Articles

  • Télémédecine : financement forfaitaire des établissements fixé à 28k€ par l’arrêté du 10 juillet 2017

    28 000 euros est le forfait annuel de financement visant les établissements et les structures accueillant les patients pour y effectuer des actes de téléconsultation ou de télé-expertise et ce dans le cadre des expérimentations de financement dérogatoire de la télémédecine.

    Cet arrêté, publié le 13 juillet 2017 au Journal officiel, complète l’arrêté du 28 avril 2016 définissant lesdites expérimentations qui concernent notamment les actes de télémédecine à destination des patients résidant en structure médico-sociale ou souffrant d’une affection de longue durée, et qui émanent de l’article 36 de la LFSS de 2014.

    Les fonds alloués dans le cadre de cet arrêté peuvent être utilisés à des fins suivantes :

    • compenser les charges supplémentaires pesant sur l’établissement ou la structure (espace dédié, sas de déshabillage et d’habillage, personnel dédié à l’accompagnement des patients)
    • permettre que l’organisation des téléconsultations engendre une meilleure organisation de la structure accueillant les patients
    • permettre que l’organisation optimale des téléconsultations favorise la mobilisation du professionnel de santé requis sur une durée strictement nécessaire
    • permettre l’identification des points d’accès aux téléconsultations sur le territoire.

    Les structures éligible au financement sont les suivantes:

    • les établissements de santé
    • les établissements médicaux-sociaux
    • les centres de santé
    • les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP).

    Les conditions d’allocation:

    • nombre de téléconsultations effectuées dans l’établissement
    • nombre de transports évitables.

    Les modalités et les conditions de versement:

    • la première moitié du forfait est versée au moment de la signature de la convention avec l’ARS compétente
    • le versement de la seconde partie du forfait est conditionné par un objectif d’effectuer au moins 50 actes de téléconsultation dans l’année qui suit la signature de la convention mentionnée ci-dessus.
  • IA : le logiciel de prédiagnostic Mediktor se lance auprès des assureurs américains

    L’entreprise espagnole Mediktor annonce le 29 juin 2017 lancer aux États-Unis la commercialisation de son logiciel de prédiagnostic basé sur l’IA. Ce dernier propose des hypothèses diagnostiques aux patients à partir de questions simples sur leurs symptômes et les oriente sur la marche à suivre en fonction de leurs besoins.

    Mediktor combine intelligence artificielle, reconnaissance du langage naturel et machine learning pour améliorer la pertinence de l’outil de prédiagnostic à chaque interaction avec un patient. Une étude clinique auprès de 1015 patients a montré un taux de succès de 91,3 %.

    L’entreprise vise le marché des assureurs américains, dans une optique d’amélioration du suivi de leurs membres.

  • Dispositifs médicaux sous forme d’applis : Ad Scientiam lève 2 millions d’euros

    2 millions d’euros : tel est le montant de la levée de fonds finalisée par Ad Scientiam le 13 juillet 2017, auprès de Bpifrance, dans le cadre du concours d’innovation numérique, et d’un fonds d’investissement français dont l’identité n’a pas été communiquée.

    Incubée à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière au sein de la Pitié-Salpêtrière et à Station F, Ad Scientiam développe des applications mobiles classées dispositifs médicaux, qui visent à permettre aux patients de réaliser eux-mêmes leurs test médicaux sur smartphone en vie réelle.

    Ad Scientiam développe actuellement une application de suivi de la sclérose en plaques, mais travaille aussi sur la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Parkinson, etc. La start-up propose également la gestion d’études cliniques à partir du recueil des données cliniques des patients en vie réelle.

  • eClinicalWorks lance Healow, plateforme de suivi de l’enfant (carnet de santé, rdv pédiatriques ..)

    La start-up eClinicalWorks annonce le 12 juillet 2017 la commercialisation de son application Healow destinée aux pédiatres et aux enfants.

    L’application rend accessible le dossier médical de l’enfant aux parents et aux pédiatres à tout moment.
    Le praticien peut effectuer des mises à jour (vaccins, ordonnances, poids, taille) qui seront ajoutées en temps réel au dossier de l’enfant.

    Healow permet de prendre et de gérer les rendez-vous avec le pédiatre ou tout autre spécialiste, comme un dentiste par exemple, en contact avec l’enfant via une plateforme.

    Destinée essentiellement aux parents, l’application permet de gérer au quotidien la santé de l’enfant en collectant des données à la maison telles que l’alimentation, les étapes de développement ou encore la croissance. Le prix n’a pas encore été communiqué.

  • Le Stanford Machine Learning Group développe un algorithme diagnostiquant les arythmies cardiaques

    Le Stanford Machine Learning Group (Université de Stanford) annonce le 12 juillet 2017 avoir développé un algorithme pour détecter et diagnostiquer les arythmies cardiaques.

