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  • Horizon 2020 : l’UE investit 2 Mds € pour une numérisation sécurisée du secteur de la santé

    Plus de 2 milliards d’euros seront consacrés au plan « santé, changement démographique et bien-être » durant les trois dernières années (2018-2020) du programme de financement « Horizon 2020 » de l’Union européenne, révèle la Commission européenne dans un rapport publié le 27 octobre 2017.

    Les initiatives fiancées dans le secteur de la santé seront centrées sur trois axes :

    – une meilleure santé et de meilleur soins, la croissance économique et les systèmes de santé durables ;
    – la transformation numérique dans le secteur de la santé et des soins ;
    – le développement de solutions numériques fiables et d’une cybersécurité solide en matière de santé et de soins.

    H&T fait la synthèse des propositions majeures présentées par la Commission dans le domaine de la e-santé, les principales préoccupation étant la numérisation de l’industrie et la renforcement de la cybersécurité, à la fois pour les patients et les organisations de soins.

    Santé : les 4 défis de l’Union européenne

    Selon l’analyse des auteurs du rapport, l’UE est actuellement confrontée à quatre principaux défis de santé :

    • 1. des coûts de santé et de soins élevés et potentiellement non viables, une situation principalement due à la prévalence croissante des maladies chroniques, à une population vieillissante nécessitant des soins plus diversifiés et à des demandes sociétales croissantes ;
    • 2. l’influence sur la santé des facteurs environnementaux externes, y compris les changements climatiques ;
    • 3. le risque de ne plus être en mesure de protéger les populations contre les menaces de maladies infectieuses ;
    • 4. les inégalités dans le secteur de la santé et notamment au niveau de l’accès aux soins.

    « L’Europe doit investir dans la recherche, la technologie et l’innovation pour développer des solutions intelligentes, évolutives et durables qui permettront de surmonter ces défis, précise la Commission européenne dans son rapport. Elle doit travailler avec d’autres acteurs mondiaux et saisir toutes les opportunités de leadership. »

    La création d’un cloud européen de la santé

    Parmi les axes de recherches envisagés dans le domaine de la e-santé, on retrouve :

    • l’exploration du potentiel numérique de l’innovation dans le domaine de la santé et des soins, y compris la construction d’un « cloud européen de la recherche et de l’innovation en santé » ;
    • la stimulation de l’innovation dans l’industrie des soins en Europe en explorant l’application des technologies de pointe, l’amélioration de la santé de la main-d’œuvre et la promotion de la science réglementaire (la science réglementaire contribue à évaluer la sécurité, l’efficacité, la qualité et la performance de l’ensemble des activités et des produits médicaux mis sur le marché / source : Université Paris-Descartes).

    Voici un aperçu des propositions clés dans le secteur de la e-santé mises en avant dans chacun des trois axes présentés par la Commission européenne.

    1. L’amélioration du système de santé passera par les nouvelles technologies

    Le premier axe identifié par la Commission se concentre sur l’amélioration des services de soins, la croissance économique et la mise en place de systèmes de santé durables. Il se divise en cinq centres d’intérêt :

    • la médecine personnalisée ;
    • une industrie innovante de la santé et des soins ;
    • les maladies infectieuses et l’amélioration de la santé mondiale ;
    • les systèmes de santé et de soins innovants – l’intégration des soins ;
    • le décodage du rôle de l’environnement, y compris le changement climatique, pour la santé et le bien-être.

    Médecine personnalisée et big data : une alliance entre l’UE et le Canada

    Parmi les projets en e-santé cités dans cette première partie figure l’établissement d’une collaboration phare avec le Canada pour le stockage, l’intégration et le partage de données humaines afin de permettre le déploiement d’approches en médecine personnalisée.

    « L’UE possède une vaste expérience dans la création et la gestion de référentiels de données pour soutenir la recherche biomédicale. (…) Une expertise similaire existe au Canada, notamment via l’IHEC (International Human Epigenome Consortium) et (…) le PhenomeCentral, un référentiel pour les cliniciens et les scientifiques travaillant sur les maladies rares humaines », indique le rapport.

    L’Europe avance qu’il existe un besoin reconnu d’outils permettant aux chercheurs de gérer, d’échanger et de préserver efficacement leurs données. Les référentiels de données sont dispersés dans le monde entier et sont généralement encadrés par des normes incompatibles entre elles. Selon l’Union Européenne, il est urgent de mettre en place une meilleure intégration des référentiels publics, un partage coordonné des données et un stockage durable des données de grande valeur.

