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  • VeinViewer : projection du système veineux sur la peau pour faciliter les pratiques de soins

    La société américaine Christie Medical Holdings commercialise depuis mi-mai 2017 une solution permettant de mettre en évidence le système veineux d’un patient afin de faciliter les prises de sang et faire approcher leur taux de réussite à 100%.

    Grâce à une technologie de projection lumineuse, le système veineux du patient est directement projeté sur la surface de la peau en temps réel.

    La technologie

    L’innovation VeinViewer scanne le système veineux d’un patient qui doit se soumettre à une prise de sang.

    Une lumière infrarouge est projetée par l’appareil. Calée sur l’hémoglobine, elle est absorbée par le sang et à la fois réfléchie par les tissus environnants. L’appareil récupère ces informations et les analyse en temps réel pour projeter une image numérique en couleur à la surface de la peau du patient.

    Il repère les veines situées jusqu’à 15 mm de profondeur.

    L’utilisateur dispose ensuite de différentes options. Il peut:

    • changer la couleur de l’image projetée
    • inverser ou redimensionner l’image
    • améliorer l’image en activant le mode « précision »
    • régler la luminosité de l’image
    • prendre un cliché de l’image projetée sous format PNG.

    Les avantages

    Les praticiens et notamment les infirmières pourront être assistés de cet outil lors de la pose de perfusions, pour administrer les injections ou effectuer des prises de sang.

    Il réduit considérablement le risque de ratage au profit des patients dont les veines sont difficilement localisables à l’œil nu, tels que les enfants, dont les veines sont rarement clairement dessinées à la surface de la peau ou encore les personnes âgées notamment dans le cadre d’une hospitalisation.

  • La nomination d’Olivier Lyon-Caen comme médecin conseil de l’Assurance Maladie confirmée

    L’Assurance Maladie a confirmé le 18 juillet 2017 la nomination d’Olivier Lyon-Caen comme médecin conseil national auprès du directeur général à compter du 24 juillet 2017.

    Professeur des Universités en neurologie, co-fondateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, Olivier Lyon-Caen a notamment été conseiller santé et recherche médicale de François Hollande de 2012 à 2017.

  • Appel à projets : ARS PACA – développement régional des activités de télémédecine

    L’Agence régionale de santé PACA a lancé le 23 juin 2017 un appel à projets dans l’objectif d’accompagner et de soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région Paca sans restriction en termes de périmètre fonctionnel ou de pathologies prises en charge.

    L’ARS PACA a engagé depuis 2012 un programme régional de télémédecine et le présent appel à projet constitue une nouvelle étape dans l’essor de l’activité de télémédecine en région. Il vise notamment:
    • des patients résidant en structure médico-sociale
    • des personnes privées de liberté
    • des patients atteints de maladie chronique.

    Le cahier des charges complet est disponible ici.

    Structures éligibles:

    • toute structure de santé et médico-sociale de la région Paca
    • tout professionnel médical lié contractuellement ou par convention à une structure de santé ou une structure médico-sociale.

    Critères d’évaluation

    • La propension du projet à prendre en charge des patients résidant en structure médico-social ou des patients privés de liberté ou des patients atteints de maladie chronique;
    • l’adéquation et la complémentarité du projet avec l’offre et l’organisation de santé sur le territoire impacté: vision territoriale globale du projet, lien avec les GHT, valeur ajoutée dans le cadre du parcours du patient;
    • la clarté et la pertinence de l’organisation mise en place, en mode projet et en mode pérenne;
    • les critères techniques (performance, sécurité, respect des référentiels);
    • les modalités d’urbanisation avec les outils régionaux existants (portail régional de santé, Répertoire Opérationnel des Ressources)
    • les critères quantitatifs (nombre d’actes estimé) et qualitatifs (service rendu, indicateurs spécifiques,…) du projet
    • l’estimation de l’impact sur les dépenses de santé.

    Dossier

    Le dossier de candidature est à télécharger sur cette page.

