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  • Cybersécurité : le ministère de la Santé ouvre une cellule d’accompagnement pour les établissements

    Le ministère de la Santé a annoncé le 29 septembre 2017 l’ouverture d’un dispositif national d’appui pour les structures de santé devant déclarer des incidents de sécurité informatique. La loi de santé de 2016 a en effet rendu leur signalement obligatoire à compter du 1er octobre 2017 pour les établissements de santé, les hôpitaux d’instruction des armées (HIA), les centres de radiothérapie et les laboratoires de biologie médicale.

    Le dispositif d’accompagnement du ministère se compose d’une cellule Accompagnement cybersécurité des structures de santé (Cellule ACSS) et d’un portail de déclaration en ligne.

    Le portail de déclaration des incidents de sécurité

    Les signalements doivent être faits depuis le portail signalement des évènements sanitaires indésirables https://www.signalement.social-sante.gouv.fr, à partir de  l’espace dédié aux professionnels de santé. Doivent être signalées toutes actions ou suspicions d’action malveillante :

    • causant une indisponibilité partielle ou totale de leurs systèmes d’information ;
    • provoquant une altération ou une perte de leurs données ;
    • ayant un impact sur le fonctionnement normal de l’établissement.

    Un site dédié à l’information et à la veille, https://www.cyberveille-sante.gouv.fr/, a été ouvert le 1er octobre 2017. Il propose:

    • des actualités en matière de sécurité des systèmes d’information, de vecteurs de menaces et de bonnes pratiques ;
    • des bulletins de veille sur certaines vulnérabilités logicielles critiques ou des menaces sectorielles, des fiches réflexes et des guides pour répondre à différents types d’incident ;
    • un espace privé pour le partage entre spécialistes de la cybersécurité.

    La cellule ACSS

    • C’est l’Asip Santé qui est en charge d’apporter l’appui au traitement des incidents à travers la cellule ACSS
    • La cellule ACSS est placée sous la responsabilité du Fonctionnaire en charge de la sécurité des systèmes d’informations (FSSI) auprès du secrétaire général des ministères chargés des Affaires sociales, haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS).

  • IoT : Harvard et le MIT créent un tatouage connecté pour surveiller les signes vitaux du patient

    La Harvard Medical School et le Massachusetts Institute of Technology annoncent le 2 octobre 2017 le développement commun d’un tatouage connecté ayant pour visée de surveiller les fonctions vitales du patient en temps réel.

    Le tatouage se présente sous la forme d’un circuit imprimé se collant sur la peau et changeant de couleur en fonction de l’état de santé du patient.

    Il contient une encre composée de biocapteurs transformant la peau en écran de surveillance interactif. Tous les changements de couleurs sont déclenchés par le liquide interstitiel.

    D’autres encres sont utilisées : 

    • une encre qui passe du rose au violet pour indiquer l’évolution du PH ;
    • une encre devenant verte en fonction du taux de glucose et de sodium.

    Les tatouages connectés, une tendance à suivre

    L’université d’Austin (Texas) avait déjà un tatouage connecté changeant de couleur en fonction de l’évolution des fonctions vitales du patient. 

    L’université de Tel Aviv a également développé un tatouage connecté, qui se distingue des autres tatouages connectés en étant composé exclusivement d’électrodes. Il enregistre les signaux électriques transmis par la peau pour évaluer la condition physique du patient.

  • Etats-Unis : le ministre de la Santé contraint à la démission

    Tom Price, ministre de la Santé des États-Unis, a annoncé sa démission le 29 septembre 2017. Cette annonce fait suite à une polémique croissante sur son recours à des vols privés dans le cadre de ses déplacements ministériels.

    L’intérim est assuré par Don J. Wright.

  • GCS Aquitaine : l’utilisation d’outils électroniques de partage de données augmente prodigieusement

    Le développement de PAACO dans le cadre du projet TSN, la mise en œuvre de la messagerie sécurisée ainsi que de la télémédecine et enfin la réalisation de travaux préalables à une réorganisation régionale de plusieurs GCS en vue de la création d’une structure unique, le GIP ESEA : telles sont les principales réalisations du Groupement de Coopération Sanitaire Aquitaine (GCS) Aquitaine en 2016 sur lesquelles il revient dans son rapport d’activité publié le 29 septembre 2017.