    Développé en partenariat avec la start-up iRhythm, cet algorithme peut relever 14 types de débits cardiaques dont 12 types d’arythmies tels que le rythme sinusal.

    Concrètement, l’algorithme a été développé sur la base de données fournie par iRhythm regroupant les données cardiaques de 30 000 patients.

    À cela s’ajoute l’utilisation de la technologie ZIO, le wearable d’iRhythm qui permet au patient de collecter des données pendant 14 jours pour détecter toute anomalie cardiaque.

    L’équipe de Stanford s’est attelée sur la partie deep learning en utilisant les algorithmes à grande échelle du machine learning largement utilisés dans l’industrie avec l’ambition de dépasser les performances d’un examen ECG avec un wearable.

    L’algorithme fera l’objet d’une publication scientifique. Il est destiné à être utilisé par les praticiens.

  • Côte d’Ivoire : OPISMS, le carnet de vaccination numérique avec rappel par sms pour 1,5€ par an

    Atteindre une couverture vaccinale totale de la population ivoirienne et prévenir sur les épidémies en cours, tels sont les objectifs de l’application OPISMS, lancée en 2013 en Côte d’Ivoire par la société Ivocarte-Abyshop.

    L’application répond à un enjeu vital en Afrique : en effet selon l’OMS, 1,6 millions de vies pourraient être sauvées si la couverture vaccinale était totale dans le monde.

    Une plateforme web et des sms

    L’application OPISMS est née du constat que des millions de vies, en particulier chez les enfants, pourraient être épargnées grâce à la prévention des épidémies et au rappel des vaccins. 

    Ainsi, la solution propose d’envoyer des sms pour rappeler les vaccinations à effectuer mais également de pouvoir, sur une interface web, consulter le carnet de bord des vaccins, ainsi que les actualités concernant les épidémies en cours. 

    Le modèle économique fonctionne sur le principe d’un abonnement annuel à 1,50€ par an. Depuis sa création, l’application s’est étendue à l’ensemble du pays et aurait 650 000 utilisateurs. 

  • Etude : l’intelligence artificielle fait jeu égal avec les médecins pour dépister les fractures

    Des algorithmes de traitement d’image analysent des radiographies avec autant de pertinence que des orthopédistes. Une étude* parue le 3 juillet 2017 dans la revue Acta Orthopaedica montre que les systèmes d’intelligence artificielle ont fait beaucoup de progrès dans le dépistage des fractures, et qu’il devrait rapidement surpasser l’analyse humaine.

    L’orthopédie expérimente le machine learning

    Le deep learning a fait beaucoup de progrès ces dernières années dans la classification d’images non médicales. L’intelligence artificielle a même commencé à être utilisée dans l’analyse d’images de la colonne vertébrale ou pour des radiographies des poumons. Inspirés par cette révolution en route, des chercheurs du Karolinska Institute de Stockholm, en collaboration avec le Royal Institute of Technology et l’hôpital Danderyd en Suède, ont mené une étude pour évaluer les performances u machine learning en orthopédie.

    L’IA, un enjeu économique et clinique

    Bien que le recours à l’IRM et au scanner soit aujourd’hui très important, la place de la radiographie reste centrale en orthopédie. Mais, former des médecins à l’analyse d’image exige des années de formation, et la fiabilité dépend malgré tout de la compétence de l’opérateur. S’appuyer sur l’IA en orthopédie représente donc à la fois un enjeu économique et clinique.

    Les chercheurs ont extrait 256 458 radiographies de chevilles et de poignets, ainsi que les rapports des radiologues, prises entre 2002 et 2015. Parmi elles, 56% des clichés contenaient des fractures. Les auteurs de l’étude ont utilisé des algorithmes de reconnaissance d’images pour repérer 4 types d’information :

    • l’existence d’une fracture
    • s’il s’agissait du côté droit ou gauche du squelette
    • le type de vue : frontale, latérale…
    • la partie du corps : cheville, poignet ou main

    Des résultats comparables à ceux de l’homme

    Le taux de précision des résultats était de:

    • 99% pour l’identification de la partie du corps
    • 95% pour le type de vue
    • 90% pour le côté
    • 83% de pertinence dans le dépistage des fractures

    Le big data pour mieux traiter les fractures

    Ces résultats obtenus via le système d’IA ont ensuite été comparés à ceux obtenus par deux spécialistes en orthopédie. Et l’ordinateur a repéré les fractures dans plus de 80% des cas, tout comme les médecins.

