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  • Cybersécurité : 6 solutions pour mieux protéger les organismes de santé (Steve Wood, Aruba, APAC)

    Dans une tribune publiée le 15 juin 2017 sur le site spécialisé Enterpriseinnovation.net, Steve Wood, vice-président d’Aruba pour la région Asie-Pacifique, délivre six conseils pour aider les établissements de santé à mieux se protéger des cyberattaques, l’essentiel étant avant tout selon lui de bien former les professionnels de la santé aux règles de base de la cybersécurité.

    La moitié des établissements de santé attaqués ont du mal à corriger la faille

    Selon la nouvelle étude mondiale réalisée par la société informatique Aruba « The Internet of Things: Today and Tomorrow », 87 % des organisations de santé adopteront la technologie IoT d’ici 2019.

    Bien que la transition vers un futur modèle de soins, qui englobe une approche axée sur la technologie pour mieux répondre aux exigences des diverses régions, soit une évolution positive, les experts s’inquiètent de la menace qu’elle représente du point de vue de la cybersécurité.

    89 % des organisations de soins ont connu une violation de leur système de sécurité liée à l’utilisation de l’IoT et 49 % d’entre elles ont eu du mal à lutter contre les logiciels malveillants, indiquent les auteurs de l’étude.

    Cyberattaque : les erreurs humaines sont courantes

    L’enquête a également révélé que les erreurs humaines étaient préoccupantes, tout comme les DDoS, ces attaques réalisées à partir de plusieurs sources. Comme les pirates informatiques commencent à déployer des attaques ciblées stratégiquement planifiées, que ce soit en violant des systèmes confidentiels ou en attaquant des sites web, ceux-ci peuvent nuire au bon fonctionnement des établissements de santé et, dans le pire des cas, mettre en danger la santé des patients.

    Une attaque mondiale d’établissements de santé

    « Récemment, nous avons assisté à une attaque mondiale de ransomware [(rançongiciel), un logiciel malveillant qui prend en otage des données personnelles,] qui a empêché les [équipes] du Service national de santé britannique, ainsi que des hôpitaux en Chine, en Indonésie et au Japon, d’accéder aux dossiers des patients et qui a entraîné l’annulation de rendez-vous et même le retard d’opérations d’urgence », raconte Steve Wood (Aruba, Asie-Pacifique).

    Les raisons de cette attaque peuvent être multiples :

    • les appareils d’IRM et les scanners sont principalement conçus pour la collecte de données et non pour leur mise en sécurité ;
    • les utilisateurs sont souvent trop négligents lorsqu’ils effectuent les protocoles de base de cybersécurité, en agissant par exemple sur des connexions wifi non cryptées.

    Les conseils d’Aruba pour limiter le risque de cyberattaque

    Comment assurer les leaders du secteur que leurs organismes de santé soient protégés des cybercriminels ? M. Wood présente six solutions de cybersécurité que les entreprises de santé devraient selon lui adopter pour mettre en place des pratiques plus sûres afin d’assurer la réalisation d’opérations optimales et ainsi rassurer les patients.

    1. Savoir quels sont les périphériques fiables

    « Dans un environnement où les patients utilisent des appareils mobiles et les professionnels de la santé suivent les processus médicaux, il est nécessaire d’employer des experts IT qui savent quels périphériques sont connectés au réseau et de quelles manières il est possible de trouver des échappatoires en cas de piratage. »

    2. Proposer un accès wifi différent pour les patients et les familles

    « Au fur et à mesure que le nombre de périphériques connectés à un réseau non sécurisé augmente, il est important de mettre en place une réglementation pour segmenter le trafic des invités du trafic hospitalier afin de s’assurer que les personnes concernées peuvent accéder à leurs données tout en étant protégées des menaces. »

    3. Éduquer l’utilisateur aux bonnes pratiques à adopter sur le numérique

    Les utilisateurs d’appareils numériques devenant de plus en plus dépendants, ils ont tendance à négliger les protocoles de cybersécurité pour économiser quelques secondes. La prévention est primordiale en la matière, insiste Steve Wood. « Il est nécessaire de s’assurer que les ordinateurs portables utilisés au sein de l’établissement de santé sont entièrement conformes aux exigences internes et de vérifier systématiquement que les derniers correctifs des logiciels et les mises à jour soient effectués avant une connexion. »