    Pour cette collaboration internationale, la contribution de l’UE sera comprise entre 4 et 6 millions d’euros. « Néanmoins, cela n’empêche pas la soumission et la sélection de propositions demandant des montants différents, précise les auteurs du programme. En plus des pays de l’UE associés au projet et du Canada, d’autres partenaires internationaux pourront être envisagés [et] la participation des PMEs est encouragée. »

    Impacts attendus :

    • une intensification du partage, de la réutilisation, de la collaboration et de la découverte des connaissances dans le domaine de la santé, tout en garantissant la sécurité juridique de l’utilisation des données ;
    • une intégration de diverses données sur la santé et sur les maladies dans des domaines nécessitant l’analyse d’un volume important d’informations tels que la médecine personnalisée ;
    • une recherche plus efficace grâce à une réduction de la duplication des expériences ;
    • le développement d’un réseau d’infrastructures de recherche et de bases de données dans l’UE et au Canada créateur de synergies entre les activités en cours et contribuant à l’émergence de nouvelles découvertes qui répondent aux défis sociétaux définis dans le projet « Horizon 2020/32 » ;
    • le renforcement de la position de l’UE et du Canada dans le domaine des sciences et une plus grande collaboration entre le milieu universitaire et l’industrie, une évolution qui se traduira par davantage d’innovations, d’emplois et de croissance ;
    • une contribution unique au marché numérique en pilotant des solutions de recherche en informatique médicale ;
    • la poursuite des priorités « Open science » et « Open to the world » et une contribution au Health Research and Innovation Cloud, l’un des clouds thématiques de l’European Open Science Cloud (EOSC), dont le but est de rassembler un maximum de données de recherches européennes sur un espace virtuel.

    2. Accélérer la transformation numérique des services de santé

    « Transformation numérique en santé et dans le domaine des soins » est l’axe n°2 sur lequel l’Union européenne souhaite se consacrer dans le secteur de la santé. L’objectif ici est de soutenir la gestion de la santé et du bien-être tout en favorisant la participation des citoyens et en facilitant la transformation des services de santé en modèles davantage numérisés, centrés sur la personne et les communautés.

    Par ce projet, l’UE espère contribuer à la maximisation du potentiel de l’économie numérique dans le secteur de la santé en vue d’un développement durable au bénéfice de la société, de l’environnement et des citoyens.

    Les différentes initiatives soutenues par l’Union européenne porteront sur la santé en ligne, la santé mobile (mHealth) et les TIC dans l’optique de garantir un vieillissement actif et en bonne santé de la population.

    Les propositions seront centrées sur les sujets suivants :

    • Le développement des technologies basées sur le big data et l’intelligence artificielle afin de surveiller l’état de santé et la qualité de vie des patients après le traitement du cancer.
      > Contribution de l’UE (entre 2018 et 2020) : entre 3 et 5 millions d’euros.
    • La mise en place d’environnements de travail et de vie adaptables intelligents favorisant un vieillissement actif et en bonne santé de la population.
      > Contribution de l’UE : entre 3 et 4 millions d’euros.
    • La mise en œuvre à grande échelle de l’innovation numérique dans le secteur des soins au sein d’une société vieillissante.
      > Contribution de l’UE : entre 2 et 5 millions d’euros.
    • L’exploitation de tout le potentiel de la recherche en médecine in silico* pour élaborer des diagnostics et des thérapies personnalisés dans des environnements basés sur le cloud.
      > Contribution de l’UE : entre 10 et 15 millions d’euros.

      * Néologisme désignant une recherche effectuée au moyen de calculs complexes informatisés.

    • L’établissement d’un prototype permettant un échange interopérable des dossiers de santé électroniques (DSE) européens.
      > Contribution de l’UE : entre 6 et 10 millions d’euros.
    • L’élargissement de l’identification univoque des produits médicinaux.
      > Contribution de l’UE : entre 5 et 8 millions d’euros.
    • Le développement de services de santé et de soins numériques.
      > Contribution de l’UE : entre 5 et 6 millions d’euros.
    • La mise en place à grande échelle de pilotes de soins intégrés personnalisés et axés sur les résultats.
      > Contribution de l’UE : entre 4 et 6 millions d’euros.
    • Le soutien à l’investissement dans le déploiement d’environnements de vie intelligents permettant de bien vieillir.
      > Contribution de l’UE : 1 million d’euros maximum.
    • Le soutien à l’adoption à grande échelle de plateformes de services ouvertes dans le domaine du vieillissement actif et en bonne santé de la population.
      > Contribution de l’UE : 1,5 million d’euros.
    • Le soutien au développement de la coopération internationale en matière de transformation numérique dans le secteur de la santé.
      > Contribution de l’UE : 2 millions d’euros maximum.
    • Le soutien aux stratégies visant l’adoption rapide de services de santé et de soins numériques.
      > Contribution de l’UE : 3 millions d’euros.
    • Le soutien à une initiative d’innovation numérique dans le domaine de la santé et des soins dans le contexte d’une stratégie de marché numérique unique.
      > Contribution de l’UE : 4 millions d’euros.

    3. Cybersécurité : vers une mise en place de solutions numériques fiables

    Le troisième et dernier centre d’intérêt de la Commission européenne dans le secteur de la santé concerne l’instauration de solutions numériques fiables et d’un système de cybersécurité solide.

    L’objectif est de mettre au point des technologies et des solutions multidisciplinaires en matière de santé et de soins, en mettant l’accent sur la cybersécurité afin d’assurer la confidentialité des données ainsi que la sécurité et la protection des infrastructures de santé et de soins.

    Ce projet répond au besoin de solutions basées sur les TIC sécurisées et axées sur l’utilisateur. Le but est de permettre la détection précoce des risques et la mise en place d’interventions centrées sur l’analyse de données volumineuses en agrégeant diverses sources de données nouvelles et existantes (telles que les dossiers médicaux, les registres, les plateformes sociales et autres) ainsi que de données comportementales.

