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  • Intelligence artificielle : un algorithme détecte la dépression à partir de photos Instagram

    Analyser les filtres utilisés sur Instagram par les personnes dépressives afin d’élaborer un outil de détection de la dépression sur les réseaux sociaux, tel est l’objectif de deux chercheurs de Harvard et de l’université du Vermont.

    Les résultats de l’étude ont été publiés dans la base d’archives de pré-publications scientifiques Arvix en août 2016. L’algorithme permet plus largement de dépeindre un comportement commun sur les réseaux sociaux des personnes atteintes de maladies mentales, afin de mieux les prévenir.

    Un algorithme pour détecter la dépression sur Instagram 

    L’algorithme a été construit à partir de questionnaires permettant de diagnostiquer la dépression chez 170 personnes. Les photos Instagram de ces 170 personnes ont ensuite été analysées (tonalité, sujet…) et les réponses aux questionnaires ainsi que les propriétés des photos ont pu ainsi alimenter l’algorithme capable d’établir des corrélations. L’étude a permis de constater que : 

    • Les personnes dépressives utilisent moins de filtres (c’est à dire retouchent moins les photos) que les personnes non-dépressives 
    • Les personnes dépressives utilisent plus volontiers une saturation et une brillance légères, ainsi qu’une tonalité plus affirmée (des couleurs plus sombres). 

    L’algorithme permet de prédire efficacement la dépression dans 70 % des cas.

    Un outil plus large de prévention des comportements dépressifs sur les réseaux sociaux 

    De manière plus générale, la recherche permet de caractériser les comportements liés aux maladies psychiatriques sur les réseaux sociaux. Pour les chercheurs, il s’agit là d’une opportunité de mieux prévenir, appréhender et suivre les maladies mentales grâce à un diagnostic précoce. 

  • Télépsychiatrie : l’ARS Bretagne poursuit un déploiement régional du projet AgeTéléPsy

    Le projet AgeTéléPsy de télépsychiatrie pour les résidents d’EHPAD porté par le CH Guillaume-Régnier à Rennes va intégrer 7 structures supplémentaires d’ici fin 2017 en Bretagne.

    Depuis le déploiement du projet géré par l’Agence régionale de santé de Bretagne dans quatre premiers EHPAD ayant accueilli l’initiative, fin 2015 jusqu’à fin 2016, une centaine d’actes a été réalisée.

    Le projet AgeTéléPsy du CH Guillaume-Régnier est un projet de partenariat avec quatre EHPAD à Chateaugiron, Pléchâtel, Chateaugiron et Bruz afin de les aider dans la prise en charge psychiatrique de leurs résidents.

    L’ARS Bretagne prévoit d’étendre la télépsychiatrie dans les EHPAD dépendant du CH Pontchaillou et du Pôle St-Hélier qui regroupent sept établissements supplémentaires d’ici la fin de l’année.

    Le projet contribue de manière plus générale à la construction d’une filière de gérontopsychiatrie.

    Les besoins de consultations sont liés aux troubles du comportement dans plus de la moitié des cas ainsi que des dépressions avec ou sans troubles cognitifs, des hallucinations et délires.

    Dans ce contexte, les téléconsultations permettent d’éviter la dégradation de l’état de santé des personnes fragiles en se substituant aux déplacements des résidents et en rendant possibles des soins de proximité.

  • Big Data : Tessi obtient l’agrément d’hébergeur de données de santé

    Le 13 juin dernier, grâce à sa solution Docubase, Tessi a annoncé avoir reçu l’agrément d’hébergeur de données de santé délivré par le ministère de la Santé.

    Docubase est la solution de GED et d’archivage électronique de Tessi lui permettant de proposer des prestations de collecte, de gestion et d’hébergement de données à caractère personnel.

    « Cet agrément contribuera à rassurer pleinement nos clients, dans le cadre plus large des initiatives de mise en conformité GDPR que nous menons également autour de nos solutions et de nos processus de gestion de données clients », affirme Eric Jamet, Directeur Marketing et Innovation du pôle Tessi documents services.

