Dossier de santé électroniquenull
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A monitoring mobile app to help patients better manage their mental disorders (Australie)
Monsenso, a Danish company that develops mobile solutions for mental health, announced in early January 2018 that it had signed a partnership with the Australian social health association On the Line to support its counselors.
The purpose is to give them accurate information about their clients in order to help them self-manage their own anxiety, bipolar disorder, borderline personality disorder, depression, post-traumatic stress disorder, or schizophrenia.
A proactive self-management app to strengthen connection between counselors and patients
On the Line offers telephone consultation, web chat, video chat and social media moderation services 24/7 to more than 80,000 people each year.
Monsenso’s mHealth solution will be used as a proactive self-management mobile app to strengthen support and connection between counselors and patients. More precisely, the tool will offer a detailed routine monitoring system to help On the Line counselors access detailed information about their clients. These data will help counselors help clients to better manage their health by refining their interventions.
Accurate patients data will be collected to improve counselors’ interventions
Patients will be able to record some health information via the app such as mood level, stress, sleep hours, medications taken, and physical exercise. This data will be integrated into the app’s dashboard to give On the Line counselors an historical overview and analysis for each client.
« Our mHealth solution is the ideal complement to outpatient care »
« Our mHealth solution is the ideal complement to remote and outpatient care, » said Thomas Lethenborg, CEO of Monsenso (source: Monsenso.com). « The live-time data collection and synchronization between clinician and client can help enhance the quality of psychotherapeutic counseling. »
Monsenso’s solution will help patients identify warning signs
« The Monsenso solution will help counselors have a clearer picture of how their clients feel on a daily basis, » said Kim O’Neill, CEO of On The Line. For our clients, it will help them manage their condition, identify triggers and warning signs and empower them to better manage their social health and well-being. »
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Une Application de suivi pour aider les patients à mieux gérer leur santé mentale (Australie)
Monsenso, une entreprise danoise qui développe des solutions mobiles pour la santé mentale, a annoncé début janvier 2018 avoir signé un partenariat avec l’association australienne de santé sociale On the Line afin d’épauler les conseillers de l’entreprise.
Objectif : leur fournir des informations précises sur les patients pour qu’ils puissent les aider à gérer eux-mêmes leur anxiété, leur trouble bipolaire, leur trouble de la personnalité borderline, leur dépression, leur trouble de stress post-traumatique ou leur schizophrénie.
Une application d’autogestion pour renforcer le lien entre conseillers et patients
On the Line offre des services de consultation par téléphone mais aussi des services de discussion sur internet, des services de vidéo-conseil et de modération sur les réseaux sociaux 24h/24 et 7j/7 à plus de 80 000 personnes chaque année.
La solution mHealth de Monsenso agira en tant qu’application proactive d’autogestion pour renforcer le soutien des personnes dans le besoin et la connexion entre les conseillers et les patients. Plus précisément, la technologie offrira un système de surveillance détaillé du quotidien des patients pour que les conseillers On the Line puissent accéder à des informations précises sur leurs clients. Ces données leur permettront d’aider les personnes qui les contactent à mieux gérer leur santé en personnalisant davantage leurs conseils.
Des données précises seront récoltées sur les patients afin de personnaliser les interventions
Les clients pourront enregistrer via l’outil diverses informations telles que leur niveau d’humeur et de stress, leurs heures de sommeil, les médicaments qu’ils prennent et les exercices physiques qu’ils pratiquent. Ces données seront intégrées au tableau de bord de l’application pour donner aux conseillers On the Line un aperçu et une analyse historiques pour chacun de leurs clients.
