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  • Big data: « health point » stations in Japan to encourage citizens to live healthier lives

    The municipal government of Kashiwa City in Chiba prefecture, Japan, is launching a set of smart city initiatives as part of its ongoing town planning. The goal is to better promote longevity and help all generations to live healthier lives.

    A system of « health points » will be put in place throughout the city. Stations provided by Medica Cloud Inc. will be deployed to track the physical activity of citizens such as how far they have walked each day. Based on this data, citizens will earn points that can be exchanged for shopping certificates.

    The more residents adopt healthy habits, the more they earn points

    Medica Cloud has installed signage stations in the city’s major shopping center, LaLaport Kashiwanoha. These provide residents with health support services. Residents can get information about their health points and get shopping certificates without needing to use their own smartphones or PCs.

    Japanese city will adopt Hulft software, developed by the Japanese company Season Information Systems, for managed file transfer to implement a point card system to enhance civic health services as part of their “Kashiwa-no-ha Smart City” initiatives.

    More precisely, one of the solutions proposed to support this activity is « Aruko! Kazasu-kun « (« Let’s walk, Kazasu! »). This system is designed to be sold to local governments, and is designed primarily for elderly residents. They can view their pedometer data, BMI, body fat percentage, and other information by swiping their activity meters at a signage station.

    « The heath points system awards the resident points depending on how far they have walked which can be used at the shopping center [if they have improved their BMI or body fat percentage for instance], the press release said. This is the first time activity meters have been used with such a large-scale commercial facility in Japan. »

    A 224 € decrease in annual medical expenses by per person

    One local government reduced the annual medical expenses of residents who used the system by approximately 30,000 yen (€224) per person, Medica Cloud said.

    Make citizens more active in the health system

    With this device, residents can become more aware of their own health indicators. In addition, because the signage stations are in places where many people gather, « the service gives residents a chance to meet others and share their data, which leads to communication among them » the company said.

    Data protection is at the center of concerns

    Hulft was used to transfer the residents’ activity data between the point card system and the signage terminals collecting the data from the activity meters. Since the data is personal information, protecting the privacy of residents is the top priority. Hulft « enabled the systems of the various organizations involved in the initiatives to be integrated efficiently while maximizing security and reliability, » said a statement of Medica Cloud.

  • Big data : des stations « point santé » au Japon pour inciter les citoyens à mener une vie saine

    La ville de Kashiwa, dans la préfecture de Chiba, au Japon, se lance dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives « smart city » dans le cadre de son projet d’urbanisme en cours. L’objectif est de mieux promouvoir la longévité et d’aider toutes les générations à mener une vie plus saine.

    Un système de « points de santé » sera mis en place partout dans la ville. Des stations fournies par la société Medica Cloud Inc. seront déployées pour permettre de suivre l’activité physique des citoyens, telle que leur distance parcourue à pied chaque jour. Sur la base de ces données, les citoyens pourront gagner des points qui pourront être échangés contre des bons d’achat.

    Plus les résidents de la ville se dépensent, plus ils gagnent des points

    Medica Cloud a installé des stations d’affichage dans le principal centre commercial de la ville, Lalaport Kashiwanoha. Elles offrent aux résidents des services de soutien en santé. Les résidents peuvent obtenir des informations sur leurs points de santé et les convertir en bons d’achat sans avoir à utiliser leur smartphone ou leur ordinateur portable.

    La ville japonaise a adopté le logiciel Hulft élaboré par Saison Information Systems pour le transfert de fichiers gérés afin d’implanter un système de cartes à points visant à améliorer les services de santé publique dans le cadre de ses initiatives dites « smart city Kashiwa-no-ha ».

    Plus précisément, l’une des solutions proposées pour soutenir cette activité est « Aruko! Kazasu-kun » (« Marchons, Kazasu! »). Ce système est destiné à être vendu aux gouvernements locaux, et est conçu principalement pour les résidents âgés. Ils peuvent voir leurs données de podomètre, leur IMC, leur pourcentage de graisse corporelle et d’autres informations en balayant leurs compteurs d’activité à une station de signalisation.