    Dans la majorité des cas, les erreurs étaient dues à une mauvaise qualité d’image ou à un manque d’information. En fait, la fracture n’était parfois visible que sur d’autres clichés qui n’avaient pas été analysés par l’ordinateur.

    + de clichés = + de précision dans le pronostic

    « Notre étude montre que les systèmes d’intelligence artificielle peuvent faire aussi bien que des spécialistes, et nous espérons qu’il sera possible de faire encore mieux grâce à des images en haute-résolution », a déclaré le Dr Max Gordon, co-auteur de ces travaux et chercheur au Karolinska Institute. Pour améliorer la pertinence de l’interprétation, il faut aussi avoir accès à une banque de données de radiographies plus importante. Les chercheurs ont commencé une nouvelle étude en intégrant toutes les images d’archive du Danderyd Hospital, soit plus d’un million de clichés en haute résolution.

    Cette capacité de classer un nombre illimité de radiographies devrait avoir un impact majeur sur l’orthopédie. En effet, les algorithmes permettront à terme de croiser plusieurs données concernant la nature de la fracture et ainsi mieux évaluer son pronostic.

  • Maela, la plateforme de télésurveillance qui suit les patients dans leur parcours opératoire

    La start-up Maela est une plateforme de télésurveillance médicale spécialisée dans le suivi des patients dans leur parcours opératoire.

    À l’heure où la tendance est au déplacement des technologies médicales de l’hôpital au domicile du patient, Maela se distingue en proposant une plateforme de préparation et de sécurisation des retours à domicile.

    Cette plateforme permet aux médecins de créer des protocoles de suivi et au patient d’être suivi à la maison par une application mobile et/ou via internet, le tout relié à un plateau infirmier de télésuivi 24h/24.

    Une plateforme au service des praticiens et des patients

    Maela fixe sa stratégie autour de trois types de clients :

    • les établissements de santé qui cherchent à optimiser les prises en charge en augmentant la qualité et la digitalisation du suivi du patient 
    • les praticiens qui ont un rôle de prescripteur et peuvent via la plateforme avoir accès aux informations du patients afin de préparer la sortie et le suivi de ce dernier
    • les patients qui disposent d’un guichet unique pour leur prise en charge (médicale ou chirurgicale) et d’un lien permanent pour leurs questions.

    Ce modèle a permis l’acquisition de plusieurs clients en 2017 (CHU, groupe de cliniques, établissements spécialisés…).

    En 2020, Maela, dont l’innovation est déjà commercialisée (le prix est sur demande) souhaite s’imposer en leader du suivi péri-hospitalier tant sur les aspects services que produit avec un chiffre d’affaire dépassant les 10 millions d’euros.

    Maela, qui se développe par un  co-développement sur le plan technologique avec Atos réfléchit actuellement à plusieurs leviers de financement, notamment la possibilité d’établir prochainement une levée de fonds.

  • CareServant, un portail numérique au service de « l’expérience patient » (Moïse Gerson, directeur )

    Créé à l’origine en 2005 par Philips, CareServant propose des solutions sur tablettes pour le chevet du patient hospitalisé : divertissement, éducation thérapeutique, lien avec le personnel médical et l’hôpital.

    Afin de mieux comprendre la solution que propose CareServant, Health&Tech Intelligence a réalisé un entretien avec Moïse Gerson, qui dirige la franchise francophone de la société.

    Pouvez-vous nous présenter l’origine du projet ?

    CareServant est un spin-off de Philips, créé en 2005, avec la vocation d’offrir des outils multimédias au chevet des patients hospitalisés. La solution répond à une réelle demande : les patients sont des consommateurs habitués dans leur vie quotidienne à un niveau de service et d’interaction de plus en plus élevés. Ils ont dans la plupart des domaines pris le pouvoir, notamment au travers des réseaux sociaux. Il s’agit d’offrir au patient une expérience interactive où il sera acteur de sa prise en charge et de son rétablissement.

    Il y a deux ans, CareServant s’est renouvelé et les supports et contenus uniquement estampillés Philips sont aujourd’hui remplacés par des tablettes grand-public, offrant l’accès aux stores d’applications et une intégration facilitée vers le SIH. Les avantages sont aussi économiques et ouvrent la porte au « Bring Your Own Device », permettant ainsi un modèle économique non négligeable pour l’établissement.

    Quels sont les enjeux sur les marchés que vous adressez aujourd’hui ?                      

    CareServant Suisse et francophonie est une franchise dont j’ai l’exclusivité. L’offre que je propose répond à un constat, d’abord en Suisse. Suite à la loi e-health 2020, les patients peuvent choisir leurs établissements d’hospitalisation. Donc il y a un réel enjeu d’attractivité pour les hôpitaux.

