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  • Les prescriptions de l’Institut de l’Entreprise pour favoriser l’innovation en santé

    Le think-tank l’Institut de l’Entreprise a publié le 3 juillet 2017 son étude intitulée « l’innovation c’est bon pour la santé ».

    Cette étude, réalisée avec le soutien du laboratoire Roche et Dassault Systèmes établit un état des lieux de l’innovation dans le système de santé français.

    Elle définit la place de la santé numérique et les freins à l’innovation avant de d’établir plusieurs propositions pour favoriser l’innovation.

    Si les innovations numériques comportent de réels avantages dans plusieurs domaines en santé : applications pour améliorer le parcours de soin, déploiement de l’Open data en santé, l’Institut de l’entreprise note plusieurs freins à l’innovation :
    • un cadre réglementaire contraignant voire dissuasif pour les porteurs d’innovation
    • un cadre institutionnel peu adapté à l’innovation
    • des freins culturels : méfiance et effets d’école tendant à privilégier certaines pratiques.

    Les propositions pour favoriser l’innovation

    • Produire et adapter rapidement les méthodologies d’évaluation aux vagues d’innovations.
    • Substituer un contrôle ex post aux autorisations préalables pour toutes les innovations organisationnelles et/ou liées à la transformation numérique.
    • Un financement précoce de l’innovation sur l’ensemble des technologies de santé.
    • Le remboursement temporaire des innovations.
    • Des modalités innovantes de financement de l’innovation organisationnelle et de la transformation numérique.
    • Favoriser l’évaluation en vie réelle et le paiement à la performance des technologies innovantes en mettant en place des registres contraignants, alimentés au besoin par les données médico-administratives.
    • Développer un système de veille capable d’anticiper les impacts des innovations avant leur arrivée sur le marché.
    • Des programmes de conduite du changement pour favoriser l’adoption rapide des technologies à fort impact organisationnel et accompagner la transformation numérique inhérente.
    • Libéraliser l’accès aux données médico-administratives pour permettre la diffusion plus large des analyses sur les parcours de soins.

  • Etude : les serious games améliorent la mémoire dans les troubles cognitifs légers

    Un serious game développé par des chercheurs de l’Université de Cambridge a permis d’améliorer la mémoire chez des patients atteints de démence légère. Les résultats de l’étude* publiée dans l’International Journal of Neuropsychopharmacology montrent un effet positif sur la mémoire épisodique de ces patients qui ne bénéficient actuellement d’aucun traitement efficace.

    Les serious games ont déjà été expérimentés chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a même développé le sien et il a permis d’améliorer l’attention et la concentration des malades. En revanche, de tels jeux vidéo n’avaient pas encore été testés chez des personnes souffrant de trouble cognitif léger. En outre, à ce stade intermédiaire entre le vieillissement cognitif normal et la démence, aucun médicament n’a été approuvé à ce jour.

    De l’entraînement cognitif sur Ipad

    Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont donc développé un jeu d’entraînement cérébral pour cette catégorie de patients qui souffrent de troubles de la mémoire quotidienne et de problèmes de motivation. Et ils l’ont évalué dans une étude parue le 3 juillet dans l’International Journal of Neuropsychopharmacology. Un groupe de 42 malades a été randomisé en 2 groupes : un groupe contrôle qui a continué à suivre les soins traditionnels et un groupe qui a joué avec l’application huit fois 1 heure pendant 4 semaines.

    Sur un ipad, les participants devaient placer des figures géométriques au bon endroit. Pour chaque bonne réponse, ils recevaient des pièces d’or. Et progressivement, le jeu se complexifie, tout en s’adaptant aux performances du joueur. Un animateur, dans le coin de l’écran, les encourage à poursuivre leurs efforts.

    Une amélioration des troubles de la mémoire

    Les résultats montrent une amélioration des performances dans plusieurs domaines :

    • Les patients souffrant de trouble cognitif léger ont commis un tiers d’erreurs en moins à la fin de la session d’entraînement avec le serious game.
    • Ils ont amélioré de 40% leur score au test de mémoire épisodique, cette forme de mémoire qui permet de se souvenir d’événements quotidiens, tels que l’endroit où on a mis ses clés.
    • Ils mémorisaient davantage d’informations complexes que les membres du groupe contrôle.
    • Leur confiance et la mémoire subjective se sont améliorées.
    • Les participants ont déclaré qu’ils avaient apprécié le jeu et qu’ils étaient toujours motivés après les 8 séances.