    4. Établir une culture de la sécurité

    « Pour la plupart des attaques, un seul utilisateur peut provoquer l’arrêt d’une entité entière en donnant accès aux pirates à la base de données. Il est important de s’assurer que les employés soient formés pour être capable de reconnaître les e-mails suspects, les fichiers corrompus, les sites web non sécurisés et d’autres signes potentiellement menaçants (…). »

    5. Nouer des partenariats avec des experts

    « Toute panne technique peut entraîner des conséquences fatales au sein d’un établissement de soins. Établir des partenariats avec les bonnes entreprises technologiques contribueront grandement à créer un écosystème sécurisé et complet d’appareils médicaux et d’applications médicales toujours prêts à répondre aux besoins des patients et du personnel. »

    6. Adopter une approche globale de la cybersécurité

    « L’accès aux informations sur les patients via des dispositifs personnels ou appartenant à l’hôpital devient courant afin d’assurer la configuration de ces appareils avec les autorisations appropriées. La mise en place de périmètres simples, qui précisent notamment le rôle de l’utilisateur, le nom des périphériques, le lieu et la date de la connexion et quelles applications sont utilisées, permettent de gérer ces connexions. »

  • Investissement : la Caisse des Dépôts lance un fonds de fonds Digital à l’international

    La Caisse des dépôts et consignations a lancé le 15 juin 2017 un fonds de fonds Digital. Doté de 140 millions d’euros, il sera géré par Bpifrance.

    La Caisse des Dépôts ambitionne d’investir dans une douzaine de fonds étrangers en capital innovation situés principalement en Europe (hors France), en Amérique du Nord et en Asie.

    Les fonds visés relèveront de trois thématiques :
    • la transition numérique (mutations d’usages, marketing digital, traitement des données, big data, sécurité, IOT) ;
    • la smart city (efficience énergétique, smart building, véhicule autonome, services aux collectivités) ;
    • les fintech et assurtech (scoring, outils d’aide à la décision, compliance, asset management, e-santé, etc.).

    La Caisse des Dépôts précise que ce fonds « permettra de détecter les nouvelles technologies et les modèles d’affaires émergents au profit de ses clients et des territoires français », et « offrira un accès privilégié aux sociétés des portefeuilles des fonds sous-jacents ainsi qu’à leurs flux d’affaires, soit une base qualifiée potentielle de plusieurs milliers de sociétés en pointe en matière de numérique ».

  • Assemblée Nationale : Olivier Véran pressenti pour présider la Commission des Affaires Sociales

    Olivier Véran est pressenti pour prendre la présidence de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale si il est élu député dimanche 18 juin 2017, selon les informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Neurologue au CHU de Grenoble, Olivier Véran a été député PS de 2012 à 2015.
    Il a remis en avril 2017 à la ministre de la Santé un rapport sur l’évolution du mode de financement des établissements hospitaliers, où il propose d’expérimenter le financement à l’épisode de soins et au parcours et de territorialiser les investissements numériques.

  • Carnet de santé : Apple pourrait se lancer dans le stockage des dossiers médicaux dans l’iPhone

    Equiper l’application « Santé » du iPhone d’un outil de stockage de toutes les données médicales de l’utilisateur permettant ainsi d’avoir son carnet de santé dans son smartphone, telle est l’ambition d’Apple, selon les sources de CNBC (chaîne d’actualités américaine).

    L’Apple Watch, qui enregistre l’activité, et le projet d’y intégrer à l’avenir des capteurs de glycémie, placent déjà la firme sur le marché de la e-santé. L’entreprise aurait pour objectif d’aller plus loin en créant un espace de stockage pour le dossier patient dans son téléphone.

    Un carnet de santé dans une application 

    Si l’application « Santé » déjà présente dans le iPhone permet de tenir un journal de ses activités et données de santé, Apple aurait l’intention d’aller plus loin dans une future mise à jour. 

    En effet, la société aurait pour ambition de créer un véritable espace de stockage pour un dossier patient au sein de l’application. Ce carnet de santé mobile permettrait au patient d’avoir accès à ses données de santé en permanence, et de pouvoir ainsi les partager si nécessaire en cas d’hospitalisation ou de problème médical.

    L’application pourrait permettre de stocker les ordonnances, les résultats d’analyses, et les différents résultats des examens médicaux réalisés sur le patient. 

    L’enjeu de la sécurisation des données 

    La question de la sécurisation des données de santé se pose puisque celles-ci seraient stockées sur l’iPhone. Les données médicales confidentielles seraient alors connues du patient, du médecin, mais aussi d’Apple.

