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  • Singapour : le marché silver éco attire les PME dans le domaine de la santé mais peine à décoller

    À Singapour, un nombre croissant de PME utilisent les dernières tendances technologiques pour créer des solutions de santé innovantes dans le but d’anticiper le vieillissement grandissant de la population.

    Elles perçoivent dans ce changement démographique une opportunité plutôt qu’un obstacle. Selon les chiffres officiels, le secteur du « ageing market » en Asie-Pacifique devrait atteindre 3,3 billions de dollars américains (2,6 billions €) d’ici 2020.

    Les domaines de l’IoT et de la gestion des données font partie des plus attractifs. Cependant, des défis comme la démocratisation de ces produits nouvelle génération restent à surmonter pour que les entreprises du secteur soient viables sur le long terme.

    Une politique qui encourage les personnes âgées à adopter un mode de vie sain

    Cette tendance s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’encourager les personnes âgées, menant en général une vie plus saine et étant souvent plus riches que les générations précédentes, à vieillir en bonne santé et à maintenir leur indépendance aussi longtemps que possible.

    Les familles sont prêtes à dépenser en santé pour leurs aînés

    « Les consommateurs ne sont pas seulement les personnes âgées mais surtout leurs enfants qui ont le pouvoir de dépenser et s’inquiètent constamment du bien-être et de la santé de leurs parents », a déclaré fin juin au Business Times Jeong Shing Ong, directeur des investissements à Venturecraft Group, une société qui investit dans des start-up des secteurs de la Medtech, de la santé numérique et de la biotechnologie. « Une bonne nouvelle » pour le développement des technologies de soins dédiés aux seniors, a-t-il ajouté.

    À Singapour, les entreprises locales se sont concentrées sur différents domaines :

    • les technologies de surveillance de santé ;
    • les technologies pour le développement d’une « smart city » ;
    • les services de soins à domicile ;
    • les applications d’approvisionnement.

    Les technologies de soins dédiées aux seniors attirent mais le marché ne décolle pas

    Bien qu’il y ait un intérêt croissant pour les technologies de soins aux personnes âgées, il est encore tôt pour parler d’un boom à Singapour, estiment les acteurs de l’industrie.

    Télé-santé : l’adhésion n’est pas encore massive

    Cadi Scientific, qui est sur le marché depuis 2003, fabrique des dispositifs sans fil utilisés dans les hôpitaux pour suivre et surveiller les patients, le personnel et les fournitures. Le directeur du marketing de la société, Lim Soh Min, a expliqué au Business Times qu’il n’avait pas encore ressenti une adhésion massive envers la télé-santé mais qu’il pensait que cela allait arriver. La société collabore avec un fabricant japonais de dispositifs médicaux pour élaborer des moniteurs de pression sanguine avec connexion Bluetooth afin de les relier facilement avec des smartphones.

    Vers une « plateformisation » des soignants ?

    La technologie progresse rapidement dans le domaine des soins dédiés aux personnes âgées mais il reste encore un besoin important en personnel soignant. Beaucoup de start-up ont donc lancé des applications mobiles fournissant des services de soins à domicile, un marché qui évolue vers une tendance connue d’« uberisation » des soignants.

    Il existe par exemple la société Caregiver Asia, qui permet de réserver en temps réel des services de soins en ligne. Les utilisateurs peuvent aussi « réserver » des professionnels de la santé pour emmener leurs proches à des rendez-vous médicaux.

    Cependant, même si le progrès de la technologie fournit aux aidants naturels un certain soulagement, Yeo Wan Ling, P.-.D.G. de Caregiver Asia, a déclaré que la technologie ne remplacera jamais vraiment les gens. « Notre ressenti est que la touche personnelle ou l’évaluation humaine est une partie intégrante de l’optimisation des soins. »

    Les acteurs de l’industrie doivent penser à échelle internationale pour réussir

    Il y a un potentiel à exploiter dans le secteur des soins dédiés aux personnes âgées. Mais l’adoption des nouvelles technologies dans ce domaine est lente en raison de leurs coûts encore élevé et le manque de familiarité avec ces produits.

    Le gouvernement doit apporter son soutien au secteur pour rassurer les consommateurs

    Les acteurs de l’industrie estiment que le gouvernement peut aider à booster le marché en finançant des projets pilotes ou des essais dans les hôpitaux. Ce genre d’initiative permettrait aux consommateurs d’avoir davantage confiance en ces dispositifs et services nouvelle génération. Une démocratisation des produits réduirait leurs coûts et les entreprises seraient plus motivées à proposer des solutions de soins dédiées aux personnes âgées innovantes.