    « Le système accorde des points santé aux résidents en fonction de la distance qu’ils ont parcouru à pied et qui peuvent être utilisés sous forme de bons d’achat au centre commercial [s’ils ont amélioré leur IMC ou réduit leur pourcentage de graisse corporelle par exemple], précise le communiqué. Il s’agit du premier compteur d’activités utilisés à grande échelle au Japon (…). »

    Une réduction des frais médicaux annuels d’environ 224 € par personne

    Un gouvernement local japonais a réduit la frais médicaux annuels des résidents qui ont utilisé le système par environ 30 000 yens (224 €) par personne, indique Medica Cloud.

    Rendre les citoyens plus actifs dans le système de santé

    Avec ce dispositif, l’objectif est que les résidents deviennent davantage conscients de leur état de santé. De plus, parce que les stations de signalisation sont des endroits où beaucoup de personnes se rassemblent, « le service donne aux résidents une chance de rencontrer d’autres personnes et de partager leurs données, ce qui entraîne une communication entre les habitants », explique l’entreprise.

    La protection des données au centre des préoccupations

    Hulft a été utilisé pour transférer les données d’activité des résidents entre le système de cartes de points et les terminaux de signalisation collectant les données des compteurs d’activité. Comme les données sont des informations personnelles, la protection de la vie privée des résidents est la priorité absolue.

    Hulft « a permis d’intégrer efficacement les systèmes des différentes organisations impliquées dans les initiatives [en question] tout en maximisant la sécurité et la fiabilité [des données utilisées] », précise un communiqué publié par Medica Cloud.

  • eHealthTallinn2017 : reportage dans l’hôpital estonien le plus digitalisé du pays, PERH

    À l’occasion de la conférence de haut niveau « Health in the Digital Society. Digital Society for Health » qui s’est déroulée du 16 au 18 octobre 2017 à Tallinn, Health&Tech Intelligence a eu l’occasion de participer à la visite privilégiée de l’Hôpital régional d’Estonie du Nord (Põhja-Eesti Regionaalhaigla (PERH)), organisée par HIMSS (Healthcare Information and Management Systems Society).

    Né le 25 juillet 2001 de la fusion de la fusion de plusieurs établissement de santé afin d’améliorer la qualité des soins à échelle régionale, cet hôpital est devenu le centre pionnier en innovation technologique et organisationnelle et en e-santé, avec un système d’information complètement intégré.

    L’innovation a été abordée à travers des réalisations pratiques au sein de l’hôpital :
    • le parcours du patient fluidifié au sein du service de radiologie, qui a été pensé en collaboration avec les professionnels de santé ;
    • l’application iPalat3 utilisée par les médecins pour le suivi de leurs patients ;
    • les ambulances équipées de e-services.

    Les principes de base de la marque de fabrique e-santé de l’établissement

    L’établissement a été imaginé comme un centre d’échange de savoir-faire et constitue la plaque tournante du système de soins dans le nord de l’Estonie. Son rayonnement régional passe également par :

    • la formation d’autres professionnels de santé aux méthodes et traitements de pointe ;
    • l’introduction de l’innovation dans les fonctions support (informatique, ingénierie) et les aspects organisationnels.

    Imbi Kivi-Sild, la directrice du département « e-Hôpital » du PERH, a caractérisé l’établissement comme :

    • employant plus de 3 900 professionnels de santé, dont plus de 500 médecins ;
    • incorporant 7 cliniques et 32 centres de soins spécialisés ;
    • étant, entre autres, un des plus modernes du pays ;
    • fournissant des soins pour plus de la moitié des malades souffrant d’un cancer à l’échelle du pays.

    Pour illustrer l’optimisation du parcours patient, on peut citer deux chiffres :

    • la durée moyenne de séjour à l’hôpital est passée de 9,6 jours en 2011 à 9,2 jours en 2015 ;
    • les soins ambulatoires augmentent :
      • le nombre de visites de médecins en ambulatoire s’élevait à 252 645 en 2011 contre 255 776 en 2015 ;
      • le nombre de visites d’infirmiers en ambulatoire s’élevait à 20 319 en 2011 et a plus que doublé pour atteindre 52 087 en 2015.

    Un système d’information central et centralisant

    En Estonie, 4 fournisseurs de systèmes d’information hospitalier se partagent actuellement le marché, mais la tendance est à la convergence et l’objectif est d’arriver à 2.