    Ludique, l’atout du serious game 

    L’intérêt que les malades ont manifesté pour ce serious game est loin d’être secondaire. Les preuves d’un bénéfice à l’entraînement cérébral s’accumulent. Mais, la plupart de ces programmes sont basés sur des exercices répétitifs ennuyeux. La motivation des participants a donc tendance à s’émousser. Pour les chercheurs de l’Université de Cambridge, cette étude démontre qu’un tel serious game peut optimiser l’implication des patients. L’application permet aussi d’individualiser le programme d’entraînement tout en gardant son aspect ludique.

    « Nous espérons pouvoir poursuivre nos travaux sur un plus grand nombre de patients à des stades précoces du déclin cognitif mais aussi chez malades d’Alzheimer, ont déclaré les auteurs. Nous voudrions aussi mesurer pendant combien de temps les bénéfices cognitifs se maintiennent. »

  • DigiWorld Summit 2017 : Investir dans notre futur digital, 14-16 novembre 2017 à Montpellier

    IDATE DigiWorld organise la 39e édition de son DigiWorld Summit, du 14 au 16 novembre 2017, à Montpellier. Le thème du sommet sera l’investissement dans notre futur digital ou comment se positionner face à l’explosion du numérique.

    La e-santé y sera représentée avec un focus sur ses modalités de financement, mais d’autres secteurs tels les jeux vidéos, les télécommunications, l’automobile ou la banque également.

    Au programme 

    A noter que l’ensemble de l’évènement est en anglais. 

    Des sessions plénières transversales

    • The big picture : quelles sont les tendances des investissements dans le numérique ?
    • Rénovations axées sur l’infrastructure : quelles sont les priorités à donner au financement des infrastructures nouvelles générations (FTTH, 5G) ?
    • Les grands paris technologiques : l’innovation est-elle simplement une question d’investissement ?
    • Les grands enjeux sociétaux : quel impact des technologies digitales sur la société (emploi, vie privée)?
    • Les grands paris stratégiques : Focus sur l’Intelligence Artificielle, la Réalité Augmentée/Réalité Virtuelle, la 3D printing, blockchain…
    • Les opportunités européennes : quelle place pour l’Europe ? Quels sont les bons élèves de l’Europe ?

    Parmi les séminaires, des thématiques plus focalisées : la e-santé et l’Afrique digitale

    • Digital Africa : comment financer la révolution numérique en Afrique ?
    • eHealth : Qui va financer la eHealth ? Quels seront les business models de demain?

    Inscriptions 

    Le prix de l’entrée s’élève à 150€ par jour. Les inscriptions se font à l’adresse suivante. 

  • Etude : le séquençage du génome de personnes saines sans bénéfice net (Annals of internal medicine)

    La toute première étude* sur l’intérêt d’un séquençage complet du génome humain a été menée chez des personnes en bonne santé. D’après les résultats, publiés le 26 juin dans les Annals of Internal Medicine, l’utilisation en routine d’un tel examen ne serait pas justifiée médicalement, d’autant qu’il représente encore un surcoût encore non négligeable.

    Vers l’ère de la médecine prédictive

    Le séquençage complet du génome, c’est à dire l’analyse de 3 milliards de paires de lettres, suscite de grands espoirs. Cette possibilité technologique nous propulse dans l’ère de la médecine prédictive. Mais, recourir au séquençage complet chez des individus en bonne santé reste encore controversé. D’une part, nous sommes encore incapables de dire dans quelle mesure être porteur de mutations génétiques liées à une pathologie signifie que la personne développera cette maladie. D’autre part, deux autres inconnues planent : comment les médecins sont capables de répondre à cette incertitude, et quelle angoisse cela peut-il générer les patients ?

    Un faible rapport coût-efficacité

    C’est pour répondre à ces interrogations que des chercheurs américains du Brigham and Women’s Hospital de Boston ont mené le premier essai randomisé de séquençage complet du génome chez 100 adultes en bonne santé. Chez la moitié d’entre eux, près de 5000 gènes associés à des maladies rares ont été scrupuleusement analysés.

