur l’Apple store et le Google store qui est moins strict. Sur l’aspect sécurité des données l’application respecte les standards, de même pour la vie privée.

    Avez-vous identifié des freins au déploiement de ce dispositif connecté ?

    Ils sont surtout financiers, plus particulièrement au niveau de l’accès à une aide auditive. Cela serait différent si on pouvait mettre en place un abonnement mensuel. Cela relève de la problématique de la prise en charge et du remboursement qui reste à débattre. Par ailleurs il subsiste une image de la perte auditive : porter des lunettes est rentré dans les mœurs et n’est plus lié à l’âge ; l’aide auditive demeure encore dans cet esprit-là et est associée aux personnes âgées. Culturellement parlant il existe une grande différence entre les pays scandinaves et les pays latins ou péri-méditerranéens : l’image du malentendant demeure : celui qui n’entend pas est assimilé à celui qui ne comprend rien, c’est encore ancré dans les esprits : face à un malentendant on met d’abord en doute ses capacités intellectuelles et non la perception auditive..

        

  • GHT : Brocéliande Atlantique choisit Maincare pour la mise en oeuvre de sa plateforme d’imagerie

    La société Maincare Solutions a annoncé le 10 mai 2017 avoir été choisie par le Groupement Hospitalier Brocéliande Atlantique pour la mise en œuvre de sa plateforme d’imagerie territoriale.

    Ce groupement hospitalier est composé du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) de Vannes-Auray et du Centre Hospitalier de Ploërmel.

    La solution de Maincare repose sur le PACS McKesson Radiology associé au socle d’échange et partage IdéoLink Collaboration et à la solution de télémédecine Covalia.

    Il est prévu que dès l’été 2017 des services en ligne de consultation des examens de radiologie (images et comptes-rendus) pour les patients et les professionnels de santé soient opérationnels.

    Le déploiement de cette plateforme d’imagerie et télé-imagerie de territoire, installée chez un hébergeur agréé de données de santé vise à répondre aux enjeux du projet médical dans un contexte difficile en termes de démographie médicale, sans attendre la convergence des SI au sein du GHT.

    L’objectif de cette plateforme est de donner la possibilité aux établissements de partager les examens de radiologie, puis à court terme, l’ensemble des éléments du dossier patient territorial dans un entrepôt unifié. Ces informations seront accessibles par les professionnels de santé et les patients, au travers d’un portail web sécurisé. Cette démarche progressive de constitution d’un dossier patient territorial partagé devrait débuter dès le second semestre 2017.

    Outils de post traitement 3D, reconnaissance vocale, comparaison des antériorités, accès facilité au dossier médical, outils métiers, examens d’imagerie et dossiers radiologiques seront accessibles aux professionnels en tout lieu, à domicile et en mobilité, de manière sécurisée.

    La solution de télémédecine Covalia vise à enrichir le PACS de territoire avec des usages de téléradiologie et télé-expertise en structurant les flux selon une logique de parcours de soins.

    La solution IdéoLink Collaboration quant à elle vise à permettre, à travers une architecture urbanisée pour l’échange et le partage des données de santé, la fédération des identités et fournit un  serveur d’habilitations à l’échelle du territoire.

  • Nexa

    Agence régionale de développement d’investissement et d’innovation de la Réunionnull

  • ACG Management cède sa participation dans Oscult, l’échographe connecté de Oscadi

    Une impossibilité réglementaire du fonds à participer à un nouveau tour de table, telle est la raison pour laquelle ACG Management cède sa participation dans Oscadi, start up réunionnaise qui développe un échographe portable connecté, au profit de la Sem Régionale Nexa . ACG Management était intervenu en 2013 et en 2016 avec une injection respective de 500 K€ et de 400 K€.

    Développer un échographe ultraportable et miniaturisé afin de répondre aux problématiques posées par l’accessibilité lors de certaines interventions, telle est la volonté de Oscadi depuis 2010 à travers la confection de son Oscult, un échographe connecté à un Ipad.

    Oscult, déjà utilisé en santé animale, vise la santé humaine

    Depuis 2013, le fonds d’investissement avait participé audéveloppement de Oscult en apportant près de 900 000€ et permettant à la start-up de lever 2 millions d’€ auprès de Bpifrance, la Banque de la Réunion, du Conseil Régional.