    L’UE pourra ainsi contribuer au développement de deux domaines prioritaires : « la numérisation et la transformation de l’industrie et des services européens » et « la stimulation de l’efficacité de l’Union européenne en matière de sécurité ».

    Numérisation et transformation de l’industrie et des services européens

    L’initiative « Digitizing European Industry » comprend le lancement d’un ensemble d’initiatives en faveur de la construction de plateformes industrielles numériques du futur. « L’industrie européenne doit conclure des accords portant sur le développement de fonctions et d’interfaces pour les plateformes, les architectures de référence et les protocoles d’interaction qui ont le potentiel de créer des marchés et des débouchés commerciaux menant à des écosystèmes et à des normes viables », précise la Commission.

    Les initiatives financées par l’UE dans ce cadre devraient grandement contribuer à la construction de plateformes de e-santé mais aussi à l’interopérabilité entre les plateformes existantes et à l’intégration de technologies numériques pertinentes telles que l’IoT, l’IA, la photonique (l’étude et la fabrication de composants permettant la génération, la transmission, le traitement ou la conversion de signaux optiques), la robotique, le cloud et les systèmes d’analyse des big data.

    Les propositions seront centrées autour de la thématique suivante :

    • Le développement d’une vie intelligente et saine à domicile.

    Le défi est ici de favoriser le déploiement à grande échelle de solutions numériques intégrées qui amélioreront la qualité de vie des citoyens tout en démontrant des gains d’efficacité significatifs dans la prestation de soins à travers l’Europe.

    > Contribution de l’UE : entre 15 et 20 millions d’euros pour les actions en faveur de l’innovation.

    L’amélioration de l’efficacité de l’UE en matière de sécurité

    Les propositions seront centrées autour des thématiques suivantes :

    • La mise en œuvre d’une série d’outils pour évaluer et réduire les cyber-risques dans les hôpitaux et les centres de soins pour protéger la vie privée et les données des patients mais aussi les infrastructures.
      > Contribution de l’UE : entre 3 et 5 millions d’euros.
    • La sensibilisation et le développement de programmes de formation sur la cybersécurité dans les hôpitaux.
      > Contribution de l’UE : 1 millions d’euros au maximum.

    D’autres projets viendront s’ajouter au programme d’ici 2020 si la Commission européenne les juge suffisamment pertinents, l’objectif étant de respecter le budget prévisionnel établi entre 2018 et 2020, soit une enveloppe de 2,005 milliards d’euros.

  • Essais cliniques : Médicodose développe une appli pour faire interagir clinicien et patient-sujet

    La Medtech Médicodose annonce le 13 novembre 2017 le développement d’une application destinée aux essais cliniques.

    Cette application, dont le lancement est prévu pour 2018, a pour objectif de permettre au clinicien d’intéragir avec le patient via son smartphone ou une tablette. Si en revanche le patient-sujet dispose d’un portable plus ancien, la communication s’établira par de simples appels téléphoniques, ce dernier répondant aux questions de la plateforme d’adhérence clinique de Medicodose via les touches de son combiné.

    Un positionnement progressif sur les applications dans le cadre des essais cliniques

    Cette application illustre la stratégie de développement de Médicodose. Spécialisée sur les innovations destinées à la mise en oeuvre des essais cliniques, Médicodose produit depuis 2015, Medcompiler®, la plaquette qui permet d’obtenir des informations en temps réel sur les prises de médicaments lors d’essais cliniques ambulatoires.

    La start-up se spécialise depuis peu dans la conception d’applications réservées à tous les participants des essais cliniques. Elle a développé en ce sens une application réservée aux instigateurs et aux cliniciens. L’application exploite  deux types de données, la prise de médicaments et les questionnaires cliniques, afin d’en établir la convergence. L’application alerte l’investigateur via son portable de l’état d’observance thérapeutique au médicament. Le smartphone se met en effet à vibrer lorsqu’on descend au-dessous d’un certain seuil de non-observance, défini par avance. Cela permet d’avoir un accès aux données en temps réel.

  • Etude : la télé-dermatologie est efficace pour les diagnostics pédiatriques (Jama)

    La qualité des photos prises par smartphone permet de poser des diagnostics fiables à distance en dermatologie pédiatrique. Une étude* publiée le 15 novembre par le Jama Dermatology apporte la preuve que 89% des diagnostics de télé-dermatologie sont concordants avec ceux faits suite à une consultation en face à face.

    La dermatologie attirée par la télémédecine

    Plusieurs facteurs plaident en faveur du développement de la télé-dermatologie : la démographie médicale ne permet pas de répondre à la demande, certaines pathologies ne nécessitent pas d’être prises en charge par un spécialiste, les progrès technologiques des smartphones rendent le diagnostic à distance plus fiable… Des études ont d’ailleurs déjà démontré que la télé-dermatologie améliorait l’accès aux soins pour les adultes. En revanche, les données manquent pour évaluer la pertinence de cette pratique en pédiatrie, lorsque les photos sont prises par les parents.