    Tessi revendique sa capacité à accompagner les professionnels et les organismes de santé dans la dématérialisation de données patients. Sa solution, pensée pour couvrir la chaîne intégrale de traitement de flux documentaire, depuis l’acquisition des documents jusqu’à leur archivage électronique, a été adoptée par un certain nombre d’acteurs du monde de la santé et des prestations sociales, que ce soit sur site client ou sous forme de service hébergé.

    La société saisit les opportunités de développement liées à la transformation digitale qui impose aux entreprises de nouvelles contraintes en termes de conformité et de sécurité et propose via son pôle Tessi documents services des services de traitement et de digitalisation des flux de documents.

  • Enseignement innovant : les Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest ouvrent un appel à projets

    Développer des outils pédagogiques innovants, tel est l’objectif de l’appel à projet, dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 septembre 2017, lancé par le Groupement de Coopération Sanitaire Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest qui récompensera les lauréats d’une allocation pouvant atteindre 20 000 euros.

    Objectifs et critères de l’appel à projets

    Développer une dynamique régionale

    L’objectif principal de l’appel à projets est de développer une dynamique régionale dans le domaine de l’enseignement des professionnels de santé. Ainsi, les candidats pourront par exemple proposer un scenario, une application, un MOOC ou encore le déploiement de solutions existant localement. 

    Dans le cadre du Groupement Interrégional pour une Pédagogie Innovante (GIRPI) créé il y a quelques mois au sein d’HUGO, l’appel à projet vise à développer, sur la pédagogie, une dynamique inspirée de celle que le GIRCI porte pour la recherche. Il s’agit d’un cadre de réflexion pour coopérer en vue de la réforme de l’internat qui sera mise en place à l’automne 2017 qui affectera 44 futurs Diplômes d’Etudes Spécialisées. Elle fera notamment appel à des plateformes d’enseignements communes (simulation, pratiques sur modèles animaux, e-learning, etc).

    Critères de candidature

    Tous professionnels appartenant à l’un des hôpitaux membres de HUGO, participant à l’enseignement des professionnels de santé peut candidater. 

    Pour être éligible, la candidature doit satisfaire aux conditions suivantes :

    • Le dossier complet comprend les documents requis et respecte les modalités de soumission,
    • La candidature répond aux objectifs du présent appel à projets,
    • Le budget demandé est précisé, conforme aux besoins et fait état des autres aides obtenues ou demandées,
    • L’intérêt de l’outil pédagogique n’est pas limité à l’établissement d’affectation du soumissionnaire et intéresse d’autres établissements de l’interrégion
    • Le projet démontre son intérêt stratégique et/ou pédagogique et son caractère structurant au plan interrégional
    • Le projet a reçu le visa du Doyen de l’UFR santé de la ville concernée

    Calendrier et candidature

    Procédure de soumission électronique

    Les documents nécessaires à la soumission d’une candidature au présent appel à projets peuvent être téléchargés sur le site : www.chu-hugo.fr

    Le soumissionnaire dépose sa candidature via le décanat de son UFR qui transmet le dossier par voie électronique à contact@chu-hugo.fr, au plus tard le 25 septembre 2017.

    le dossier de soumission sous format pdf et Word avec la fiche financière au format Excel.

    Calendrier

    • Date de lancement de l’appel à candidature: 1er juin 2017
    • Date limite de soumission: 25 septembre 2017
    • Date prévisionnelle de publication des résultats: 15 décembre 2017

    Contact: Cécile Jaglin-Grimonprez à contact@chu-hugo.fr

    Téléchargez le règlement ici

  • Smart city : la 6e édition d’Innovative City aura lieu les 5 et 6 juillet 2017 à Nice

    • La transformation numérique,
    • la cybersécurité,
    • la santé,

    feront partie des thématiques abordées lors de la 6ème édition d’Innovative City dont le thème central porte sur les nouveaux modèles pour les villes et pour les citoyens.

    Cet événement international organisé par la Métropole Nice Côte d’Azur et la CCI Nice Côte d’Azur se tiendra les 5 et 6 juillet 2017 à Nice Acropolis et se place au cœur de la créativité des territoires, des services et des nouvelles technologies au service des citoyens et de leurs lieux de vie connectés.

