Articles

  • Interopérabilité : la FDA publie un guide pour les fabricants de dispositifs médicaux

    La Food and Drug Administration a diffusé le 5 septembre 2017 la version finale de son guide sur l’interopérabilité des dispositifs médicaux.

    Ce guide est articulé autour de trois notions : l’intelligence (smart), la sécurité (safe) et la sûreté (secure) des échanges, qu’ils aient lieu entre dispositifs médicaux ou avec les systèmes informatiques.

    L’objectif de la FDA est de permettre aux fabricants de dispositifs médicaux de prendre en compte les considérations permettant d’assurer l’interopérabilité dans le développement de leurs produits, et d’inclure les informations concernant cette dernière dans leurs dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché.

    Le respect des recommandations de ce guide n’est pas obligatoire.

  • L’Union européenne lance le projet In2Genome au Portugal

    L’Union européenne annonce le 5 septembre 2017 le lancement du projet In2Genome.
    Il s’agit d’un projet financé à hauteur 1,2 M€ jusqu’au 30 juin 2019 pour développer de nouvelles façons de diagnostiquer des maladies chroniques. Ce projet permet également de diagnostiquer les facteurs génétiques des maladies rares.

    Le projet In2Genome développe la plateforme digitale Elsie afin d’analyser les données collectées au sein de l’unité de Combria. Un des objectifs du projet est d’établir des diagnostics en se fondant sur le génome des patients. 

    L’unité est établie à Coimbra. L’hôpital pédiatrique Coimbra annonce le 6 septembre 2017 un partenariat avec Congenica, une plateforme de séquençage de données permettant d’établir des diagnostics et des analyses des exomes.

  • Impression 3D : quelles solutions pour limiter les risques de sécurité dans le secteur de la santé ?

    L’impression 3D est de plus en plus utilisée, notamment dans l’industrie de la santé. Des analystes du Georgia Institute of Technology et de la Rutgers University (États-Unis) estiment qu’il est nécessaire et urgent de sécuriser au mieux le processus pour éviter les dérives, révèle un rapport publié en août 2017 et intitulé « See No Evil, Hear No Evil, Feel No Evil, Print No Evil? Malicious Fill Pattern Detection in Additive Manufacturing ».

    Des défauts indétectables et dangereux pourraient en effet être introduits dans le procession d’impression. Les auteurs du rapport proposent différentes méthodes permettant de s’assurer de la conformité du produit fini.

    Impression 3D : l’absence de vérification standard préoccupe les experts en sécurité

    Les experts à l’origine de l’étude mettent en garde : des cyberattaques dirigées contre des imprimantes 3D pourraient menacer la santé et la sécurité de la population.

    Une cyberattaque peut entraîner des pannes sérieuses dans le système de soins

    « Les objets et les pièces imprimés en 3D sont utilisés dans des infrastructures majeures du monde entier. Les cyberattaques peuvent provoquer des pannes dans le système de soins et dans des domaines comme la robotique, les transports, l’aviation et l’espace », prévient le communiquant scientifique Todd B. Bates dans une annonce publiée par la Rutgers University-New Brunswick (États-Unis).

    « Des produits essentiels à la sécurité, tels que les prothèses médicales (…), sont imprimés par des méthodes de fabrication additive sans moyen de vérification standard », indiquent deux chercheurs ayant participé au rapport, Saman Aliari Zonouz et Mehdi Javanmard, professeurs au département d’ingénierie électrique et informatique de la Rutgers University.

    La sous-traitance nuit au processus de vérification

    Les entreprises s’intéressant de plus en plus près à l’impression 3D, elles testent les différentes possibilités qui s’offrent à elles pour savoir s’il est plus avantageux de produire en interne ou en externe. Les équipements coûtant assez chers, de nombreuses sociétés choisissent la deuxième option en faisant fabriquer leurs pièces par un prestataire extérieure. Une solution qui pose question.