    Apple s’appuie sur le protocole Fast Healthcare Interoperability Resources ou FHIR pour mettre en œuvre l’échange de données médicales de façon plus sécurisée.

  • Sommeil : Rythm lève 10 millions d’euros et lance la commercialisation de Dreem

    Rythm a annoncé le 15 juin 2017 avoir levé 10 millions d’euros, auprès du fonds d’investissement de la MAIF, ainsi que Laurent Alexandre et Xavier Niel. Ces deux derniers avaient déjà investi dans la start-up, qui avait réalisé une première levée de fonds de 10 millions d’euros fin 2014.

    Rythm a également lancé le 15 juin 2017 la commercialisation de Dreem, bandeau connecté vise à améliorer la qualité du sommeil profond. Il sera vendu au prix de 499 €.

    Outre ce produit BtoC, Rythm a ouvert en mars 2017 Morpheo, une plateforme collaborative permettant d’entraîner les modèles de machine learning à lire et analyser les enregistrements de sommeil. Morpheo est issu d’un consortium avec Paris Descartes et l’Ecole Polytechnique.

  • Congrès de la Société Française de Médecine Prédictive & Personnalisée 22 & 23 juin 2017 Montpellier

    Le 3e congrès de la Société Française de Médecine Prédictive et Personnalisée aura lieu à Montpellier les 22 et 23 juin 2017, en association avec les 10èmes Universités des Thérapies Ciblées.

    Société savante dédiée à la médecine personnalisée, la SFMPP vise à interroger lors de cet événement sur une « question éthique nouvelle en génétique : les découvertes de données « secondaires » liées au séquençage de nouvelle génération ».

    L’objectif de ces journées est de réfléchir quant à l’identification de données additionnelles (ou non sollicitées) pouvant avoir un intérêt médical important pour la personne au moment où la France se dote des moyens nécessaires à la production de données génétiques de masse pour améliorer l’accès à une médecine de précision.

    La Société Française de Médecine Prédictive et Personnalisée a mis en place un groupe de travail, incluant des généticiens, des éthiciens et des juristes, pour débattre de ce sujet. Des recommandations de bonne pratique seront énoncées lors du congrès.

    Le Congrès réunit chaque année spécialistes français de la génétique et de la cancérologie, mais aussi des spécialistes de la politique de santé, de l’innovation, de l’éthique ainsi que des associations de patients pour faire le point sur les applications de la médecine prédictive et personnalisée déjà en routine pour la majorité des cancers.

    Programme du congrès

    Jeudi 22 juin 2017

    • État de l’art sur l’analyse génomique
    • Organisation du système de soin et politique de santé : réalisation et financement des analyses génétiques
    • Déjeuner-Débat : Médecine génomique : vers de nouveaux modèles économiques de santé ?
    • Gestion, interprétation et intégration des données
    • Lecture « Mathématiques, Génomique et Médecine »
    • Réflexions éthiques sur les données génétiques non sollicitées

    Vendredi 23 juin 2017

    • Lecture  « Médecine Participative »
    • Analyse du génome et données non sollicitées
    • Recommandations SFMPP sur l’utilisation médicale de données d’analyse génomique non sollicitées
    • Déjeuner-Débat Biotechnologies
    • Lecture « CRISPR-Cas9 révolution »
    • Actualités des thérapies ciblées en cancérologie
    • Actualités des thérapies ciblées en génétique

    Vous pouvez vous inscrire via le bulletin disponible via le lien ci-contre : Bulletin d’inscription

    Le détail du programme est disponible via le lien ci-contre : Programme

  • Nomination de Loïc Marpeau à la présidence de la commission FHF – Prévention

    Le Professeur Loïc Marpeau a été nommé président de la commission FHF – Prévention le 15 juin 2017.
    Le lancement de cette dernière avait été annoncé lors de la Paris Healthcare Week en mai 2017.
    Loïc Marpeau sera à ce titre chargé de représenter la prévention en santé du secteur public hospitalier et médico-social.

    Pour mémoire, la mise en place de la commission FHF-Prévention vise à répondre aux objectifs suivants :

    • valoriser l’engagement des GHT en matière de prévention en santé sur les territoires et reconnaître leur légitimité à animer les politiques de santé publique par leur ancrage sur le territoire, d’une part, et leur forte capacité d’accueil des populations d’un bassin de vie, d’autre part ;
    • soutenir et accompagner les GHT dans une démarche de Prévention en santé afin de disposer des retours d’expérience du terrain, de les partager et de relayer les bonnes pratiques ;
    • sensibiliser et fédérer les acteurs du territoire autour des enjeux de la prévention pour s’inscrire dans une démarche proactive de responsabilité populationnelle et territoriale en impliquant mieux l’ensemble des acteurs et des citoyens d’un territoire donné.

