Articles

  • Réalité augmentée : l’INRIA développe un modèle de patient numérique

    L’INRIA Nice annonce le 12 septembre 2017 la mise au point d’un modèle de patient numérique, le Patient numérique personnalisé.

    Il s’agit d’un ensemble d’algorithmes permettant de reproduire la forme et la physiologie d’un patient moyen. L’ensemble d’algorithmes ajustera par la suite le patient type afin qu’il corresponde précisément à un patient réel.

    Cette innovation trouve plusieurs applications. L’Inria travaille actuellement avec le CHU de Nice sur la neuropsychiatrie numérique. Elle permet d’examiner les images médicales de patients atteints, notamment, de la maladie d’Alzheimer, ainsi que leur comportement grâce à des capteurs de mouvements ou de voix. Cela permet de mieux prendre en charge l’évolution de la maladie et surtout d’optimiser la thérapie.

    La technologie de Patient numérique personnalisé peut avoir d’autres utilisations. La start-up Therapixel, spin-off de l’Inria, vient ainsi de remporter un challenge mondial d’interprétation de mammographies. 

  • Hébergement illicite des données de santé sans autorisation de la CNIL : rappel des obligations

    Le TGI de Marseille a condamné le 5 juin 2017 un médecin hospitalier pour avoir procédé au traitement automatisé des données médicales sans l’autorisation de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Ce médecin a été condamné à une peine de 10 000€ d’amende pour ne pas avoir pris les précautions nécessaires pour protéger les données.

    Pour rappel, l’article L. 1111-8 du Code de la santé publique dispose que les hébergeurs de données de santé sont soumis à un cahier des charges strict ainsi qu’à l’obtention d’un agrément du ministère de la Santé.

    En l’espèce, suite à une recherche Google en 2013, une femme a vu s’afficher son dossier médical avec son numéro de sécurité sociale. Elle a cliqué sur son nom et a découvert le dossier médical de naissance de son fils avec son état de santé, avec des commentaires, qu’elle connaissait en partie. Elle pouvait aussi accéder aux autres dossiers et elle était en mesure de modifier ou supprimer les dossiers.

    Le médecin hospitalier pédiatre avait crée une base de données épidémiologiques. Sa finalité était le suivi des bébés prématurés, en vue d’améliorer la collaboration entre les acteurs médicaux pour un partage des informations. La pédiatre avait contacté lune société pour la création du portail de saisie des données et lui avait transmis les données médicales, le tout étant hébergé par une société tierce de Marseille.

    Pour information, le directeur des systèmes d’information de l’hôpital avait été relaxé. Il avait été mis en cause car il avait une délégation de signature qui constituait une réelle délégation de pouvoir. Il a été relaxé car il n’avait pas une réelle connaissance de l’externalisation effective des données médicales et de leur hébergement chez un prestataire non agréé.

  • Le 1er rendez-vous international organisé en France par le Cercle des Décideurs Numérique et santé.

    Le 1er rendez-vous international organisé en France par le Cercle des Décideurs Numérique et santé.

    L’événement Health & Tech for People sera animé par des rencontres, des workshops, des études de cas concrètes sur le Value Based Care, le big data et des échanges sur les dernières innovations en santé… Comment construire des systèmes de santé centrés sur le patient en exploitant les leviers du digital, telle est la question posée lors de ce colloque international, par le Cercle Numérique & santé, un think tank indépendant.

    Pour poser le débat, le Cercle a réuni un comité scientifique composé d’experts internationaux scientifiques, économiques ou décideurs publics.

    Et plus ici

    Pourquoi participer à Health&Tech for People ?

    Le digital remet le patient au cœur du système de santé et lui redonne le pouvoir. Dans ce contexte, Health&Tech for People s’incrit dans la continuité de l’événement de janvier 2017 « health for people » de l’OCDE et du Forum du SPH (Scientific Panel for Health) « health research in a connected and participative society » en juin 2017 et pose la question de la place du numérique dans la transformation des systèmes de soins.

    Quels sont les sujets abordés ?

    • La révolution numérique en santé : comment construire un parcours centré sur le patient ?
    • Les innovations digitales comme moteurs de la transformation du système de soins
    • Le Value Base Care et le numérique vers plus de valeur pour le patient ?