    « Imaginez un recours à la sous-traitance pour la fabrication d’un objet à imprimer en 3D. Vous n’avez pas accès aux imprimantes et aucun moyen de vérifier si de petits défauts, invisibles à l’œil nu, ont été insérés dans votre objet. Les résultats pourraient être dévastateurs, et vous n’auriez aucun moyen de savoir d’où vient le problème », explique Mehdi Javanmard.

    Les pirates peuvent prendre le contrôle de la production sans que la faille ne soit détectable

    Les chercheurs expliquent par ailleurs dans leur document que les pirates, une fois qu’ils sont parvenus à avoir accès au réseau relié aux imprimantes 3D et aux ordinateurs de contrôle, peuvent modifier les fichiers de conception, y compris les spécificités des objets, les paramètres de fabrication et les matériaux sources utilisés par l’imprimante.

    Étant donné que les pièces sont susceptibles d’être conçues en interne, les entreprises d’impression 3D contractées ne sauraient pas si les fichiers de conception ont été falsifiés numériquement.

    La mise en place d’une système de sécurité solide est primordiale

    Les chercheurs de la Rutgers University et de l’Institut de technologie de Géorgie à l’origine de l’étude conseillent aux entreprises fabriquant des composants 3D en externe de mettre en place un processus leur permettant de garantir l’exactitude des fichiers numériques internes : vérification des détails de conception, des paramètres de fabrication et des matériaux. Elles doivent également s’assurer que le prestataire ait reçu des modèles de fabrication non altérés et faire de la sécurisation du système une priorité.

    Outre les fichiers de conception, la vérification de l’objet physique est essentielle en raison de la possibilité d’un piratage du réseau lié à l’imprimante 3D effectué dans l’intention d’introduire des modifications qui pourraient provoquer une panne partielle. C’est là tout le problème. Une altération minime, difficilement détectable, peut suffire à perturber le fonctionnement du produit.

    3 méthodes de vérification pour s’assurer que le produit imprimé en 3D est conforme

    Les auteurs ont trouvé plusieurs façons de vérifier si une pièce a été réalisée correctement et de savoir si le réseau ou le système de contrôle a été piraté :

    • 1. La vérification acoustique : un système de classification audio permet de déterminer si une production en impression 3D correspond à une autre impression 3D du même objet, connue et validée.
    • 2. La vérification spatiale ou réplication gyroscopique : un dispositif fournit une visualisation de l’impression 3D en temps réel ainsi que des données permettant d’analyser la fréquence du processus d’impression.
      « L’objectif de la mise en place d’un système de vérification par détection spatiale est de surveiller physiquement la position des buses de la tête d’impression par rapport à la base d’impression afin d’observer leurs positions réelles tout au long du processus. »
    • 3. La vérification des matériaux ou spectroscopie : elle détermine si les matériaux appropriés ont été utilisés et si les indicateurs apparaissent dans les emplacements appropriés. Les auteurs du rapport ont découvert comment incorporer un matériau de contraste qui servira de marqueurs de signature pour les impressions 3D sans compromettre l’intégrité structurelle du modèle d’origine.
      « De minuscules nanoparticules d’or sont injectées dans le filament et envoyées avec le modèle de conception d’impression 3D à l’imprimerie, explique Todd B. Bates dans le communiqué de presse. Une fois que l’objet est imprimé et expédié, le balayage révèle si les nanoparticules, de quelques microns de diamètre, ont changé dans l’objet, présentent des trous ou d’autres défauts. 

    Saman Aliari Zonouz a indiqué à M. Bates que la prochaine mission de l’équipe était d’enquêter sur les autres moyens possibles d’attaquer les imprimantes 3D et de proposer en conséquence des moyens de défense adaptés.

    Les auteurs de l’étude sont Christian Bayens et Raheem Beyah, du Georgia Institute of Technology, ainsi que Tuan Le, Luis Garcia, Mehdi Javanmard et Saman Zonouz, de la Rutgers University.