    Le grand projet de restructuration impliquant le rapprochement du GCS TéléSanté Aquitaine avec les GCS Epsilim et le Groupement de Coopération Sanitaire Poitou-Charentes (E-santé Poitou-Charentes) pour la création du GIP ESEA doit aboutir le 1er octobre 2017. Sa mission sera de permettre l’accompagnement de la transformation numérique profonde auprès des professionnels.

    L’année 2016 est, par ailleurs, qualifiée comme une année de forte montée en puissance des service de télémédecine en établissements et qui de plus a vu la mise en place de plusieurs projets impliquant des solutions mobiles (Plaies et cicatrisation, E-Dom santé et Addictologie).

    Les outils d’échange électronique de documents, le grand succès du groupement

    La messagerie sécurisée ProMess

    Le GCS Aquitaine fait état notamment du succès de la messagerie professionnelle sécurisée ProMess. Fin 2015, seulement 4 établissements de santé du GCS étaient compatibles avec les critères MSSanté, alors qu’ils sont au nombre de 44 à la fin de l’année 2016. Par ailleurs, 86 autres établissements sont engagés dans le programme d’accompagnement de l’ASIP pour le devenir.

    L’exemple illustre de son utilisation et du bénéfice qu’elle génère est le partage d’informations via la plateforme de génétique moléculaire des cancers, commune au CHU de Bordeaux et à l’Institut Bergonié. L’objectif de l’analyse génétique par les établissements compétents est de préciser le diagnostic et de déterminer le traitement le plus adapté au patient. Sans le partage sécurisé des données, les délais du retour des résultats étaient de 10 jours. La plateforme permet une communication beaucoup plus rapide entre les différents intervenants en faveur de la personnalisation du traitement bénéfique pour le patient.

    L’outil de parcours PAACO

    PAACO (Plateforme Aquitaine d’Aide à la Communication) est l’outil électronique de parcours et de communication permettant le partage des dossiers de patients en territoire, en usage depuis 2012 en Aquitaine. La dynamique des projets PAERPA notamment a conduit à une multiplication par deux du nombre d’utilisateurs : fin 2016, on compte 3 790 utilisateurs, pratiquement 30 000 dossiers de patients créés et presque 110 000 documents partagés.

    Ceci a abouti à une généralisation de partage des données entre plusieurs structures à la fois.

    Les usages de la télémédecine s’intensifient

    La télémédecine est également un volet où des évolutions ont été constatées avec la forte augmentation du recours à la téléconsultation notamment dans le cadre de la gestion des AVC en EHPAD.

    481 téléconsultations ont été réalisées dans le cadre du projet Téléthrombolyse via la plateforme TéléA pour la gestion de l’AVC à distance. 19 nouveaux EHPAD et 2 centres experts se sont ralliés au dispositif en 2016.

    En termes de développements, on peut citer trois projets en mobilité:

    • Plaies et cicatrisation est le projet de téléconsultations et de téléexpertise en dermatologie dans le cadre duquel la solution PAACO a été mise en œuvre permettant  l’échange de données de différents types et la téléconultation grâce au volet webconférence ;
    • E-Dom santé est une expérimentation qui cible le maintient à domicile des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique avancé. Elle permet la surveillance à distance de patientes grâce à une montre connectée, un outil de vidéoconférence et une tablette ;
    • Addictologie est un projet visant les patients hospitalisés en Dordogne dont le suivi est effectué par des infirmiers, mais dans le cas où un avis médical s’avère nécessaire qui passe en l’occurrence par un outil de webconférence sur tablette.

     

  • Rendez-vous médicaux en ligne : Groupe Pasteur Mutualité choisit Docavenue (Cegedim)

    Groupe Pasteur Mutualité, assureur pour les professionnels de santé, annonce le 28 septembre 2017 avoir retenu Docavenue (Cegdim) pour proposer la prise de rendez-vous médicaux en ligne à ses adhérents.

    La mutuelle indique avoir choisi cette solution car Cegedim est un leader de l’informatique médicale, avec plus de 23 000 médecins et 44 000 paramédicaux équipés de ses solutions en France.

    L’offre proposée aux adhérents de Pasteur Mutualité leur permet :
    • d’indiquer leurs plages de disponibilité à leurs patients ;
    • d’envoyer automatiquement un SMS de rappel de rendez-vous aux patients.

