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  • Livre blanc de la blockchain pour les entreprises par la Emlyon Business School

    À l’occasion du BizHackathon Blockchain organisé par le campus Emlyon Business School Paris les 7 et 8 juin 2017, l’école, en partenariat avec le Medef et Blockchain Partner a édité un Livre Blanc sur la blockchain.

    Il a le mérite de retracer l’émergence de cette nouvelle technologie au service de la sécurisation des transactions et de ses premières applications. Selon le Livre, l’appropriation de cette nouvelle technologie est une condition indispensable du progrès économique.

    Bien que le recours à cette technologie soit encore timide en santé, à la différence de la finance ou de l’assurance, on commence à en voir l’utilité. Elle s’appliquera principalement aux registres de santé et permet déjà des échanges de données dans le cadre d’essais cliniques.

    Explorer la technologie appelle une organisation en consortium

    Face au défi d’appréhender cette nouvelle technologie et la maîtriser afin de servir ses besoins, une organisation collaborative s’impose. Indépendamment du secteur les entreprises s’associent au sein de consortiums dont le plus représentatif en santé est Hyperledger Healthcare Working Group aux États-Unis, qui a été créé en octobre 2016 et qui examine les possibles cas d’usage dans le secteur de la santé. À titre d’exemple, on y trouve la gestion des registres de santé, de l’identité et des smart contracts, contrats dont les clauses sont automatiquement validées et exécutées lorsque certaines conditions sont vérifiées. Accenture, Gem Health, Hashed Health, Kaiser Permanente, IBM et Hyperledger, qui en est le le leader, font partie des sociétés composant le consortium.

    L’écosystème et les cas d’usage en santé

    Il s’agit d’une technologie qui a le vent en poupe et elle a même trouvé grâce aux yeux des gouvernements et différents législateurs qui encouragent son application. Ainsi, le gouvernement britannique a déjà commandé un rapport en 2015 sur les applications potentielles de la blockchain pour améliorer les services publics dans les domaines tels l’identité et la santé.

    Dans la cartographie de l’écosystème de la blockchain, la santé ne pèse pas très lourd, nénamoins l’étude dénombre d’ores et déjà un certaine nombre d’entreprises qui ont pris le parti de se spécialisé sur la blockchain en santé –  Gem Health, Blockchain Health, Brontech et MedRec, abréviation de Electronic Medical Records on the Blockchain.

    Le cas d’usage le plus répondu actuellement est l’échange de données sur la santé des patients en bénéficiant d’un haut niveau de sécurité et IBM Watson, la FDA, Google et le NHS britannique sont déjà dessus.

    Les principaux avantages conférés à la technologie de la blockchain sont l’inaltérabilité des données et leur sécurisation quasiment infaillible. Elle permet ainsi à une structure de ne plus recourir aux administrateurs de données externes contribuant à éviter toute fuite. C’est une des raisons pour laquelle les acteurs de la santé sont favorables à l’introduction de la blockchain au sein même des structures hospitalières comme moyen de garantie et de conservation du secret médical.

  • Développement de la e-santé en Afrique francophone : pays impliqués, financeurs, et solutions

    Composée de 31 pays, l’Afrique francophone voit naître ces dernières années des initiatives plus ou moins institutionnalisées, plus ou moins éparses en matière de e-santé. Stratégies nationales, programmes internationaux ou encore solutions élaborées par des start-up, l’Afrique n’échappe pas à la vague e-santé actuelle.

    Health&Tech Intelligence propose cette semaine un panorama de la e-santé en Afrique francophone : pays les plus impliqués, financeurs, solutions développées.

    Les problématiques des territoires africains : la réponse par la e-santé 

    Le continent africain souffre d’une part d’une pénurie de professionnels de santé, notamment spécialistes, et d’autre part de déserts médicaux en termes géographiques. Il y a par exemple au Mali 1 dermatologue pour 1 million d’habitants alors 30 % de la population souffre de problèmes de peau. En Côte d’Ivoire, on compte seulement 58 cardiologues pour 22 millions d’habitants. Au Maroc, certaines zones sont tellement rurales qu’elles sont trop éloignées des centres de soins, et la population n’a alors pas accès aux soins. 