    Quelques chiffres :

    • 6 Workshops 
    • 3 Keynotes
    • 8 Conférences
    • 25 Intervenants
    • 10 Pays

    Rejoignez-nous et confirmez votre participation maintenant

    Si vous souhaitez plus d’informations, cliquer ici ou envoyer un message à Marine Goglin :

  • Frédéric Serein nommé directeur général délégué du MiPih

    Frédéric Serein a été nommé début septembre 2017 directeur général délégué du Mipih, dont il était précédemment secrétaire général.

  • Mutuelles : VYV est le nouveau groupe né du rapprochement entre la MGEN, Harmonie et Istya

    Plus de 5 milliards d’euros de cotisations, plus de 35 000 salariés, plus de 10 millions de personnes couvertes, quelques 68 000 entreprises clientes : tels sont les principaux chiffres caractérisant le Groupe VYV de protection sociale, mutualiste, issu du mariage entre la Mutuelle MGEN, Istya et Harmonie Mutuelle le 13 septembre 2017. Il s’agit du premier groupe mutualiste français.

    Présidé par Thierry Beaudet, le Groupe VYV est composé de trois structures auxquelles adhèrent les mutuelles et groupements en fonction de leur métier (protection sociale ou santé) ou de leur statut juridique :

    • une  » UMG  » (Union Mutualiste de Groupe) prudentielle, entité faîtière qui pilote le groupe et exerce des missions de contrôle ;
    • une  » union des SSAM « , entité d’animation et de coordination des activités sociales, sanitaires et médico-sociales. Pour ces activités, l’union porte, légalement les missions de supervision, d’animation, de gestion des risques ;
    • une  » UGM  » (Union de Groupe Mutualiste), qui assure la coordination politique et stratégique et l’échange de moyens et d’expérience.

    L’ambition du Groupe est de devenir le premier offreur de soins et de services du secteur privé non lucratif en France et de constituer un pôle de regroupement majeur des acteurs de l’ESS autour de ces activités. Sa priorité est d’être engagé dans la lutte contre les déserts sanitaires et l’amélioration de l’accès aux soins, notamment en renforçant les investissements dans les structures pluridisciplinaires de santé de proximité.

  • Diabète : accord entre Abbott et le NHS pour le remboursement de FreeStyle Libre

    Le laboratoire Abbott a annoncé le 13 septembre 2017 avoir obtenu l’accord du National Health Service (NHS) pour l’inscription de FreeStyle Libre sur la liste des produits remboursables.

    L’appareil de mesure de glycémie en continu (CGM) sera remboursé, sur ordonnance, dans l’ensemble du Royaume-Uni (NHS England, Wales, Scotland et and Social Care en Irlande du Nord) à partir du mois de novembre pour les diabétiques de type 1 et 2 avec un usage intensif de l’insuline.

    Le lecteur était jusqu’à présent vendu au prix de 170 livres (190 €), et les capteurs pouvaient coûter jusqu’à 60 livres (66 €).

    Les associations de patients diabétiques britanniques se sont félicitées de cette décision.

    Abbott a obtenu l’accord des pouvoirs publics français pour l’inscription de FreeStyle Libre sur la liste des produits remboursables en avril 2017 et est effectivement remboursé depuis juin 2017.

  • Analyse des données de santé : OpenHealth Company lève 5 millions d’euros

    5 millions d’euros : tel est le montant levé le 13 septembre 2017 par OpenHealth Company, start-up ayant développé des outils de collecte et d’analyse des données de santé en temps réel.

    La levée de fonds a été menée par LBO France et Innovation Capital.

    OpenHealth a également annoncé le 13 septembre 2017 l’ouverture de son HUB, une plateforme permettant d’analyser en temps réel des données de sources multiples, avec trois usages :
    • commercial et marketing ;
    • événements sanitaires ;
    • bon usage des produits de santé.

    La société vise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en 2017.

  • Big Data&IA : le Cameroun se dote de compétences spécialisées pour améliorer sa veille sanitaire

    Le 11 septembre 217, la start-up camerounaise, Songhai Labs, a noué un partenariat avec DataREACH, une start-up basée en Californie, aux États-Unis. Elle a monté un projet visant à exploiter le machine learning et l’analyse prédictive pour développer la médecine dans les pays en voie de développement.

    L’objectif de l’association est de former les statisticiens et des professionnels de santé du Cameroun à l’utilisation du big data et de l’intelligence artificielle. Ces nouvelles technologies et cette approche analytique seront mises au service de la lutte contre les maladies et la veille sanitaire dans le pays.

    Selon Songhai Labs, des sessions de formation et des conférences ont déjà été mises en place à l’Institut national de la statistique du Cameroun.