« Notre solution mHealth est le complément idéal des soins ambulatoires »
« Notre solution mHealth est le complément idéal des soins à distance et ambulatoires, estime Thomas Lethenborg, P.-D.G. de Monsenso (source : Monsenso.com). La collecte de données en temps réel et la synchronisation des informations entre clinicien et client peuvent contribuer à améliorer la qualité du conseil psycho-thérapeutique. »
La technologie de Monsenso aidera les patients à identifier les signaux d’alerte
« [L’outil] de Monsenso aidera les conseillers à avoir une vision plus claire [de l’état de santé quotidien de leurs clients], a déclaré de son côté Kim O’Neill, P.-D.G. d’On The Line. Pour nos clients, [la technologie] les aidera à gérer leur condition, à identifier les déclencheurs et les signaux d’alerte [afin de] leur permettre de mieux gérer leur santé sociale et leur bien-être. »
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New models of care using smarter systems to improve access to care in remote areas in NZ
Navilluso Medical, one of New Zealand’s leading healthcare companies, announced in late 2017 that it had partnered with the New Zealand Ministry of Health and Accident Compensation Corporation (ACC), a New Zealand Crown entity, to explore, design and deliver new models of care, using smarter systems in order to improve health outcomes for New Zealanders, particularly in isolated areas.
Over the next two years, a total of NZ$ 1.4 million (€828,000) will be allocated to a pilot project to improve access to healthcare services and resources for people living in remote areas or places that are difficult to reach.
Navilluso Medical to establish the 1st national digital health center in NZ
This new model of care, called « MAiHEALTH », will be evaluated at the end of the project term.
Navilluso Medical is led by Dr Lance O’Sullivan, who developed iMOKO, a digital health program that provides high quality basic health services focusing on people with high needs, especially vulnerable children.
To reduce inequalities and improve access to care through digital tools
« We aspire to create health outcomes that address issues like inequity and access and that allow us to deliver better health to more people for less cost, » Dr O’Sullivan said (source: Nzdoctor.co.nz). « This new partnership is an opportunity to further develop an innovative digital health program by New Zealand for New Zealand. »
Dr. Lance O’Sullivan said he often heard about patients not having access to doctors in remote areas. « These people aren’t coming in with trivial [health] problems, he said (source: Radionz.co.nz). It just goes to show we need to redesign how we allow people to get access to health. »
E-health: making New Zealand’s regions more attractive
Navilluso Medical intends to develop the first national digital health center. It will be based in Kaitaia, a town in the Far North District of the country. This project will help promote regions in New Zealand as legitimate bases when considering where to operate innovative businesses such as MAiHEALTH.
High tech: health services must catch up in New Zealand
According to Dr. O’Sullivan, health services have to catch up with the technology changes that have influenced other sectors such as e-commerce and entertainment. « The opportunity presents itself today to utilise technology for more than entertainment or convenience such as online shopping, netflix, Uber and so on, » he said (source: Nzdoctor.co.nz). « It is about getting our country healthier in ways that are quicker, smarter and more economical. »
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Des modèles de soins plus intelligents pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées (NZ)
Navilluso Medical, l’une des principales sociétés de santé néo-zélandaises, a annoncé fin 2017 s’être associée avec le ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande et l’Accident Compensation Corporation (ACC) pour explorer, concevoir et offrir de nouveaux modèles de soins en utilisant des systèmes plus intelligents afin d’améliorer les résultats de santé des Néo-Zélandais, en particulier dans les régions isolées du pays.
Au cours des deux prochaines années, un montant total de 1,4 million NZD (828 000 €) sera affecté à un projet pilote visant à améliorer l’accès aux services et aux ressources de santé pour les personnes vivant dans des zones reculées ou difficiles d’accès.
Navilluso va créer le 1er centre national de santé numérique en Nouvelle-Zélande
Ce nouveau modèle de soins, baptisé « MAiHEALTH », sera évalué à la fin du projet.
Navilluso Medical est dirigé par le Dr. Lance O’Sullivan. Ce dernier a développé iMOKO, un programme de santé numérique qui fournit des services de santé de première nécessité de haute qualité en se concentrant sur les personnes présentant des besoins importants, en particulier les enfants vulnérables.