    Ainsi, la télémédecine et la m-santé semblent pouvoir répondre aux problématiques africaines : mises en réseau, mises en relation, géolocalisation des professionnels de santé, programmes de télémédecine, toutes les solutions mises en œuvre s’inscrivent dans le contexte géographique et démographique particulier du continent. 

    Initiatives publiques en matière de e-santé : programmes et stratégies à l’échelle nationale 

    Sur les 31 pays d’Afrique francophone, peu se dotent de stratégies nationales e-santé officielles. Les initiatives sont bien souvent privées (start-up, financements AFD ou fondation) et se cantonnent à l’échelle locale faute de moyens pour se diffuser. 

    Les organismes qui financent la e-santé en Afrique : AFD et Fondation Pierre Fabre en tête

    Outre les programmes financés, ce sont également des concours qui sont organisés pour promouvoir l’innovation en Afrique. Ainsi, le Start-up Digital Challenge Africa 2017, organisé par BPI France et l’AFD a récompensé 4 start-up e-santé. De son côté, l’ODESS a récemment primé les 9 projets innovants qui font avancer la e-santé dans les pays du sud, donc 6 concernant l’Afrique. 

    Les solutions et programmes e-santé mis en place : la prévalence de la m-santé 

  • La Suisse développe un pansement connecté de surveillance à distance des plaies chroniques

    Le laboratoire fédéral d’essai des matériaux de recherche (Empa) en Suisse a communiqué le 4 juillet sur un pansement connecté à destination du personnel soignant.

    Ce pansement, encore au stade du développement avertit le personnel sur l’état de cicatrisation de la plaie, notamment dans le cas où celle-ci guérit mal et cela sans besoin de retirer le pansement.

    Un outil pour surveiller les plaies chroniques

    Le pansement est composé de plusieurs capteurs dont la fluorescence change d’intensité lorsque le PH de la plaie évolue que l’on peut voir via une lampe UV. 

    En effet, lorsque les plaies guérissent, le corps produit des substances spécifiques dans une succession complexe de différents processus biochimiques avec une variation de paramètres métaboliques.

    En fonction de la phase de guérison, par exemple, lorsque la quantité de glucose et d’oxygène augmente ou diminue, le pH lui aussi change. Toutes ces substances peuvent être détectées à l’aide de capteurs spéciaux.

    Ce pansement cible également le cas des plaies chroniques mais pourrait, selon les chercheurs de l’Empa, servir d’outil diagnostic notamment grâce, au travail en parallèle du CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique), qui développe actuellement un outil de lecture du PH pour avoir des mesures du PH plus précises pour les applications médicales.

    L’avenir du prototype serait donc la mise en place d’une application mobile permettant aux professionnels de santé de consulter les résultats de l’extérieur via la caméra d’un smartphone pour une plaie sans lumière UV.

    Cela permettrait également aux patients, de leur domicile, d’avoir la possibilité de déceler à temps une plaie qui évolue vers la chronicité.

  • Etude : les « hôpitaux-internet » chinois n’ont pas encore réglé l’accès aux soins

    En Chine, les « hôpitaux-Internet » se développent rapidement. D’après une étude* publiée le 4 juillet dans le Journal of Medical Internet Research, ils fournissent une prestation de soins en ambulatoire qui répond à une demande dans les provinces reculées. Cependant, ils se heurtent à deux obstacles : le manque de médecins disponibles en ligne et le non-remboursement des consultations.

    Le boom des services internet de santé en Chine

    L’accès aux soins en Chine pose un vrai problème de santé publique. La taille du pays, la désertification médicale dans certaines provinces et le manque de confiance dans les professionnels de premier recours ont fait émerger un nouveau concept : l’hôpital-internet.

