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  • La Poste emmène 4 start-up de la e-santé au CES de Las Vegas 2018

    La Poste a annoncé le 5 juillet 2017 les 15 start-up qui seront présentées au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018.

    Parmi les 15 projets sélectionnés en Smart Home & Smart City, bien-être au travail, transport et mobilité individuelle, 4 projets appartiennent à la e-santé : Diabeloop, Medicus, Apitrak et Sil-Lab Innovations.

  • Leka prépare la commercialisation de son robot pour les enfants autistes

    La start-up Leka prépare la commercialisation de son robot destiné aux enfants autistes actuellement en beta test sous la forme du programme Alpha. Ce programme permet d’acheter en précommande le robot Leka (1500 € pour les professionnels et 1000€ pour les particuliers)

    Son innovation est un robot ludique qui évolue avec l’enfant grâce à des capteurs lumineux. Le but du robot est de capter l’intérêt de l’enfant.
    Le robot Leka est destiné à la fois au marché français ainsi qu’au marché américain.
    Levées de fonds, modèles économiques, modes de diffusions tels sont les points abordés.

    Des levées de fonds sur une plateforme de crowdfundfing

    Dans l’optique d’une diffusion en France et aux États-Unis, Leka a organisé deux levées de fonds :

    • En France : Leka vient de boucler une levée de fonds de 700 000€ organisée sur la plateforme Sowefund où des particuliers et des investisseurs ont participé notamment des business angels tel que Angels Santé ;
    • Aux États-Unis : Leka prépare actuellement une levée de fonds d’un montant de 3M$ . Cette opération sera effectuée auprès de corporate ventures notamment. 

    Ces levées de fonds financeront l’industrialisation du robot dont la commercialisation est prévue mi-2018. 

    Des partenariats mettant en avant une diversité d’acteurs

    Parmi les différents partenariats il est possible de relever :

    • des professionnels indépendants ;
    • des instituts Médico-éducatif ;
    • une fédération française liée au handicap avec lequel Leka lancera en septembre 2017 un protocole scientifique avec 30 enfants ;
    • BPI France
    • Programme Investissement d’Avenir
    • Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées et fragiles

    Une stratégie de diffusion adaptée à la France et aux États-Unis

     De façon générale, la start-up s’adresse aux centres ainsi qu’aux familles où le robot coûtera respectivement 1500€ et 1000€. En plus du robot, Leka propose également un curriculum à destination des professionnels. Il s’agit de cours dont le contenu évoluera au fil du temps.

    En vue de sa commercialisation prochaine, Leka a une double stratégie :

    • France : le robot Leka sera commercialisé – dans un premier temps – comme un jouet, ce qui nécessite tout de même un marquage CE ;
    • États-Unis : la start-up vise la qualification de dispositif médical.

  • Union européenne : Mariya Gabriel commissaire en charge du Numérique

    Le Parlement européen a approuvé le 4 juillet 2017 en séance plénière la nomination de Mariya Gabriel au poste de commissaire à la société et à l’économie numérique. Sa nomination doit encore être avalisée par le Conseil de l’Union Européenne.

    Mariya Gabriel, de nationalité bulgare, est députée européenne depuis 2009.

  • EMPATTICS : appel à projet européen sur des solutions TIC pour la gestion des maladies chroniques

    Développer et tester des solutions permettant aux patients atteints de maladies chroniques de gérer leur maladie, tel est l’objectif de l’appel à projet EMPATTICS (EMpowering PAtients for a beTTer Information and improvement of the Communication Systems), dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 septembre 2017, dans le cadre du programme Horizon 2020 de l’Union européenne.

    Cet appel à projets se déroule sous forme d’achat avant commercialisation (precommercial procurement).