    Cette période de 2013 à 2017 a permis à la start-up de confectionner et de commercialiser sur l’île son échographe connecté à un IPad. Pour le moment réservé à la médecine animale, l’échographe a reçu l’agrément d’Apple, ce qui lui permet de se connecter à tout l’environnement Apple

    Dans sa volonté de se développer sur le marché français et européen et de s’adresser à la médecine humaine, l’entreprise a besoin de moyens plus importants. Ainsi, Oscult bascule dans le portefeuille de la Sem Régionale Nexa qui prend le relais dans son soutien à la start-up.

  • MDPH

    maisons départementales des personnes handicapéesnull

  • Création d’une direction Innovation, Digitale et Data à Malakoff Médéric

    Malakoff Médéric, groupe d’assurance complémentaire santé et retraite engage sa transformation numérique et créé une direction Innovation, Digitale et Data pour un montant de 100 millions d’euros sur cinq ans.

    Auparavant, le digital était abordé par Hicham Badreddine, qui devient aujourd’hui Chief Digital Officer du groupe. La nouvelle direction sera chapeautée par David Giblas et Ivan Rignault. 

    La direction de l’innovation, Digitale et Data aura pour objectif l’innovation et la transformation numérique au sein du groupe :  

    • explorer les nouvelles expériences clients,
    • accélérer les projets digitaux en lien avec les directions métiers du groupe,
    • augmenter l’usage des services de Malakoff Médéric
    • traiter les données dans les projets innovants. 

    Malakoff Médéric annonce dans le même temps la création d’un Lab, « dispositif d’accélération de l’innovation et de création de valeur pour le groupe et ses clients ».

  • The Fabulous, start up santé qui propose une app. de « happy coaching » intègre le Garage de Facebook

    Elle intégrera le Startup Garage de Facebook dès septembre 2017 : The Fabulous, créée en 2014 est une start-up qui aide à instaurer de nouvelles habitudes de vie, au service de la santé et du bien-être.
    Son co-fondateur et dirigeant, Sami Ben Hassine a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence afin de présenter l’application et la philosophie sur laquelle elle se repose.

    Pouvez-vous expliquer les origines de la création de The Fabulous ?

    Le début c’est une envie d’avoir un coach personnel sans devoir payer une fortune. Idéalement, il faut avoir un coach qui vient à 7h du matin et ne part pas avant que vous ayez fait du sport. J’ai donc réfléchi à une application qui agit comme un coach qu’on aimerait, et non un coach trop ennuyeux. Je lisais en même temps Le Petit Prince et L’Alchimiste et je me suis rendu compte que ce qui nous transforme, c’est le voyage, les épreuves, les aventures. Donc nous avons voulu intégrer cet aspect, en créant une invitation au voyage pour changer les habitudes. Parallèlement, nous avons voulu appuyer cela sur des concepts scientifiques démontrés et existants. Nous nous sommes aperçus que les conseils en matière de sommeil par exemple sont très nombreux sur internet, mais parfois contradictoires, peu fiables : personne ne sait vraiment ce que sont les 5 étapes précises pour dormir par exemple, comme se déconnecter des appareils avec écran. Ce sont des habitudes à prendre et elles sont très difficiles à mettre en place.

    Le deuxième aspect du raisonnement est qu’on peut très bien prendre la décision de changer une habitude, mais être freiné par son environnement : l’instauration d’une nouvelle habitude passe par le changement de son environnement. Par exemple, on peut décider de s’inscrire dans une salle de sport pour aller faire du sport, mais en général, on ne s’y tient que quelques jours, car si on ne change pas son environnement dans ce sens (avec des incitations à aller faire du sport), on n’ira pas. Le problème, c’est l’environnement immédiat qui ne rappelle pas cette motivation à faire du sport : il suffirait par exemple de mettre ses chaussures de sport à coté du lit, ou de mettre Usain Bolt en fond d’écran pour construire un environnement propice. C’est le secret de la mise en place d’une habitude automatisée.

    Voilà comment est né le concept : un ami d’enfance qui travaillait à l’époque dans une banque m’a suivi dans l’aventure et est devenu co-fondateur et CTO, Amine Laadhari.

    Quel est le principe de votre application ?

