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  • Télémédecine : Visiomed obtient le marquage CE pour sa station « Visiocheck »

    Visiomed, entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, a annoncé le 10 juillet avoir obtenu le marquage CE pour sa station de télémédecine VisioCheck.

    Pesant moins de 300 grammes, cette station de téléconsultation dispose notamment d’un tensiomètre brassard huméral ; d’un thermomètre corporel sans contact ; d’un électrocardiogramme (5 électrodes, 7 dérivations) ; d’un oxymètre de pouls ; et d’un lecteur de glycémie.

    La solution sera proposée soit à l’achat au prix de 2 500 €, plus un accès mensuel aux services pour un coût variant de 49 € à 79 €, soit par abonnement mensuel allant de 199 € à 249 € suivant les options choisies. Visiomed espère écouler 100 000 stations d’ici les 36 prochains mois en Europe.

  • Diabète : Air Liquide investit dans le pancréas artificiel Diabeloop

    Air Liquide annonce le 10 juillet 2017 avoir pris une participation dans la start-up Diabeloop, via Air Liquide Venture Capital, l’investisseur de capital risque du groupe. Le pancréas artificiel développé par Diabeloop est actuellement en cours d’étude clinique multicentrique, dans une optique d’obtention du marquage CE en 2018.

    AIr Liquide indique également avoir signé un partenariat avec le CERITD pour se renforcer dans la prise en charge du diabète à domicile. Concrètement, l’objectif est de permettre aux infirmiers à domicile de contribuer à un suivi plus personnalisé des patients diabétiques, par exemple en ajustant leur traitement si besoin, selon des protocoles précis déterminés en lien avec les équipes hospitalières.

    Pour rappel, Air Liquide a récemment pris une participation dans la start-up Dietsensor, qui a développé une appli permettant aux diabétiques de mesurer l’apport en glucide de leurs repas.

  • Dakar : une application met en relation les donneurs de sang et les centres de transfusion

    Augmenter les dons du sang pour faire face à la pénurie, et en particulier en matière de mortalité de la mère et de l’enfant, tel est l’objectif de l’application Hope, lancée à Dakar (Sénégal) en 2016 par la start-up Diambars Mobile.

    L’application, qui a reçu le prix de la Fondation Pierre Fabre aurait 30 000 utilisateurs et cherche aujourd’hui à s’implanter de façon pérenne.

    Mise en réseau des donneurs et des centres de transfusion sanguine 

    Hope est parti d’un constat : au Sénégal, les dons du sang sont répandus mais pas assez nombreux pour la demande : seuls 0,45% de la population sénégalaise donne son sang, alors qu’il en faudrait 2%. Ainsi, en 2016, la plateforme mobile a été lancée à Dakar afin de pouvoir mettre en relation les donneurs et les centres de transfusion. 

    La plateforme numérique se décline en format application mobile : l’application peut permettre d’appeler ou d’envoyer des sms aux donneurs inscrits en fonction des besoins des centres de transfusion. 

    Outre la mise en réseau, l’application comporte également un volet de prévention et de sensibilisation : articles sur la santé et les dons de sang, quizz. 

    C’est la première application concernant le don de sang au Sénégal. Pour être pérenne, Hope, qui est pour le même gratuite au téléchargement, envisage les subventions ou le paiement d’une redevance par les établissements du sang. 

  • TechUK et NHS Digital annoncent leur partenariat pour développer la santé numérique

    Le NHS Digital et TechUK, syndicat professionnel spécialisé dans le secteur des nouvelles-technologies, ont annoncé le 5 juillet 2017 un partenariat qui a pour ambition de révolutionner les usages et les accès de l’industrie aux services du NHS Digital.
    Ce partenariat vise à développer une véritable une transition digitale collaborative afin de permettre une compréhension des services du NHS mais également des besoins de l’industrie en santé numérique.