    Au sein du PERH, les systèmes d’information sont nombreux. Pratiquement chaque spécialité a son propre système d’information répondant à ses besoins spécifiques. Ainsi, une vingtaine de systèmes d’information cohabitent et communiquent parfaitement entre eux.

    Toutes les données générées par les spécialités sont disponibles à l’ensemble du personnel de l’hôpital, mais également à l’ensemble des professionnels de santé du pays, grâce à un système d’information central.

    La gestion de l’identité et de l’identification

    Dans un établissement où la e-santé a son propre département, l’identité numérique est une question de fond.

    L’entrée à l’hôpital, le passage d’un service à un autre ou d’un espace à un autre est soumis à authentification grâce à une carte électronique individuelle validée via des boîtiers installés à l’entrée de chaque espace.

    Pour ce qui est de la gestion des données médicales du patient, sachant que les citoyens estoniens disposent d’un dossier électronique, afin d’alimenter celui-ci dans le cadre d’une consultation ou une intervention, le personnel médical est invité à se connecter au réseau sécurisé de l’hôpital. Chaque connexion est soumise à l’émission d’un mot de passe à usage unique et permet d’identifier le membre du personnel à l’origine de l’action.

    À cet effet, tous les membres du personnel médical sont équipés d’un iPad personnel et sont identifiés électroniquement.

    Le système d’information recueille donc toutes les actions émanant d’un compte utilisateur associé à un professionnel de santé.

    Le mode de gestation de l’innovation

    Plusieurs instances ont en charge l’introduction des pratiques numériques au sein de l’établissement:

    • le département e-Hôpital, qui pilote l’innovation ;
    • le département de technologie médicale, qui est transversal, étudie l’import de la technologie dans les pratiques médicales, mais également dans l’organisation ;
    • les professionnels de santé de l’établissement participent activement à l’introduction de l’innovation ; c’est ainsi que le service de radiologie a été réorganisé et le parcours patient correspondant repensé en impliquant les radiologues.

    Un parcours patient « zéro papier » et fluide au service de radiologie

    Andruss Paats, radiologue et directeur du département de technologie médicale, a fait la visite guidée de service radiologie dans le cadre de soins programmés, car la radiologie pratiquée dans le cadre des urgences est assurée par une unité dédiée et incorporée au sein du service des urgences. Un parti pris au bénéfice d’une organisation fluide du parcours de soins.

    La gestion électronique du flux de travail au sein du service a été mise en place en 2006 et a permis une optimisation de la gestion du temps.

    Les patients envoyés au PERH pour un examen d’imagerie se présentent au guichet du service sans ordonnance : celle-ci est déjà rentrée dans le système informatique et le réceptionniste la retrouve grâce à l’identifiant national du patient.

    On leur attribue un numéro et ils patientent jusqu’à ce qu’il s’affiche en haut d’une cabine, signe qu’ils peuvent procéder. L’émission du numéro avertit le radiologue de l’arrivée du patient. À partir de ce moment, au système national de gestion des dossiers électroniques des patients et du système de gestion des rendez-vous de l’hôpital s’ajoute le système du service de radiologie via lequel les machines sont télécommandées et paramétrées depuis la cabine du radiologue, située au fond de la salle de radiologie et inaccessible au patient. Les verrouillage et déverrouillage automatiques des cabines du patient le guident dans le déroulé de l’examen. Le système de communication vocale via microphone permet au radiologue de donner les instructions nécessaires au patient.

    Le radiologue procède à la capture d’images qui sont enregistrées sur son poste et dans le système.  Depuis le poste mis à disposition, il accède au dossier du patient et aux images réalisées et peut faire son compte-rendu grâce à un logiciel de reconnaissance vocale.

    Le temps d’attente est optimisé et les flux de personnes parfaitement gérés.

    Application iPalat3, un outil analytique et de suivi quotidien des médecins de l’hôpital

    Le docteur Indrek Seire, chirurgien, nous fait la démonstration depuis son iPad des applications dont il dispose pour le suivi de ses patients.

