Après les pays d’Europe, Health&Tech poursuit sa série sur les stratégies de e-santé des différents pays avec le Canada et les Etats-Unis : périmètre, organisation, etc.
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Diabète : Diabeloop lève 13,5 millions d’euros pour son pancréas artificiel
13,5 millions d’euros : tel est le montant levé par Diabeloop en juillet, a annoncé la start-up le 19 septembre 2017.
Cette levée de fonds comprend une augmentation de capital de 7,5 millions d’euros, réalisée auprès d’Air Liquide, qui avait déjà annoncé sa prise de participation dans Diabeloop en juillet, de l’équipe dirigeante, du Crédit agricole et de différents fonds d’investissements. S’y ajoutent des financements publics de Bpifrance.
Diabeloop indique que la levée de fonds vise à « accélérer son développement et une commercialisation de son pancréas artificiel courant 2018 », d’abord en France, puis dans le reste de l’Europe. Le dossier pour le marquage CE devrait être déposé d’ici la fin 2017. Quant aux États-Unis, Diabeloop vise une autorisation FDA en 2019.
Un des partenaires de Diabeloop, Cellnovo, qui fabrique la pompe à insuline connectée utilisée dans son pancréas artificiel, a de son côté levé 37,5 millions d’euros en juillet 2017.
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Télémédecine : la Cour des comptes appelle à une stratégie globale (rapport sur la Sécurité sociale)
« Une stratégie d’ensemble cohérente, continue et méthodique » en matière de télémédecine, en la plaçant dans le cadre plus large de la e-santé : telle est la conclusion du chapitre consacré à la télémédecine par la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, publié le 20 septembre 2017.
Constatant le développement « extrêmement limité » de la télémédecine en France par rapport à d’autres pays, la Cour des comptes revient sur les différentes expérimentations en la matière, et émet cinq recommandations pour passer à la vitesse supérieure, qu’il s’agisse de tarification, de clarification du cadre légal, ou de prérequis informatiques.
Dans sa réponse à la Cour des comptes, le directeur général de la Cnamts, Nicolas Revel, indique « partager les constats et préoccupations » de l’institution et souhaiter « un développement plus rapide, plus vaste, et plus cohérent de la télémédecine, et plus généralement des solutions de e-santé ».
Les bénéfices de la télémédecine selon la Cour des comptes
La Cour des Comptes identifie trois avantages au développement de la Cour des Comptes :
- une amélioration de l’efficience des soins : ainsi, la télésurveillance pour le diabète, l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale pourrait permettre des économies allant jusqu’à 2,6 milliards d’euros par an ;
- une amélioration de la prise en charge des patients, avec une formalisation, une traçabilité et un partage de l’information entre l’ensemble des intervenants ;
- une amélioration de l’accès aux soins pour les populations isolés.
Une action publique « dispersée »
La Cour des Comptes reproche aux initiatives du ministère de la Santé de s’être succédé sans « ligne directrice claire ni continuité »:
- un plan national tardif et vite abandonné ;
- des initiatives régionales mal suivies, reposant sur « l’investissement personnels des médecins porteurs de projets », souffrant d’une « hétérogénéité de périmètre et niveau de soutien », notamment en raison de leur large financement par le FIR, non pérenne ;
- des rémunérations mal définies.
La nécessité d’une stratégie globale, dans le cadre plus large de la e-santé
La Cour des Comptes formule plusieurs propositions pour lever les obstacles juridiques et techniques qui freinent le déploiement de la télémédecine :
- penser la télémédecine dans le cadre plus large de la e-santé, en y intégrant les objets connectés et applications de santé ;
- prendre en compte la dimension européenne en matière de protection des données de santé (RGPD), régime juridique des dispositifs médicaux et objets connectés (nouveau règlement sur les dispositifs médicaux) et cadre juridique des plateformes de télémédecine (directive e-commerce) ;
- lever les obstacles techniques : généraliser le DMP, avec la mise en œuvre effective d’un identifiant unique de santé (prévue en 2020), appliquer l’authentification des professionnels de santé (CPS) pour permettre la traçabilité des actes, déployer les messageries sécurisées de santé (MS Santé), rendre possible la e-prescription ;
- définir un cadre tarifaire de droit commun, non inflationniste : partage des rémunérations entre les différents intervenants, forfaitisations, plafonnements…
Le PLFSS 2018 devrait contenir des dispositions sur la télémédecine.
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Dispositifs médicaux connectés : BioSerenity lève 15 millions d’euros
15 millions d’euros : tel est le montant levé par Bioserenity le 20 septembre 2017. La levée a été menée par LBO France aux côtés du Fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du PIA et d’Idinvest Partners.
Créée en 2014, Bioserenity a élaboré des dispositifs médicaux connectés qui permettent de faciliter le diagnostic et le monitoring des patients. La start-up travaille actuellement sur 4 domaines de pathologies : l’épilepsie, les maladies cardiovasculaires, les troubles du sommeil et le suivi de grossesse.