Limiter les inégalités et le manque d’accès aux soins via le numérique
« Nous aspirons à créer des résultats en matière de santé qui traitent de problèmes tels que l’inégalité et le manque d’accès aux soins et qui nous permettent d’offrir une meilleure santé à plus de personnes et à moindre coût, a déclaré le Dr. O’Sullivan (source : Nzdoctor.co.nz). Ce nouveau partenariat est l’occasion pour la Nouvelle-Zélande de développer un programme de santé numérique innovant. »
Le Dr O’Sullivan a déclaré qu’il entendait souvent parler de patients qui n’avaient pas accès à des médecins dans des endroits isolés. « Ces personnes ne [cherchent pas à consulter pour] des problèmes [de santé] triviaux, assure-t-il (source : Radionz.co.nz). [Cette situation] montre simplement que nous devons revoir la façon dont nous permettons aux gens d’accéder à la santé. »
E-santé : rendre les régions de Nouvelle-Zélande plus attractives
Navilluso Medical a l’intention de développer le premier centre national de santé numérique de Nouvelle-Zélande. Il sera basé à Kaitaia, dans le Northland. Ce projet permettra de favoriser la promotion de la région dans l’optique qu’elle devienne une base légitime pour les entreprises innovantes comme MaiHEALTH.
NZ : les services de santé doivent rattraper leur retard en matière de high tech
Selon le Dr. O’Sullivan, les services de santé doivent rattraper au plus vite leur retard dans le domaine des nouvelles technologies, très développées dans d’autres secteurs comme le commerce ou les loisirs. « Aujourd’hui, nous avons l’occasion d’utiliser la technologie pour [être plus ludique ou gagner en] commodité, comme c’est le cas avec les achats en ligne, Netflix, Uber et ainsi de suite, a-t-il déclaré (source : Nzdoctor.co.nz). Il s’agit de rendre notre population en meilleure santé d’une manière plus rapide, plus intelligente et plus économique. »
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« AI replaces routine work and leaves more time with patients » (C. Streather, Royal Free Hospital)
“Apps can prevent people from getting sick”, assures Chris Streather, Chief Executive Officer of the London Royal Free Hospital, who H&TI met during his visit to Paris for Health&Tech For people, the International conference on digital disruption, on December 13th 2017.
For H&TI, Dr Streather talks about the main projects of his group in new technologies and about the challenges facing the Streams app. His position : collecting data can raise ethical problems but it is safer for patients and reduces costs for the whole system. He also explains to H&TI how he thinks AI can free time for doctors and nurses and let them use it for better purposes. « It sure doesn’t de-skill health-professionals ! »
The Royal Free Hospital has over 10,000 staff delivering care to more than 1.6 million patients each year in three main hospitals. Based in North London, it is, as a group, the 5th largest provider organisation in the National Health Service in England. What is the position of the group regarding new technologies ?
We are quite avant-garde in the UK. We are part of a national pilot project, one of a small group of Global Digital Exemplars and that means we receive some investments, running into millions of pounds, from the central government to do a number of things.
Our first and main example is that we are about to open an elective hospital dedicated to planned care. And this hospital, which should open in mid 2018, will be totally paperless for professionals and patients. We will be HIMMS level 7, an independent benchmarking of digital maturity, the first HIMMS 7 in the UK.
We will work with fast followers as a Vanguard, and hopefully it will spread the whole system.
One other thing for which the Royal Free is quite advanced is digitalizing patient pathways for a better standardization of care. We’ve got an initiative called CPG – Clinical Pathways Group which are designed to remove variation in delivery of clinical care. We have a partnership with Cerner, the US digital provider, to redesign clinical pathways. Thanks to them, we will be able to formalize those pathways digitally into the electronic patient record so that a patient coming with pneumonia in one of our hospitals will be guaranteed to get the same treatment in all of our establishments. Same thing if you have your gallbladder operated or if you get blood in your urine and need investigations for cancer : the same treatment will be given everywhere. Which was not the case beforehand – previously it would depend on the knowledge and experience of the individual doctors.
The Royal Free has also been working on AI with the Streams App developed with Google DeepMind. Tell us more about it : has there been any controversy ?
