Articles

  • Etienne Grass quitte l’AP-HP pour rejoindre Cap Gemini

    Etienne Grass, actuellement directeur de la transformation à l’AP-HP, quittera prochainement l’institution parisienne pour rejoindre Cap Gemini en tant que directeur Secteur public, a t-il indiqué à Health&Tech Intelligence le 6 octobre 2017.

    Ancien élève de l’ENA, Etienne Grass est Inspecteur des Affaires sociales. Il a notamment été directeur de cabinet du directeur général de la Cnamts.

  • ADDON-acs, plateforme de digitalisation du parcours de soin, lève 300 000€

    ADDON-acs, plateforme de digitalisation du parcours de soin, annonce dans un communiqué de presse datant du 30 septembre 2017 avoir finalisé sa première levée de fonds en réunissant 300 000 € dans l’objectif d’accélérer son développement.
    Les fonds ont été recueillis auprès de ses investisseurs historiques et de Bpifrance.

    La start-up a été fondée en juin 2016 par Patrick Seux et Thibault Allouard et opère dans le secteur de la e-santé et de l’assurtech.

    Elle a conçu une plateforme à destination des complémentaires santé leur permettant d’analyser en temps réel le comportement des assurés au cours de leur parcours de soin. L’analyse et la qualification des informations recueillies sur les bénéficiaires aboutissent à la conception de parcours de soins digitalisés en temps réel et à l’élaboration d’outils à destination des acteurs de la santé visant à améliorer leur relation client et à mieux maitriser leurs coûts.

    ADDON-acs a par ailleurs été récompensée dans le cadre du Trophée START-UP 2017 de l’Argus de l’assurance dans la catégorie Big Data/Data Analytics et dans la catégorie Biotech / Santé.

  • Big Data : l’entrepôt de données massives du CHU de Rennes labellisé par l’ANR

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes annonce le 4 octobre 2017 la labellisation de son projet de laboratoire de données massives, LITIS (Laboratoire d’Interopérabilité Traitement et Intégration des données massives en Santé), par l’Agence Nationale de la Recherche. Il recevra à ce titre des crédits sur trois ans.

    Fort de son expérience en création d’entrepôt de données, le CHU a été instigateur du projet de la création du laboratoire LITIS en coopération avec l’Université de Rennes 1, l’Inserm et Enovacom, dans le cadre d’un partenariat public-privé, afin de concevoir un modèle de plateforme de données massives hospitalières utilisées dans les centres de données cliniques et dédiées à la recherche médicale.

    C’est le Laboratoire du Traitement du Signal et de l’Image (LLTSI) qui est porteur du projet et qui a déjà procédé au développement d’un outil innovant de traitement et d’exploitation des données patients, eHOP.

    Un partenariat public-privé pour favoriser la recherche grâce aux technologies innovantes

    La technologie du big data se révèle être un enjeu de la médecine de demain et contribue notamment au développement de la médecine 4P (préventive, personnalisée, prédictive et participative).

    Le projet LITIS a été retenu par l’Agence nationale de la recherche car il est fondé sur un partenariat public privé et vise à permettre:

    • la mise en réseau et l’interconnexion de plateformes de données à l’échelle du territoire grâce à l’accompagnement de la SATT Ouest Valorisation, en tant qu’opérateur de valorisation des établissements dans le grand ouest ;
    • l’intégration, le traitement et l’exploitation de données produites dans le cadre du soin (hospitalisation ou ambulatoire), de la recherche clinique (essai clinique) ou du bien-être des patients (santé connectée).

    Déploiement

    Les institutions publiques faisant partie du projet ont procédé à la signature d’un contrat de licence d’exploitation avec la société Enovcom, avec laquelle elles souhaitent le développement de nouveaux outils. Il est prévu qu’il soit déployé dans les six CHU du Grand Ouest, puis au sein de deux centres de lutte contre le cancer sous l’égide du réseau HUGO (Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest).

  • Télémédecine : Eovi Mcd Mutuelle annonce 386 téléconsultations depuis le lancement du service

    Le 5 octobre 2017, Eovi Mcd Mutuelle organisait une conférence de presse pour faire présenter son nouveau service de téléconsultation lancé en septembre 2017. L’événement a été l’occasion de revenir sur les premiers chiffres confirmant le besoin d’un tel service.