    Il s’agit d’une solution faite sur mesure par la compagnie Helmess et développée en 2008 et qui est la propriété du PERH. Helmess a développé un service adapté à chaque spécialité médicale. Depuis 2013, les médecins on accès aux données du système informatique en mobile, via leur iPad, et peuvent se connecter à distance, mais pour cela doivent passer exclusivement via le réseau du PERH, sécurité des données oblige. Depuis 2014, une nouvelle interface a été développée et offre un excellent confort visuel au médecin.

    La solution permet de consulter l’historique d’un patient à travers les différents diagnostiques dont il a fait l’objet. Elle est particulièrement adaptée au suivi long, notamment des patients atteints d’un cancer.

    Via son application, le médecin peut :

    • accéder aux résultats d’analyses médicales automatiquement numérisées dans le dossier électronique du patient ;
    • ajouter des notes aux comptes-rendus médicaux;
    • filtrer les informations selon leur nature (donnée, résultats, types d’acte médical, etc.), qui peuvent être présentées sous forme de tableaux et de graphiques analytiques.

    Indrek Seire vantait les avantages de la solution dans le cadre du suivi oncologique des patients, où l’application permet d’établir des corrélations entre les actes chirurgicaux et les données telles que les constantes vitales ou les marqueurs spécifiques.

    Le système centralisé auquel est intégrée son application lui permet d’accéder aux données du patient générées par une autre spécialité comme les comptes rendus radiologiques, mais également les examens d’imagerie.

    Lorsque des actes et examens médicaux sont réalisés au sein d’un autre établissement, les données sont moins détaillées, mais accessibles néanmoins.

    e-Ambulances

    Le chef du centre d’urgence de l’hôpital régional d’Estonie du Nord, Arkadi Popov, a fait la démonstration des services numériques dont sont équipées les ambulances desservant le service d’urgence du PERH.

    Les ambulances disposent en premier lieu d’un système de géolocalisation par satellite et sont toutes équipées d’un écran de navigation. Leur position est communiquée en temps réel au centre de régulation médicale qui peut localiser toutes les ambulances sur le territoire national et envoyer l’ambulance la plus proche sur les lieux de l’intervention. C’est une initiative du ministère de l’Intérieur estonien qui a été mise en place en 2010.

    Les ambulanciers disposent tous d’un iPad personnel dont l’utilisation est soumise à identification et qui leur permet de transférer des informations et des données liées à une intervention à l’établissement de santé qui se chargera d’accueillir le patient via le dossier électronique de ce dernier. Le déploiement de ce projet a été initié en 2007 et a été achevé en 2010.

    Les ambulances permettent également de faire des téléconsultations. En 2010, par manque de professionnels de soins dans les îles, le gouvernement a décidé d’équiper les ambulances d’un système de visioconférence afin de permettre à du personnel non médical de donner les premiers soins, ce qui impliquait l’assistance d’un médecin à distance. Donc, un ambulancier ou un volontaire fait appel au médecin qui est basé au PERH en envoyant un e-mail d’alerte. Le médecin a accès sur écran à toutes les constantes vitales du patient secouru et a un contact visuel pour vérifier les gestes et pour constater l’état du patient.

  • Prise de rendez-vous médicaux en ligne : le CHR de Metz et le CH de Versailles choisissent Keldoc

    Le Centre hospitalier régional de Metz-Thionville et le centre hospitalier de Versailles ont retenu Keldoc pour mettre en place la prise de rendez-vous en ligne dans leurs services, indique le 23 octobre 2017 MNH Group, qui a racheté la start-up en août 2016.

    Selon MNH Group, le choix de Keldoc par ces groupes hospitaliers s’explique par sa capacité à se synchroniser avec la majorité des éditeurs de logiciels de gestion de patientèle sur le marché.

    La prise de rendez-vous sera dans un premier temps possible dans les services d’imagerie médicale, ophtalmologie, gynécologie du site de Metz et de gynécologie du site de Thionville. Au CH de Versailles, ce sont les services d’orthopédie, de neurologie, de diabétologie et d’urologie qui sont concernés.

  • Data : BMI SYSTEM signe un partenariat avec AGERIS Group pour anticiper le RGPD

    BMI SYSTEM, éditeur français de logiciels, vient d’annoncer avoir conçu un partenariat avec AGERIS Group afin d’accélérer le développement de sa solution logicielle intégrale de gouvernance de données personnelles, le 20 octobre 2017.

