Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’Aout 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine de l’innovation Technologique et de la zone Australie – Nouvelle Zélande.
En bref :
– Australie : validation du projet national dédié au développement de la santé numérique ;
– Nouvelle-Zélande : un manifeste pour accélérer le développement de l’high tech dans la santé.
Australie : les gouvernements régionaux vont davantage investir dans la santé numérique
La stratégie nationale de santé numérique approuvée par le conseil de santé
Le conseil de santé du Conseil des gouvernements australiens (COAG) a approuvé le 4 août la stratégie nationale de santé numérique de l’Australie (2018-2022) visant à soutenir l’adoption de services de santé numériques dans l’ensemble du pays.
Sept priorités ont été identifiées :
- 1. rendre disponibles les informations sur la santé chaque fois que cela est nécessaire ;
- 2. pouvoir échanger en toute sécurité les informations sur la santé ;
- 3. pouvoir utiliser en toute confiance les données de haute qualité sur la santé qui peuvent être comprises par les non-initiés ;
- 4. améliorer la disponibilité et l’accès des/aux prescriptions et de/à l’information sur les médicaments ;
- 5. dynamiser les modèles de soins pour améliorer l’accessibilité, la qualité, la sécurité et l’efficacité des services ;
- 6. former une main-d’œuvre capable d’utiliser en toute confiance des technologies de santé numériques afin d’assurer au mieux les services de santé ;
- 7. Développer une industrie de la santé numérique prospère offrant une innovation de classe mondiale.
La Nouvelle-Galles du Sud investit 536 millions AUS$ dans la santé numérique
Le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a révélé fin juin que 536 millions de dollars australiens (363 M € ; 404 M US$) allaient être consacrés aux dépenses dans le domaine des systèmes et infrastructures IT dédiés à la santé numérique.
Les dépenses seront notamment consacrées :
- au développement de l’infrastructure numérique soutenant les systèmes cliniques et autres systèmes liés à la santé en Nouvelle-Galles sur Sud ;
- à la généralisation de l’enregistrement numérique des patients pour s’assurer que leurs dossiers soient faciles à lire, précis et instantanément accessibles en cas de besoin ;
- à la création d’un dépôt central pour les diagnostics et les résultats de tests des hôpitaux publics ;
- au déploiement d’un système de gestion des médicaments électroniques à l’échelle de l’État.
D’autres gouvernements australiens vont suivre l’exemple de la Nouvelle-Galles du Sud dans la construction de meilleurs systèmes de gestion et d’analyse des données, et dans l’élaboration de stratégies numériques centrées sur les citoyens.
Une messagerie électronique sécurisée et nationale pour le professionnels de santé
L’Agence de la santé numérique australienne (the Australian Digital Health Agency, DHA) a annoncé en juillet qu’elle souhaitait mettre en place à l’échelle nationale une messagerie électronique sécurisée pour les fournisseurs de soins.
Le système permettrait de proposer un flux sécurisé de données sur la santé entre les fournisseurs de soins, quel que soit le logiciel qu’ils utilisent, l’organisation pour laquelle ils travaillent et avec qui ils communiquent.
Le secteur pharmaceutique va passer aux prescriptions électroniques
Le Conseil indépendant sur la rémunération et la réglementation dans l’industrie pharmaceutique (Review of Pharmacy Remuneration and Regulation), dirigé par le professeur d’économie de l’Université de Monash, Stephen King, a soulevé une série d’options dans son rapport intérimaire publié le 22 juin. Ses membres estiment que le gouvernement devrait instaurer d’urgence un système numérique intégré pour les prescriptions et les dossiers médicaux.
Ils jugent obsolète le système actuel basé sur papier et ajoutent qu’il empêche la création d’un dossier médical universel.
Le gouvernement devrait prochainement engager une première mesure en ce sens en légiférant sur l’utilisation de scripts électroniques.
Nouvelle-Zélande : Les acteurs de l’industrie demandent au gouvernement d’accélérer le déploiement de la health tech
Un manifeste pour accélérer le développement de l’high tech dans la santé
Scott Arrol, responsable de la direction de NZ Health IT (NZHIT), un groupe industriel national regroupant des sociétés et des acteurs du secteur de la santé, a exprimé en juin son soutien au manifeste récemment signé par les grandes entreprises technologiques néo-zélandaises pour que le gouvernement instaure au plus vite des mesures visant à encourager le développement des nouvelles technologies au sein du pays, en particulier dans le secteur de la santé.
Parmi les idées centrales, l’instauration d’un ministère de l’Avenir. Le potentiel nouveau ministre devrait tenir compte des conséquences futures du changement technologique que va connaître le pays parallèlement à d’autres évolutions et opportunités sociétales.
Le mandat comprendrait tous les domaines touchés par les technologies futures, y compris sanitaires, sociales, économiques et éducatives. Bien que la Nouvelle-Zélande ait un chef d’état-major comme chef de file du domaine du numérique et des TIC au sein du gouvernement, ce ministère envisagé serait stratégiquement concentré sur le secteur de l’e-santé et aurait une plus large portée.
La ville de Patea ouvre la première clinique virtuelle du pays
Le pilote de la première clinique virtuelle de Nouvelle-Zélande a ouvert à Patea (nord du pays) le 24 juillet. Il se base sur l’utilisation d’une technologie développée par le Dr. Lance O’Sullivan, Maihealth, un logiciel conçu pour les services de santé virtuels gérés par des professionnels de la santé au sein de leur propre communauté.
Le but de ce nouvel établissement est de mieux faire face à la pénurie de médecins à laquelle se retrouve confrontée la ville australienne. Il y a environ 2 300 patients dans la ville de Taranaki du Sud, qui a fait appel pendant un certain temps à des médecins locums (personnes non diplômées habilitées à exercer la fonction de médecins pour dépanner) parce qu’elle ne parvenait pas à recruter des médecins généralistes.
Le gouvernement va exploiter les médias sociaux et les big data pour prédire les épidémies
Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Zélande, Jonathan Coleman, a affirmé fin juillet le lancement d’un projet afin de savoir si le suivi des tendances sur les réseaux sociaux et l’analyse des big data pouvaient aider à prédire les épidémies et à améliorer les solutions visant à les éviter.
Le projet consiste à utiliser des sources alternatives d’information pour détecter les tendances qui indiquent la propagation des maladies infectieuses, à travers des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter mais aussi à travers une gamme d’ensembles de données historiques et actuels, tels que des informations anonymes sur l’absentéisme scolaire, les congés maladie des employés, les ventes de médicaments en vente libre, les appels à des organismes de santé et les ventes de mouchoirs.
Le programme est financé par le biais des 888 millions de dollars néo-zélandais (552 M. € ; 649 M. USD) supplémentaires investis cette année dans le programme dédié à l’amélioration du système de santé national Vote Health, pour lequel a été allouée une somme totale record de 16,8 milliards de dollars (10,4 M. € ; 12,2 M. USD).