    Établir une collaboration durable entre le NHS et l’industrie

    Concrètement, le partenariat a pour objectifs :

    • Développer une variété d’initiatives conjointes qui appuiera la livraison d’un système de santé et de soin dématérialisé/entièrement numérique ;
    • Partager et exploiter les opportunités mises en places par P2020 : consulter l’industrie à toutes les étapes de la prestation fournie, faire un tour d’horizon des technologies en développement et appuyer une santé numérique dynamique ;
    • Transformer la manière dont l’industrie accède et utilise les services du NHS Digital ;
    • Développer une chaîne de soin plus intelligente avec les organisations publiques à l’échelle locale et nationale : permettre une collaboration avec l’industrie pour maximiser les avantages et diminuer les coûts et les risques.

    Dans l’immédiat les acteurs du NHS Digital et de TechUK envisage leur collaboration selon l’organisation suivante : un réunion trimestrielle donnant une vue d’ensemble sur les travaux du NHS Digital, des avancées sur le programme du partenariat ainsi que la possibilité de fournir plus d’acteur venant de l’industrie.

    Les portes-paroles du NHS et de TechUK ont également annoncé le lancement d’un bi-mensuel sur les champs d’action du partenariat. Le premier domaine d’intervention de ce dernier sera le triage.

  • Sensome lève 4,7 M€ pour son dispositif connecté prévenant les risques d’AVC

    La start-up Sensome, anciennement Instent, annonce le 10 juillet 2017 avoir bouclé une levée de fonds d’un montant 4,7 M€.

    Sensome développe un câble connecté se plaçant dans le cerveau du patient afin de prévenir les AVC.
    Ce câble combine impédance micrométrique et machine-learning de façon à prédire les AVC en temps réel.

    Il comporte plusieurs capteurs qui collectent et analysent les données transmises par le cerveau notamment dans l’hypothèse d’un caillot de sang qui peuvent être transmises en temps réel à une application.

    Concrètement, l’innovation de Sensome pourra aider à sélectionner le système le plus rapide pour réouvrir le vaisseau pour chaque patient.

    Le tour de table pour la levée de fonds de Sensome a été établi auprès de plusieurs business angels, du fonds Paris-Saclay (Paris Saclay seed fund), Kurma Partners et Idinvest Partners.

  • Inde : 1mg, une start-up devenue leader sur le marché de la e-santé grâce à WhatsApp

    En Inde, les marques émergentes se reposent de plus en plus sur WhatsApp, un service Facebook intégralement gratuit.

    Avec plus de 200 millions d’utilisateurs au sein du pays, l’application a permis à la start-up d’e-santé 1mg de devenir virale, sans même que son fondateur, Prashant Tandon, n’ait eu besoin de dépenser un centime pour la promouvoir.

    Plus de 9 M de personnes ont téléchargé l’appli 1mg depuis 2015

    Selon le rapport annuel des tendances internet établi par l’experte américaine Mary Meeker, WhatsApp est l’application Android la plus populaire au sein du pays, suivie par Facebook Messenger et l’application classique de Facebook, en cinquième position.

    « Un de nos utilisateurs a écrit un long message WhatsApp sur un service public et les gens ont simplement commencé à le partager, a déclaré M. Tandon, diplômé de la Stanford Business School, revenu en Inde en 2009 afin de concevoir des outils numériques pour le système de santé national (source : CNBC). Nous n’avons pas développé de plan marketing pour arriver là où nous en sommes. »

    Depuis son lancement en 2015, plus de 9 millions de personnes ont téléchargé l’application de 1mg, qui aide les utilisateurs à trouver des informations sur les médicaments et des génériques aux prix les plus bas.

    1mg aide les consommateurs à mieux maîtriser leurs dépenses en santé

    Prashant Tandon a commencé ses activités entrepreneuriales en créant en 2011 sa première société, HealthKart, qui propose à la vente des produits de santé et de bien-être en ligne. Il a ensuite co-lancé en 2015 1mg en constatant qu’il y avait une grande différence de prix entre les divers médicaments génériques disponibles en Inde.

    L’homme d’affaires s’attendait à ce que son produit devienne un tant soit peu populaire, la plupart des consommateurs au sein du pays étant enclins à vérifier les prix puisqu’ils achètent leurs médicaments de leur poche. Il a rassemblé des informations sur les produits à partir de livres, de brochures et de documents spécialisés.