    Sur le marché français, l’enjeu est double : réduire l’hospitalisation et baisser les coûts. Notre solution permet d’une part de faire baisser la durée des hospitalisations par le bien-être mais aussi l’éducation thérapeutique des patients : prévention, information, éducation thérapeutique, les contenus sont élaborés pour pouvoir prendre en charge les patients de façon personnalisée. Un patient informé est un patient qui se rétablit mieux, et qui a donc moins de risque de développer des complications, ce qui représente une réelle économie pour l’hôpital.

    De plus, nous optimisons grandement le travail des soignants tout en leur apportant des outils de communication, de traçabilité et d’information. Le report du temps gagné en tâches ingrates peut être ainsi reporté sur des soins auprès du patient.

    En quoi consiste votre solution ?

    Il s’agit d’un portail applicatif, qui s’adapte au profile du patient (pathologie, langue, âge…) et lui apporte du contenu informatif, thérapeutique, collaboratif et divertissant. Le soignant peut aussi interagir avec son patient.

    Concernant le support, nous nous adaptons à la demande de nos clients : Android ou Apple. Mais je crois personnellement en Apple et son utilisation simple et intuitive. Nous proposons donc la tablette, et nous nous adaptons aux besoins des établissements : nous les disposons sur des bras articulés au chevet du patient, sur la table de chevet, ou encore de façon très mobile et transportable.

    Notre valeur ajoutée c’est l’intégration d’outils de l’hôpital intelligent : applications métiers et adaptées au contexte, appel infirmier, commande des menus, interopérabilité avec les objets connectés, conciergerie, environnement domotisé. 

    A qui s’adresse votre solution ?

    Notre solution s’adresse aux établissements hospitaliers publics comme privés. Mais il est plus facile de pénétrer le marché privé, notamment pour des raisons de procédures longues et compliquées dans le public.

    Le marché français n’a pas été facile à pénétrer de manière générale, c’est pourquoi nous avons réalisé offres communes avec Econocom, acteur de la transformation digitale bien connu en France, Enovacom (intégration SIH), Orange, Apple, et bientôt Canal+. De plus, nous avons dû adapter nos serveurs afin qu’ils soient agréés données de santé en France.

    Nous avons installé notre solution dans notre premier hôpital français il y a deux semaines, à Paris et d’autres gros groupes nous ont déjà donné leur accord.

    Quel est le modèle économique ?  

    Nous nous adaptons, là encore aux demandes de nos clients : certains veulent des contenus spécifiques, d’autres raisonnent en termes de prix et souhaitent que nous adaptions notre offre à leur budget.

    De manière générale, nous tarifons notre licence (qui comprend les nouvelles versions, support). A ce tarif s’ajoutent les différentes options choisies : coque, installation, personnalisation plus ou moins pointue des contenus, frais de hardware et de consulting. Ce prix global est lissé sur 36 mois, ce qui donne un forfait par lit et par mois. Le prix « tout compris » de nos solutions est proche d’1€/lit/jour.

    Quelles sont vos perspectives d’évolution ?                                                                                                    

    En termes de géographie, notre objectif est de continuer notre implantation sur les territoires francophones.

    En termes d’offre, CareServant doit continuer à faire des accords pour englober toute la chaîne du parcours de soins : avant, pendant et après l’hospitalisation pour que notre offre soit globale (par exemple via l’intégration de la prise de rendez-vous en ligne).

  • Med In Ireland : aider les medtechs irlandaises à se positionner sur le marché US (19 octobre 2017)

    L’organisation gouvernementale Entreprise Ireland organise le 19 octobre 2017 à Dublin le congrès Med In Ireland qui regroupera les 250 medtechs irlandaises ainsi que des investisseurs et entrepreneurs internationaux.

    Cela s’inscrit dans la suite de la rencontre en juin 2017 entre Entreprise Ireland et les représentants de 35 medtechs irlandaises sur le positionnement stratégique de ces-dernières sur le marché européen mais surtout sur la façon d’atteindre le marché américain.

    Pour information, ce marché représente 155 Mds$ (135 Mds€), soit 43% du marché mondial des dispositifs médicaux.

    Programme

    • 8h00 : cérémonie d’ouverture par Frances Fitzgerald, ministre du travail, de l’entreprise et de l’innovation
    • 8h30 : Morning Conference : la programmation est encore à définir
    • 9h00 : Med in Ireland Exhibition : présentation de 70-80 start-ups irlandaises
    • 10h25 : One to One exhibition : rencontres entre entrepreneurs et investisseurs internationaux
    • 13h30 : Medtech Innovation Showcase : rencontre avec des agences gouvernementales ou privées  faisant la promotion des medtechs en Irlande
    • 19h Networking & dîner

    Les modalités d’inscription seront prochainement communiquées via ce lien