    Sur les 50 volontaires :

    • 11 (22%) étaient porteurs d’une mutation génétique prédisposant à une maladie rare.
    • 2 (soit 4%) présentaient déjà des symptômes de maladie génétique.
    • Les 9 autres participants porteurs de mutation génétique n’avaient aucun signe évident de maladie.
    • Les médecins se sont révélés capables de communiquer les résultats sans être mis en difficulté.
    • Les participants n’ont pas manifesté de symptômes d’anxiété ou de dépression. Le séquençage du génome a incité une part non négligeable d’entre eux à adapter leur hygiène de vie aux résultats.
    • Le surcoût des soins dans les 6 mois qui ont suivi l’annonce des résultats du séquençage a été de l’ordre de 350 dollars par personne.

     Un intérêt médical pas encore démontré

    La perspective de pouvoir séquencer le génome complet en routine représente, selon les auteurs de l’étude, une « perspective extraordinairement excitante ». Cependant, « nous avons été surpris par le nombre de personnes en bonne santé porteuses d’une mutation prédisposant à une maladie génétique, a déclaré Heidi Rehm, directeur du laboratoire de médecine moléculaire et co-investigateur de l’étude. Un cinquième de notre échantillon en était porteur, ce qui suggère que le poids des maladies rares serait plus important que nous ne le pensons. Mais, la probabilité que ces personnes développent la maladie n’est pas bien connue. »

    Prudence dans l’interprétation

    Les résultats de cette étude doivent être interprétés avec prudence. Tout d’abord, l’échantillon était faible et par ailleurs, les volontaires n’étaient pas représentatifs de la population générale. Les personnes les plus angoissées par l’annonce de tels résultats ont par exemple décidé de ne pas participer à l’étude. Néanmoins, à ce stade, la pertinence d’un séquençage complet chez des personnes en bonne santé n’est malgré tout pas démontrée.

  • Le Groupe Pasteur Mutualité se positionne sur la e-santé en publiant son ABC de la santé connectée

    Le Groupe Pasteur Mutualité publie le 6 juillet 2017 son « ABC de la santé connectée » à destination des professionnels de santé dans l’objectif de:
    • proposer les définitions des principaux mots clés de la e-santé, des éclairages thématiques avec des témoignages d’experts, des infographies et une grille de lecture présentant des repères et les principales tendances en matière d’objets connectés
    • éclairer tous les professionnels de santé dans l’appréhension et l’appropriation des enjeux actuels et futurs de la médecine connectée.

    En novembre 2014, le groupe avait lancé l’application GPM e-santé, un guide santé mobile pour professionnels de santé pour les aider à connaitre et conseiller les patients sur les différentes applications existantes. L’ABC de la santé connectée s’inscrit dans la stratégie e-santé de Groupe Pasteur Mutualité en direction de ses adhérents et de l’ensemble des professionnels de santé.

    Ainsi, GPM finalise sa stratégie de e-santé avec ce guide qui fait suite notamment au programme de e-coaching GPM-Stimul, du forfait de prise en charge d’objets connectés de santé et de partenariats particulièrement innovants dans le domaine de la e-santé et au lancement de la VILLA M, maison de la santé connectée.

  • Messageries sécurisées de santé : Apicrypt obtient l’agrément d’hébergeur de données de santé

    Apicem, l’éditeur de la messagerie Apicrypt, annonce le 5 juillet 2017 avoir obtenu l’agrément pour l’hébergement de données de santé à caractère personnel. Il s’agit d’un prérequis pour l’intégration d’Apicrypt à l’espace MS Santé.

    Créée en 1996, la messagerie Apicrypt est utilisée par 70 000 professionnels de santé, dont 95 % des laboratoires d’analyse médicale. L’obtention de l’agrément est l’aboutissement d’un long processus, le dossier de demande d’Apicrypt ayant été déposé pour la première fois en 2015.

    Apicem indique avoir besoin d’un délai de 3 à 6 mois pour rendre Apicrypt interopérable avec l’espace de confiance MS Santé.

  • Conférence : IoT au service des soins centrés sur le patient et de l’efficacité opérationnelle

    La conférence intitulée « Internet of Health » visant à mettre en lumière les opportunité de développement liées aux objets connectés pour les soins centrés sur le patient et l’efficacité opérationnelle se tiendra à Amsterdam du 12 au 13 septembre 2017.

    La conférence se propose de faire un état des lieux de la façon dont IoT pénètre différents environnements de soins, depuis les hôpitaux, en passant par les cabinets médicaux jusqu’au domicile des patients. Des groupes de discussion, des tables-rondes et des démonstrations de technologie permettront de faire émerger des enseignements transposables à échelle opérationnelle.