    BMI SYSTEM va capitaliser sur l’expérience d’AGERIS Group qui a développé sa propre solution de gouvernance de données, SCORE, pour faciliter et automatiser la mise en conformité des entités publiques et privées. Les caractéristiques de cette solution répondent aux recommandations de la CNIL.

    Dans la perspective de l’application du RGPD, BMI SYSTEM souhaite accélérer le développement de sa nouvelle solution à destination de ses clients historiques, les entreprises de l’industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux, mais également de nouveaux clients dans d’autres secteurs d’activité.

    Il s’agit d’un enjeu clé pour l’entreprise pour être prête à répondre aux besoins stratégiques de ses clients en termes de gestion et de protection des données à caractère personnel avant le 25 mai 2018.

    L’accord stipule que la solution développée au final pourra être commercialisée par AGERIS Group sous forme de SaaS.

  • NIPT

    Non Invasive Prenatal Testingnull

  • Data : le GCS e-santé Archipel 971, premier hébergeur de données agréé HDS aux Antilles et Caraïbes

    Le Groupement de Coopération Sanitaire e-santé Archipel 971 a obtenu l’agrément hébergeur de données agrée (HDS) auprès de l’Asip Santé, entériné par une décision datée du 3 août 2017.

    Le GCS e-santé Archipel 971 est ainsi devenu le premier hébergeur de données agréé HDS pour la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

    Cela permet aiu GCS de proposer un service d’hébergement de données de santé à caractère personnel collectées dans l’espace numérique régional de santé (ENRS) à destination des acteurs de santé de la Guadeloupe et des Îles du Nord.

    Le GCS e-santé Archipel 971 a salué la collaboration et la disponibilité des équipes de l’ASIP qui par leur réactivité ont permis l’aboutissement de leur demande en six mois.

    Le GCS e-santé Archipel 971 a par le biais de son portail, Courbaril, déjà mis en place un service de messagerie sécurisée régionale et la télésurveillance notamment pour la spécialité dermatologique.

  • Interopérabilité : appel à commentaires de l’Asip sur la mise en œuvre de terminologies de référence

    L’Asip Santé a diffusé le 12 octobre 2017 un appel à commentaires sur la phase 3 de l’étude sur la mise en œuvre de terminologies de référence pour le secteur santé-social .

    Missionnée par la DSSIS en mars 2014 sur ce sujet, l’Asip mène une étude en 4 phases (fondamentaux, diagnostic, propositions et mise en œuvre), qui porte sur :
    • la gouvernance ;
    • l’implémentation ;
    • l’usage ;
    • l’organisation des contributions françaises à la normalisation.

    La phase 3 de l’étude propose :
    • une nouvelle gouvernance des ressources sémantiques, s’appuyant notamment sur une professionnalisation des activités de diffusion et de maintenance de ces ressources ;
    • une rationalisation du panel de terminologies de référence utilisables par le secteur santé-social, en comblant les manques et en éliminant les redondances, et en précisant les droits d’usage.

    Les commentaires sont à envoyer à l’adresse suivante : asip-etudeterminologies@sante.gouv.fr

  • Etude : des interventions en ligne efficaces contre la fatigue liée au cancer (JMIR)

    Des programmes en ligne favorisant la pratique de l’activité physique et l’apprentissage de la pleine conscience se sont révélés des outils pertinents dans la prise en charge de la fatigue chronique liée au cancer. D’après une étude* hollandaise dont les résultats ont été publiés le 19 octobre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), ces interventions sur Internet seraient plus efficaces que des informations psycho-éducatives.

    Près d’un tiers des personnes ayant été traitées pour un cancer souffrent encore de fatigue chronique des mois, voire des années après la fin des traitements. Pour lutter contre ces « séquelles », l’activité physique a démontré son efficacité. Il apparaît donc nécessaire de mettre en place des programmes facilement accessibles pour ces patients qui n’ont souvent ni le temps ni l’énergie pour se déplacer.