    Au programme notamment : conférences, ateliers, une zone d’exposition, des business meetings et plusieurs Health Innovation Challenges.

    Le détail du programme est disponible via le lien ci-contre : Programme
    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • Audition : lancement de l’application Ava pour faciliter la discussion avec les malentendants

    Permettre aux sourds et aux malentendants de suivre des conversations de groupe en leur indiquant en temps réel et par messages texte ce qu’il se dit, tel est le but de l’application Ava qui fait son lancement le 5 juillet 2017 France. L’application est présente aux Etats-Unis depuis 2014 .

    Retranscription des conversations en temps réel grâce à l’Intelligence Artificielle

    L’application Ava retranscrit les discussions de groupe et procède à la distinction de chaque membre participant grâce à un système de reconnaissance vocale. Ce dispositif repose sur un système d’intelligence artificielle qui attribue une couleur à chaque utilisateur. 

    Deux conditions sont nécessaires pour l’utilisation de l’application:

    • avoir une connexion internet, même à faible débit,
    • tous les participants ont téléchargé l’application.

    Lancement en France

    En France, 6 millions de personnes sont touchés par des symptômes de malaudition. Ava propose deux abonnements:

    • 5 heures de retranscription de discussions par mois gratuites,
    • illimité pour 29,90€ par mois.

     

  • Japet prépare la mise sur le marché d’Atlas, un exosquelette pour soigner la lombalgie chronique

    La start-up Japet Medical Devices a présenté son exosquelette « Atlas » à l’occasion d’une visite organisée par le Snitem le 22 juin 2017.

    Destiné à la rééducation dans les cas de lombalgie chronique, l’exosquelette est une ceinture en textile comportant des capteurs de position et quatre micro moteurs électrique.

    En fonction des mouvements du patient, les moteurs déclenchent des vérins poussant la partie supérieure du tronc en vue de soulager le patient. Outre une fonction antalgique, Atlas cible également la rééducation. Il s’agit à ce jour du seul exosquelette ciblant la lombalgie chronique et permettant au patient une mobilité dans ses mouvements.

     Une stratégie ciblant l’ambulatoire

    L’exosquelette Atlas a une fonction de rééducation. La stratégie commerciale de Japet cible les centres de rééducation et les kinésithérapeutes. Une télécommande permet de régler l’effort. Atlas se distingue par deux aspects : la possibilité de garder le tropisme des muscles par l’action des micros moteurs et la mobilité du patient à l’inverse des autres exosquelettes.

    Les données collectées par les capteurs sont transmises à une application permettant au patient ainsi qu’au professionnel de santé de suivre l’évolution de la rééducation en temps réel. Ces données sont accessibles à tout moment par le médecin et le patient. Cette application contient également des serious games à destination du patient pour améliorer sa mobilité. La plateforme est actuellement en cours de développement. 

    Ciblant le suivi ambulatoire, Atlas implique une innovation organisationnelle :

    • prescrire en temps réel alors que le patient est à la maison ;
    • diminuer le temps d’hospitalisation dans les centres de rééducation pour les cas de lombalgie chronique.

    Des essais cliniques prévus pour l’automne 2017

    Des essais cliniques vont commencer en automne prochain. Le but est de démontrer l’effet antalgique de l’exosquelette.

    Les prochains essais cliniques comporteront :

    • un parcours avec des activités fonctionnelles : différents gestes à effectuer (un parcours standard) pour voir si les gestes sont mieux tolérés avec le DM et pour définir le type de geste que le patient peut faire ;
    • une étude posturale sur le dispositif scanner OS.

    Il est prévu qu’une trentaine de personnes sur une durée de quelques mois (environ 6 mois) participent à ces essais qui seront financés par le CHRU de Lille. 