    Ces structures de soins d’un nouveau genre s’inscrivent dans un secteur en plein boom en Chine. Le marché des services médicaux sur Internet a progressé de 37,7% entre 2014 et 2015. Le nombre d’utilisateurs de ces services était de 194,8 millions en 2016, soit 26,6% de tous les internautes.

    Le nouveau concept des « hôpitaux-internet »

    Le premier hôpital de jour totalement en ligne a été inauguré en octobre 2014 dans la province de Guangdong. Idéalement, la consultation dans un « hôpital-internet » se déroule de la façon suivante :

    • Les malades se rendent en consultation dans une structure de soins proche de chez eux
    • Ils consultent via Internet un médecin situé dans un grand hôpital
    • Grâce à une webcam et une plateforme de chat, le médecin mène son interrogatoire.
    • Le patient peut envoyer des images via Internet
    • Une machine prend les constantes du malade : température, tension, taux de glucose…
    • Le médecin fait un diagnostic et une prescription qui est envoyée quelques minutes plus tard au patient

    Ce nouveau concept se développe rapidement en Chine mais il n’a pas encore été évalué. Une correspondance parue dans le Lancet en 2015 avait dressé un premier état des lieux du premier « hôpital-internet dans la province Guangdong. En 6 mois, la fil active était passée de 200 à 500 patients par jour, dont 60% bénéficiaient d’une prescription, et ces soins étaient accessibles depuis un millier de villes.

    Deux an plus tard, des chercheurs chinois ont mené une étude transversale pour dresser le portrait de ces nouveaux types d’hôpitaux et pour évaluer leur capacité en terme d’offre sanitaire. Les résultats ont été publiés le 4 juillet dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Les auteurs de l’étude ont recensé 68 « hôpitaux-internet », dont seulement 43 étaient en fonctionnement et 25 en construction. La plupart de ces établissements ont été créés par des opérateurs Internet (72%). Ensuite, viennent les hôpitaux traditionnels (16%), les prestataires informatiques (6%), les entreprises pharmaceutiques (3%) et enfin le gouvernement (3%).

    Les hôpitaux offrent aux patients différents modes d’accès aux soins en ambulatoire :

    • via un site internet dans 74% des hôpitaux
    • via une appli dans 42% des hôpitaux
    • via une consultation offline dans 37% des hôpitaux

    La consultation incluait :

    • un chat vidéo (dans 60% des cas),
    • une conversation téléphonique (19%)
    • l’envoi d’images (28%)

    Les faiblesses du système

    Le nombre moyen de médecins disponibles en ligne était compris entre 0 et 5. En fait, 30% des « hôpitaux-internet » recensés par les chercheurs ne permettaient plus d’accéder à des soins en ligne. Quant au coût moyen de la consultation, il était de 20 yuans (2,5 €).

    Ces moyennes cachent cependant quelques disparités. Si 79% des établissements étaient capables d’assurer les consultations, la prescription électronique et le suivi des soins, une petite minorité (9%) avait acquis les capacités de gérer les données de santé et les partageaient avec d’autres hôpitaux. 70% de ces structures avaient aussi développé un système de distribution des médicaments au domicile des patients. En revanche, les soins ne bénéficiaient d’une couverture d’assurance maladie que dans 14% des cas.

    Des consultations non remboursées et des médecins en ligne trop rares 

    L’étude publiée dans le JMIR montre une nette tendance au développement de « hôpitaux-internet ». Alors que le premier du genre est né en 2014, pas moins de 39 sont sortis de terre dans la seule année 2016. Pour autant, ce nouveau concept ne comble pas vraiment les inégalités. Les auteurs ont en effet constaté un « effet Matthieu », autrement dit ce sont les plus favorisés qui accroissent encore leurs avantages. Un seul établissement concentre 16 500 médecins en ligne, tandis que les 3/4 des structures en proposent moins de 5.