  • Digital : Guerbet confirme sa stratégie et nomme François Nicolas au poste de Chief Digital Officer

    Le groupe français, Guerbet, spécialiste des produits de contraste et de solutions pour l’imagerie médicale, renforce sa stratégie d’innovation digitale et nomme François Nicolas Chief Digital Officer (CDO).

    Il intègre le comité exécutif de Guerbet et sera rattaché à son directeur général.

    Ingénieur de l’Ecole Polytechnique, François Nicolas travaille dans le domaine de la conception et du développement de biomarqueurs et de solutions de santé utilisant les technologies digitales depuis près de 20 ans.

    Avant d’intégrer Gurebet, il a exercé la fonction de Chief Operating Officer (directeur général) de la start-up Impeto Medical.

    Après 15 ans au sein de GE Healthcare en France et à l’étranger, il a rejoint Sanofi comme Responsable de la stratégie business pour les services et dispositifs médicaux au sein de la division diabète, puis

    Cette nomination intervient à la suite de l’élection de Thibault Viort au conseil d’administration de Guerbet et qui est spécialisé dans les nouveaux « business models » liés aux solutions digitales. 

  • Connected Week : l’internet des objets, les technologies et le numérique, 21-28 octobre 2017, Angers

    La Connected Week est une semaine entièrement dédiée au numérique et à l’Internet des Objets, à l’occasion du World Economics Forum, regroupant plusieurs événements autour de thématique du numérique et qui aura lieu du 21 au 28 octobre 2017 à Angers à différentes locations de la ville d’Angers et sites.

    Dans un programme et très riche et réunissant les industriels et professionnels de différents domaines, on peut citer la journée du 24 octobre qui sera consacrée à un colloque sur le big data en santé lors duquel environ 200 professionnels de santé, enseignants-chercheurs, associations de patients de toute la France sont attendus.

    Programme

    24 octobre 2017 : Le big data en santé: virage ou mirage?

    L’inscription est payante et se fait en ligne: http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/facultes-et-instituts/faculte-de-sante/actualites/s2ca/inscription.html

    De 13h00 à 15h30, 3 ateliers seront animés par des professionnels locaux de la santé :

    Atelier 1 : Big Data : quels nouveaux outils pour les professionnels de santé ? (Intervenants : Pierre-Antoine Gourraud, généticien spécialiste de la sclérose en plaques, Université de Nantes et Christophe Verny, Chef de service du Département de Neurologie du CHU d’Angers)

    Atelier 2 : Big Data : quels bénéfices pour le patient en cancérologie et pharmacovigilance ?

    Atelier 3 : Big Data : quelle organisation et sécurisation du système de soin ? (Intervenante : Frédérique Nowak, responsable du département Biologie, transfert et innovations à l’Institut National du Cancer)

    Une table ronde avec trois experts complétera cette journée autour de la santé.

    24 octobre 2017 : Ouverture du Fablab Istia

    Fablab est un laboratoire de l’école Istia voulu comme un espace permettant à un plus large public de s’initier à l’utilisation des outils de fabrication numérique, tout en favorisant l’interdisciplinarité.

    25 octobre 2017 : Colloque IoT

    09h00 «Les technologies émergentes» Intelligence Artificielle, Blockchain, Cyber-sécurité : les nouvelles technologies sont appelées à transformer durablement nos modes de vie.

    10h15 « Des start-up aux grands groupes » Quels sont les environnements les plus favorables au développement de l’IoT ? Quelle organisation et quel écosystème devrions-nous développer ?

    11h30 « L’industrie électronique du futur » Quels sont les enjeux auxquels fait face l’industrie électronique ? Par quelles méthodes développer l’industrie 4.0 ?