  • Télémédecine : une refonte des organisations et de l’évaluation est nécessaire (ateliers CHAM2017)

    Le développement de la télémédecine et de la santé connectée passera par la refonte des organisations et la mise en œuvre de modèles adaptés d’évaluation : tel est le constat posé par les participants à l’atelier de la Société Française de Télémédecine à CHAM 2017 le 28 septembre 2017.

    Dans le contexte de la préparation d’un plan ministériel de lutte contre les déserts médicaux, qui envisage de doubler le nombre de maisons de santé publique, de déployer la télémédecine et les pratiques avancées, les 9 interventions, le partage des expériences et les échanges qui se sont tenus lors de l’atelier organisé par la Société française de télémédcine à CHAM2017, « Désert médicaux : comment créer des oasis de santé avec la télémédecine et la santé connectée ? », ont mis en avant quelques grands constats.

    • Les maisons de santé publique et les pharmaciens facilitent l’accès à l’offre de soins et agissent avec les services numériques comme des « hubs » de services de santé.
    • Le numérique et la télémédecine sont un levier d’amélioration de la coordination, comme le montre le projet XLens de TSN  (Landes), et aident à la prise en charge en premier et deuxième recours, en particulier pour les patients chroniques en assurant une télésurveillance (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque).
    • Le PRO (patient reported outcomes), ou perception du patient sur le service rendu, pourrait faire évoluer le financement du système de santé en introduisant une modulation en fonction du retour du patient.
    • La télémédecine et la santé connectée trouvent le plus souvent leurs usages dans l’exercice pluridisciplinaire. Leur développement demande donc un travail important sur les notions de peur sur le partage d’information, de confiance entre professionnels et du travail en équipe.
    • Seulement 8% de la population se situe dans une commune de sous-densité en médecins généralistes, mais la question des déserts médicaux reste un sujet majeur d’égalité et d’accessibilité aux soins. Il faut donc chercher à évaluer l’immédiateté des soins et revoir les indicateurs d’évaluation.
  • Diabète : Abbott obtient l’autorisation FDA pour FreeStyle Libre

    Le laboratoire Abbott a obtenu le 28 septembre 2017 l’autorisation de la Food and Drug Administration pour la commercialisation aux États-Unis de FreeStyle Libre, son appareil de mesure de la glycémie en continu sans piqûre.

    Abbott avait déjà reçu une autorisation de commercialisation d’une version professionnelle de FreeStyle Libre aux États-Unis il y a un an.

    Remboursé en France depuis juin 2017, FreeStyle Libre a également rejoint la liste des dispositifs médicaux remboursables au Royaume-Uni en septembre 2017.

  • Mutuelles : le groupe VYV partenaire de « thecamp », campus de la transformation numérique

    Le Groupe VYV, issu de la fusion entre Harmonie Mutuelle, la MGEN et Istya le 13 septembre 2017, est un des partenaires fondateurs de « thecamp », campus européen de la transformation numérique inauguré au public le 28 septembre 2017 à Aix-en-Provence, annonce le groupe dans un communiqué de presse publié à la même date.

    « thecamp » étant un lieu d’exploration et de recherche consacré aux technologies émergentes et aux nouveaux usages, le bénéfice du partenariat pour le Groupe VYV, convaincu de la transformation profonde des métiers de l’assurance et du soin, réside dans l’opportunité d’explorer des solutions pour l’avenir dans ses métiers, l’assurance et les services de soins et d’accompagnement.

    Cette association correspond à la volonté exprimée par la nouvelle mutuelle de s’engager dans une démarche de transformation et de créer un futur plus durable et plus humain.

    Le groupe VYV a participé financièrement au développement du campus et prendra part également à la gouvernance de celui-ci.

    Soucieux du progrès lié aux nouvelles technologies et notamment à la transformation numérique, le Groupe VYV souhaite en faire bénéficier ses assurés et autres partenaires, mais pas au prix de sacrifier le progrès humain et social.

  • Santé numérique : Chicago, le nouvel écosystème à suivre

    La ville de Chicago annonce le 26 septembre 2017 que la start-up Outcome Health planifie une embauche massive de 2000 personnes entre 2017 et 2022.

    Cette annonce renforce la politique de la ville de Chicago d’une part pour attirer les healthtech et d’autre part pour se distinguer en tant que nouvel écosystème qui compte dans le secteur de la santé numérique.