    « Les hôpitaux-internet chinois vont dans la bonne direction pour améliorer l’accès aux soins, estiment les chercheurs. Cette expérience devrait aider et inciter d’autres pays en développement à s’engager dans cette voie. Cependant, le secteur n’est pas arrivé à maturité, ajoutent-ils. La rareté des médecins en ligne et le manque de couverture sociale restent des obstacles à franchir. »

  • AFD

    Agence française de développementnull

  • 2e appel à projet européen Relief pour l’innovation dans la prise en charge de la douleur

    Améliorer le suivi et la gestion de la douleur chronique par le patient lui-même grâce au développement de solutions innovantes utilisant les nouvelles technologies de communication, tel est l’ambition de l’appel à projet de Relief, consortium transfrontalier d’acheteurs publics, lancé le 11 juillet 2017 par des organismes issus de trois pays européens (France, Espagne, Suède) dont le Resah et l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France pour la France, et qui durera jusqu’au 15 septembre 2017.

    Cet appel à projet s’inscrit dans les programmes européens de recherche financés dans le cadre d’Horizon 2020, et bénéficie à ce titre de 1,89 million d’euros entre 2016 et 2019.

    Les 9 besoins énoncés par Relief

    Toute entreprise proposant une solution e-santé répondant à un des besoins suivants peut déposer son dossier:

    • Permettre au professionnel de connaître les données médicales du patient avant la première visite médicale
    • Améliorer le suivi du patient et optimiser son traitement
    • Améliorer l’adhésion du patient à son traitement pour améliorer son efficacité
    • Améliorer l’autogestion par le patient de sa douleur
    • Optimiser l’information, l’éducation et la compréhension du patient par rapport à sa douleur et son traitement
    • Permettre une communication efficace entre le patient et les professionnels de santé
    • Assurer un contenu et des informations cliniques/médicales fiables et mises à jour
    • Garantir l’accès à un réseau social spécialisé qui met en lien les patients
    • Assurer la collecte de données à des fins de R&D.

    Le déroulé de l’appel à projets

    Appel à projet sous la forme de PCP

    Tous les appels à projets entrant dans le cadre d’Horizon 2020 se déroulent sous la forme de PCP (precommercial procurement), ou APAC (achat public avant commercialisation).

    Le PCP de Relief se découpe en trois phases sur une période de 24 mois :

    • Phase A : étude de faisabilité technique et économique, d’une durée de 4 mois et avec 26 250 euros de budget  pour chaque projet/entreprise sélectionné : environ huit entreprises seront sélectionnées pour cette phase.
    • Phase B : développement du prototype sur une durée de 10 mois, avec 210 000 euros de budget maximum par projet/entreprise sélectionné à l’issue de l’évaluation de la phase A : environ quatre entreprises seront sélectionnées.
    • Phase C : développement pré-commercial et test en conditions réelles, pendant 10 mois et avec 262 500 euros de budget maximum par projet sélectionné à l’issue de l’évaluation de la phase B : environ deux entreprises seront sélectionnées.

    Phase pilote

    Un site hospitalier de chaque pays représenté par le consortium (France, Espagne, Suède) testera toutes les solutions issues et sélectionnées des phases B et C (phase de prototype et pré-commerciale).

    Candidature

    Pour déposer un dossier avant le 15 septembre 2017, rendez-vous sur le site http://relief-chronicpain.eu/tender.html.

    Pour davantage d’information, cliquer ici.

  • ACO

    Accountable Care Organizationnull

  • Santé populationnelle : le HCAAM appelle à une organisation plus intégrée des médecins spécialistes

    Promouvoir des organisations plus intégrées des médecins spécialistes afin de mieux répondre aux besoins de santé des territoires : telle est l’une des principales propositions du HCAAM, émise dans son avis « Organiser la médecine spécialisée et le second recours : un chantier prioritaire », rendu public le 11 juillet 2017.