    La qualité des photos prises par les parents passée au crible

    Des dermatologues du Children’s Hospital de Philadelphie ont donc mené une étude prospective entre mars et septembre 2016, avec 40 duos parents-enfants. Ils étaient randomisés en deux groupes de 20 : un groupe était formé à prendre des photos de bonne qualité avec leur smartphone et le groupe contrôle ne bénéficiait d’aucune formation. Les parents devaient télécharger les photos sur le dossier électronique du patient et remplir un formulaire d’information sur leur enfant et sur l’histoire de sa pathologie. Cinq critères ont servi à évaluer la qualité des clichés : la netteté, la perspective, l’obscurité, la luminosité et la couleur. Par ailleurs, tous les enfants étaient en vus consultation par l’un des deux dermatologues participant à l’étude.

    Le but de cette étude était donc de comparer les diagnostics posés uniquement grâce aux photos et ceux après une consultation traditionnelle. Les auteurs tiennent à préciser que plusieurs catégories de smartphones étaient représentées mais que les deux-tiers avaient moins de deux ans.

    Résultats

    • La qualité médiane des images était de 9/10
    • La concordance entre les diagnostics par télédermatologie et par consultation traditionnelle était de 83%.
    • Parmi les 40 situations, 3 seulement n’ont pas pu être analysées à distance à cause de la piètre qualité des photos
    • La précision du diagnostic variait selon la pathologie. Elle était de 100% pour les tâches de naissance, de 92% pour les éruptions cutanées et de 64% pour les alopécies. Sur les 4 erreurs diagnostiques, 3 étaient liées à l’alopécie et 1 à un nodule.
    • La qualité des photos était légèrement meilleure chez les parents formés préalablement mais cette différence n’a pas eu un impact significatif sur le diagnostic.
    • Les parents se sont déclarés très favorables à la télé-dermatologie. Sur une échelle de 1 (pas favorable) à 10 (très favorable), la note médiane était de 8. Et ils étaient prêts à payer 20$ pour un tel acte.

    Trier les patients grâce aux photos

    Cette étude manque certes de puissance puisque 40 patients seulement ont participé. Par ailleurs, les parents étaient des urbains avec un haut niveau d’éducation. Enfin, les photos étaient prises à la clinique, dans des conditions de lumière plutôt favorables. Néanmoins, les auteurs estiment que la qualité des images ne peut être un obstacle au développement de la télé-dermatologie pédiatrique.

    Par ailleurs, même si la qualité du diagnostic n’est pas optimale pour certaines affections, la télé-dermatologie peut alors être utilisée comme « un outil de triage ». Par exemple, en cas de nodules suspects, une consultation en face à face s’avère nécessaire pour confirmer ou infirmer le diagnostic. En revanche, les éruptions cutanées ou l’acné modéré peut, selon eux, être traitées via la télé-dermatologie.

    Un appel aux concepteurs d’applis

    Enfin, les chercheurs américains estiment que les lacunes mises en évidence pourraient être compensées par des questionnaires plus précis, notamment pour des pathologies où les erreurs sont plus fréquentes. Ils invitent donc les concepteurs d’applications mobiles à adapter les questionnaires en fonction des maladies suspectées.

  • « Asians are less skeptical than Americans about eHealth » (S. Patel)

    « The good thing is that we provide multiple services into one product. And that, I think, is going to be the future of the market. » (Snehal Patel)

    In an interview with H&TI at the end of October 2017, Snehal Patel, co-founder and CEO of the eHealth company Mydoc, talks about the foundation of his company, booming in Singapore and in Southeast Asia, but also about the specificity of its business model and the differences he has seen during his career between the Asian, the European and the American markets.

    Investing in digital health: a very specific market

    Why have you decided to invest in the digital health sector?

    Snehal Patel: I’m American. I moved to Singapore in 2008 when I switched over from a corporate healthcare perspectives to looking at investments. I joined a private equity shop here which is focused on health patient care. It’s really important in terms of how MyDoc eventually came out.

    One of the things I was really interested in when I moved in Asia was that there were a lot of fragmentations when it came to health patients at work. It is true pretty much everywhere in the world but when you go to places like India or Indonesia and Vietnam, you have consumers that are  far more at tune for their own health than consumers in the US. Still, there is a lack of communication between doctors and pharmacists.

    So our initial model, with my private equity shop, was to buy these small groups, before merging them into a common company and then rebrand it all so that you actually start to create an infrastructure.

    And it worked …

    Yes it did. The market was active in India, Indonesia Vietnam and then I launched it in Philippines as well. When I built the team with this infrastructure, that was very interesting but it required a specific capital investment to buy all of these clinics.

    In 2010, the penetration of digital technologies in Asia was really coming up in a big way. In a way that I was surprised, when I went back to New York, haht it wasn’t at the same levelover there.

    The importance of a local experience

    And then you founded MyDoc.

    That was the beginning. To be honest, I came with my healthcare care background,  with my private equity background but tech was new to me. Vas [Metupalle], the other co-founder, is a doctor. But a local doctor, he is Singaporean. We met thanks to friends and realized that we had common interests.

    In digital health, there are a lot of very smart people, very interesting ideas but healthcare is such a different type of industry. It doesn’t matter where you are in the world to understand the new answers, to understand the frustrating complexity of the industry and to understand that you need to have someone who is actually in the sector to build a business in it. Something we both knew is that we had been through market cycles, we understood how we could put things together. We were also trying to solve the same problems. The question was “How can we put our heads together to make the system more efficient, to make things less difficult for the consumer?”