    Adresse de soumission

    Les dossiers de candidature sont à adresser exclusivement par voie électronique aux formats « .pdf » et « .doc » à l’adresse suivante: ars-paca-telemedecine@sante.gouv.fr.

    Un accusé de réception sera envoyé automatiquement.

    Échéance

    Faire parvenir les candidatures avant le lundi 21 août 2017 – 12h00.

    Contact

    Toute demande d’information peut être adresser à : ars-paca-telemedecine@ars.sante.fr.

  • Le Gouvernement britannique crée un fonds de 96 M€ dédié au développement de la santé numérique

    Le Gouvernement britannique annonce le 14 juillet 2017 la création d’un fonds à destination des health tech en vue de développer la santé numérique au Royaume-Uni.

    Ce fonds d’un montant de 86 M£ (96 M€) inclura également le lancement d’un Digital Health Catalyst qui soutiendra les petites et moyennes start-ups, de tester leurs innovations avant de les intégrer au sein des dispositifs du NHS.

    Les ministères de la santé et de l’économie, de l’énergie et de l’innovation ont financé le fonds Health tech.

    Concrètement, le fonds sera réparti de la façon suivante :

    • 39 M£ seront destinés à l’Academic Health Science Networks (ASHNs) afin d’évaluer les bénéfices des innovations notamment en vue d’une intégration de ces dernières par le NHS et d’évaluer les avantages pour les patients ;
    • 35 M£ sera dédié au Digital Health Catalyst à destination des start-ups et de leurs projets innovants afin que ces projets soient viables et puissent être utilisés par le NHS et les patients ;
    • 6 M£ sur 3 ans à destination des petites et moyennes entreprises développant des dispositifs médicaux et des solutions innovantes pour leur permettre de tester ces innovations en s’appuyant sur les systèmes existants tels que l’Early Access to Medicine Scheme (EAMS) ;
    • 6 M£ sera destiné au Pathway Transformation Fund qui a pour vocation d’aider le NHS à intégrer les innovations dans ses process et dans la pratique quotidienne de ses acteurs

    L’annonce d’un tel fonds dédié à l’innovation illustre la stratégie et plus largement la volonté du gouvernement britannique de renforcer la compétitivité du Royaume-Uni dans le domaine de la health tech en soutenant les sociétés scientifiques pour l’évaluation des innovations, le NHS pour l’intégration des innovations mais également les entrepreneurs.

    Ce fonds constitue la mise en place d’un circuit et d’un suivi de l’innovation privée et publique de la e-santé en Grande Bretagne.

  • Consultations hospitalières en ville : un premier centre de consultations avancées affilié à l’AP-HP

    L’AP-HP a annoncé le 17 juillet 2017 la signature d’une convention cadre d’affiliation avec le centre municipal de santé de Gennevilliers, qui devient ainsi une « structure hospitalière avancée » de l’AP-HP.

    L’AP-HP précise que d’autres centres municipaux de santé du nord de Paris se sont engagés dans une telle démarche de coopération dans le cadre du futur campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord.

    D’autres établissements hospitaliers ont récemment ouvert des consultations avancées, comme à Lunéville ou Maubeuge, dans l’optique de pallier le déficit d’offre de soins de ville sur leur territoire, suscitant parfois les protestations des syndicats de médecins libéraux.

    Concrètement, cette convention d’affiliation prévoit :

    • des consultations médicales spécialisées supplémentaires en gastro-entérologie, pneumologie, rhumatologie, hématologie et urologie au centre municipal de santé de Gennevilliers, assurées par les équipes de l’hôpital Louis-Mourier – AP-HP ;
    • un accès respectif aux plateaux d’imagerie médicale des deux établissements pour les patients et les praticiens ;
    • une mutualisation et une coordination du travail sur le dossier patient ;
    • des téléconsultations depuis le centre municipal de santé de Genevilliers pour recueillir à distance l’expertise des praticiens de Louis-Mourier ;
    • la mise en place d’une cellule territoriale de coordination à titre expérimental, dès septembre 2017, pour faciliter aux médecins de Gennevilliers l’accès pour leurs patients aux consultations spécialisées de l’hôpital Louis-Mourier AP-HP et d’organiser des hospitalisations programmées plutôt que de recourir aux urgences ;
    • des actions communes de dépistage du cancer du sein, des cancers colorectaux et de l’insuffisance rénale chronique, et de promotion de la santé bucco-dentaire dans les EHPAD.