    Le partenariat avec MédecinDirect, un partenaire expérimenté et affirmé sur le marché, s’inscrit dans une démarche plus globale de la mutuelle de recherche de partenaires avec qui elle pourra œuvrer pour construire les services d’accompagnement de ses adhérents, qui est l’évolution qui se profile pour le secteur des mutuelles.

    Inclure la téléconsultation dans son offre de services est une façon de répondre aux attentes et aux besoin identifiés auprès des adhérents et selon un baromètre réalisé par la mutuelle en 2017, les adhérents sont demandeurs de la téléconsultation qui constitue une réponse au manque de disponibilité des professionnels de santé ou aux freins à l’accès aux soins de nature géographique.

    La téléconsultation est accessible à l’ensemble des adhérents de la mutuelle, sans limite et à titre gracieux. Le dispositif sera évalué avant qu’il en soit envisagé de l’étendre à l’ensemble des mutuelles membres du groupe Aesio.

    Le lancement de la téléconsultation s’inscrit dans la promotion de l’offre servicielle de la mutuelle. La téléconsultation est vue comme un service de santé d’accès simple et rapide et également complémentaire des pratiques médicales traditionnelles qu’elle ne vise pas à remplacer.

    Les chiffres montrent un intérêt pour le service. Depuis le 1er septembre 2017, date à laquelle il a été mis en place par la mutuelle, le service de téléconsultation bénéficie d’un accueil favorable auprès des adhérents d’Eovi Mcd mutuelle:

    • 553 adhérents ont déjà créé leur compte directement sur le site de MédecinDirect ;
    • 386 téléconsultations ont été effectuées, dont 12% ont abouti à l’émission d’une prescription médicale.

    MédecinDirect qualifie les téléconsultations réalisées par son réseau comme des « préconsultations », précédant une consultation classique qu’il peut difficile d’obtenir. Selon une enquête réalisée par ce prestataire de téléconsultations, 86% des cas traités en téléconsultation sont résolus, ce qui pousse à la conclusion que la téléconsultation peut donc éviter l’aggravation de cas ou éviter une consultation supplémentaire.

    C’est en cela que le service est intéressant pour Eovi Mcd Mutuelle dont la prévention reste une préoccupation importante. D’ailleurs, elle était au cœur de la stratégie du groupe Aesio constitué en novembre 2016 et dont elle fait partie.

  • Cityblock, spin off de Google, développe une health tech destinée aux personnes aux faibles revenus

    Sidewalk, le laboratoire d’innovation du groupe Alphabet Inc (Google), annonce le 3 octobre 2017 la création de la start-up Cityblock.

    S’adressant aux personnes en situation de précarité, Cityblock est une assurance santé qui définit un profil sur mesure du patient dépendant de Medicare ou Medicaid. En fonction des besoins et de son profil, le patient est dirigé vers des dispensaires ou des centres de santé qui le prendront en charge. Cityblock met également en contact les membres de la plateforme vivant à proximité pour, par exemple, faire du covoiturage pour se rendre à une consultation.

    L’offre proposée est inédite dans la health tech, notamment en ciblant les personnes aux revenus faibles.

    Les services proposés par Cityblock seront lancés au début de l’année 2018. Les modalités de lancement n’ont pas encore été communiquées.

  • Christine Lecomte nommée responsable développement innovation en e-santé au CHU de Strasbourg

    Christine Lecomte est responsable développement de l’innovation en e-santé aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg depuis septembre 2017.

    Elle était précédemment directrice innovation et usages numériques au GCS Alsace e-santé.

  • Centrale Supélec Exed et Care Insight ouvrent un executive certificate e-santé-télémédecine

    Care Insight et Centrale Supélec Exed annoncent le 4 octobre 2017 leur partenariat pour la mise en place d’une formation continue sur la e-santé : l’executive certificate e-santé-télémédecine.

    CentraleSupélec Exed est l’entité dédiée à la formation continue de CentraleSupélec.