    Vas has experience in tele-radiology and a pretty descent experience in tech start-up here. The model was initially to create a communication solution. We had to be able to transfer information between doctors to patients, patients to nurses.

    Private data: « We discuss about privacy issues with our partners all the times »

    Data protection is a big challenge in the digital area, especially in healthcare. Concretely, how can you reassure your users ?

    Privacy is a very important thing. You have two parts of privacy: one is the consumer side, the other is the corporate side.

    They both can be problematic for start-ups in a sense that the corporate side requires a lot of efforts and time getting people on board but it is solvable.

    The consumer side is more tricky. In the US for example, people are naturally skeptical of any sort of data use. Asians seem to be much less concerned – I don’t mean that people don’t care at all, they do ask questions to see if you are serious but they are more open-minded. If you can assure them reasonably that you’re doing a good job on privacy, they’re in. In the US, it just takes more time.

    So we started doing health screening. There was a big gap between consumers and healthcare professionals because patients rarely follow doctors’ advice after the screening to try to improve their health. The vision of MyDoc is to be a connector.

    « The consumer owns his information »

    You are working with insurance companies. Isn’t there an ethical issue with that kind of partnership regarding data privacy?

    Privacy issues are discussed with our partners all the time. Legal framework is very clear. MyDoc requires that we make the consumer own his information. If he doesn’t want to share it with anyone, he doesn’t have to.

    There is a settle point around how you communicate on that issu. The way we manage it is by telling our partners : we are third party, we are separate companies. As a result, AXA and AIA are our partners but we are not sharing our solution with them. It took some talking and training but we can assure that your data will remain private.

    MyDoc@work: a solution to encourage employees to preserve their health

    Your new suite of products, MyDoc@work, is set to launch towards the end of this year. Can you tell a bit more about the purpose of these products?

    MyDoc@work is a health tool that provides full comprehensive corporate health services.

    Our channels to our customers are going through. When we built the platform, the next thing we had to do was was to find our natural market. Neither one of us had a big experience in marketing but the idea was to reflecy on our approach to users. In most markets around the world, in our mind, it was really difficult to get a B&C company that’s was going to be scalable.

    Thus, in terms of scale of business model, we quickly moved to the idea of getting corporates and insurance on board, the main point being they would be paying for health.

    On the customers side, it’s convenient. We provide this product that’s really interesting, that saves you time, that is convenient, etc. With MyDoc@work, you’ll be able to talk with nutritionists, dentists or mental health professionals….

    The connective gap is that they don’t want to talk at first. Even if they know it’s good for them. So the quetsion is : how do we make it easier for them to access? We have evidence to prove that our product is working. Last week (in October), a study from the National University of Singapore’s Centre for Health Services and Policy Research and PwC showed that “patients with abnormal post-screening results were nearly six times more likely to follow up via virtual consults with a physician (using MyDoc), than via in-person consults with a general practitioner”. As a result, “administering virtual consults can potentially translate to about five times greater savings for patients and their payers over long term as a result of averted future in-patient admissions for diabetes”. For us, it’s really important.

    Health tech devices are becoming a must-have

    Do you feel that it’s easier now, that people are less skeptical about your product? What is the users feedback so far?

    A lot of things are converting. Consumers are asking for these kind of service. It’s becoming less a novelty and more a must-have.

    If you take a look at the evolution, on the European market or in the US, if you analyze the different parts of the industry, you have got patients, you have got providers and doctors and partners. In US, everyone was complaining at first. We are now blessed. Doctors who were a bit skeptical are now on board.

    They exceeded their fear, the risk of a new technology coming in, messing up with it. We said, listen, we understand but what about a position driven model that does actually do the right thing when it comes to care? That’s helping. We’re getting more and more support.

    We are still very selective, we want to make sure our services are very efficient because the worst thing that could happen is to lose control. One bad outcome would be very difficult. So far, we knock on wood, everything is fine.

    MyDoc: 50,000 active users

    How many people use MyDoc?

    Around 50,000. It’s growing quite quickly. The number of users increases on average by 10% per month.

    A team dedicated to quality control

    What aspects of your tools would you like to improve?

    One of the benefits to be on the market now is that we are very open to feedback. We are always asking to customers what we can do to improve our services. So far, the results are very positive.

    We have a team dedicated to quality control to make sure our services are gexcellent. One of our test cases in companies showed that 100% of the users are likely to use our product. That’s great! We’re listening to the feedback. Some of users said: “Look, it’s great but how can I also get this or that?” We are listening and we try to give answers.

    The good thing is that we provide multiple services into one product. And that, I think, is going to be the future of the market.

    « Partnerships are key »

    You have many partners, such as AXA, AIA and Guardian Pharmacy. Do you believe partnerships are mandatory in the digital market?

    In our opinio, as a platforms partnerships are key. That’s how we succeed. We found out that if you do less selection but a high quality selection, it’s much better. Some competitors think that putting 16 000 doctors on their platform is great – I don’t personally believe that this kind of model works. Quality is more important that quantity.

    MyDoc: $2.8 million dedicated to regional development

    In September, you raised US$5.2 million (€4.4 million) in a series A founding round and you plan to spend $2.8 million (€2.4 million) to expand your business in other Asian countries. Where do you want to set up your business exactly?