    25 octobre 2017 : Symposium international « Cybersecurity & IoT »

    L’événement se déroule à esaip École d’Ingénieurs et l’inscription se fait en ligne via le lien suivant: https://www.eventbrite.fr/e/international-symposium-cybersecurity-iot-registration-21379776487

    De 14h00 à 18h00, 7 conférences sur la cybersécurités sont prévues dan l’objectif de:

    • sensibiliser et approfondir la recherche et les champs de réflexion dans le domaine de la sécurité informatique de l’Internet des Objets (IoT)
    • réfléchir sur l’utilisation des techniques du « Ethical Hacking » afin de proposer des solutions de sécurisation des objets connectés.

    L’événement offrira également un cadre pour la signature de la convention avec la réserve citoyenne cyberdéfense de l’État français.

    25 et 26 octobre 2017 : Conférence HealthyIoT 2017 

    La conférence réunira les experts en technologie, des chercheurs, des industries et des autorités internationales qui contribuent à l’évaluation, au développement et au déploiement de solutions des soins médicaux basées sur les technologies, les normes et les procédures d’IoT.

    26 octobre 2017: Visite des entreprises régionales

    Le cluster WeNetwork organise toute la journée pour les membres du WEF une visite des entreprises régionales. Sept parcours thématiques sont proposés : Smart Mobility, Smart Health, Smart Security, Smart Energy, Smart Agri, Smart Industry, Smart Wear. Les membres du World Electronics Forum ont ainsi la possibilité de découvrir les entreprises du Maine-et-Loire qui les intéressent.

  • Télémédecine : 7 EHPAD de Vendée lancent un service de téléconsultation et de télé-expertise

    Fin juin 2017, le Groupement de Coopération Sanitaire Pays de la Loire e-santé annonçait que la téléconsultation et la télé-expertise allaient intégrer sept EHPAD de trois territoires vendéens à partir de septembre 2017. L’installation et les formations sont sur le point d’être lancées pour que les premières téléconsultations se déroulent fin septembre.

    Leur projet de télémédecine avec le CH de Fontenay-le-Comte a reçu le soutien financier de l’Agence Régionale de Santé Pays de la Loire et le soutien technique, organisationnel et administratif du GCS de la région.

    Cette initiative repose sur l’installation dans l’EHPAD d’un dispositif sous forme de chariot de télémédecine, de tablette ou de caméra, connecté à la plateforme régionale de services numériques Qimed. Le patient-senior sera assisté d’un professionnel pour échanger avec le spécialiste à distance grâce à écran géant.

    Le personnel des EHPAD voit dans ce projet une façon de pallier le problème des déserts médicaux avec un accès rapide aux spécialistes, de garantir le bien-être du résident ou d’éviter le transport parfois difficile d’une personne âgée, alors qu’il s’avère inutile.

    La liste des établissements prenant part au projet de télémédecine

    La liste des établissements faisant partie du projet:

    • EHPAD Bellevue (L’Hermenault)
    • EHPAD Les Hauts de Plaisance (Benet),
    • EHPAD de l’Union chrétienne (Fontenay-le-Comte),
    • EHPAD La Sagesse (Saint-Laurent-sur-Sèvre)
    • EHPAD Saint-Denis (Vouillé-les-Marais)
    • EHPAD Sainte-Bernadette (Champagné-les-Marais)
    • EHPAD Sainte-Famille (Sainte-Gemme-la-Plaine).

    Un service qui peut être élargi à l’ensemble de la population

    Certains de ces EHPAD ont décidé de donner l’accès à ces services à l’ensemble de la population de leur territoire. Ainsi, les médecins libéraux pourront proposer à leurs patients de bénéficier de ces nouvelles technologies pour pouvoir consulter un spécialiste beaucoup plus rapidement.

  • Logiciels : Médiane accueille de nouveaux investisseurs à son capital, dont Bpifrance

    L’éditeur de logiciels Médiane, qui a racheté Axège en janvier 2017, annonce le 6 septembre 2017 l’entrée à son capital de nouveaux investisseurs : Turenne Santé, Bpifrance, Malakoff, BNP Paribas Développement, BRED Perspectives.