    Un écosystème e-santé en pleine expansion

    Le Health Care Council de Chicago a publié un rapport en septembre revenant sur le développement des start-ups du secteur de la santé numérique :

    • depuis 2010, 142 start-ups ont été fondées à Chicago dans le domaine de la healthtech ;
    • ces start-ups ont regroupé 759 M$ d’investissement sur la période 2011-2016 ;
    • les start-ups e-santé ont la croissance la plus rapide sur ces cinq dernières années aux États-Unis ;
    • en 2016, 11 start-ups ont été classées parmi les 5000 entreprises ayant eu une croissance particulièrement rapide aux États-Unis.

    Selon cette étude, les universités de Chicago ont investi 1,5 Md$ en R&D.

    L’annonce de Outcome Health est symptomatique d’un secteur en pleine expansion comme le montre également la levée de fonds de la start-up Tempus qui a levé 70 M$ cette semaine. 

    Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : 

    • un maillage d’incubateurs et d’espaces de coworking (90) ;
    • une présence forte des fonds d’investissements et de private equity : 2,8 Mds $ ont été investis en 2017 ;
    • le besoin croissant d’expertises spécifiques dans tous les domaines de santé notamment pour le cas des maladies chroniques.

    Un partenariat avec Tel-Aviv

    La ville de Chicago a envoyé une délégation d’universitaires, d’investisseurs en Israël en vue d’un partenariat dans les domaines de l’eau et de la e-santé. Cette rencontre était organisée par SOSA, un réseau mondial regroupant plusieurs incubateurs et accélérateurs, 5000 start-ups, 150 investisseurs et 50 multinationales telles que Yahoo. 

    Un tel partenariat entre Tel-Aviv et Chicago permettraient de créer un catalyseur d’innovations commun au deux villes. Cela constituerait un accélérateur inédit pour l’écosystème e-santé de Chicago augmentant ainsi son rayonnement à l’international. 

  • USA : Boomtown, un accélérateur avec un programme dédié aux start-ups centrées sur le patient

    Boomtown, un accélérateur américain de start-ups dédiées aux technologies de la santé, à l’Internet, aux technologies mobiles, à l’informatique et à l’IoT, annonce le lancement d’un programme spécifique pour les start-ups porteuses de projets donnant naissance à des produits centrés sur le patient et des services liés aux soins de santé le 20 septembre 2017.

    À cet effet, l’accélérateur a établi un partenariat avec le Conseil national de la santé (National Health Council (NHC)), une organisation faîtière de la défense des droits des patients. Les deux entités ont signé une convention de coopération pour trois ans pour sélectionner environ 20 start-ups ayant le patient au cœur de leurs préoccupations et les accompagner ensemble pendant une période de 3 mois.

    Le 21 septembre 2017, Boomtown lançait un appel à candidatures pour la promotion printemps 2018 dont le programme d’accompagnement débutera en février 2018.

    Le patient et la valeur du soin comme moteurs de développement

    L’équipe de Boomtown est convaincue de la nécessité de remplacer les paradigmes traditionnels du secteur de la santé par des modèles de soins plus réactifs et centrés sur le patient et sur la valeur et que pour y parvenir la technologie est un vecteur clé.

    Le responsable du programme Technologies de la santé (Healthtech), Tom Base, affirme que l’une des raisons principales de l’échec des nouveaux produits de santé est le manque de concertation des patients. Mettre les patients en premier lieu et comprendre leurs besoins est une approche incontournable et garante de succès, selon lui, d’où le partenariat avec le NHC.

    Le NHC est une organisation non lucrative, fondée en 1920, qui réunit de nombreuses association dans le domaine de la santé pour porter la voix de plus de 133 millions de personnes souffrant de maladies chroniques ou handicapées.

    Selon un rapport intitulé « 2016 StartUp Health Insights Funding Report », l’expérience du patient ou du consommateur était le champ le plus financé en santé numérique atteignant une valeur totale de plus de 2,8 milliards de dollars cette année-là (environ 2,4 milliards d’euros).

    Un accompagnement personnalisé

    Intégrer Boomtown, situé à Boulder dans l’État de Colorado, pour une start-up en phase de démarrage implique une dotation financière de 20 000 dollars (environs 16 950 euros) et des avantages à hauteur de 200 000 dollars (169 500 euros).

    L’accompagnement se fait dans le cadre d’un programme sur mesure, adapté aux besoins individuels de la start-up et dans les domaines où ses entrepreneurs en ont le plus besoin.