19,9 millions d’euros : tel est le montant levé le 28 juin 2017 par la start-up suédoise Kry. L’entreprise a développé un service de téléconsultation à partir d’une application, certifiée CE, accessible via un smartphone, une tablette ou Internet. Les fonds ont été principalement levés auprès d’Accel Partners, suivi de Index Ventures, Creandum et Project A.
La société dispose d’un centre de télémédecine réunissant des médecins généralistes et psychologues salariés de l’entreprise, qui traitent les demandes des patients adressées dans plus de 20 langues dont l’espagnol, le russe, l’iranien ou l’arabe.
Kry opère actuellement en Suède, en Norvège et en Espagne et compte environs 100 000 utilisateurs.
Fondée en 2014, Kry a officiellement lancé son application de télémédecine en 2015.
Depuis l’application, l’utilisateur choisit la date et l’horaire de la téléconsultation et fait une première description de ses symptômes. De là, un professionnel de santé du centre de télémédecine de Kry lance une séance de vidéoconsultation de 15 minutes.
Le coût de la vidéoconsultation est d’environ 32 euros, à moins d’avoir moins de 20 ans ou plus de 85, auquel cas la téléconsultation est gratuite. Le paiement se fait au moment de la prise du rendez-vous.
Le médecin en charge de la téléconsultation garde un dossier médical, mais n’enregistre pas les informations sensibles directement dans le système de Kry et pour davantage de sécurité, la visioconférence est cryptée. À l’issue de la téléconsultation, une ordonnance peut être envoyée au patient et un compte-rendu peut être transféré à qui de droit.
Développements envisagés
Le dernier investissement en date fait monter le capital de Kry à 25,8 millions d’euros, après une première levée de fonds de 5,9 millions d’euros en août 2016.
Kry souhaite utiliser ces fonds pour améliorer sa pénétration des marchés sur lesquels elle est déjà présente, et se développer dans le reste de l’Europe.
Cette ambition correspond à la stratégie nationale suédoise : cette dernière affiche l’objectif de positionner la Suède comme leader dans les infrastructures de santé numériques, qui constituent une réponse aux barrières d’accès aux soins comme la ruralité de certaines régions de Suède et la numérisation du secteur de la santé, moins avancée qu’elle devrait ou pourrait l’être.