Streams is such an innovation ! I am a kidney doctor by training and I can confirm everyday how this collaboration helps physicians in their work. The machine learning capability can look at a huge number of blood tests from patients – it literally strolls through that data very quickly and analyzes it. Each day, over 2 000 tests of blood of patients coming for different reasons are looked through and Streams identifies movements which are early warning signs of serious kidney diseases. The sample are de-anonymized within the hospital when there is an alert – which is sent to one of our doctors, so that he can take care of the patient or make a change in his treatment. So the App really prevents them from getting sick. In one test day we picked up 11 patients in our three hospitals with potentially serious kidney problems, where intervention was necessary.
So it is safer for patients, it reduces costs because you intervene before patients get sick and we hope it gets better outcomes.
I will add of course that there are significant legitimate concerns about information governance and use of data, which we are addressing with the regulator.
How do the patients react ? I hear Royal Free is also collecting data about populations’ health ?
Regarding Streams, the patients probably do not see any difference. They have some warning signs come out of these blood tests, and then, an expert comes to see them and intervenes, preventing them from being sick. It also saves money which gets recycled for their care.
Yes, we are collecting data about our population. It is to design interventions in our area, rather than just the patients who are coming to us. The interventions could be education, health promotion or legislation, but this we leave for the officials to rule ! It is more and more necessary to promote healthy behaviors to make the whole population healthier.
How is this AI ?
It isn’t completely AI, but some elements are. Regarding Streams, it is an App that will learn with time.
Also we want to start to use computers to read X-Rays in radiology and dermatology. They could interpret photographs or skin lesions.
I presented at the Health&Tech For People conference some data from HCA (Hospital Corporation of America), where I used to work, where they use machine learning in two ways :
- One for Early diagnosis of sepsis. They can identify sepsis before clinicians by analyzing changes in physiological measurements and in laboratory results. And again this is a learning system so the more data it gets, the better it becomes ;
- And the second area they have done is textual analysis of X-ray reports. The same technology that was developed by the security forces after 9/11 to look at suspicious email trafic. Here we are searching very quickly through tens of thousands of chest X-rays reports to look for key words or key phrases to identify lung cancers which would be missed by just looking at the X-rays. So the advantages of machine learning is you can process that data quicker and from the successes of that it gets better.
As a doctor – and CEO -, how do these new technologies change your tasks ?
Hopefully it will leave more time for professionals to innovate and more time for some face to face with patients. What AI replaces is routine work and now we can take time for judgements.
There is still plenty to do when you see the burden of health ! AI sure doesn’t de-skill doctors !
We are short of nurses and doctors so reducing our workload is a good thing.
People worry that people with learning disabilities or elderly people will be left behind because they can’t use new technologies. Not true ! By my view, AI and digitalization will free up time for doctors and nurses who will able to spend it with these populations.
What were you expecting from Health&Tech For People, international summit on digital disruption ?
Its nice to fly the flag for the things we do at the Royal Free. I came here expecting to learn something and I have. Some of the experiences from other clinics in other countries are quite similar to what we are trying to do and we can learn from each other. And also of course networking ! Meeting people trying to do the same things will help us to spread these new technologies. »
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Les laboratoires pharmaceutiques doivent réviser leur stratégie digitale, selon Les Echos Etudes
Confrontés à la concurrence croissante des GAFAMs sur leur propre marché, les laboratoires pharmaceutiques doivent réviser leur modèle organisationnel et leur stratégie afin de répondre aux enjeux du digital en santé, selon des pistes esquissées par les auteurs d’une étude réalisée conjointement par Les Echos Etudes, Health Innov, EuroHealthNet, publiée fin décembre 2017 et dont H&TI s’est procuré la synthèse.
La révolution numérique induit des bouleversements majeurs au sein des entreprises, modifiant organisation, business model, culture d’entreprise et mode de management.