    Médiane édite des solutions logicielles de gestion administrative et médicale, utilisées notamment par les CHU de Strasbourg et Rouen, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), ou le Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon.

    L’entreprise indique avoir réalisé un chiffre d’affaires de 6,4 millions d’euros en 2016, et étudier de nouvelles pistes de croissance externe.

  • Prévention, innovation et formation, les trois enjeux de la santé selon Renaissance Numérique

    • Passer du curatif au préventif,
    • Encourager l’innovation et l’excellence médicale française,
    • Former les professionnels de santé au numérique,

    Tels sont les trois enjeux liés à la transformation numérique du secteur de la santé identifiés par le think tank Renaissance Numérique dans son rapport « Relever le défi de la transition numérique de la société », publié le 30 août 2017.

    Chaque enjeu est assorti d’une série de recommandations pour en faciliter la mise en œuvre : tarification, accès aux données de santé, labellisation des objets connectés et applis de santé, etc.

    Les propositions de Renaissance Numérique

    Passer du curatif au préventif grâce au numérique

    • Créer un organisme central, agrégateur national des données de santé
    • Revoir le mode de tarification pour favoriser une rémunération vertueuse du parcours et remettre le patient et la qualité du service au cœur du parcours au lieu de rémunérer à l’acte.
    • Définir une méthodologie spécifique pour la labellisation et l’évaluation de la fiabilité des objets connectés et des applications mobiles permettant leur remboursement.
    • Lancer un grand débat sur le futur de la médecine personnalisée mené par la CNIL, en y associant le comité national d’éthique et les acteurs publics

    Encourager l’innovation et l’excellence médicale française

    • Agir pour un changement de mentalité en considérant la santé comme un investissement dans la croissance nationale.Pour cela, mettre en place des indices et des métriques afin de pouvoir chiffrer les gains de la bonne santé.
    • Élargir la chaîne de soin et favoriser le développement d’un écosystème e-santé incluant des acteurs du monde de la santé, des soignants, des patients, des acteurs publics et privé, des chercheurs
    • Recourir davantage au droit souple pour favoriser l’innovation. Agir par recommandations, sous l’égide d’un Conseil national stratégique du numérique en santé dont la gouvernance serait multi-partite.
    • Développer un statut légal de la donnée non lucrative, en lui accordant un statut d’intérêt général, afin de faciliter la collaboration des acteurs sur des projets innovants.

    Former les professionnels de santé au numérique

    • Rendre obligatoire l’apprentissage par la simulation pour tous les étudiants en médecine.
    • Mettre à disposition des professionnels de santé un outil cognitif de recherche scientifique, ergonomique et simple, pour leur offrir des réponses ciblées, synthétiques et pertinentes.
    • Organiser le recours aux technologies numériques dans le cadre des groupements hospitaliers du territoire, pour limiter la fracture numérique dans les usages entre les milieux ambulatoire et hospitalier.
  • La FMF appelle à lever la concurrence hôpital-ville et à instituer un véritable parcours de soins

    Réconcilier hôpital et ville pour un véritable parcours de soins et soutenir une médecine libérale attractive et de qualité – tel est le message porté par le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF, lors de sa conférence de presse organisée le 6 septembre 2017. Il a abordé les préoccupations des médecins libéraux et a proposé des solutions au problème de la concurrence entre les soins à l’hôpital versus les soins en ville en instaurant un parcours de soins coordonné.

    La médecine de ville va mal et a besoin d’être soignée grâce au renforcement du premier recours à la médecine libérale générale et spécialisée et en donnant les moyens aux libéraux de coordonner les soins et de faire connaître l’exercice libéral pour que les jeunes n’aient plus peur de s’installer.