    Une formation abordant les enjeux de la e-santé

    L’executive certificate e-santé télémédecine est une formation continue exposant les enjeux, le contexte et la déontologie liés au déploiement de la e-santé. La formation propose un état des lieux français et international dans le secteur de la santé numérique.

    Le cabinet Care Insight interviendra pour partager son expertise en matière de numérique et santé notamment sur l’innovation et son intégration dans une stratégie de santé et un écosystème complexe.

    Cette formation portera également sur la qualité et la sécurité dans un univers très réglementé. Enfin, un volet indispensable lié à évaluation des projets e-santé viendra compléter cette formation.

    L’executive certificate e-santé / télémédecine a été conçu pour les directeurs d’établissement, DSI, gestionnaires de risques, cadres d’ARS, industriels de l’informatique et de l’électronique de santé, ESN, CRO, industriels du secteur de la santé, ingénieurs d’affaires et de services marketing, médecins et toute personne intéressée par le management hospitalier et la qualité-sécurité des systèmes d’information en Santé.

    Contenu de la formation

    L’executive certificate e-santé / télémédecine propose plusieurs modules notamment :

    • le module « Radical Innovation Design – RID® » : problématiser à partir d’une idée initiale un besoin idéal, maximisant les chances de développer une innovation radicale de produit, de service ou de modèle d’affaire ; structurer l’activité de montée en compétences et d’acquisition de connaissance en phase de problem setting, développer une stratégie d’exploration des solutions conceptuelles à partir du ou des scénarios d’usage, définir des concepts de solution porteurs de valeur, s’organiser en mode projet dans la phase problem setting, établir des preuves solides d’utilité, d’innovation, de profitabilité et de concept au travers des protocoles de validation et du prototypage ;
    • le module « innover dans la filière du médical et du médico-social » avec notamment la réalisation d’une étude de cas ;
    • le module « qualité et sécurité en matière de e-santé  / télémédecine  » : organisation, outils et méthodes, connaître les démarches qualitatives et de gestion de la qualité, savoir les introduire dans son projet de e-santé / télémédecine.

    Pour plus d’information contactez laurent.wippern@care-insight.fr

  • Télémédecine : l’Ordre des médecins, les fédérations hospitalières et la SFT font cause commune

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins, la Société Française de Télémédecine et les 4 fédérations hospitalières (FHF, FHP, Fehap et Unicancer) ont publié cinq propositions communes le 4 octobre 2017 pour permettre à la télémédecine de se développer en France.

    L’objectif est que les dispositions en matière de télémédecine contenues dans le PLFSS 2018, actuellement en finalisation, prennent en compte « l’usage bénéfique des outils de la santé connectée dans la coordination efficiente des soins » « sur les territoires ».

    Les 5 propositions pour assurer le développement de la télémédecine

    Basculer le financement de la télémédecine dans le droit commun de la Sécurité sociale

    Les signataires proposent :

    • une combinaison de part forfaitaire pour le suivi de patients atteints de maladie chronique et de rémunération à l’acte dans le cadre de ce suivi ;
    • la rémunération à l’acte de la télé-expertise effectuée à la demande d’un médecin de premier recours ;
    • une inscription de ces tarifs dans le champ conventionnel pour l’exercice libéral et dans les budgets pour les établissements.

    Identifier dans la nomenclature de l’Assurance maladie des indicateurs qualités de la télémédecine

    Les institutions proposent de mettre en place des indicateurs simples (lettres clés, critères qualité, codage PMSI…) pour la codification des actes en pratique libérale et dans les GHS pour les établissements afin de :

    • tracer la réalisation des activités de télémédecine ;
    • fournir un moyen de régulation du financement.

    Permettre le développement de plateformes de téléconseil médical personnalisé pour améliorer l’accessibilité aux prises en charge médicales

    Les institutions signataires proposent :

    • d’encourager le développement de plateformes publiques ou privées de télé-expertise spécialisées ;
    • d’assurer les prestations ainsi réalisées via l’Assurance maladie ou par des dotations aux établissements de santé ;
    • de généraliser les transmissions sécurisées de santé et le déploiement opérationnel du DMP afin de permettre la coordination territoriale entre l’activité médicale en ambulatoire et l’activité médicale en établissements, intégrant des pratiques télémédicales, dans le cadre d’un parcours de soins ;
    • de soutenir le secteur libéral pour qu’il s’implique dans ce dispositif.