    Constatant l’absence d’investissement collectif sur la structuration de la médecine spécialisée alors qu’elle doit être pensée au regard des soins primaires, le HCAAM initie dans cet avis la réflexion sur l’adaptation du dispositif de formation des spécialistes et sur la structuration de l’organisation des soins spécialisés sur les territoires, afin de disposer d’ici 10 à 15 ans « d’une médecine spécialisée, en ville comme à l’hôpital, qui soit de qualité, graduée, efficiente et structurée ».

    Les inconvénients de la surspécialisation médicale

    Le HCAAM constate :

    • une croissance ininterrompue des spécialistes, dont le nombre a augmenté de 44 % en 25 ans ;
    • une dynamique différente selon les spécialités à l’horizon 2040 : augmentation continue des effectifs (pédiatrie, neurologie…), stabilisation des effectifs (cardiologie, pneumologie…), baisse importante des effectifs (ophtalmologie, radiologie…) ;
    • une surspécialisation croissante, avec 44 spécialités reconnues en 2017 contre 22 en 1987 ;
    • une concentration de l’offre dans les métropoles importantes, s’accompagnant d’une absence de compensation entre la faiblesse de l’offre libérale et de l’offre en consultation externe à l’hôpital.

    En réponse à cette situation, le HCAAM propose de revoir la formation des médecins spécialistes pour qu’elle s’adapte plus facilement aux besoins de santé à l’avenir, en s’appuyant notamment sur une régionalisation de la gestion des ressources humaines médicales.

    Mieux intégrer la médecine spécialisée sur les territoires

    Le HCAAM souligne l’hétérogénéité actuelle des processus de prise en charge des patients en médecine spécialisée, qui s’explique par la diversité des configurations d’offres sur le territoire, des situations pathologiques et des logiques d’organisation hospitalières ou libérales.

    Pour remédier à ce « manque de lisibilité » et au « risque de perte de chance et d’inégalité face au système de soins » pour certains patients, le HCAAM propose de :

    • favoriser la constitution de réseaux professionnels de coopération stables, dans le cadre des communautés professionnelles territoriales de santé prévues par la loi de janvier 2016. Le HCAAM estime que les CPTS doivent être dotées des moyens nécessaires, notamment en termes d’infrastructures numériques ;
    • élaborer des diagnostics territoriaux partagés pour identifier des « objectifs d’amélioration collectivement assumés » ;
    • encourager le regroupement des médecins spécialistes dans des organisations plus intégrées, à l’exemple des ACOs aux États-Unis ;
    • favoriser le développement de systèmes d’information territorialisés en s’appuyant sur le DMP et la MS Santé.

    En conclusion, le HCAAM appelle à ouvrir la réflexion sur l’évolution de la tarification.

  • Dispositifs médicaux connectés : @Health fait son entrée en Bourse sur Euronext Access Paris

    La start-up @Health annonce le 7 juillet 2017 son entrée en Bourse sur Euronext Access Paris.

    L’entrée en bourse permettra à la start-up spécialisée dans le développement de dispositifs connectés d’accélérer la commercialisation de CardioNexion, tee-shirt connecté de surveillance de l’activité cardiaque à distance, en continu et en temps réel. Il vise à permettre le dépistage et l’analyse ultra-précoce de l’ensemble des pathologies cardiovasculaires.

    @Health n’a pas généré de chiffre d’affaires en 2016, étant en phase d’amorçage. Toutefois, l’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de 60 M€ à horizon 2020.