    We are already active in Sri Lanka, Singapore, Malaysia and Hong Kon and are looking to quickly move into Indonesia, Thailand, Philippines, China as well. It takes a while to get through big corporates and big insurance companies but once you’re able to get in, it becomes an easy way to expand because they have offices everywhere. So expansion is one of our goal for now.

    Do you plan to expand in the EU or in the US in the coming years?

    We have insurances US-based technology firms that have huge operations in the UK, in Spain, in France and in Germany, where markets are big. One of the benefit to have these investors is that they can extend our reach, we’re still relatively small and we don’t want spend a lot of money on that but we can find a fit.

    Digital health: the benefits of a strong network of industry players

    You are also the co-founder of Galen Growth Asia, an independent group founded in Singapore to develop the health tech ecosystem across Asia Pacific. Why have you decided to create this organization?

    Several of the co-founders of this organization arrived quite early on on that market. When we went to tech conferences, we spoke about healthcare and what was going on on the market. That was great but we realized that we needed to have a resourcing board. After chatting around a coffee we decided to bring people together and connect them.

    It’s beneficial to be able to be part of that network. I think it also helps early-stage entrepreneurs, who can talk to investors who can tell them for example, “look, you know what, there’s an opportunity in Singapore or in Malaysia”. It is a great place for a lot of small start-ups to meet people who are relevant, to share ideas with them and to try to partner with them.

    What are you currently working on?

    We are organizing the CEO Summit, which brings together some of the region’s most influential leaders in Southeast Asia (it took place on November 17th). This is one of our most important events of the year.

    Singapore: an ideal infrastructure for developing eHealth business

    According to you, what are the main issues in the Singapore healthcare system, and more generally in the Asian healthcare systems? In your opinion, how can health tech be useful to overcome these issues?

    In Singapore, the healthcare system is quite efficient, it is very dense compared to other countries in Asia but similar issues exist.

    Let’s go back to our founding point. When we first launched MyDoc, one of the common push back was: “We don’t need a solution like this in Singapore, where healthcare is excellent” or “why do we need to be able to speak to a doctor online since we have doctors everywhere”. That is true. But that proved that  people tend to forget about two things :

    • 1. Concerning health screening services, only 20% of people who are screened actually follow up with the results. Offering online consultation services makes it convenient for employees to do follow-up check-ups and encourages them to do so.
    • 2. The second thing is people forget that in urban areas, the biggest consumers of digital health solutions will be urban consumers. It’s not because they are short on resources but because they are short oo time and time is the essence. You can help making things quicker, more convenient and there will be less wastage.

    Singapore is a great model for that. We have been able to show that on other markets the infrastructure was not so good.

    This is the headquarters of all multinational companies, like Google. Given our market, which is around corporate insurance, it makes senses to start here.

    « I think Asia will become a leader in digital health »

    Singapore is currently the Asian leader on the digital health market. Do you believe the city-state can become a world leader in that area?

    I think Asia in general will become a leader regarding digital health and that’s pure demographic. This region has the biggest number of people, graphically aging, and they need solutions like this.

    Plus, my feeling is that people in Asia tend to be more tech friendly than in other parts of the world, where people are still looking at some of these innovations with skepticism.

    In Southeast Asia, Singapore is where a lot of innovations are setting up and it’s a great place to experiment.

  • IA : Imagia acquière Cadens Imagerie Médicale pour accélérer la commercialisation de ses solutions

    Imagia, connue pour son développement d’outils d’aide à la détection et au diagnostic en cancérologie fondée sur l’IA a annoncé le 15 novembre 2017 l’acquisition de Cadens Imagerie Médicale, société québécoise d’imagerie médicale assistée par ordinateur qui fournit des solutions logicielles facilitant le diagnostic par imagerie pour différentes spécialités.

    L’association de ces deux sociétés connues pour leur caractère innovant doit permettre l’accélération dans le processus de validation de leurs solutions d’imagerie et de leur commercialisation, dont le but ultime est de permettre aux cliniciens de prodiguer des soins personnalisés axés sur l’IA.

    Imagia va profiter de l’expérience de Cadens Imagerie Médicale et de son implantation sur le marché. La société a déjà commercialisé plusieurs logiciels d’imagerie médicale reposant sur l’IA aux États-Unis avec l’autorisation de la FDA, mais disposant également du marquage CE. Elle dispose également d’un réseau collaboratif entre de multiples établissements de santé sur lesquels Ilagia pourra s’appuyer pour la mise en évidence de biomarqueurs radiomiques [permettant d’identifier des biomarqueurs d’imagerie, pour évaluer et prédire l’évolution d’une tumeur ou proposer un traitement personnalisé.].

    Les deux sociétés vont continuer à avancer ensemble pour décupler la découverte de biomarqueurs radiomiques, Imagia s’appuyant sur Cadens Imagerie Médicale pour la construction de sa propre plateforme.