    Objectifs et cadre de l’appel à candidature

    Le projet EMPATTICS, lancé dans le cadre du programme Horizon 2020, a pour but de découvrir des approches innovantes pour améliorer le niveau de connaissance et d’implication des patients dans la gestion de leur maladie. L’appel à candidature se fait sous forme d’achats avant commercialisation (Pre-Commercial Procurement). 

    Le projet s’attache particulièrement au diabète, à la BPCO et aux attaques cardiaques. Ces trois maladies présentent le niveau de prévalence le plus haut dans les pays européens, mais EMPATTICS souhaite pouvoir élargir les solutions à un spectre plus large de maladies.

    Le projet EMPATTICS dispose d’un budget de 2,8 millions d’euros.

    Les 3 phases du PCP

    L’e PCP se découpe en trois phases allant de novembre 2017 à novembre 2018:

    • Phase 1: les 6 candidats sélectionnes reçoivent un fonds de 250 000€, soit 41 666€ par candidat, pour porter les études de faisabilités, de développement de projet durant cinq mois
    • Phase 2: les 4 candidats retenus reçoivent un nouveau fonds de 250 000€, soit 41 666€ par candidat, pour développer les prototypes de leur solution durant 9 mois
    • Phase 3: les 3 candidats retenus reçoivent un fonds de 1 550 000€, soit 516 666 par candidat, pour tester les solutions dans les pays acheteurs (Espagne, Danemark, Île-de-France)

    Critères de sélection et informations complémentaires

    Critères de sélection

    Critères non automatiques: 0-80 points

    • L’impact sur l’enjeu de la maladie : 0-18
    • Les fonctionnalités de la solution : 0-30
    • L’approche technique et qualité : 0-18
    • La qualité du management de projet : 0-14

    Critère automatique: 0-20 points

    • L’offre économique : 0-20

    Plus d’information

    Retrouver la liste des entreprises cherchant des partenaires pour créer un consortium et participer au projet EMPATTICS.

    Pour plus d’information, cliquer ici ou contacter info@empattics.eu jusqu’au 5 août 2017.

    Règlement  de l’appel à projet.

  • Une stratégie nationale de santé à l’automne (discours de politique générale du Premier Ministre)

    Une stratégie nationale de santé autour de la prévention en discussion à l’automne : c’est ce qu’a annoncé Edouard Philippe, Premier Ministre, lors de son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale le 4 juillet 2017.

    Outre l’élaboration de cette stratégie, Édouard Philippe a annoncé quelques mesures prioritaires :
    • un plan de lutte contre les déserts médicaux présenté dès le mois de septembre et s’appuyant notamment sur un déploiement de la télémédecine ;
    • une priorité donnée aux parcours de soins, avec de «nouvelles incitations et de nouveaux modes de rémunération, en mesurant la qualité des soins et en la faisant connaître», incluses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 ;
    • un élargissement du nombre de vaccins obligatoires pour la petite enfance dès 2018 ;
    • une augmentation progressive du paquet de cigarettes à 10 euros ;
    • des offres sans reste à charge en matière d’optique, de soins dentaires, et d’appareils auditifs d’ici 2022.

  • Téléconsultation : la start-up suédoise Kry lève 19,9 millions d’euros

    19,9 millions d’euros : tel est le montant levé le 28 juin 2017 par la start-up suédoise Kry. L’entreprise a développé un service de téléconsultation à partir d’une application, certifiée CE, accessible via un smartphone, une tablette ou Internet. Les fonds ont été principalement levés auprès d’Accel Partners, suivi de Index Ventures, Creandum et Project A.

    La société dispose d’un centre de télémédecine réunissant des médecins généralistes et psychologues salariés de l’entreprise, qui traitent les demandes des patients adressées dans plus de 20 langues dont l’espagnol, le russe, l’iranien ou l’arabe.

    Kry opère actuellement en Suède, en Norvège et en Espagne et compte environs 100 000 utilisateurs.

    Fondée en 2014, Kry a officiellement lancé son application de télémédecine en 2015.