    Le déploiement de l’innovation

    La stratégie de déploiement d’@Health cible plusieurs acteurs pour sa prestation de fourniture de services de télésurveillance médicale :

    • les établissement de santé publics et privés : location de 1 000€ HT par an par dispositif, intégrant la fourniture du vêtement connecté et le service de suivi. 100 établissements seront référencés en 2019 ;
    • les cabinets de cardiologie : fin 2020, près de 60 000 personnes via un réseau de 600 cardiologues prescripteurs (qui en compte au total près de 7 000) ;
    • les laboratoires pharmaceutiques : utilisation dans le cadre d’études cliniques ;
    • les compagnies d’assurances et les mutuelles : le dispositif serait utilisé pour le suivi médical pour le salarié-assuré, le contrôle du risque encouru par l’assureur, et par rebond pour le contrôle des primes d’assurance pour l’employeur ;
    • l’exploitation du Smartdata : la quantité de données générées par CardioNexion à raison de 10 secondes de captation de l’électrocardiogramme transmises toutes les 30 secondes va permettre la création de l’une des plus grandes base de données « cardiovasculaires » au monde. La commercialisation représenterait un quart du CA total en 2020.

    La mise sur le marché des innovations d’@Health

    @Health se concentre en priorité sur les patients dont la pathologie cardiovasculaire est avérée, notamment ceux souffrant de fibrillation auriculaire.

    CardioNexion devrait être commercialisée d’ici le 4e trimestre 2017. Le DM est toutefois actuellement disponible sur prescription médicale : 50 personnes dans les Bouches-du-Rhône sont actuellement suivies en test par l’innovation CardioNexion.

    @Health prévoit également le lancement d’un autre wearable à partir de 2018, Sense Tex. Ce dernier est composé de capteurs intelligents, souples et invisibles directement intégrés dans le textile, pour élargir son ciblage vers le marché de la prévention des risques cardiovasculaires dans leur globalité.

    Une stratégie ouverte à l’international

    L’offre d’@Health s’étend actuellement sur deux pays à travers un développement sous forme d’un licensing intégrant tout ou partie de la chaîne de valeur selon les différents cas :

    • la Chine : plus précisément dans la province du Tianjin où @Health envisage une cession de licence de la chaîne complète ;
    • l’Inde : la start-up est en contact pour conclure un contrat de commercialisation avec une entité couvrant le territoire ;
    • Europe : un développement dans cinq pays européens est actuellement à l’étude.
  • Façonner l’avenir de la pédiatrie grâce à l’innovation, Rome du 20 au 22 septembre 2017

    Des spécialistes de la médecine pédiatrique se réuniront à Rome du 20 au 22 septembre 2017 pour orienter l’évolution future de la pédiatrie selon 4 axes correspondant chacun à une session:
    • la médecine personnalisée et la génomique
    • le big data et l’intégration digitale
    • les patients et la médecine participative
    • le cycle d’innovation en pédiatrie.

    Une cinquantaine d’intervenants, majoritairement du milieu hospitalier d’Italie, mais également de France, d’Espagne, de Grande Bretagne, de Suisse et des États-Unis seront présents.

    Un des premiers objectifs sera de discuter de la génomique et de son potentiel à être utilisée dans la pose de diagnostic, la prédiction et le choix de la thérapie optimale. Les intervenants aborderont la thérapie personnalisée et la métagénomique.

    Le suivi du patient et notamment le suivi constant des patients souffrant de maladies chroniques, dont le diabète, grâce au big data rendu possible par les nouvelles technologies sera abordé. Dans ce cadre, l’usage du numérique est une question primordiale

    Un domaine particulier sera traité en lien avec l’IA, à savoir la simulation d’actes de chirurgie cardiaque par la réalité virtuelle et l’impression 3D. Liés à cette question, les résultats d’une étude d’application de l’IA à l’interprétation des images seront exposés.

    Le volet dédié à la médecine participative se concentre sur le quantified self avec l’usage des plateformes de suivi et la communication digitale. La question de la confidentialité et de la protection des données sera examinée également.

    Quant à l’innovation, il sera question de savoir comment des principes généraux de l’innovation peuvent être systématiquement appliqués et comment l’interaction entre la clinique, la recherche et l’industrie peut déboucher sur l’innovation.

    Un concours entre start-ups proposant des solutions innovantes sera organisé.

    Tout renseignement complémentaire concernant le programme, les intervenants ou le tarif allant de 250 à 450 euros pour lés médecins est disponible ici.