    La FHF a également précisé qu’elle souhaitait au travers de cette commission encourager le développement d’initiatives en matière de Prévention portées par les Groupements hospitaliers de territoire.

    Les travaux débuteront autour des thématiques d’étude « nutrition –obésité » et de la « mémoire » avec le concours des Conférences Nationales (Mme Zaynab Riet, M. JP Dewitte, Pr. Michel Claudon, Dr. Thierry Godeau, Dr. Christian Muller), des représentants d’usagers (M. Nicolas Brun) ainsi que le réseau associatif impliqué et concerné par les sujets d’étude.

    Le Dr Nathalie CHHUN-LEGLISE, conseillère des affaires médicales et directrice de l’innovation thérapeutique et numérique, au sein de la délégation générale de la FHF accompagnera la conduite des travaux de la Commission.

  • Medicxi : le nouveau fonds d’investissements biotech de Google en Europe

    Google annonce le 14 juin 2017 un investissement de 300 millions de dollars dans un fonds qui sera géré par Medicxi.
    Cet investissement s’effectuera via Verily Life Sciences, la filiale de Google dédiée aux sciences en partenariat avec le groupe pharmaceutique suisse Novartis et le Fonds européen d’investissement.

    Le nouveau rôle des GAFAM dans l’innovation en santé

    Un tel investissement illustre la nouvelle incursion des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) dans l’industrie pharmaceutique et plus particulièrement dans l’innovation en santé.

    Le fonds Medicxi s’inscrit dans la continuité de partenariats précédents tels que le partenariat de Verily avec Sanofi, GlaxoSmithKline, Novartis et Johnson & Johnson pour la mise en oeuvre de nouvelles solutions en santé numérique dans des domaines allant du diabète à la chirurgie robotique.

    Le fonds d’investissements de Google se distingue également par sa situation géographique. En effet, l’Europe ne dispose que d’une petite proportion de sociétés de biotechnologies à succès, comme le spécialiste danois du cancer Genmab, actuellement valorisé 13 milliards de dollars, et le suisse Actelion Pharmaceutical, en cours de rachat par l’américain Johnson & Johnson pour 30 milliards de dollars.

    L’Europe apparaît ainsi comme une positionnement stratégique pour ces nouveau acteurs de l’innovation en santé. 

  • Conférence : l’impact des données du big data sur l’oncologie, la génomique et la sécurité

    L’Université du Luxembourg organise deux jours de conférence le 5 et 6 octobre 2017 pour débattre et échanger autour du big data et son influence sur le secteur de la santé.

    Les intervenants incluent des experts d’Allemagne, de Suisse et du Danemark, spécialisés en biomédecine, bioinformatique et recherche médicale ou des représentants de grands groupes informatiques comme Google, Microsoft, IBM et Amazon ou des groupes de l’industrie pharmaceutique. Des représentants de la Commission européenne seront également présents pour aborder diverses questions: la neuroscience translationnelle, l’informatique cognitive, la sécurité et l’innovation, les données en oncologie, génétique et génomique.

    Les conférences organisées seront l’occasion de:

    • discuter au sein d’une communauté experte à propos de l’évolution future du big data;
    • prendre connaissance de la réflexion actuelle autour du big data et les recherches et développements clés en cours;
    • connaître le point de vue des décideurs politiques sur le futur environnement du big data et
    • faire du réseau avec des acteurs variés de différentes disciplines liées au big data.

    Le programme des conférences

    4 octobre 2017

    • Modélisation de l’humain virtuel
    • Le big data en neurologie
    • La technologie et l’innovation

    5 octobre 2017

    • Le big data en oncologie
    • La technologie et l’innovation
    • Systèmes d’appui à la décision clinique

    Le tarif: 110€-300€. Pour plus de détails, voir ici.

    Le programme complet est disponible ici.

  • Confirmation de la nomination de Mathilde Lignot-Leloup à la direction de la sécurité sociale

    La nomination de Mathilde Lignot-Leloup au poste de directrice de la sécurité sociale a été confirmée par un décret du 14 juin 2017 paru au JO le 15 juin 2017.