    Des études de cas permettront de se pencher sur l’évolution du EHR, l’interopérabilité, la santé connectée au service des soins aux personnes souffrant de maladies chroniques ou âgées, les critères d’une infrastructure adaptée à l’IoT, la sécurisation des données transmises et les leçons tirées des expériences d’implémentation de l’IoT dans la santé.

    Acteurs incontournables de l’IoT, un panel de start-ups sera présent également.

    L’événement, réservé exclusivement aux fournisseurs de service de santé, réunira 200 leaders dans le domaine de la santé et plus de 30 intervenants experts apporteront leur analyse du secteur. Ce sera l’occasion de revenir sur des études de cas illustrant les bonnes pratiques d’application d’objets connectés à la santé.

    Programme

    Des présentations générales visant à donner une vision globale de l’IoT sont prévues, telles:

    • le tour d’horizon de la santé connectée aux États-Unis
    • comment transformer la vision de la santé connectée en réalité
    • l’accès des patients à leurs données et la maîtrise de celles-ci
    • l’intelligence artificielle
    • l’analyse des données
    • la blockchain et l’IoT
    • la réalité virtuelle comme prochaine étape d’évolution de la santé connectée.

    Le programme complet est disponible ici.

    Intervenants

    Plus de 30 intervenants dont la liste complète est trouvable ici.

    Inscription

    L’inscription se fait depuis cette page.

  • Start-up e-santé : près de 6 milliards d’€ levés au 1er semestre dans le monde (Start-up Health)

    Les start-up de la e-santé ont levé près de 6 milliards d’euros au niveau mondial pendant le 1er semestre 2017, selon le rapport publié par Startup Health début juillet 2017.

    Ce record s’explique en partie par les levées exceptionnelles réalisées par Grail en février 2017 (857 millions d’€), et Outcome Health en juin 2017 (445 millions d’euros). Startup Health constate toutefois une augmentation du montant moyen par levée de fonds.

    En France, les levées de fonds restent plus modestes au premier semestre 2017, avec un montant moyen de 3,5 millions d’euros et une médiane à 1,11 millions d’euros.

    Quatre tendances se dégagent :

    • le nombre de mega deals augmente, avec 10 levées de fonds supérieures à 100 millions de dollars depuis le début de l’année 2017.
    • le marché est plus mature, avec des levées de fonds de série A plus nombreuses que les levées de fonds d’amorçage, notamment dans le workflow, le big data, le bien-être, les dispositifs médicaux et l’automesure.
    • les investissements augmentent au niveau mondial, avec des levées de fonds importantes en Europe, Asie et Australie.
    • aux États-Unis, l’écosystème de San Francisco continue à monter en puissance, avec 65 levées de fonds au 1er semestre, contre 21 à New York et 13 à Boston.

  • Téléconsultation : la start-up britannique Push Doctor lève 23 millions d’euros

    23 millions d’euros : tel est le montant levé par la start-up britannique Push Doctor le 5 juillet 2017. Push Doctor propose un service de visioconsultation avec des médecins généralistes ou spécialistes à partir d’une application mobile.

    Deux modalités d’accès au service sont disponibles :
    – la prise de rendez-vous sans abonnement, qui donne accès à une consultation de 10 minutes facturée 20 livres. Les ordonnances, arrêts maladie ou lettres de référence sont facturées en sus ;
    – un accès illimité au service pour 20 livres par mois.

    Les fonds ont été levés auprès de Accelerated Digital Ventures, Draper Esprit. Oxford Capital, Partech Ventures et Seventure Partners.

    D’autres start-up britanniques proposant la téléconsultation ont récemment réalisé d’importantes levées de fonds, notamment Babylon Health, qui a levé 55 millions d’euros en avril 2017.

  • Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas 9-12 janvier 2018

    Le Consumer Electronics Show aura lieu à Las Vegas les 9-12 janvier 2018.

    Cet événement rassemble les innovations technologiques électroniques grand public chaque année depuis 1967

    Au programme : des conférences, un salon avec des exposants venus du monde entier, un showcase des start-ups et une cérémonie de remise de prix de l’innovation.

    Inscriptions 

    Inscription à l’adresse suivante à partir du 6 septembre 2017.