    Pour encourager la médecin de ville, la FMF mise sur une volonté politique imposant la collaboration ville-établissements de santé et mettant fin à la concurrence qui se traduirait par un parcours de soins avec trois niveaux d’organisation et une communication en temps réel, avançant que les outils nécessaires existent déjà et s’appuyant sur 4 initiatives concrètes.

    Tous ces points sont abordés dans la lettre ouverte que la FMF compte faire parvenir à la ministre de la Santé.

    Des mises en garde concernant la dette de l’hospitalisation publique appelant une restructuration du mode de financement actuel ou la sécurité et la confidentialité des données de certaines solutions de télémédecine ont été émises.

    Parcours des soins régulé au cœur de la stratégie de développement de la médecine libérale

    Pour encourager les jeunes médecins à s’installer au sein des territoires et endiguer les déserts médicaux, Jean-Paul Hamon, propose les réformes suivantes:

    • abolir la traditionnelle concurrence entre l’hôpital et la ville et ne plus imposer à ce premier l’exigence de rentabilité, et, si on veut aller plus loin, effacer la dette de l’hospitalisation publique qui s’élève à 29 milliards d’euros ;-
    • cantonner les soins hospitaliers aux murs de l’hôpital et permettre aux libéraux en leur donnant les moyens de prendre en charge l’ambulatoire et les soins non programmés ;
    • instituer un véritables parcours de soins.

    La FMF s’appuie sur des réalisations existantes :

    • Impliquer les libéraux dans la mise en œuvre du virage ambulatoire permet selon la FMF d’assurer une prise en charge en continu et sans perte de temps grâce à des outils de coordination comme  Entr’Actes, plateforme de coordination de soins primaires déployé dans l’Essonne. Le prescripteur est à l’origine de la demande d’une prise en charge à domicile. Il peut être un médecin traitant, un urgentiste, un service hospitalier ou un professionnel de santé autre, il lance une sollicitation ciblée à la communauté professionnelle sur le terrain via une application. Les professionnels de santé libéraux du territoire, enrôlés dans l’outil collaboratif sont destinataires, ponctuellement et sans engagement, des sollicitations chaque fois qu’une demande de prise en charge est déclenchée (dans leur champs de compétences ou dans leur secteur géographique ou dans les plages horaires qu’ils ont délimitées ou pour un type de prise en charge pour laquelle ils se sont enregistrés  couvrant la visite, la consultation, le télé-conseil et la télé-expertise). Une simple notification leur parvient réunissant des informations structurées succinctes: le service demandeur, la commune de l’intervention, le délai et le type de prise en charge attendus. Entr’Actes permet le partage d’informations par une équipe de soins pluri-professionnelle centrée sur le patient dans sa prise en charge en ambulatoire et fluidifie le parcours en amont et en aval de l’hospitalisation.
    • Les médecins libéraux sont, selon la FMF, les plus légitimes pour prodiguer des soins sur les territoires au sein desquels ils exercent dans le cadre des sorties d’hôpital précoces ou les cas complexes nécessitant une intervention coordonnée de plusieurs professionnels de santé, sur le modèle de HAD Libérale de Lorient-Quimperlé, une association qui coordonne les soins prodigués par les professionnels de santé libéraux dans le cadre d’une hospitalisation à domicile. La société affirme avoir pris 1 200 patients en charge dans le cadre d’un séjour en HAD en 2016. De plus, sur la même période 140 patients ont fait l’objet d’un suivi à domicile quotidien pour des soins complexes, alors qu’ils sont déjà 150 sur le premier semestre 2017.
    • Permettre un échange d’informations à caractère médical, mais uniquement au moyen d’une solutions sécurisée garantissant la confidentialité, est également un facteur d’amélioration de l’efficacité du système de soins. À ce titre, la FMF cite l’exemple de la messagerie sécurisée d’Apicrypt, utilisée par 70 000 professionnels déployable sur le territoire nationale en moins de six mois et pour moins de 20 millions d’euros, selon les estimations de cette première.
    • Telemedica, la plateforme de télémédecine qui rend possibles les téléconsultations et favorise la mobilisation du professionnel de santé requis sur une durée strictement nécessaire tout en permettant une meilleure organisation de la structure accueillant les patients est une solution saluée par la FMF.