Pourtant, soulignent les auteurs de l’étude, « peu de laboratoires ont construit un design organisationnel permettant de porter cette transformation digitale », à l’exception de quelques initiatives engagées par les Big pharma. Sanofi, Roche ou encore GSK commencent à structurer un écosystème élargi à la sphère digitale, au travers de living labs et d’incubateurs…
Face à la concurrence des GAFAMs sur leur propre marché, ils doivent néanmoins réviser leur modèle organisationnel selon des pistes esquissées par les auteurs de cette étude dont le titre est évocateur : « Les stratégies digitales des laboratoires pharmaceutiques : Transformation des organisations, nouveaux réseaux d’innovation et écosystème élargi à l’ère du connected care ».
Le pouvoir disruptif du digital dans la santé et ses implications pour les laboratoires pharmaceutiques
Les auteurs soulignent que « la création de valeur dans le secteur de la santé ne repose plus uniquement sur le médicament, mais aussi sur des services et des solutions que les acteurs du numérique investissent activement. Le digital crée de véritables opportunités d’innover dans les services et la promotion de la santé ». Toutefois, si les laboratoires ont conscience de la nécessité de réviser leurs modèles organisationnels, les démarches effectuées en ce sens demeurent à ce jour insuffisantes.
La montée en puissance des GAFAMs, des Big/Med Tech et des opérateurs de l’information cognitive dans le monde pharmaceutique
L’étude relève que les principaux acteurs du web (les GAFAMs) ont développé des plateformes mobiles, applications, et outils connectés reposant sur des données de santé ou de bien-être. Sont notamment cités Apple HealthKit, Samsung Digital Health Initiative, Microsoft HealthVault, Google Android Wear, Google Fit et Nike+. Certains d’entre eux ont conclu des partenariats avec des établissements hospitaliers américains.
« Une nécessaire évolution des organisations et des compétences » s’impose dans le monde pharmaceutique
Ces nouveaux acteurs de l’économie numérique menacent les laboratoires pharmaceutiques traditionnels. Ainsi, « face à cette menace, une nécessaire évolution des organisations et des compétences » s’impose au sein du monde pharmaceutique.
Les laboratoires pharmaceutiques privilégient une organisation en Business Units, laquelle favorise peu la transversalité. Or, relèvent les auteurs de cette étude, le digital impose une transversalité. Les digital teams des laboratoires « ne permettent pas encore de compenser ce manque de transversalité ».
Plusieurs outils permettent de mener à bien cette transformation digitale
Parmi les propositions formulées pour faire évoluer le modèle économique des laboratoires pharmaceutiques et mener à bien la transformation digitale, retenons notamment :
- La création d’innovation labs, hackatons, intégration et création d’incubateurs, soutien au développement de start-up ;
- L’affirmation de la place du digital dans les stratégies de services des laboratoires pharmaceutiques ;
- La création de partenariats entre les nouveaux acteurs de l’économie numérique et les laboratoires pharmaceutiques.
L’étude s’achève par l’analyse comparée de deux nouveaux modèles d’organisation mis en oeuvre par Sanofi et Pierre Fabre.
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Télémédecine : L’ARS des Hauts-de-France refuse de conventionner un dispositif dans l’Oise
L’Agence régionale de Santé des Hauts-de-France a refusé, début 2018, de conventionner le dispositif de télémédecine prévu dans la commune de Laigneville.
Cette commune de l’Oise de 4 500 habitants est confrontée au phénomène de désertification médicale. Ses deux médecins généralistes ont quitté leur fonction le 22 décembre 2017. Pour assurer une offre de soins constante, le maire de la commune préparait, depuis plusieurs mois, l’ouverture d’un cabinet de téléconsultation.La télémédecine fait partie des quatre axes prioritaires que le conseil départemental de l’Oise souhaite prioriser. Quand deux praticiens ont quitté leurs fonctions à Laigneville en décembre 2017, le maire de la ville, Christophe Dietrich, a souhaité ouvrir un cabinet de téléconsultation doté d’un appareil connecté – et ce dans l’attente de recruter de jeunes médecins en fin d’études.