Bioserenity a développé des partenariats avec l’industrie pharmaceutique, qui reposent sur la création d’une solution technologique complète (dispositif physique, application mobile, cloud, analyse automatique des données centrée sur une pathologie dont le laboratoire pharmaceutique est spécialiste. Le laboratoire pharmaceutique peut déployer la solution dans le monde entier et bénéficier de son usage en interne pour ses essais cliniques.
La levée de fonds doit servir à accélérer l’industrialisation et l’internationalisation de la start-up, qui dispose déjà de bureaux en France, aux États-Unis et en Chine.
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Etude : un serious game démontre son intérêt dans la prévention des comportements sexuels à risque
Un serious game mis au point par des chercheurs de l’université américaine de Yale (Yale University) a permis d’améliorer l’information sur la santé sexuelle et de diminuer les comportements à risques chez les adolescents. C’est ce que vient de démontrer une étude* publiée le 18 septembre dans le Journal of Medical Internet Research.
Les jeunes issus de minorités ethniques sont davantage contaminés par le VIH que le reste de la population. Cette différence s’explique en partie par un manque d’accès à l’information sur la santé sexuelle. Sur les xx états américains, seulement 22 d’entre eux exigent que des cours d’éducation sexuelle soient délivrés dans les écoles publiques.
Des serious games pour cibler les ados
Pour combler cette lacune, les serious games pourraient être de bons vecteurs d’information dans cette tranche de la population. Non seulement parce que 97% des adolescents – dans tous les groupes ethniques- jouent à des jeux vidéos mais aussi parce que ces outils ont déjà démontré qu’ils amélioraient la prévention dans plusieurs pathologies (dépression, asthme, cancer…).
Des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Yale ont donc voulu tester l’efficacité d’une intervention autour de la santé sexuelle basée sur un jeu vidéo. Ils ont donc conçu un serious game qui propose différentes situations proches de la vie réelle dans lesquelles le jeune – via un avatar- doit faire des choix comportant des risques et des bénéfices pour sa santé.
Une meilleure information sur les comportements sexuels à risques
Ils ont donc mené un essai randomisé et contrôlé, en recrutant quelque 300 jeunes âgés de 11 à 14 ans qui ont joué deux fois 75 minutes par semaine, et ce pendant 6 semaines. Un groupe de volontaires utilisaient ce serious game tandis que les membres groupe contrôle jouaient à des jeux comme Angry Birds.
Pendant un an, les auteurs de l’étude ont évalué plusieurs variables : l’activité sexuelle, les comportements à risques, ou encore les connaissances. Les résultats ont été publiés le 18 septembre dans le Journal of Medical Internet Research.
- Les adolescents ont joué avec le serious game pendant 10 heures, soit le même temps qu’avec les jeux vidéos traditionnels
- Le délai d’initiation d’une relation sexuelle était identique dans les 2 groupes. Le serious game n’a pas d’impact sur ce point.
- Les connaissances sur la santé sexuelle s’améliorent chez les jeunes qui ont utilisé le serious game. Par exemple, ils savent qu’une grossesse peut intervenir dès la 1ère relation sexuelle.
Une preuve de concept à confirmer
« Nous avons observé des changements positifs importants et durables en termes d’attitude et de connaissance à l’égard de la santé sexuelle, a déclaré le Dr Lynn Fiellin, professeur de médecine à Yale et principal auteur de l’étude. Cela constitue une preuve de concept. A notre connaissance, aucun serious game n’avait jamais été testé avec de telles méthodes scientifiques. »
Cependant, il faut souligner que l’évaluation n’est basée que sur la déclaration des participants. Par ailleurs, le choix de la tranche d’âge (11-14 ans) ne permet pas réellement de déterminer si le jeu a influencé le comportement sexuel.
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IoT : Bluelinea lance BlueGard 2 pour accompagner les personnes souffrant d’Alzheimer
Bluelinea lance le 19 septembre 2017 le bracelet BlueGard 2 pour son service d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elle articule sa nouvelle solution d’accompagnement autour de la montre connectée conçue par Zembro, le fabricant belge de montre connectée dotée d’un système d’alerte.
Avec ce partenariat, Bluelinea souhaite contribuer à une diffusion plus large de ce type de solution d’accompagnement en proposant un objet non stigmatisant.
La montre et le dispositif entier visent à permettre aux personnes malades, mais également aux personnes souffrant de troubles cognitifs, de pouvoir circuler de façon libre sans leur imposer une surveillance.
Le bracelet BlueGrad2 bénéficie d’une batterie le dotant d’une autonomie dépassant 7 jours et a un système de GPS embarqué. Il est relié à une plateforme d’écoute et de recherche de Bluelinea, disponible constamment, et accessible aux aidants familiaux ou professionnels.
S’il permet une liberté d’aller et venir, une zone de vie est prédéfinie en collaboration avec les accompagnateurs. Ce paramètre permet le déclenchement d’une alerte en cas de sorties non autorisées garantissant ainsi la sécurité d’un public fragile.