    Depuis l’application, l’utilisateur choisit la date et l’horaire de la téléconsultation et fait une première description de ses symptômes. De là, un professionnel de santé du centre de télémédecine de Kry lance une séance de vidéoconsultation de 15 minutes.

    Le coût de la vidéoconsultation est d’environ 32 euros, à moins d’avoir moins de 20 ans ou plus de 85, auquel cas la téléconsultation est gratuite. Le paiement se fait au moment de la prise du rendez-vous.

    Le médecin en charge de la téléconsultation garde un dossier médical, mais n’enregistre pas les informations sensibles directement dans le système de Kry et pour davantage de sécurité, la visioconférence est cryptée. À l’issue de la téléconsultation, une ordonnance peut être envoyée au patient et un compte-rendu peut être transféré à qui de droit.

    Développements envisagés

    Le dernier investissement en date fait monter le capital de Kry à 25,8 millions d’euros, après une première levée de fonds de 5,9 millions d’euros en août 2016.

    Kry souhaite utiliser ces fonds pour améliorer sa pénétration des marchés sur lesquels elle est déjà présente, et se développer dans le reste de l’Europe.

    Cette ambition correspond à la stratégie nationale suédoise : cette dernière affiche l’objectif de positionner la Suède comme leader dans les infrastructures de santé numériques, qui constituent une réponse aux barrières d’accès aux soins comme la ruralité de certaines régions de Suède et la numérisation du secteur de la santé, moins avancée qu’elle devrait ou pourrait l’être.

  • Assurance maladie : lancement d’un forum collaboratif pour les assurés animé par des webconseillers

    La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés lance le 5 juillet 2017 une plateforme collaborative dont l’objectif sera de trouver des réponses certifiées relatives aux documents administratifs, aux congés maternité ou à l’annuaire professionnel provenant d’un internaute ou d’un expert ameli, validées par l’Assurance Maladie.

    La volonté de la CNAMTS est de faire vivre les droits des assurés en partageant les expériences et les connaissances entre les citoyens. Lorsque la réponse à une question est erronée, un des neuf webconsultants prend le relais en rectifiant ou en répondant à la question initiale.

    L’anonymat des participants est cependant assuré par des avatars et des pseudonymes choisis par ces derniers lors de l’inscription.
    Ce service doit permettre de simplifier les démarches des assurés dans les domaines des prestations et aides; du fonctionnement de la carte vitale; de l’invalidité et du handicap; de l’emploi et retraites; des situations particulières telles que les personnes en détentions ou en situations irrégulières.

  • Bilan des levées de fonds de juin 2017 : 28,42 millions d’euros

    28,42 millions d’euros, tel est montant levé par des start-up françaises de la e-santé en juin 2017.

    Télémédecine, logiciels, m-santé, data, medtech, silvertech : les secteurs sont variés et regroupent 11 opérations françaises de rachats ou de levées de fonds ce mois-ci.

    A l’international, deux opérations importantes : le rachat de Best Doctors par Teladoc pour 393 millions d’euros en télémédecine et la levée de fonds de 445 millions d’euros réalisée par Outcome Health pour l’éducation des patients.

  • Télémédecine : la solution de bilans numériques dans le cadre de la médecine d’urgence d’Exelus

    Nomadeec®Check : tel est le nom de la nouvelle solution d’Exelus pour compléter sa gamme de produits dédiés à l’examen mobile reposant sur une tablette tactile 4G connectée aux dispositifs médicaux divers. Il s’agit d’une solution professionnelle d’aide à la réalisation de bilans de santé numériques.

    La solution Check est à destination des professionnels de santé, secouristes, pompiers, médecins SOS, infirmiers et ambulanciers qui sont amenés à réaliser des bilans de santé débouchant sur une décision médicale avec à l’issue une hospitalisation.