    De multiples partenariats

    Parmi les différents partenariats de Japet, il est possible de noter :

    • le CHRU de Lille, qui accompagne gratuitement des start-ups : prêt de locaux et financement des essais cliniques. Le CHRU accueille actuellement trois start-ups dans ses locaux et fournit son expertise scientifique en vue de prochaines publications ;
    • SOSV : il s’agit d’un fonds de capital-risque américain ayant financé Japet à hauteur de 160 000 €. Ce même fonds les a sélectionnés pour intégrer un accélérateur de start-ups à Shenzhen (Chine) appelé HAX. Les fondateurs de Japet ont déjà passé trois mois en Chine pour peaufiner leur premier prototype. Ils y retourneront cet été pour diminuer le bruit des moteurs et alléger l’exosquelette ;
    • BPI France : financement et conseil.

    Concernant le financement, une levée de fonds 1,5 M € est actuellement en cours. Japet prévoit également de répondre l’année prochaine à plusieurs appels d’offre.

    Outre les essais cliniques, Japet a également annoncé que le marquage CE de son innovation était prévu pour mars 2018. Il serait mis sur le marché suivant cette date (fin 2018) à destination des centres de rééducation et des cabinets de kinésithérapie sous forme de package : ceinture exosquelette en 3 tailles et accès à la plateforme pour un montant de 15 000 €. Le marché visé pour l’instant est le marché européen. 

  • Etude : l’épidémiologie à partir du crowdsourcing présente des risques (AJPH)

    Les données de santé issues des plateformes de crowdsourcing doivent être utilisées avec précaution. D’après une étude* parue dans l’American Journal of Public Health le 22 juin, certains groupes de population sont mal représentés. Les résultats d’études menées à partir de ces data peuvent conduire à des conclusions erronées.

    L’épidémiologie à l’heure d’Internet

    Mener des études épidémiologiques demande beaucoup de temps aux chercheurs. Ces derniers se montrent particulièrement vigilants quant à la constitution d’échantillon représentatif de la population. Récupérer les données sur des populations spécifiques représente souvent un travail de titan.

    Face à ce défi, les plateformes de crowdsourcing représentent une opportunité intéressante pour récupérer des masses de données, pour un coût final faible. La méthode est déjà très utilisée dans les sciences sociales et en psychologie. Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont donc voulu savoir si ces données de plus en plus utilisées dans le domaine médical étaient fiables.

    Une plateforme de crowdsourcing de 500 000 membres

    Les auteurs de l’étude ont utilisé la plateforme de crowdsourcing la plus importante au monde, Amazon Mechanical Turk, qui compte plus de 500 000 membres anonymes. Parmi eux, un peu plus de 2000 Américains de plus de 18 ans ont participé à l’enquête, . Leurs données de santé et plus particulièrement leurs facteurs de risque cardiovasculaire ont été collectées. Ils les ont ensuite comparés aux données issues de la plus grande étude épidémiologique jamais menée par téléphone par les Centers for Disease Control (CDC) et le Prevention Behavioral Risk Factor Surveillance System. Le questionnaire comportait des items sur l’origine ethnique, le niveau de revenu, de diplôme, l’emploi, ainsi que des éléments pouvant influencer la mortalité et la morbidité cardiovasculaire.

    Une population peu représentative

    Les participants issus de la plateforme de crowdsourcing n’avaient pas le même profil que ceux issus de l’enquête nationale :

    • Les 20-29 ans étaient sur-représentés.
    • Les 40-45 étaient sous-représentés.
    • Ils avaient tendance à être souvent moins d’origine hispanique et plus souvent caucasiens
    • Leur niveau d’éducation était plus élevé.
    • Chez les 40-59 ans, les 2 échantillons de population étaient similaires en terme de tabagisme, diabète, hypertension et hyperlipidémie.
    • Les + de 60 ans étaient très difficiles à atteindre par le biais du crowdsourcing.

    Prudence pour la médecine de précision

    La généralisation de résultats issus de données de crowdsourcing demande donc des ajustements statistiques. Le fait que les volontaires s’auto-sélectionnent crée un biais dont les chercheurs doivent avoir conscience. Une notion que les auteurs jugent importante à l’heure où l’initiative sur la médecine de précision lancée par le NIH, l’institut de recherche biomédicale le plus important des Etats-Unis, va recruter tous ces volontaires par Internet.

     

  • EMA

    European Medicines Agency, Agence européenne des médicamentsnull

  • PBS

    Pharmaceutical Benefits Schemenull