    The Fabulous, c’est une aventure, à l’image des livres que je lisais. L’utilisateur s’embarque dans l’aventure. D’ailleurs, l’application est construite sur ce concept : il faut se lancer dans l’aventure et ne pas avoir peur de faire des erreurs. C’est un autre aspect de notre solution : nous avons construit l’application sur les bases de l’attitude positive : on apprend de ses erreurs. Il n’y a pas d’échec dans l’application. Elle est destinée à se sentir mieux.

    Elle aide donc à mettre en place des routines : matinales, du soir, du week-end.

    • L’utilisateur commence d’abord par la mise en place d’une habitude matinale, car c’est un moyen de se familiariser facilement avec la notion de routine, de rituel : très simplement, la première habitude est de boire de l’eau le matin. C’est durant les deux premiers jours d’utilisation de l’application que l’utilisateur bâtit une relation de confiance avec elle, il est donc primordial de proposer une routine simple. Par la suite, l’application introduit le sport comme routine matinale.
    • La routine du soir consiste à favoriser le sommeil. Encore une fois, le sport étant la base de tout, nous encourageons à instaurer une routine sportive, qui aidera au sommeil, à lutter contre la dépression ou la baisse d’énergie.
    • La méditation, sous toutes ses formes est aussi encouragée : prière, contemplation, réflexion, relaxation.

    Nous avons commencé à Paris en lisant des articles de science du comportement. Mais il y a deux ans, nous avons été acceptés dans l’incubateur de Duke University, qui possède un laboratoire de Sciences Comportementales, dirigé par Dan Ariely (professeur de Behavioral Economics).

    Cette incubation a complétement bouleversé notre façon de voir les choses, puisque nous sommes partis de l’idée qu’il fallait que nous aidions les humains à faire des choix pour leur santé puisqu’ils sont irrationnels par nature. Plus qu’entrepreneurs, nous étions chercheurs dans cette aventure. C’est là que nous avons approché la notion de « rituels », qui aident à reprendre confiance en soi, et à créer un environnement familier : comme lorsqu’on se coupe les cheveux après une rupture par exemple. Nous incitons donc les utilisateurs à instaurer un rituel avant de faire du sport, comme par exemple taper trois fois dans les mains, ce qui motive à la pratique sportive.

    A qui s’adresse votre application ? 

    L’application s’adresse à tous ceux qui veulent mettre en place des habitudes : par exemple, les personnes qui veulent prendre leurs médicaments. Après un infarctus, beaucoup de patients vont abandonner la prise de leurs médicaments. Nous pouvons aider ces gens à mettre en place une habitude.

    Notre champ d’application est la santé et le bien-être. Nous aidons les gens dans tous ces champs.

    Je parlais du sport, mais si vous n’aimez pas le sport ou ne pouvez pas en faire, nous restons positifs, et nous vous proposons des pratiques adaptées et plus simples, comme aller se balader tout simplement.

    Quel est le modèle économique de l’application ?

    Nous avons deux modèles économiques :

    • L’application consommateur nécessite une inscription et est accessible en freemium, c’est-à-dire gratuitement pour les fonctionnalités de base, et par un abonnement payant pour des fonctionnalités plus poussées.
    • Nous travaillons aussi avec des hôpitaux notamment aux Etats-Unis : nous allons participer à une étude clinique sur des patients ayant eu un infarctus, concernant l’adhérence médicamenteuse. Nous fonctionnons ici en B2B.

     

    Quelles sont vos perspectives d’avenir sur ce marché ?

    The Fabulous s’engage dans le healthcare, santé digitale, adhésion médicale. C’est notre prochain objectif, et nous adaptons l’application pour qu’elle corresponde à ces ambitions. Nous commençons également à démarcher des entreprises pour qu’elles proposent l’application à leurs employés : les routines et rituels peuvent s’appliquer au travail pour être productif. 

    Vous allez intégrer le Startup Garage de Facebook en septembre, qu’est ce que cela va vous apporter ?

    Nous connaissons bien Facebook et notre objectif est de pouvoir nous rapprocher des collaborateurs de Facebook pour en apprendre plus sur les pratiques mises en place afin d’augmenter nos utilisateurs.