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Campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » en 36 heures Chrono à Dijon (17 octobre 2017)
Faire de la Région Bourgogne Franche Comté l’épicentre de l’innovation et de la e-santé, tel est l’ambition de la 10ème étape des rencontres régionales de la santé numérique – « Faire Avancer la Santé Numérique » qui se dérouleront à Dijon le 17 octobre 2017.
A destination des professionnels, des industriels et de l’ensemble de l’écosystème de santé, cette journée – en présence du Directeur général de l’ARS, du ministère de la santé et de l’Asip Santé – s’articule autour de plusieurs thèmes tels que la mise en place des territoires de soins numériques, le déploiement de la télémédecine, la nouvelle feuille de route du programme « Hôpital Numérique » mais aussi la coordination de soins ou les outils de la prévention.L’après-midi sera consacrée aux Minutes de l’Innovation visant à promouvoir les projets régionaux les plus innovants en santé numérique ayant un impact organisationnel.
Plusieurs équipes y présenteront un projet déployé dans un établissement ou une structure associative et sélectionné par un comité d’experts. Les projets seront ensuite évalués par tous les participants au regard de leur performance sur 5 aspects : accessibilité, coordination, efficience, co-construction, décloisonnementProgramme
9h10h00 : »Agora-La santé numérique en région BFC : enjeux et perspectives 2020″
10H00-10H15: »La stratégie nationale e-santé et son impact régional »
10H15-10H45 AGORA – « L’innovation en santé »
11H00-12H30 LES #FASN LAB : « Co-construisons la santé de demain »
LAB 1. Le numérique au service de la prévention
LAB 2. L’hôpital numérique de demain
LAB 3. Plateforme Territoriale d’Appui : quels enjeux dans la coordination des soins ?
LAB 4. GHT : comment bâtir un système d’information de territoire ?
LAB 5. La télémédecine en Bourgogne-Franche-Comté
14h30-14h45 « Key note = numérique, innovation et organisation des soins »
14h45-16h30 : « Les minutes de l’innovation »
Le lien vers le programme complet se trouve ici
Site web
Le site web de la campagne régionale se trouve ici
Inscriptions
L’inscription à l’événement se fait à l’adresse suivante
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Johnson & Johnson : GenH Challenge 2017, un concours à but social
GenH Challenge est une initiative de la firme Johnson & Johnson lancée en juin 2017 ayant pour objectif de faire émerger la génération la plus saine dans l’histoire de l’humanité, la « GenH », grâce aux projets d’entrepreneurs et d’innovateurs.
Le concours à but social vise les projets innovants appuyant le personnel soignant de première ligne grâce aux approches nouvelles et des idées simples d’amélioration des processus. Des solutions proposées doivent être adaptées à l’échelle locale, pertinente à l’échelle globale et répondre aux défis de la santé durable.
Une cagnotte à hauteur de 600 000 dollars au total (502 000 euros) pour récompenser six projets, dont 250 000 dollars pour le premier prix et 150 000 dollars pour le deuxième, a été constituée par la firme et un programme de formation d’une semaine de développement professionnel est prévu. Les candidatures peuvent être déposée jusqu’au 4 octobre 2017.
La société considère que les idées novatrices et les modes de réflexion innovants peuvent émerger n’importe où dans le monde d’où le parti pris de soutenir des projets à caractère social et à échelle globale portés par les acteurs des soins primaires qui unissent leurs forces pour relever les plus grands défis sanitaires d’aujourd’hui.
Les projets éligibles sont des projets mûris qui ont déjà reçu des fonds à hauteur de 250 000 dollars au minimum ou qui sont en développent depuis au moins 5 ans dans l’un des domaines suivants :
- santé environnementale ;
- chirurgie vitale ;
- défis épidémiologiques mondiaux ;
- personnel de santé ;
- santé des femmes et des enfants.
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IA : Healthymize, la start-up établissant des diagnostics de maladies chroniques par la voix
La start-up israelienne Healthymize a annoncé le 17 septembre 2017 avoir remporté le concours de la mHealth Israël Conference.
La start-up utilise l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies chroniques telles que l’asthme. Ce diagnostic est établi par la voix du patient.
Concrètement, l’application se fonde sur les appels émis par les patients : l’algorithme analyse la voix et la respiration du patient pour les symptômes de plusieurs maladies : asthme, insuffisance cardiaque, maladie pulmonaire obstructive chronique.
L’application détecte également l’aggravation des symptômes. Les données collectées sont consultables à tout moment par le patient et le praticien via une plateforme cloud. Selon les symptômes, l’application permet d’entrer en contact avec le praticien et de prendre rendez-vous.
L’innovation peut être utilisée pour surveiller l’état du patient via son smartphone, une montre connectée, une tablette ou encore par le biais d’un assistant vocal.
Aucune information relative à la commercialisation de l’application n’a été communiquée.