    Acheter des médicaments sur ordonnance, commander des tests, consulter en ligne

    Les développeurs d’1mg ont dans un second temps installé la base de données sur une application puis ajouté une fonction de paiement permettant aux utilisateurs d’acheter des médicaments sur ordonnance, de commander des tests pour des diagnostics et de consulter un médecin en ligne. Cette stratégie s’est révélée particulièrement attrayante pour les personnes vivant dans les zones rurales où l’accès aux services de santé est difficile.

    Le succès de la start-up attire les investisseurs américains

    Actuellement, 65 millions de pages sont vues chaque mois sur l’application, affirme le P.-D.G. d’1mg, un succès qui en fait l’une des plus grande entreprises de santé numérique dans la région.

    La croissance rapide de la société a attiré des investisseurs de la Silicon Valley. Maverick Capital, Sequoia Capital et Omidyar Network ont permis à 1mg de lever 16 millions de dollars US (14 M €) en 2016.

  • Padoa, interface de services employeurs-salarié-médecin du travail, lève 5 millions d’euros

    5 millions d’euros, tel est le montant levé par Padoa, créée en 2016, pour renforcer son offre de logiciel pour un suivi connecté de la santé au travail. La start-up commercialise sa solution auprès de 3000 salariés de secteurs variés, allant de l’industrie aux entreprises du tertiaire.

    Cette levée de fonds à été réalisée auprès de l’incubateur Kamet, spécialisé dans les projets technologiques au service des assurés et créé par Axa.

    Faciliter la relation avec la médecine du travail

    Padoa est une start-up française fondée en 2016 qui propose un outil digital de suivi de la santé au travail. La solution propose de mettre à disposition des employés une tablette numérique permettant au salariés d’accéder à des services :

    • prendre rendez-vous pour leur visite médicale 
    • d’effectuer les examens médicaux avec une infirmière à l’aide des questionnaires à remplir sur la tablettes ainsi que des examens complémentaires dont les résultats sont entrés dans le logiciel 
    • les résultats sont envoyés au médecin du travail qui les analyse et prescrit si besoin des examens complémentaires 
    • le médecin envoie les résultats et scanne les documents administratifs nécessaires à l’entreprise 
    • les données médicales sont sécurisées et restent accessibles au patient et au médecin seulement. 

    Padoa propose sa solution aux entreprises de 500 collaborateurs et plus, selon deux modalités : mise en place d’une solution de médecine du travail connectée ou optimisation et amélioration d’une solution déjà présente dans la société. 

    Le modèle économique fonctionne selon un principe d’abonnement mensuel dont le coût dépend du nombre de salariés. 

    La levée de fonds de 5 millions d’euros permettra à Padoa de développer son offre de logiciel pour améliorer son service de suivi connecté de la santé au travail. 

  • Remise des Trophées de la e-santé 2017 lors de l’Université d’été de Castres-Mazamet

    Dans le cadre de l’édition 2017 de l’Université d’été de la e-santé qui avait lieu à Castres-Mazamet les 4-6 juillet, 11 Trophées ont été remis, parmi les 118 candidatures reçues.

    Parmi les lauréats, Glasschair et Eurekam ont chacune reçu deux prix.

  • Diabète : trois projets de recherche européens évaluent des apps pour gérer son poids ou diabète

    Avec trois projets d’études, NoHoW, SMART2D et PEPPER, financés par les fonds européens dans le cadre de Horizon 2020, les chercheurs européens évaluent scientifiquement l’utilité des applications mobiles dans les domaines de :
    • la perte et puis maintien de son poids
    • la maîtrise du diabète de type II grâce à un support collectif au sein d’un communauté de pairs
    • la maîtrise du taux d’insuline grâce à l’IA chez les personnes souffrant de diabète de type I.

    Face à la profusion de solutions connectées de surveillance du poids, les scientifiques au Danemark, en Suède et en Grande-Bretagne cherchent à fournir la preuve scientifique du bien-fondé des apps qu’ils élaborent en comblant les failles des solutions existantes.

    Pour ce faire, des chercheurs européens basés à l’hôpital Frederiksberg au Danemark, au Karolinska Institute à Stockholm et à l’Université Brookes à Oxford mènent des études depuis 2015 et jusqu’en 2020.