    Réviser le cadre réglementaire

    Les signataires estiment que le décret de télémédecine de 2010 doit être révisé pour :

    • supprimer la nécessité d’une contractualisation avec une ARS lorsque la pratique de la télémédecine s’intègre dans le parcours de soins coordonné d’un patient et/ou son suivi médical par le médecin ou l’équipe de soins qui l’a pris en charge ;
    • intégrer, dans le 5e acte de télémédecine tel qu’il est défini par la réglementation en vigueur, le téléconseil médical personnalisé, hors urgence.

    Former les professionnels de santé à la santé connectée et à la télémédecine

    L’objectif est de permettre aux professionnels de santé :

    • de s’approprier les outils numériques et leurs usages ;
    • de concevoir des organisations nouvelles sur un mode coopératif.

  • Google Deepmind crée une unité de recherche éthique pour appréhender les enjeux de la e-santé

    Google DeepMind annonce le 4 octobre 2017 l’ouverture d’une unité de recherche éthique au sein de sa structure.

    L’unité de recherche DeepMind Ethics & Society aura pour mission d’explorer, d’analyser et de mettre en perspective les impacts et les enjeux éthiques relatifs au développement de l’intelligence artificielle dans le monde réel.

    L’équipe sera essentiellement composée d’universitaires de Columbia et d’Oxford. Sean Legassick, l’ancien policy manager de Google pour l’Union européenne et le Royaume Uni sera à la tête de cette équipe.

    Les champs d’analyse du DeepMind Ethics & Society group

    Le DeepMind Ethics & Society aura plusieurs champs d’analyse :

    • les données personnelles ;
    • la transparence ;
    • la gestion des risques découlant de l’intelligence artificielle ;
    • la morale.

    La création d’un tel département au sein de Deepmind fait écho à la condamnation du Royal Free Hospital (Londres) par l’Information Commissionner Office.

    En l’espèce, les patients de l’hôpital n’avaient pas été informés que leurs données personnelles étaient utilisées dans le cadre du test de l’application Streams.

  • Belgique : actions politiques en faveur de la formation des médecins libéraux wallons à la e-santé

    Dans un article en date du 2 octobre 2017 du journal belge « Le Spécialiste », journal dédié à l’actualité des médecins spécialistes, le point de vue sur les évolutions à donner à la e-santé de la ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Égalité des chances et de la Fonction publique est exposé.

    Alda Gréoli, nommée ministre au gouvernement wallon en juillet 2017, fonde sa stratégie en e-santé sur la formation des professionnels de santé et une politique de gestion de données qui limite leur usage aux prestataires de soins.

    Former les professionnels pour faire progresser la e-santé et les rallier à la révolution digitale

    Bien que les actions générales dans le domaine de la e-santé relèvent de la compétence de la Fédération, la région wallonne a également son mot à dire et encourage le développement de la e-santé.

    À cet effet, un programme de formation nommé « e-santé Wallonie »a été mise en place et est piloté par la Fédération des associations de généralistes wallons (FAGW). Il vise au soutien de l’utilisation des nouvelles technologies au cours des soins primaires sur le territoire de la région wallonne et propose à ce titre des formations certifiantes en e-santé, des formations dans le domaine de la gestion électronique de dossier médical, des services médicoadministratifs, des base de données, de la prescription électronique, le tiers-payant électronique, la facturation électronique, etc.

    Il s’agit d’un programme d’un coût total de 512 000 euros, cofinancé par l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) à hauteur de 210 000 euros et la région Wallonne à hauteur de 302 000 euros.

    Les données, la chasse gardée des prestataires de soins

    Quant à l’échange de données généré par ces nouvelles pratiques professionnelles, elle estime qu’il doit s’inscrire dans le cadre de la relation thérapeutique et de la continuité des soins. La région Wallonie a défini son cadre juridique en conséquence – la collecte, la conservation et la détention des données de santé doit être assurée par les prestataires de soins en applications stricte du principe du secret professionnel et de la liberté thérapeutique du patient.