Télémédecine : un remède à la désertification médicale
Cet appareil connecté, baptisé « Télémédica », a été conçu par la société Hopi Médical du Professeur Jacques Cinqualbre, ancien chirurgien du CHU de Strasbourg. Piloté par une infirmière préalablement formée, il permet au médecin d’effectuer une consultation à distance. L’infirmière réalise les examens nécessaires : prise de température, mesure de la tension artérielle, photos de la gorge et du conduit auditif. Elle interagit avec le patient par écrans interposés.
Un dispositif polarisant, qui n’a pas remporté l’adhésion de tous
Présenté à la communauté médicale de la ville de Laigneville en octobre 2017, le dispositif a soulevé de nombreuses questions liées, notamment, à la protection des données médicales, au mode d’administration des vaccins, à la réalisation de gestes médicaux rendue impossible par la distance, etc. La mairie s’est toutefois préparée, plusieurs mois durant, à l’ouverture d’un cabinet de téléconsultation dans l’attente d’accueillir d’autres praticiens.
Refus de conventionnement du dispositif de télémédecine par l’ARS des Hauts-de-France
Quatre médecins devaient consulter à Laigneville par le biais de ce dispositif, trois généralistes et un cardiologue. L’un d’entre eux exerce dans le Rhône, l’autre, en Haute-Marne. Loué 400 euros par mois (acheté 25 000 euros), les frais d’usage du dispositif devaient être pris en charge par l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France.
L’Agence régionale de santé refuse de conventionner la marchine, au motif qu’elle « nécessite la formalisation d’un projet médical et l’association, dès le début, de toutes les parties prenantes. Ce qui n’est pas le cas à Laigneville ». Si le dispositif est utilisé sans conventionnement par l’ARS, les patients ne seront pas remboursés.
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« L’IA libère du temps pour mieux s’occuper des patients » (Chris Streather, Royal Free Hospital)
“Les applications peuvent aider à prévenir de nombreuses maladies », estime Chris Streather, Chief Executive Officer du London Royal Free Hospital. H&TI a rencontré ce néphrologue après son intervention au colloque Health&Tech For people, International conference on digital disruption, le 13 décembre 2017.
Dans cette interview, le Dr. Streather nous parle des principaux projets dans le domaines des TIC de son groupe hospitalier et des avancées de l’App Streams, qu’il a développé en partenariat avec Google DeepMind. Sa position : oui, la collecte de données personnelles peut soulever certains problèmes éthiques ; pour autant la plus-value est réelle pour les patients et le système de santé en bénéficiera pleinement en terme de réduction des coûts. Il explique également à H&TI comment, selon lui, l’IA peut et va permettre aux médecins comme à l’ensemble du personnel soignant de dégager un temps précieux, qui pourra être utilisé à meilleur escient. « Une chose est sûre, cela ne déqualifie aucunement les professionnels de santé ! »
Le Royal Free Hospital compte 10 000 salariés qui prennent en charge plus de 1,6 millions de patients chaque année au sein de trois établissements. Implanté au Nord de Londres, votre groupe est le 5e plus important en Angleterre. Comment se positionne-t-il vis-à-vis des nouvelles technologies ?
Nous sommes des avant-gardistes au Royaume-Uni. Nous avons rejoint un projet pilote de Global Digital Exemplars (c’est-à-dire que nous pouvons servir de modèles aux autres hôpitaux en terme de d’utilisation des outils du numérique). Cela signifie que nous recevons des fonds de la part du gouvernement – cela ce compte en millions de Livres – afin de mettre en place et développer des innovations.