  • Silver éco : SeniorAdom reprend Technosens pour asseoir sa position dans le bien-vieillir

    SeniorAdom, acteur de la sécurisation et de la prévention auprès des personnes âgées, annonce dans un communiqué de presse du 13 novembre avoir repris la société Technosens qui commercialise une plateforme de service numériques en faveur du maintient au domicile, mais également à destination des établissements d’accueil et de santé (EHPAD et RSS) pour l’agrégation de leurs données sous le nom commercial de e-lio.

    La collaboration des deux sociétés va permettre à Technosens de profiter de la dynamique bien établie de SeniorAdom et du soutien de ses partenaires et actionnaires afin d’enrichir son offre. Quant à SeniorAdom, la société pourra conquérir de nouvelles parts de marché en proposant une solution très complète auprès des EHPAD et des résidences services seniors.

    Pour rappel, la société Technosens créée en 2007 a développé une plateforme de services dans le domaine médico-social, en marque blanche, pour tisser du lien social ou pour soigner grâce à des services de télémédecine. Elle a été achetée par Visiomed Group en 2015 avant d’être cédée à SeniorAdom.

  • Dominique Maigne a été nommé nouveau président de l’ANAP

    Dominique Maigne, l’actuel directeur de la Haute Autorité de Santé (HAS) a été nommé, par arrêté ministériel publié le 14 novembre 2017, nouveau président de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP).

    Il succède à Chantal de Singly qui quitte ses fonctions de présidente du conseil d’administration de l’ANAP et occupe le poste de directrice de Cabinet de Laura Flessel, Ministre des sports.

  • RogerVoice veut étendre son appli de transcription des appels pour malentendants aux entreprises

    Permettre aux malentendants de passer des appels sur leur smartphone tel est l’objectif de la RogerVoice. Cet start-up a développé une application permettant de retranscrire textuellement et en temps réel, les conversations téléphoniques.

    Gratuite, l’application est disponible sur l’Apple Store ou Android. Les utilisateurs ayant chacun l’outil peuvent communiquer gratuitement. En revanche, les communications deviennent payantes lorsque l’on appelle un numéro extérieur (le premier mois est gratuit), car chaque personne n’est pas obligée de télécharger RogerVoice. Les forfaits vont de 5,99 euros à 29,99 euros par mois.

    S’adressant dans un premier temps aux particuliers, RogerVoice cherche actuellement à se développer auprès des entreprises et des institutions. Pour cela, la start-up souhaiterait étendre son service à ce qui serait la conception d’un outil de type Messenger sur les sites des entreprises ou des institutions.

    Ce nouveau positionnement rejoint l’obligation que les entreprises et administrations ont depuis 2016 de proposer l’accessibilité téléphonique aux personnes malentendantes.

  • Indonésie : Alodokter, site de téléconseil avec 16 millions d’utilisateurs actifs/mois lève 7,6M€

    La start-up de santé numérique indonésienne Alodokter a annoncé le 10 novembre 2017 avoir levé 9 millions de dollars américains (7,6 M. €) dans le cadre d’une ronde de financement menée par SoftBank Ventures Korea, l’unité de capital risque coréenne de SoftBank Group Corp.

    Nathanael Faibis, P.-D.G. et fondateur d’Alodokter, a déclaré que son entreprise utilisera les nouveaux fonds pour « consolider sa position de leader » sur le marché et développer un écosystème de soins entièrement intégré pour les patients afin de leur permettre de gérer leur style de vie, de discuter avec des médecins, d’avoir un meilleur accès à leurs dossiers médicaux et de demander des services médicaux hors-ligne.

    « Nous souhaitons que notre application devienne une priorité pour les patients »

    Les sociétés de capital risque Golden Gate Ventures (Singapour) et FengHe (Singapour et Shanghai) ont également participé à la ronde, la troisième après celle de 2,5 millions de dollars américains (2,1 M. €) menée par Golden Gate en 2016.

    « Nous souhaitons que notre application devienne une priorité pour les patients lorsqu’ils ont un problème médical, a déclaré M. Faibis dans un communiqué. En gérant autant d’informations sur les patients, les médecins et les prestataires de services, nous construisons progressivement une solution beaucoup plus efficace que les méthodes traditionnelles pour trouver la bonne solution pour [chaque patient]. »

    Alodokter : un chat basé sur l’intelligence artificielle

    Alodokter a lancé en 2014 un chat assisté par l’intelligence artificielle pour permettre d’échanger à distance avec un médecin. Selon les chiffres communiqués par le groupe, il aurait répondu chaque mois à plus de 250 000 questions posées par des patients en Indonésie depuis sa mise en service.

    Plus de 16 millions d’utilisateurs actifs par mois, plus de 350 médecins disponibles

    Le dispositif offre également aux patients des contenus sur la santé, le bien-être et la famille. Alodokter compterait aujourd’hui plus de 16 millions d’utilisateurs actifs par mois.

    Plus de 350 médecins sont disponibles sur la plateforme à l’heure actuelle. Selon le P.-D.G. de l’entreprise, la société disposerait aujourd’hui de l’une des plus grandes bases de données au monde en ce qui concerne les interactions patient-médecin.

    « Notre grand pari était que la demande sur le marché en ligne soit ouverte à l’idée d’une interaction avec les médecins par le biais d’un chat, précise Nathanael Faibis. La manière dont les utilisateurs ont reçu le service a été très impressionnante. Nous pensons que la combinaison entre une intelligence artificielle et une réelle interaction avec un médecin est l’avenir des soins en ligne. »

    Télémédecine : une concurrence accrue en Indonésie

    Le groupe Alodokter gère également un service similaire en Thaïlande via le site Pobpad.com.