     

     

  • Evaluation de l’organisme habilité à la gestion du service d’appel d’urgence eCall 112 (décret)

    L’évaluation de la conformité des opérations de l’organisme privé habilité à assurer la réception, le filtrage et l’orientation des appels du service d’appel d’urgence eCall 112 interopérable dans toute l’Union européenne, tel est l’objet d’un décret du 9 mai 2017 paru au JO le 10 mai 2017.
    Ce texte vise à définir les règles sur lesquelles porte l’évaluation de la conformité des opérations de l’organisme privé habilité à assurer la réception, le filtrage et l’orientation des appels du service d’appel d’urgence eCall 112 interopérable dans toute l’Union européenne (PSAP eCall) ainsi que les critères d’habilitation par le ministre de l’intérieur des organismes d’évaluation de la conformité (indépendance, impartialité et compétence technique en matière de réception et de traitement des appels).
    Il précise également la procédure de sélection de l’organisme d’évaluation de la conformité par le PSAP eCall et les modalités de transmission des conclusions de l’étude d’évaluation de la conformité.

    Cette évaluation se fonde sur :

    • le respect de la partie de la norme « Systèmes de transport intelligents – eSécurité – essais de conformité du système d’appel d’urgence de bout en bout » (EN 16454) qui a trait à la conformité des centres de réception des appels d’urgence avec le service d’appel d’urgence paneuropéen ;
    • le respect du cahier des charges technique et opérationnel visant à définir les relations entre la plate-forme de réception des appels d’urgence paneuropéen eCall 112 et les services publics de secours compétents ;
    • la réception effective des données de localisation transmises par la plate-forme de localisation des appels d’urgence (PFLAU) et leur transmission par le centre de réception des appels d’urgence aux services de secours compétents.

    Par ailleurs, l’organisme privé habilité à assurer la réception, le filtrage et l’orientation des appels d’urgence eCall 112 doit adresser au ministre de l’intérieur et au ministre en charge de la santé le certificat de conformité mentionné à l’article 4 tous les vingt-quatre mois.

  • Modification des dispositions du SI des MDPH et du SI national statistique de la CNSA (décret)

    Les dispositions concernant le SI des maisons départementales des personnes handicapées et le système national d’information statistique mis en œuvre par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ont été modifiées par un décret du 9 mai 2017 paru au JO le 10 mai 2017.

    Ce dernier :

    • modifie les dispositions réglementaires régissant le SI des MDPH pour tenir compte des évolutions législatives résultant de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement;

    • précise les conditions dans lesquelles les MDPH utilisent un SI commun, conforme à des normes d’interopérabilité définies par la CNSA;

    • définit les modalités de transmission des informations normalisées des MDPH vers la CNSA;

    • complète les finalités du SI des MDPH compte tenu des évolutions résultant de la loi de modernisation de notre système de santé, notamment de la mise en place des plans d’accompagnement global et de l’identifiant de santé des personnes prises en charge à des fins sanitaires et médico-sociales;

    • modifie également les dispositions réglementaires définissant le système national d’information statistique mis en œuvre par la CNSA pour prendre en compte l’utilisation du numéro d’inscription au répertoire national d’identification des usagers pour la transmission des données individualisées des MDPH;

    Le texte prévoit des mesures de coordination pour tenir compte des dispositions réglementaires spécifiques à Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

  • Apple acquiert Beddit, acteur européen de la surveillance du sommeil par capteurs

    Fort du succès de l’Apple Watch, écoulée à plus 3,7 millions d’exemplaires depuis début 2017, Apple s’intéresse de près aux wearables connectés, et notamment à la technologie développée par Beddit.
    Fondée en 2006, l’entreprise spécialisée dans l’accompagnement connecté du sommeil est aujourd’hui rachetée par Apple, pour un montant encore non communiqué.

    Beddit est une entreprise finlandaise fondée en 2006. Sa solution consiste à analyser la qualité du sommeil en mesurant le rythme cardiaque, la respiration, la température corporelle ou encore l’humidité.

    Cette technologie repose sur la balistocardiographie qui consiste à analyser les mouvements corporels lors de l’afflux de sang, via des capteurs posés sur le matelas et sur la poitrine. Le dispositif est branché sur secteur et relié à une application smartphone via Bluetooth. 

    Véritable coach du sommeil, l’application enregistre également les ronflements. Toutes les données collectées donnent lieu à des recommandations personnalisées. 

    En vente à 149,95$, soit 138€, la solution est compatible iOS et Android.