    Un développement local n’est pas suffisant pour avoir du succès sur le long terme

    Les sociétés doivent également penser à échelle internationale pour être viables sur le long terme. « Le marché local n’est pas assez grand pour devenir durable sur le long terme, a déclaré au Business Times M. Ong. En complément [d’un déploiement régional, les entreprises du secteur] devraient se développer à l’étranger dès le début [de leurs activités] afin de tirer pleinement parti du potentiel du marché relatif au vieillissement de la population mondial. »

    L’adoption de business modèles adaptés et évolutifs sera également l’une des clés du succès selon les experts.

  • Silver éco : Hocaro intègre la communauté French IoT de La Poste

    Offrir des solutions d’aide à la personne aux seniors, à travers des robots semi-humanoïdes, tel est l’objectif d’Hocaro, lancée en 2016 et qui fête cette semaine son premier anniversaire.
    La start-up a été sélectionnée parmi les lauréats 2017 pour rejoindre la communauté French IoT de La Poste.

    Des robots au service des seniors 

    Hocaro a lancé en 2016 Zeli, un robot semi-humanoïde destiné à devenir à la fois un compagnon dans les EHPAD ou établissement de santé, et à la fois à aider les personnes âgées ou handicapées. 

    Editrice des logiciels de son robot, la start-up propose de personnaliser Zeli ou tout autre robot existant : en fonction des besoins de l’établissement, le robot peut intégrer une tablette ou même des haut-parleurs afin de s’adresser aux résidents. 

    La société travaille actuellement au développement de nouvelles applications : détecter des chutes, servir un verre d’eau, accompagner une personne vers un lieu. 

    La communauté French IoT de La Poste

    Hocaro a par ailleurs été sélectionnée et figure parmi les 51 lauréats pour intégrer la communauté French IoT de La Poste. French IoT rassemble 180 start-up de l’internet des objets. 

  • Medicen partenaire du projet européen BONE pour la création d’implants osseux innovants

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Region lance le 19 juillet 2017 le projet européen BONE pour le développement d’implants osseux innovants entre 2017 et 2021.

    Ce projet avait été annoncé une première fois le 6 juillet 2017 à l’occasion de l’évènement REGMED Europe, une journée de travail réunissant plusieurs clusters et écosystèmes européennes autour du thème de la médecine régénératrice.

    Une collaboration dynamisant l’écosystème européen de l’innovation

    Coordonnée par l’Université de Maastricht (Pays-Bas) et en partenariat avec Medicen, le projet BONE  a pour principal objectif de développer des implants osseux innovants basés sur la technologie d’electrospinning sur la période 2017-2021.

    L’intérêt de ces innovations est d’éviter l’utilisation prolongée de médicaments, les chirurgies répétitives ainsi que la donation de tissus suite à des fractures osseuses complexes.

    Le projet BONE rassemble plusieurs acteurs :

    • les universités : de Maastricht (Pays-Bas), de Louvain (Belgique) et de Lille (France),
    • l’institut Fraunhofer d’Aix la Chapelle (Allemagne) dédié à la technologie laser,
    • les sociétés de technologie : The Electrospinning Company (UK), NKT Photonics (Danemark) et Spraybase® (Irlande),
    • le pôle Medicen Paris Region en tant que biocluster européen de référence.

    Medicen sera responsable des activités liées à la dissémination et à l’impact à long terme du projet, ainsi que des activités de veille et de matchmaking. Le pôle devrait en outre, bénéficier pour cela d’un financement de 162 000€ (97 000€ en subvention), réparti quatre ans du projet jusqu’à mars 2021.

    Le projet BONE sera entièrement financé par le programme INTERREG ENO (Europe Nord-Ouest), dédié à la coopération transnationale sur les projets innovants, pour une durée de quatre ans (2017-2021) à hauteur de 3,3M€. 

  • « Hôtels hospitaliers » : 41 établissements lauréats de l’appel à projets

    Un arrêté du 6 juillet 2017 publié au Journal officiel du 19 juillet 2017 liste les 41 établissements lauréats de l’appel à projets lancé en février 2017 par le ministère de la Santé sur la prestation d’hébergement non médicalisé (« hôtels hospitaliers).

    L’appel à projets s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation de trois ans, financée par le biais du fonds d’intervention régional (FIR) à hauteur de 1,1 million d’euros par an.