Par exemple, nous allons ouvrir, mi-2018, un hôpital de jour qui sera totalement dématérialisé, c’est-à-dire que tous les papiers administratifs et médicaux seront informatisés. Nous serons ainsi le tout premier groupe du Royaume-Uni à atteindre le niveau 7 de l’échelle HIMMS (Healthcare Information and Management Systems Society), qui classe l’utilisation et l’adoption des technologies de l’information sanitaires. Notre objectif est de tirer d’autres établissements vers le haut, et que l’ensemble du système de santé se numérise…
Nous avons aussi mis au point des « Clinical Pathways Group » qui permettent une uniformisation des soins dans nos différentes structures : un patient recevra le même traitement et suivra le même protocole de soins indépendamment de l’établissement du groupe dans lequel il est pris en charge. Pour cela, nous avons établi un partenariat avec Cerner pour repenser les parcours cliniques. Grâce à leur logiciel, nous serons à même de formaliser numériquement ces parcours dans le dossier électronique du patient. Ainsi, un malade qui consultera pour une pneumonie dans l’un de nos hôpitaux aura la garantie de recevoir le même traitement dans chacun de nos établissements. De même s’il consulte pour du sang dans les urines ou s’il vient se faire opérer de la vésicule biliaire. Auparavant ce n’était pas le cas : le patient pouvait avoir une prise en charge différente selon le médecin – son expérience et ses connaissances – qu’il consultait.
Le Royal Free Hospital a également développé l’App Streams avec Google Deepmind. Pouvez-vous nous en dire plus ? Il y a une controverse concernant l’utilisation des données personnelles ?
Streams est une formidable innovation ! C’est une App qui propose un système d’alerte en cas de détérioration de l’état d’un patient hospitalisé. Je suis néphrologue de formation et, chaque jour, je constate ses bénéfices dans mon travail et celui de mes collaborateurs. L’App est capable de visualiser un nombre très important de résultats d’examens sanguins – en gros elle analyse ultra rapidement des données – 2 000 par jour. Ce qu’aucun médecin ne serait capable de faire. Au cours de cette analyse, Streams est capable d’identifier les signes avant-coureurs de maladies rénales. Attention, l’échantillon n’est dés-anonymisé – au sein de l’hôpital uniquement – qu’en cas d’alerte. Cette alerte est transmise au médecin référent du patient, qui peut alors adapter son traitement. Donc cette App peut vraiment prévenir les symptômes. Sur une journée « Test », elle a détecté 11 patients répartis sur nos trois hôpitaux qui avaient besoin d’une intervention rapide en raison de problèmes rénaux sévères pourtant ignorés.
Donc selon moi, c’est bon pour le patient et cela permet de réduire les coûts de prise en charge médicale puisque l’on agit avant même que la maladie se déclare.
J’ajouterais qu’il y a en effet de nombreuses critiques quant à l’utilisation des données (en juillet 2017 la CNIL britannique a condamné le Royal free Hospital pour ne pas avoir informé les patients que leurs données seraient utilisées, ndlr). Nous sommes en cours de négociations avec le régulateur national.
Et qu’en est-il des patients, comment réagissent-ils ? D’autant que le Royal Free compte aussi recueillir des données de santé plus générales ?
Concernant Streams, je pense que les patients ne se rendent même pas compte de ce qu’il se passe. Ils voient leurs tests sanguins revenir avec des alertes – ou pas – et un expert s’occupe d’eux. C’est tout. Et l’argent économisé peut servir à d’autres fins, comme améliorer leur prise en charge…
Oui, nous recueillons des données concernant la population de notre bassin. Avec un objectif précis : préparer des actions sur-mesure en amont, pour agir sur le terrain en matière d’éducation, de promotion de la santé ou de législation – mais ça nous laissons faire aux responsables politiques ! Selon moi, il est de plus en plus important de promouvoir un mode de vie sain pour que l’ensemble de la population soit en meilleure santé.
En quoi est-ce du domaine de l’Intelligence artificielle ?
Seules certains aspects le sont. Par exemple Streams est une Learning App.
Par ailleurs, nous avons l’intention d’utiliser des ordinateurs capables de lire et d’analyser des radios et autres images médicales. En dermatologie par exemple, ces logiciels peuvent détecter des lésions cutanées à un stade très précoce.