  • France génomique : la plateforme francilienne lancera un appel à concurrence d’ici quelques jours

    Un appel à concurrence pour la sélection du partenaire industriel de la plateforme de séquençage à haut-débit SeqUOIA, retenue dans le cadre du plan France génomique, sera lancé « dans les tous prochains jours », indique l’AP-HP le 17 juillet 2017.

    Articulée autour de 9 laboratoires de médecine génomique, la plateforme se basera sur une structure de bio-informatique utilisant une infrastructure de stockage et de calcul hébergée au sein de l’AP-HP, agréée à l’hébergement des données de santé. Elle démarrera son activité début 2018 après une phase d’initialisation de six mois.

    SEqOIA (Sequencing, Omics, Information Analysis) est porté par un groupement de coopération sanitaire constitué de l’AP-HP, l’Institut Curie et l’Institut Gustave Roussy. Ce GCS est soutenu par les sept universités d’Île-de-France hébergeant des facultés de médecine et l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Imagine avec lesquels, lorsque le partenaire industriel aura été choisi, il signera un accord de consortium.

  • M-santé : les pharmas ont toujours du mal à imposer leurs applications mobiles (Etude)

    Selon une étude du cabinet allemand Research2guidance publiée le 17 juillet 2017, les laboratoires pharmaceutiques peinent encore à imposer leurs applications sur le marché de la M-santé.

    Dans son étude, Research2guidance a proposé un benchmarking des applications mobiles éditées par 12 groupes pharmaceutiques dont Abbott/AbbVie, Bayer, Bristol-Myers Squibb, GlaxoSmithKline (GSK), Johnson & Johnson (J&J), Merck KGaA, Merck & Co Inc., Novartis, Pfizer, Roche et Sanofi.

    Un positionnement difficile dans un écosystème hyperconcurrentiel

    Entre 2014 et le premier trimestre 2017, les laboratoires pharmaceutiques interrogés ont plus que doublé leur nombre d’applications actives et disponibles, passant de 63 à 153 applications.

    Toutefois, les applications développées par ces laboratoires ont été téléchargées 3.300 fois en moyenne : une part infime d’entre elles (0,5%) a dépassé les 100 000 téléchargements annuels selon l’étude. 

    selon l’étude, Novartis, Sanofi et Bayer sont les entreprises ayant réalisé les progrès les plus significatifs dans leurs activités d’édition d’applications, mais ne voient pas de retour sur investissement en termes de pénétration du marché.

    Plusieurs facteurs expliquent les difficultés des pharma en M-santé :

    • Les entreprises rivalisent avec un nombre croissant de concurrents : 290 000 applications mobiles en santé ont été recensées par l’étude en 2016 (soit une augmentation de 174 000 par rapport à 2014) ;
    • Le portefeuille d’applications issu de l’industrie pharma vise une audience plus restreinte que la concurrence en ciblant les professionnels, les malades et pas les individus en bonne santé comme beaucoup d’applications ;
    • La qualité des applications : les consommateurs veulent des outils plus intuitifs à l’aune du développement de la réalité augmentée, de l’IA et des dispositifs connectés.

    L’étude souligne toutefois quelques succès, notamment les applications développées par Johnson&Johnson : 마이아큐브 (My Accent), J&J Official 7 Minute Workout et OneTouch Reveal. Ces applications ont cumulé 200 000 téléchargements en 2016.

  • M-santé : Le centre Oscar-Lambret lance l’appli MonOscar pour optimiser la prise en charge médicale

    Le centre Oscar Lambret (COL) annonce le 13 juillet 2017 le lancement de l’application MonOscar pour optimiser la prise en charge des patients.