    Les établissements lauréats de l’appel à projets sont :

    • 17 CHU : Clermont-Ferrand, Dijon, Rennes, Tours, Nancy, Reims, Caen, Bordeaux, Limoges, Montpellier, Nîmes, Toulouse, La Réunion, Nantes, Nice, les Hospices civils de Lyon (HCL) et les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) ;
    • 3 établissements de l’AP-HP : Robert-Debré, Necker et Bichat ;
    • les Quinze-Vingt ;
    • le CHR de Metz-Thionville
    • 5 centres hospitaliers : Annecy-Gennevois, Bastia, Cayenne, Valencienne, Poissy-Saint-Germain ;
    • 4 cliniques: clinique du Parc à Autun, clinique Victor Pauchet à Amiens, Polyclinique de Limoges, clinique Pasteur de Toulouse ;
    • 10 établissements privés à but non lucratif : Institut Curie, Institut Gustave Roussy, Institut Paoli Calmettes, Centre Léon Bérard, infirmerie protestante de Lyon, centre Eugène Marquis, centre mutualiste de rééducation de Kerpape, Centre Oscar Lambret, Hôpital Foch, Institut Bergognié
  • Le président de l’Agence nationale de la recherche (ANR), Michael Matlosz, démissionne

    Michael Matlosz, PDG de l’Agence nationale de la recherche (ANR), a annoncé sa démission le 18 juillet 2017. Il a été chargé par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, d’une mission sur l’évaluation des différents modes de financement public de la recherche, et devra remettre un rapport « permettant de formuler des propositions novatrices » d’ici à février 2018.

    Le nom de son successeur n’est pas encore connu.

  • Annie Vidal et Gilles Lurton nommés co-présidents de la Mecss

    La Mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale a désigné ce 19 juillet 2017 deux nouveaux co-présidents : Annie Vidal, députée (LREM) de la 2e circonscription de Seine-Maritime et Gilles Lurton, député (LR) de la 7e circonscription d’Ille-et-Vilaine.

    La Mecss a pour mission de suivre et contrôler l’application des lois de financement et peut procéder à l’évaluation de toute question touchant aux finances de la sécurité sociale.

  • Libre circulation des données : accord de principe entre Etats membres de l’Union européenne

    Les ministres en charge du Numérique et de la Compétitivité des États membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur le principe de la libre circulation des données au sein de l’UE lors d’un sommet informel à Tallin le 18 juillet 2017. La France et l’Allemagne y étaient opposées jusqu’ici.

    Si le principe est acté, les modalités concrètes de la libre circulation des données restent à préciser.

    Ce thème est une des priorités de la présidence estonienne de l’UE (juillet-décembre 2017), avec une déclinaison dans le secteur de la santé : une consultation sur la santé numérique a été lancée début juillet 2017, et une feuille de route est attendue sur le sujet.

  • AP-HM

    Assistance publique – Hôpitaux de Marseillenull

  • Logiciels de SIH : Malta informatique, filiale de Pharmagest, achète aXigate

    Pharmagest annonce le 18 juillet 2017 l’acquisition de 100% du capital d’aXigate par sa filiale Malta Informatique, pour un montant non communiqué.

    Créé en 2002, aXigate propose des logiciels de SIH, et équipe environ 40 hôpitaux français, dont l’AP-HM et le CHU de Besançon. Il a également remporté en 2013 le marché DPI d’UniHa.

    Pharmagest précise que cette acquisition lui « ouvre les portes du secteur hospitalier » et lui permet de proposer une offre « très intégrée », allant des établissements de soins (centres hospitaliers, SSIAD, HAD) jusqu’aux pharmacies en passant par les établissements médico-sociaux.

    Par ailleurs, le groupe prévoit de permettre aux patients d’accéder à leurs dossiers médicaux en ville, via les solutions déployées en officine par Pharmagest, comme à l’hôpital, aXigate devant prochainement proposer un portail réservé au patient soigné en milieu hospitalier.

  • Diabète : stratégies industrielles, partenariats, investissements et projets soutenus

    Le diabète est une des pathologies pour lesquelles les innovations se multiplient, notamment autour du suivi quotidien de leur glycémie par les patients, avec une première autorisation FDA de commercialisation d’un pancréas artificiel obtenue par Medtronic fin 2016.

    Les enjeux de marché sont également majeurs pour les laboratoires pharmaceutiques – Sanofi réalisant par exemple 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an avec sa molécule phare, le Lantus.

    Dans ce contexte, partenariats stratégiques et prises de participations des laboratoires et des fabricants de dispositifs médicaux se multiplient depuis deux ans : Health&Tech vous en propose un bilan.