Lors du colloque Health&Tech For People, j’ai présenté des données tirées de mon expérience à HCA (Hospital Corporation of America), où j’ai travaillé. Là-bas, ils utilisent le machine learning de deux façons :
- D’une part pour le diagnostic précoce des septicémies. Celles-ci peuvent être identifiés par la machine alors que les cliniciens n’en seraient pas capable sur le seule base de résultats d’analyse et de changements infimes dans les mesures physiologiques. Là encore, c’est un système apprenant : plus il analyse de données, plus il s’améliore ;
- D’autre part, ils font de l’analyse textuelle de compte-rendus radiographiques. C’est une technologie qui a été développée au lendemain des attentats du 11 septembre afin de surveiller les échanges e-mail. Dans ce cas précis, on cherche dans les messages – des milliers de compte-rendus de radio du thorax – des mots-clefs qui vont permettre d’identifier des cancers du poumon. Un médecin ne serait pas à même de les déceler en regardant la radio.
En tant que praticien hospitalier vous-même – et en tant que directeur d’hôpital -, en quoi ces technologies changent-elles votre façon de travailler ?
Elles permettent de dégager beaucoup de temps : ce temps précieux libéré va permettre aux professionnels de mieux s’occuper des patients lors des consultations. L’IA va les remplacer sur des tâches ingrates ou répétitives et ils vont pouvoir se consacrer pleinement à la prise de décisions.
Et il y a bien des choses à faire quand on voit le fardeau de plus en plus lourd que représentent les problèmes de santé ! L’IA ne va aucunement déqualifier les médecins !
Enfin, des voix s’élèvent : on dit que les personnes avec des difficultés d’apprentissage et les personnes âgées ne pourront jamais s’accaparer ces nouvelles technologies et qu’elles seront de fait moins bien prises en charge. Et bien je crois au contraire que l’IA et le digital va leur être bénéfique : libérés de certaines tâches, les médecins et le personnel soignant pourra passer plus de temps à leurs côtés.
Qu’attendiez-vous du colloque Health&Tech For People, international summit on digital disruption ?
Ce qui était important pour moi déjà c’était de diffuser les innovations du Royal Free Hospital. Je suis également venu à Paris pour apprendre des choses et c’est le cas. Certaines expérimentations menées dans des cliniques à l’étranger se rapprochent de ce que nous faisons nous en Angleterre – de ce fait nous pouvons certainement apprendre les uns des autres. Et, bien sûr, je suis aussi venu faire du réseautage ! Plus nous serons de professionnels à travailler sur ces sujets, plus les TIC prendront de l’ampleur dans le monde de la santé. »
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#CES2018 : La e-santé à l’honneur parmi les 364 start-ups françaises présentes au CES de Las Vegas
L’édition 2018 du Consumer Electronic Show de Las Vegas débute mardi 9 janvier 2017. Jusqu’au 12 janvier, 364 start-ups françaises y exposeront leurs innovations. La France représente le 3e pays, derrière les Etats-Unis et la Chine. Le CES est l’occasion, pour de nombreuses start-ups françaises, d’exposer leurs outils et de trouver des investisseurs.
La santé est largement représentée au sein de la délégation française, avec 50 exposants français spécialisés dans la e-santé. Les innovations exposées couvrent un vaste choix d’outils et de solutions technologiques pour répondre aux défis sanitaires qui se présenteront à la population mondiale.
Parmi les outils français exposés, sont ainsi proposés à titre non exhaustif : un simulateur de réalité virtuelle permettant de s’entraîner virtuellement à la pratique chirurgicale (SimForHealth), un logiciel visant à rendre internet accessible aux aveugles et malentendants (Facil’iti, par ITI Communication), un carnet de santé numérique produit par Ducapost (filiale du Groupe La poste), une application mobile pour le suivi et le traitement quotidien du diabète (DiabiLive par MirambeauAppCare), un outil d’évaluation en temps réel des risques cardiovasculaires (CardioNexon, par @Health) ou un bandeau connecté qui améliore la qualité du sommeil quotidien (Dreem, par Rythm).