    Des patients trop fatigués pour se déplacer

    C’est la raison pour laquelle des chercheurs hollandais des universités d’Utrecht et de Twente ont développé deux interventions en ligne : un programme d’activité physique avec feedback d’un physiothérapeute (Ambulant Activity Feedback, AAF) et une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT) guidée par un psychologue.

    Afin d’évaluer ces interventions en ligne, les chercheurs ont mené une étude randomisée, contrôlée avec 3 groupes : un groupe bénéficiant de l’AAF, un autre de eMBCT et le groupe contrôle qui recevait des mails psycho-éducatifs sur la fatigue chronique (informations sur les causes de la fatigue, conseils d’hygiène de vie, etc). Toutes les interventions duraient 9 semaines. Quant aux 150 patients, ils avaient tous terminé leur traitement et depuis, ils souffraient tous de fatigue chronique.

    Méditation ou activité physique en ligne

    Concrètement, les patients inclus dans le groupe Mindfullness pratiquaient la méditation en écoutant des fichiers MP3, remplissaient des questionnaires pour rendre compte de leurs émotions et échangeaient par mail avec un physiothérapeute sur leur expérience. Ils consacraient en moyenne 4h par semaine à ce programme.

    Les patients inclus dans le groupe «  Ambulant Activity Feedback » suivaient, quant à eux, un protocole d’activité physique guidé à distance par un physiothérapeute et ils pouvaient mesurer leurs efforts grâce à un accéléromètre. Ils recevaient également des mails pour adapter leur pratique sportive à leurs besoins. Le programme les mobilisait environ 3h par semaine.

    Résultats

    • 66 % d’amélioration des symptômes de fatigue chronique dans le groupe «  Ambulant Activity Feedback »
    • 49 % d’amélioration dans le groupe eMBCT
    • 12 % d’amélioration dans le groupe psycho-éducation

    Les taux d’abandon en cours de programme étaient aussi très variables : 18 % pour ceux qui suivaient l’intervention en ligne d’activité physique (essentiellement pour des raisons techniques), 38 % dans le groupe eMBCT (programme jugé trop intensif) et seulement 6 % dans le groupe contrôle qui demandait évidemment beaucoup moins d’investissement personnel. Certains abandonnaient aussi parce qu’ils ne voyaient pas l’intérêt d’une telle intervention pour lutter contre leur fatigue.

    Des améliorations techniques pour doper l’efficacité

    Les auteurs de cette étude concèdent quelques limites à leur travail : les groupes n’étaient pas tout à fait équivalents en nombre mais aussi en terme de profil de patients. En revanche, ils soulignent que les taux d’abandon liés aux problèmes techniques seraient résolus aujourd’hui. Les accéléromètres ont fait des progrès. Quant au site de mindfullness, développé en 2010, il serait aujourd’hui plus adapté à une consultation sur tablette. Néanmoins, cette étude souligne la pertinence de telles interventions en ligne pour prendre en charge des millions de patients handicapés au quotidien par la fatigue liée au cancer.

  • Observance : « Nous avons développé un modèle de profilage des patients » (M. Freudiger, Observia)

    Améliorer l’observance des patients grâce au profilage : telle est l’ambition de la start-up Observia, dont la responsable marketing et développement commercial, Morgane Freudiger, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence le 7 octobre 2017.

    • Le caractère multicausal de l’inobservance,
    • La nécessité de la co-création des solutions avec l’ensemble des parties prenantes,
    • La personnalisation des réponses grâce au profilage des patients,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Quels sont les facteurs de non observance ?

    L’observance regroupe à la fois le suivi du traitement, c’est à dire l’observance thérapeutique, mais elle regroupe de façon plus large le parcours de soin (suivi des recommandations du professionnel de santé).

    Parmi les facteurs de non observance, nous avons la méfiance, la peur (par exemple, peur des effets secondaires), l’oubli, l’incapacité à suivre son traitement. Ce dernier facteur peut comprendre l’incompréhension du traitement ou l’incapacité physique, la croyance, la dépression, l’impression que le traitement est inutile, l’incapacité financière. Pour avoir un impact positif sur l’adhésion au traitement des patients, nous devons prendre en compte l’ensemble de ces facteurs et leur diversité.

    Quelles sont les méthodes pour améliorer l’observance ?

    Nos méthodes reposent sur des mécaniques d’information et d’accompagnement éducation des patients.