    MonOscar est une plateforme permettant aux patients d’accéder à et de leur gérer leur dossier médical.

    Via cette application, ils peuvent également interagir avec les médecins et les équipes du centre via un système de messagerie. Ils peuvent déposer des éléments en rapport avec leur prise en charge, modifier leur agenda ou encore gérer leur dossier administratif.

    Cette plateforme permet d’accéder au récapitulatif des rendez-vous passés et à venir, aux documents médicaux ainsi qu’aux comptes rendus d’examens.

    Il est prévu que MonOscar évolue vers un service de plus en plus développé avec accès à un espace documentaire en lien avec le parcours de soins du patient.

    En ce qui concerne les médecins, ces derniers peuvent avoir accès à tout moment à l’historique des données du patient.

    MonOscar se veut enfin comme un outil de simplification dans les démarches administratives : transmission des documents en ligne, saisie en ligne de formulaires de suivi médical et administratif.

    L’application est disponible gratuitement depuis le 14 juillet 2017 sur Android et Apple.

  • Télémédecine : Servier souhaite étendre sa stratégie de partenariats en Russie

    Le laboratoire Servier a rencontré le 11 juillet 2017 plusieurs start-ups russes au parc technologique de Skolkovo, situé en banlieue de Moscou à l’occasion du French Tech Connect.

    Organisé par French Tech, Business France, cet évènement a pour but de rapprocher les compagnies françaises et les projets russes dans le domaine de l’innovation.

    Le laboratoire Servier, par l’intermédiaire de sa filiale WeHealth, poursuit ainsi sa stratégie de partenariat pour se positionner en santé numérique en regardant du côté des start-ups russes notamment dans le domaine de la télémédecine. Trois projets de développement ont donc finalement été retenus dont les détails n’ont pas encore été communiqués.

    Le laboratoire travaillera tout de même avec les entreprises retenues de manière optimale et efficace et lancera des projets pilotes.

    Un tel positionnement en Russie suscite de nombreuses attentes de la part des acteurs russes en e-santé. Ces derniers voient en de tels partenariats, l’opportunité d’un soutien aux start-ups locales pour le développement de leurs projets (soutien économique, technique).  Certains espèrent également voir leur start-up rachetée.

  • Samsung Next : le fonds d’investissement de Samsung pour l’innovation s’installe en Europe

    Investir, acquérir et développer les start-up les plus innovantes, tels sont les objectifs du fonds d’investissement Samsung Next, qui arrive en Europe après avoir déjà investi les Etats-Unis.

    Le fonds d’investissement recherche la technologie disruptive à l’horizon 2040 et investira dans les projets les plus novateurs à hauteur de 2,61 millions d’euros maximum par levée.

    Une démarche en trois temps : Investissement, acquisition et développement 

    Après avoir déjà oeuvré aux Etats-Unis, investi dans près de 60 projets et racheté 15 entreprises, c’est en Europe que Samsung Next souhaite poursuivre ses investissements. 

    Samsung Next se destine aux projets de la blockchain, réalité virtuelle et augmentée, intelligence artificielle, véhicules connectés, smart home, smart cities ou e-santé, en se concentrant sur les logiciels et services et non le matériel. L’objectif est d’investir dans les innovations les plus disruptives de la décennie à venir. 

    Pour le volet investissement, le fonds dispose de 131 millions d’euros sur deux ans, et participera aux levées de fonds à hauteur de 2,61 millions d’euros maximum, au rythme de deux investissements par mois. 

    Ces investissements peuvent donner lieu à une acquisition, qui constitue le deuxième volet de Samsung Next. Il s’agit, à l’aide d’un fonds séparé, de pouvoir acheter les start-up les plus innovantes pour la société. Enfin, le troisième volet vise à développer les technologies et les tester. 

    Le siège de Samsung Next sera à Berlin mais plusieurs bureaux seront répartis en Europe, dont un probablement à Paris.