    NoHoW – la gestion du stress dans la lutte contre le surpoids et l’obésité

    Face au constat que la majorité des personnes, de 90 à 95%, souffrant de surpoids ou d’obésité n’arrive pas à stabiliser son poids à l’issue d’un régime, les chercheurs de  l’hôpital Frederiksberg au Danemark se penchent sur une technique de perte de poids perenne.

    1 600 volontaires seront équipés d’objets connectés classiques dans ce domaine – balance connectée, détecteurs d’activité, des applications mobiles et des outils en ligne et un support Internet.

    Mais ils bénéficieront surtout d’un accompagnement visant à leur fournir des techniques de maîtrise du stress, car les chercheurs ont constaté que le stress est un facteur clé dans le maintien de bonnes habitudes alimentaires. Maîtriser le stress et l’instabilité émotionnelle permet de couper court à la réaction naturelle de s’alimenter face aux difficultés.

    L’application permettra de fournir des conseils personnalisés aux personnes équipées afin de gérer leurs émotions et d’aboutir à l’autogestion, qui à long terme est susceptible de permettre des économies en termes de santé publiques, sachant que 60 millions d’Européens souffrent des problèmes de poids. Le projet affirmera ou infirmera la capacité des outils techno à faire passer la technique comportementale la plus prometteuse et scientifiquement prouvée dans la maîtrise du poids. Cette étude prendra fin en 2020.

    Smart2d – soutien communautaire pour maîtriser le diabète

    Les systèmes de santé des pays occidentaux savent comment faire pour faire face à des problèmes d’urgence sanitaire et prodiguer des soins hautement spécialisés. En revanche, ils semblent ne pas savoir appréhender efficacement la prévention et le contrôle.

    L’intérêt de cette étude qui étudie l’impact du soutien communautaire par les pairs dans la maîtrise d’une maladie chronique est son appui sur une innovation sociale qui met à profit l’existence de réseaux sociaux et de plateformes pour une communication et un échange en temps réel qui visent à responsabiliser les malades et leur entourage et à les diriger vers une approche d’autocontrôle et d’autosurveillance. Débutée en 2015, l’étude doit se terminer en mars 2019.

    Pepper – l’IA et l’aide à la décision personnelle

    Le projet réunit des informaticiens, des cliniciens et des représentants de l’industrie pour créer un système personnalisé d’aide à la décision pour la gestion du diabète de type I basé sur l’intelligence artificielle. L’outil vise à déterminer lui-même la quantité d’insuline à injecter.

    Partie du constat que le taux de glycémie est difficile à maîtriser malgré toute la bonne volonté du malade, ce qui le met dans un état de frustration permanente, l’équipe a décidé de mettre au point un outil, composé d’une bande élastique et d’un glucomètre, qui va effectuer des mesures en temps réel. La personne pourra de plus apporter des informations complémentaires pouvant influer la décision de s’injecter de l’insuline. Parmi ces informations, on compte l’apport de glucides, la prise d’alcool ou l’intensité de l’effort physique.

    Le croisement de toutes les informations disponibles permet un calcul précise de la quantité d’insuline à injecter, communiquée via un smartphone ou le kit d’injection. L’IA permet de faire des modèles prédictifs et en se basant sur l’expérience passée de la personne de savoir quelle action est la plus adaptée à la personne. Elle permet également d’éviter un surdosage.

    Un essai clinique est prévu courant 2018 et si les résultats sont probants, la solution devrait être commercialisée.

  • Financement : les spécialistes de la CSMF favorables à la rémunération à l’épisode de soins

    L’union nationale des médecins spécialistes de la CSMF est « disponible pour engager la négociation » sur la rémunération à l’épisode de soins, indique le syndicat dans un communiqué du 6 juillet 2017.

    S’il reconnaît une « parfaite légitimité éthique et d’indéniables vertus économiques » au paiement à l’acte, le syndicat propose également de lancer la réflexion sur le financement « à l’efficience, par répartition des gains de productivité », en s’inspirant des Accountable care organizations américaines.

    Cette prise de position intervient dans un contexte où l’Assurance maladie porte la proposition d’expérimenter le financement au parcours de soins dans la LFSS 2018.