    La société ambitionne de proposer une solution intégrée de télémédecine pour les soins d’urgence et intervenant en amont d’une hospitalisation, et vise notamment sur les périmètres ruraux et les zones de désertification médicale.

    La solution Nomadeec Check est destinée à remplacer les appareils multiparamétriques dont les ambulanciers peuvent déjà être équipés : la tablette connectée aux appareils de mesure, conçue pour être très résistante, recueille les paramètres, constants vitales, photos, vidéos et scores du patient examiné et transmet ces informations numérisées en temps réel au médecin régulateur du SAMU. La télédisponibilité des données permet à ce dernier de demander des examens complémentaires si besoin.

    Selon Exelus, les tests de la solution par les médecins du SAMU au CHU de Poitiers ont permis de révéler que la décision du médecin avait été modifiée dans 25% des cas à la lumière des éléments télétransmis. Ils permettent également un aiguillage plus efficace puisque le patient est dirigé vers le plateau technique le plus adapté.

    L’offre

    Nomadec Check est disponible sous abonnement mensuel et en plusieurs versions. La formule basique est disponible à partir de 90€/ mois pour une période de 3 ans, matériel et service compris, et peut évoluer vers la formule avancée qui comprend des dispositifs médicaux connectés supplémentaires.

  • Medtech : PwC publie trois scénarios sur l’avenir du secteur en Suisse

    PwC a publié le 3 juillet 2017 un état des lieux des medtechs suisses dans lequel le cabinet relève une baisse de compétitivité en raisons de 3 facteurs : réglementation, déficit d’innovation, exigence accrue des clients.

    Pwc propose trois scénarios sur l’avenir de la medtech suisse face à ces nouveaux défis en insistant sur l’enjeu du transfert de pression, la charge pesant désormais sur les clients (médecins, cliniques) suite à la pression générale sur les coûts dans le domaine de la santé.

    Cela entraîne souvent une concurrence purement axée sur les coûts, dans laquelle les entreprises high-tech suisses sont perdantes face aux « casseurs de prix » asiatiques selon PwC.

    Scénario 1 : des vagues de regroupements

    Les medtechs suisses emploient actuellement plus de 50 000 personnes. Il s’agit généralement de PME.

    Dans ce premier scénario :

    • les PME ne seront plus capables d’enrayer la hausse de leurs coûts opérationnels ;
    • elles devront opter pour une réorientation stratégique ;
    • ou elles seront amenées à disparaître.

    Selon cette hypothèse, seules quelques grandes entreprises se maintiendront.

    Scénario 2 : déficit d’innovation

    L’innovation sera, selon PwC, largement influencée par la hausse des coûts opérationnels, avec plusieurs conséquences :

    • les entreprises en place disposeront de moins de ressources pour la R&D ;
    • les entraves à l’accès au marché augmenteront au point d’empêcher le développement et l’émergence de nouvelles start-ups dans le secteur de la medtech ;
    • la « vraie » innovation diminuera nettement.

    Scénario 3 : une stratégie à plusieurs vitesses

    Dans son troisième scénario, PwC identifie un phénomène selon lequel quelques rares entreprises pourront préserver les marges élevées qu’elles tirent de leurs activités en cours.

    Alors que ces dernières se concentreront sur des solutions high-tech sur mesure pour des patients dotés d’une solide capacité financière, d’’autres structures devront au contraire privilégier le marché de masse low-tech et donc de faibles marges.

    Renforcer les partenariats avec des acteurs importants pour renforcer l’innovation

    PwC émet plusieurs recommandations à destination des medtechs suisses. La recommandation principale est de renforcer les partenariats extérieurs avec des acteurs implantés le long de la chaîne de valeur que sont par exemple les médecins et les hôpitaux.

    Il s’agit également d’envisager davantage de collaborations avec le secteur industriel pour développer des processus innovants (industrie 4.0), de nouveaux produits mais aussi une expertise et une spécialisation permettant de se démarquer dans le secteur de la medtech.