    Plusieurs concurrents ont intégré le marché en Indonésie plus ou moins récemment, comme Dokter.id, MeetDoctor, KlikDokter, 1Health et Halodoc.

    Marché B2C et digital health : une opportunité à saisir

    Les dépenses de santé en Indonésie devraient passer de 26 milliards de dollars américains en 2014 (22 Mds €) à 51 milliards de dollars (43 Mds €) d’ici 2020, selon les chiffres officiels.

    Le secteur est actuellement dominé par les dépenses directes qui représentent environ 75 % du total des transactions sur le marché. Avec si peu de dépenses couvertes par l’assurance maladie, les entreprises ont l’opportunité de développer des solutions qui s’adressent directement aux consommateurs (marché B2C) afin d’optimiser la chaîne de valeur dans le domaine des soins.

    De nombreux investisseurs internationaux semblent se réjouir de cette possibilité qui s’offre à eux, les problèmes de coûts pouvant être résolus grâce aux progrès réalisés dans le secteur des nouvelles technologies. La concurrence sur le marché de la télémédecine devrait donc devenir de plus en plus rude dans les années à venir.

  • Nouvelle-Zélande : des hologrammes pour former les étudiants et mieux préparer les chirurgiens

    Des experts du secteur de la santé se sont réunis début novembre à Rotorua, en Nouvelle-Zélande, à l’occasion de la 2017 Health Informatics New Zealand Conference pour discuter des dernières avancées technologiques dans leur domaine et examiner les tendances actuelles.

    Parmi les percées technologiques visant à révolutionner l’industrie figurent des hologrammes de corps humains, présentés par Microsoft. Très précis, ils se présentent sous différentes couches avec une représentation des muscles, des organes et des veines.

    Hololens : des hologrammes de corps humains pour remplacer les cadavres

    Le Dr. Simon Kos, médecin en chef à Microsoft, faisait partie des intervenants de la conférence, le plus grand événement de santé numérique de Nouvelle-Zélande. L’expert a déclaré au New Zealand Herald que les Néo-Zélandais pourraient bénéficier des technologies de pointe dans les années à venir. Certains patients n’auraient d’ailleurs peut-être plus besoin de consulter physiquement un généraliste lorsqu’ils demanderont des conseils sur certaines maladies.

    Parmi les avancées récentes de Microsoft arrive en tête Hololens, une technologie de réalité virtuelle comprenant notamment une série d’hologrammes de corps humains, déjà utilisée à la place des cadavres pour former les étudiants de la Case Western Reserve University, à Cleveland, aux États-Unis.

    Une technologie déjà utilisée en Norvège par les chirurgiens

    Ce genre d’équipement est aussi expérimenté dans certains pays pour que les chirurgiens puissent préparer leurs opérations les plus complexes. En Norvège, par exemple, des hologrammes permettent de planifier la chirurgie du foie et les chirurgies cardiaques en pédiatrie.

    Pour constituer la réplique virtuelle du cœur, il faut établir « un scanner du cœur d’un patient particulier et non d’un cœur générique, précise le Dr. Kos. [Les concepteurs] reconstituent ensuite « holographiquement » [l’organe] en toute fidélité ».

    L’holographie « conoscopique » (scanner tridimensionnel) permet aux chirurgiens d’anticiper et d’avoir moins de surprises lors de l’opération. Elle garantit également un temps de récupération plus rapide et de meilleurs résultats pour les patients mais aussi des coûts réduits grâce à la planification.

    Les hologrammes pourraient transformer les services de soins à domicile

    Dans le cadre de l’expérimentation du dispositif, des infirmières ont également utilisé des Hololens lors de leurs visites à domicile pour accéder plus facilement aux données des patients et les traiter en même temps. Elles avaient également la possibilité d’équiper le patient d’un casque pour qu’il puisse discuter avec un médecin virtuel en cas de besoin.

    L’outil s’est avéré particulièrement bénéfique pour les patients géographiquement isolés ou immobiles.

    La nouvelle technologie informatique testée dans ce cas précis utilise l’intelligence artificielle afin d’analyser les informations des malades et de déterminer quel est le meilleur moment pour autoriser un patient à quitter l’hôpital afin de limiter le nombre de réadmission.

    L’holographie remplacerait déjà l’impression 3D

    Simon Kos a déclaré que le dispositif, qu’il pensait introduire en Nouvelle-Zélande à un moment ou à un autre, évoluait si rapidement que l’impression 3D, introduite sur le marché il y a seulement cinq ans environ, était déjà en train d’être remplacée par l’holographie.

    Vers un système préventif

    Le Dr. Kos souhaite que cette nouvelle technologie permette de passer d’un système qui traite les malades à un modèle préventif, qui anticipe et évite aux personnes de tomber malade.

    Le problème est qu’il existe encore un fossé entre le nombre de technologies disponibles et le nombre de technologies utilisées, a-t-il précisé. « Nous devons trouver comment il serait possible de mieux introduire ces technologies sans compromettre la qualité de nos soins. »