    Songhai Labs :  une plateforme de connaissance et un facilitateur de projets

    La start-up se fixe des objectifs de développement des échanges de la connaissance et des partenariats économiques entre acteurs de la région sub-saharienne notamment afin d’améliorer la qualité de vie et lutter contre la pauvreté de la population locale.

    Elle propose des services de gestion de projets et de construction de réseaux en vue de créer les connexions nécessaires pour la mise en œuvre des projets innovants.

    Elle peut contribuer à l’établissement de partenariats entre start-ups innovantes, comme elle peut assister les jeunes entreprises à trouver les financements dont elles ont besoin.

    DataREACH de nouveau au Cameroun

    La start-up n’en n’est pas à son premier projet au Cameroun, puisqu’en décembre 2016 elle a coopéré avec le bureau local de l’OMS pour développer une plateforme d’analyse de données nécessaire au traitement des données sur les maladies infectieuses disponibles à l’échelle du pays.

    Elle permettait grâce à un algorithme de détecter la survenue d’épidémies afin de déclencher les actions nécessaires rapidement. Dans un second temps, elle permet une analyse basée sur de modèles mathématiques complexes afin de mieux comprendre les épidémies dans différentes régions, les phénomènes liés à la propagation de la maladie et rend possible une répartition efficace des ressources.

  • IoT : Apple Watch Series 3 susceptible de détecter une arythmie cardiaque chez son utilisateur ?

    Le 12 septembre 2017, lors de la soirée de lancement de ses nouveaux produits, Apple a annoncé envisager que sa prochaine montre soit équipée d’un logiciel capable de traquer un rythme du cœur irrégulier.

    Au-delà du suivi du rythme cardiaque, fonctionnalité déjà intégrée à sa montre, l’intérêt pour le secteur de la santé connecté a été admis par Apple qui étudie la capacité de son cardio-fréquencemètre à détecter les anomalies cardiaques.

    À cette fin, un partenariat avec l’Université de Stanford a été établi qui permettra de tester la qualité du capteur dans le cadre d’une étude de grande ampleur. Les termes du partenariat et des la mise en œuvre de l’étude n’ont pas été communiqués.

    La nouvelle montre sera commercialisée à partir du 22 septembre 2017.

  • E-pharmacie : vers un encadrement des pratiques commerciales des officines en ligne ?

    L’union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) annonce le 5 septembre 2017 la condamnation de la société de droit néerlandais Shop Apotheke B.V. par jugement du tribunal de commerce de Paris.

    Il s’agissait d’une assignation conjointe avec l’UDGPO et l’Association française des pharmacies en ligne (AFPEL) devant le Tribunal de commerce de Paris contre plusieurs plateformes de vente en ligne des produits pharmaceutiques (les détails n’ont pas été communiqués).

    En l’espèce, il était reproché à la société condamnée d’avoir utilisé des techniques commerciales non conformes pour dynamiser l’implantation en France de son site.

    Encadrer les pratiques commerciales des officines en ligne

    La décision de la Cour de Justice européenne Doc Morris en 2008 autorise les pharmacies en ligne sur les fondements de la liberté d’entreprise et de la libre circulation des biens. Bien que les officines en lignesoient autorisées, ces plateformes font l’objet d’un contentieux quant à leurs pratiques commerciales.

    Dans le cas de la société Shop Apotheke, il était reproché à la plateforme d’avoir distribué des prospectus comportant l’annonce de réduction de prix valables sur la vente de médicaments pour toute commande supérieure à un seuil de prix dans des colis des sites de vente en ligne Zalando, Showroom privé et La Redoute. En l’espèce, les juges ont qualifié cette distribution massive de documents de fautive. La e-pharmacie a été condamnée à verser 80 000€ de dommages-intérêts à l’UDGPO au titre du préjudice causé à la profession.

    Il s’agit de la deuxième action en justice de l’UDGPO qui avait obtenu en 2016 la condamnation de Doctipharma (filiale de Doctissimo appartenant au groupe Lagardère). Le parquet de Nanterre avait estimé que le site de vente de l’entreprise n’était pas directement lié à une officine physique, condition sine qua non définie dans la loi pour pouvoir réaliser ce type d’opération. Rappelant que les commandes passées sur le site étaient transmises par Doctipharma aux pharmaciens, le jugement reprochait donc à cette plateforme de vente de jouer « un rôle majeur d’intermédiaire ».

    Pour information, l’UDGPO a également lancé une action judiciaire en juin 2016, en association avec l’AFPEL, contre le site Newpharma.fr.