    Nous prenons en considération deux fondamentaux : comprendre le patient et comprendre les causes de l’inobservance pour agir de façon personnalisée. Le second critère fondamental est le fait d’autonomiser le patient, qu’il soit acteur de son traitement et qu’il comprenne mieux sa maladie. Si le patient connaît les effets secondaires d’un médicament, il saura les identifier et agir en conséquence.

    Nous identifions donc les facteurs de non observance et cherchons à comprendre le profil de chaque patient afin de lui proposer une solution personnalisée.

    Cette méthode rejoint ce que vous appelez « co création » ?

    La co-création est un processus au niveau du design de l’application qui se déroule avec l’ensemble des parties prenantes : patient, médecin, pharmacien, aidant, infirmier, paramédical. Nos solutions ne sont pas des applications qu’il est possible de trouver sur l’App Store (sauf exception) mais des solutions  « prescrites », d’où la nécessité de faire intervenir le professionnel de santé dans la conception et le design de la solution.

    Le patient décide-t-il du design de l’application ?

    La configuration de la plateforme se fait à trois niveaux : tout d’abord, une plateforme technique sert d’architecture de base à l’application et est entièrement adaptée à la pathologie, puis nous avons un deuxième niveau de personnalisation via nos algorithmes qui recommandent à chaque patient un certain nombre de fonctionnalités et de contenus. Le troisième niveau est la personnalisation finale du service par le patient via son espace personnel. Il peut par exemple choisir la fréquence, ou l’heure à laquelle il souhaite recevoir ses notifications de coaching ou de rappels de prise.

    Comment établissez-vous le profil des patients ?

    Nous avons développé un modèle de profilage comportemental permettant de mieux connaître le patient, qui prend la forme d’un questionnaire dynamique. Des mises en situation sont proposées au patient, et à l’issue de ce questionnaire, nous arrivons à évaluer le profil d’accompagnement du patient.

    Sur cette base, un algorithme propose plusieurs options tant sur le contenu que sur le canal : la fréquence, le ton des messages, le canal de communication. Ce questionnaire est établi en collaboration avec des universitaires en sciences comportementales. Il est actuellement en cours d’évaluation dans le cadre d’une étude en vie réelle.

    Le profilage du patient constitue aujourd’hui une expertise forte d’Observia.

    Avez-vous des retours d’expérience ? Si oui lesquels ?

    Actuellement, Observia compte trois métiers. La partie solution santé qui est notre cœur de métier, une partie conseil et enfin la partie des études d’impact où nous intervenons pour des projets internes ou extérieurs.

    Par exemple, nous avions mis en place dans un hôpital à Marseille une solution personnalisée de rappel pour les patients après une intervention suite à un syndrome coronarien demandant aux patients de suivre un traitement pendant un an avec un fort taux d’inobservance. La solution proposée par Observia proposait d’envoyer des rappels SMS de prise et de rendez-vous médicaux. Après une étude d’impact menée auprès d’un groupe recevant les SMS et d’un groupe n’ayant pas cette solution, nous avons noté une hausse significative de l’observance chez les patients recevant les rappels de traitement par SMS.

    Nous avons des patients qui recopient dans un carnet les rappels envoyés par SMS.

    Qui sont vos clients ?

    Nous avons beaucoup de clients différents. Nos clients sont à la fois des institutionnels tels que des hôpitaux ou des ARS ou encore des associations de patients et des acteurs du secteur privé (laboratoires, assureurs).

    Êtes-vous en relation avec des associations de patients ?

    Nous sommes en relation avec plusieurs associations de patients à chaque projet.

    Dans le cadre de ces relations, soit l’association est porteuse de projet pour développer ses propres outils, soit dans le cadre d’actions d’accompagnement, il s’agit d’une relation tripartite entre l’association porteur du projet, un deuxième acteur financeur du projet et Observia, qui agit en qualité de prestataire de service.

    Parmi elles, on peut compter la Fédération Française des diabétiques, AF3M (association française du myélome multiple) ou encore l’association VML (vaincre les maladies lyosomales). Nous organisons également le Carrefour de l’Observance permettant la rencontre de plusieurs professionnels de santé dont des associations de patients.