    Par ailleurs, le rapprochement entre la ville et l’hôpital passent également, selon la FMF, par l’obligation pour l’ensemble des internes en spécialité de connaître le monde libéral en leur donnant l’opportunité de le faire dans le cadre d’un stage obligatoire en libéral en 3e cycle.

  • China/USA: Tencent is investing tens of millions in US health tech start-ups

    The Tencent Group is investing more heavily into digital health and biotechnology. In recent years, it has funded a slew of US ventures in these areas.

    The Chinese Internet giant would be interested in innovations in Silicon Valley to identify the most promising solutions to meet the challenges faced by the Chinese healthcare sector.

    Tencent increases investment in eHealth

    US medical technology start-ups could choose their investors from local actors but many of them are now attracted to Chinese companies.

    Tencent has been among the most prolific investors in the market for a few years.

    An interest in home care and the fight against cancer

    According to data collected by start-up research firms Crunchbase and Rock Health, the the Shenzhen-based high-tech group would have invested in many start-ups, including:

    • CliniCloud, which has developed a connected home medical kit;
    • Clear Labs, a food testing company;
    • Grail, which designed an ambitious device to screen for cancer in the blood;
    • Karius, a genetics company that tests for infectious diseases;
    • Circle Medical, a tech-friendly primary care provider;
    • HomeHero, a company initially focused on a technology dedicated to home care before it announced it was pivoting to a new (unannounced) business;
    • Scanadu, a futuristic « medical tricorder » device that shut down in 2016.

    A $155 million funding round

    Tencent also invests in more indirect ways.

    For example, in April 2016, the group led a $155 million round (€130 million) in iCarbonX, specialized in health and artificial intelligence (AI), which subsequently obtained secured a $100 million (€84 million) deal with U.S.-based patient social networking company PatientsLikeMe. The objective of the partnership is to merge various forms of health data, like genomics and patient-reported symptoms, with AI to further our understanding of human disease.

    The companies did not indicate whether PatientsLikeMe’s operations would be expanded in China.

    The largest Chinese internet players Tencent Baidu and Alibaba all have investment teams in Silicon Valley and other U.S. technology hubs.

    Tencent is looking for solutions to the shortage of doctors and cancer

    The particularity of Tencent is to have set its sights on healthcare, the U.S.’ fifth-largest economy, according to the experts. The group wants to solve some of the major health problems in China, including the shortage of doctors, especially in remote areas, and the high rates of some cancers.

    China: 800,000 lung cancer cases by 2020

    According to official figures, China is expected to have more than 800,000 lung cancer cases by 2020 on account of pollution and high smoking rates. Another concern of the authorities is the number of people living with Alzheimer’s disease, higher than in any other country in the world.

    Health tech: U.S. start-ups want to invest in Asian market

    The involvement of Chinese groups in U.S? start-ups will facilitate the development of these companies in the Chinese market.

    Some of these U.S. companies have not yet expanded to China, but others used the investment to build a presence in the country.

    One of Grail’s first moves was to merge with a local company, Cirina, founded by renowned Chinese scientist Dennis Lo. This deal, if successful, would allow Grail to commercialize its cancer test in both Asian and Western markets.

    AI is one of the most attractive sectors

    The start-ups focused on artificial intelligence are also very interested in a deployment in China, with broad support from the government. AI is is viewed by policymakers as a tool to replace some of the tasks typically performed by human doctors, so more people can access the treatment they need.

    « How I see it is that in America, we went from paper to e-health to mobile health to AI health, » said Walter De Brouwer, founder of Scanadu. « In China, they have an opportunity to leapfrog straight from paper to AI. »